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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 14:27

lemans25-vSur les ondes une dame en pleine promo d'un livre sur le sujet, vient nous asséner que l'alcool tue- que voilà un scoop ! - et que le danger commence au delà d'un demi-verre d'alcool par jour, c'est à dire 5cl de vin à 12°, une quasi abstinence. Il y a quelques années, le slogan disait « un verre, ça va, trois verres... bonjour les dégâts ! » Ce qui laissait le loisir de boire deux verres sans arrière-pensée et sans risque de faire exploser l'alcootest. Avec pour bénéfice une indéniable détente conviviale... qui nuit à une économie basée sur le stress et la frustration.

paris83-vIl fallait donc serrer davantage la vis. Après deux verres et 0,8g, on est passé aux 0,5g et nous voici carrément à la « tolérance zéro », terme absolument effrayant puisqu'il signifie : « si tu sors un orteil des clous, tu deviens délinquant, et c'est moi qui sème les clous sur la route de ta vie, c'est moi qui oriente ta destinée. » Or les clous sont de plus en plus nombreux, petit homme. Tu ne t'en rends pas compte car on te serre la vis progressivement, on t'annonce des lois restrictives, puis la loi votée l'est un peu moins et tu respires, soulagé... sans te rendre compte que tu es pareil à la grenouille jetée dans une casserole d'eau froide sous laquelle on allume le feu. L'eau devient peu à peu tiède, puis chaude, puis brûlante, et tu te laisses cuire sans réagir.

mayenne5-vsaintpierresurorthe7-vA ce stade, tu as compris que l'allégorie du verre de vin concerne toutes tes libertés, tous tes droits, peu à peu grignotés, réduits à peau de chagrin, toujours au nom de ta sécurité, de ta santé, de ta longévité, de la réalité... et que si tu ne veux pas ces ajustements nécessaires, tu es un mauvais citoyen, un irresponsable ou pire : un utopiste. Tu deviens seul coupable des dérèglements de cette société. Assisté si tu bénéficies de la solidarité collective, paresseux si tu es au chômage, cancéreux si tu n'obéis pas aux injonctions sanitaires. Par le petit bout de la lorgnette on te fait miroiter mille maux et mille morts si tu ne manges pas 5 fruits et légumes par jour si tu fumes, si tu ne prends pas les médicaments qu'on te propose contre l’hypertension, le cholestérol, le diabète... Mais on ne légifère guère contre les pesticides, les cigarettiers ont tout loisir de te vendre de plus en plus cher leur poison qui rapporte tant de taxes à l'Etat, on constate la baisse générale de l'immunité dans les populations modernes, mais on se refuse à faire le lien avec la société stressante et anxiogène qu'on te sert en boucle sur Internet ou ailleurs, alors que de multiples études ont prouvé ce lien entre stress et immunité.

paris102-vOn s'inquiète avec fracas des traces de caca dans une tarte au chocolat mais on se fout éperdument des mécanismes de la mondialisation qui conduisent à ce genre d'épiphénomène alors que depuis des lustres, comme me l'avait dit un médecin hygiéniste « la fraise du Burkina-Faso est le vecteur idéal du typhus entre l'anus du paysan Burkinabé et la bouche de l'occidental.

Explication : le Burkina-Faso cultive et exporte des fraises que pas un local ne mange, pas plus que les haricots verts qu'il produit en abondance. Tout pour l'export, tant pis si la nourriture manque aux populations locales. Le paysan Burkinabé, donc, récolte les fraises à la main. Pris d'un besoin pressant, il va se soulager, mais ne bénéficiant ni d'installation d'assainissement, ni d'eau potable, il se nettoie du bout des doigts, d'un chiffon ou d'un maigre filet d'eau croupie et revient récolter, avec sur ses doigts des traces de matières fécales ou urinaires que le consommateur occidental avalera d'autant mieux qu'on lui recommande de ne pas laver les fraises : « Passez les rapidement sous un filet d'eau, sinon elles perdent leur saveur ».

bars1.jpgMoralité : le droit pour tous à l'eau potable et à l'assainissement n'est pas une simple revendication de tiers-mondistes idéalistes, mais un moyen simple et efficace d'éviter des problèmes sanitaires. Pas seulement le typhus de l'occidental fraisivore, mais surtout les 5000 enfants africains qui chaque jour meurent d’infections liées au manque d'eau potable. Je vous ai parlé de l'occidental parce que son sort émeut à l'évidence davantage que celui de milliers d'enfants noirs. Si ce n'était pas le cas, les infos consacreraient 30 secondes à la tarte au caca IKEA et vingt minutes aux milliers d'enfants africains morts avant l'âge de 5 ans.

La mondialisation, qui externalise partout où ça coûte peu ou rien, ne tient aucun compte du coût du transport puisque le carburant est détaxé (sans parler du coût en termes de pollution et d'effet de serre), du chômage pour les producteurs de fraises occidentaux, de la confiscation effective de terres aux populations locales et des conditions de travail indécentes des ouvriers d'ailleurs, conditions que les pro-mondialisation rêveraient d'ailleurs d'adopter dans ces pays trop nantis qui osent encore penser que le progrès consiste en une amélioration du bien-être et du bonheur de tous.

C'est tellement absurde que cela te rend nerveux, dépressif, voire fou. Les urgences psychiatriques sont devenues la première cause des appels au SAMU de Paris, les suicides augmentent, les cas de schizophrénie aussi. On t'assure que c'est lié à la consommation croissante de substances addictives, ce qui est sans doute vrai, mais tant qu'à remonter l'arbre des causes, ne pourrait-on pas se demander pourquoi tant de mal-être dans cette société, mal-être qui pousse à la consommation de tranquillisants, excitants et drogues médicamenteuses ou illégales ? Parce que c'est un marché, pardi ! La drogue, ( sans même parler des médicaments psychotropes), est le secteur économique le plus florissant avec celui des armes, du pétrole et de la prostitution.

Moralité : il n'y en a pas. Une société où le malheur et la guerre rapportent infiniment plus que le bonheur n'est pas morale. Alors le partage d'oasis de bonheurs gratuits ( ou presque) devient le seul geste à la fois moral et révolutionnaire.


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Toutes les photos, sauf la dernière, sont empruntés à Pierrick Bourgault (www.monbar.net). Depuis des années, Pierrick parcourt inlassablement le monde à la recherche des bars, bistrots, troquets, qui témoignent d'un art de vivre et d'une sociabilité en voie de disparition. Si un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui disparaît, un bistrot qui ferme, c'est la vie qui perd son lieu de rencontre, notamment dans les villages où le bistrot fait aussi épicerie, marchand de journaux, boulangerie...Les cafés sont aussi des lieux où s'expriment toutes sortes de paroles et d'art: musique, philo, sciences, littérature...

Je précise que ni Pierrick ni moi ne sommes alcooliques :) mais que tous deux apprécions les bons vins.

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Mercredi 13 mars 2013 3 13 /03 /Mars /2013 11:23

A l'occasion de la Saint Valentin fête DES amoureux, vous avez pu découvrir sur le site www.autresmondesdiffusion.fr la vidéo originale réalisée par « Douze Films Productions » pour illustrer la découverte des amours plurielles par un couple. C'était un hommage à la tendresse et à la tolérance avec un clin d’œil aux cinéphiles, que nous vous demandions de découvrir pour avoir une chance de recevoir en cadeau une lecture amoureuse.

Ce concours est à présent terminé et AUCUN internaute n'a trouvé le film, et encore moins la séquence à laquelle nous avons voulu rendre hommage. On nous a surtout cité « Jules et Jim » et « Sérénade à trois», plus quelques autres.

Pour connaître la réponse, allez sur le site, vous y verrez la séquence dont s'est inspirée la réalisatrice.

En prime, une photo du film original.

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Samedi 9 mars 2013 6 09 /03 /Mars /2013 12:21

Elle avait demandé pour Noël un costume de cosmonaute, sa grand-mère lui dit : « Ce n'est pas un jouet de fille. A partir de cette année, on t'offrira un couvert en argent à chaque Noël et quand tu seras une dame, tu auras une jolie ménagère pour recevoir. » Elle se demanda pourquoi les couverts furent offerts à sa sœur et elle et pas à son frère.

Elle demanda à sa grand-mère de lui apprendre à faire du crochet et la grand-mère se réjouit d'avoir une si gentille petite-fille.

A l'école, quand elle traversait la cour en hurlant : « Je suis Buck John le terrible cow-boy » ou jouait à Ravaillac qui trucide Henri IV, la maîtresse l'arrêtait dans son élan en la traitant de « garçon manqué ». Elle osa rétorquer: « Non, je suis une fille réussie » et se fit taxer d'insolence. Mais comme elle réussissait bien le gâteau au yaourt, fleuron des ateliers de cuisine scolaire, on lui disait qu'elle serait plus tard une vraie « fée du logis ». Elle, elle aimait faire la cuisine, par gourmandise, pour le plaisir de patouiller des substances pâteuses ou liquides et de sentir l'odeur caramélisée des cuissons au four.

Adolescente, elle compara les mérites respectifs de Salvatore Adamo et Jacques Dutronc : « Adamo, ce serait plutôt le genre mari alors que Dutronc serait un amant. » Ses copines la contemplèrent d'un air dégoûté, et l'une d'elles lui dit : « Quand je serai grande, j'aurai un mari, trois enfants, une maison et un chien mais je t'inviterai pas chez moi parce que tu es trop bizarre. » Elle s'en moquait, la vie entre mari, enfants, Médor et pavillon ne la tentait aucunement.

Elle eut d'énormes chagrins d'amour, comme toute ado, et se rendit compte qu'elle s'en remettait de plus en plus vite, ce qui la réjouit : on pouvait aimer sans mourir d'amour ni en être malade, quoi qu'en disent les romans et les chansons.

Lors d'une boum, elle montra ouvertement à un garçon qu'il lui plaisait. Ses copines l''accusèrent de se conduire mal, alors qu'elles n'eurent aucun mot désobligeant pour les garçons qui draguaient. Celui qu'elle aimait ne répondit pas à ses avances, il voulait conquérir, pas être dragué. Bref, total râteau ! Elle constata qu'on n'en mourait pas ce qui ne l'étonna guère puisque les hommes, qui draguent depuis l'éternité et ont pris moult râteaux dominent encore la planète.

Elle trouvait injuste que sa mère dise à son frère de la surveiller lorsque tous deux sortaient le soir, et qu'elle-même ne fût pas invitée à surveiller le frère. Qui eut le bon goût d'instaurer un rituel où chacun rejoignait sa bande, avec RV à une heure précise pour rentrer ensemble, ni vu, ni connu.

Elle aimait se maquiller, acheter des crèmes et des parfums, on la jugeait féminine. Elle préférait le jean-baskets aux jupes, elle devenait « garçon manqué. »

Elle enquêta dans des groupes féministes radicaux mais n'arrivait pas à les suivre dans leur désir de construire un monde exclusivement féminin/féministe en se passant des hommes. Elle cessa d'aller aux réunions lorsque l'une d'elles répondit avec superbe à une fille amoureuse : « Ma chérie, tu n'es pas suffisamment conscientisée, tu restes une asservie du phallus. » Elle même trouvait que le phallus peut être très plaisant, si l'homme ne s'en sert pas aux dépends du cerveau. Elle évita ceux qui fonctionnaient en mode « ou » « ou », cerveau ou phallus.

A celles et ceux qui prétendaient que les femmes avaient le vrai pouvoir car les hommes à la maison leur étaient soumis et qu'on pouvait aisément « les faire marcher », elle répondit que si c'était vrai, les hommes en masse souhaiteraient être hommes au foyer.

Elle décida d'aller explorer leur territoire. Il était immense et varié, avec plein de métiers qu'on ne proposait guère aux filles, du plus modeste au mieux payé, et qu'ils étaient de toutes façons toujours mieux payés qu'elles. Mais plus encore que les revenus et le statut social, elle voulait leur liberté : liberté de sortir sans risques à toute heure, de s'habiller à sa guise, de picoler, de dire des conneries ou des choses intelligentes, de faire des sports de malades, de partir en voyage sans remplir le frigo pour ceux qui restent, de se mettre en colère sans être traité d'hystérique, bref liberté de vivre sans que quiconque leur dicte ce qu'il convenait de faire lorsqu'on était un homme. Sauf pleurer et montrer des émotions vives, c'est vrai... En les explorant elle découvrit les faiblesses et la fragilité masculines, et les hommes lui en devinrent infiniment plus intéressants.

Elle s'affirma féministe, mais refusait l'idée d'une « parole de femme » portée aux nues ou rejetée non par son contenu intrinsèque mais en tant que parole de femme. Ou de manifestation réservées aux femmes « pour les femmes, par les femmes, avec les femmes » qui lui semblaient aussi efficaces pour prendre confiance en soi que d'apprendre à nager sur un pliant au lieu d'affronter l'eau.

L'important n'était pas d'être femme ou homme, finalement, mais d'écouter ses vrais désirs et de ne laisser personne vous dicter ce que vous devez ou ne devez pas faire en fonction de votre sexe. Elle décida de ne jamais se positionner comme femme, mais en temps qu'être humain.

C'est pourquoi elle supportait mal le 8 mars, Journée de la femme comme disent les machos, Journée internationale des droits des femmes, comme disent les autres, mais le résultat est le même : un acte de compassion , comme toutes les journées internationales de quelque chose, qui focalisent un jour sur un sujet négligé les 364 jours suivants. La moitié de l'humanité mérite mieux que ce confinement dans un rôle de victime.

C'est pourquoi elle préférait le 9 mars...

Bonne fête à toutes les Françoise ou Framboise !


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Jeudi 7 mars 2013 4 07 /03 /Mars /2013 14:59

5 mars 2013

 

troïka

Châtelet/ Assemblée nationale, joli parcours peu courant. Beau temps, beaucoup de monde, de la musique. Des slogans classiques:

 

smicchairà patrons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parfois mis en scène avec humour.

 

attac

 

Aux kiosques à journaux, les affiches de la presse parlent des vrais problèmes:

 

richessexe

bébé cadeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec parfois des accents déchirants:

 

rien à se mettre

 

 

 

Heureusement, voilà l'excellent FAKIR, toujours présent dans la rue et si difficile à dénicher en kiosque sous les montagnes de magazines qui titrent sur les marronniers du moment.

fakir

 

 

Et puis des panneaux poétiques autant que politiques, comme quoi les deux sont loin d'être incompatibles:étrangers

liberté

 

utopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
Publié dans : CHANGER
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Samedi 2 mars 2013 6 02 /03 /Mars /2013 16:08

islandeQuatre ans après l’explosion des banques islandaises, l'Islande redémarre et vient de gagner une bataille devant la justice européenne. L’État islandais, a jugé la cour de l’Association européenne de libre-échange (AELE) fin janvier, était dans son droit quand il a refusé de rembourser les épargnants étrangers qui avaient placé leur argent dans ses banques privées. Comme quoi il peut être légitime de refuser de payer...

Raisons de ce succès, selon Olafur Ragnar Grimsson élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais: «  Nous avons laissé les banques faire faillite, nous ne les avons pas renflouées, nous les avons traitées comme d’autres entreprises. Nous avons instauré des contrôles des changes. Nous avons essayé de protéger l’Etat providence, refusant d’appliquer l’austérité de façon brutale.

Nous avons très vite pris conscience que cette crise n’était pas seulement économique et financière. C’était aussi une profonde crise politique, démocratique et même judiciaire. Nous avons donc engagé des réformes politiques, des réformes démocratiques, et même des réformes judiciaires [un procureur spécial, doté d’une équipe, a été chargé d’enquêter sur les responsabilités de la crise, ndlr].

Suite de l'entretien sur Rue 89 

Pendant ce temps, en France, des députés qu'on appelle socialistes proposent une augmentation de la TVA qui passerait de 19,6 à 20 % pour le taux principal et de 7 à 9 % pour le taux intermédiaire. Ce sont eux qui s'étaient vigoureusement élevés contre le projet de TVA sociale de Nicolas Sarkozy, arguant- avec raison- que la TVA frappait plus durement les pauvres, puisqu'ils la paient au même taux que les riches.

Cette hausse de TVA, pourquoi ? Pour financer le « pacte de compétitivité » accordé aux entreprises : crédit d'impôt, avantages divers.

Il en a de la chance, le contribuable, c'est déjà lui qui a sauvé les banques en étant ponctionné pour cela, le voilà qui va renflouer les entreprises ! N'est-ce pas la preuve qu'il a de l'argent ? Comme disait je ne sais plus qui, « Mieux vaut faire payer des impôts aux pauvres ( et aux classes moyennes, ndlr) qu'aux riches, parce qu'ils sont plus nombreux. »

lafur Ragnar upr-68481Le président Islandais a expliqué sa politique à François Hollande pendant 35 minutes en lui disant ce qui pourrait être adopté en France dans le même esprit. Sera-t-il compris ? Evidemment, François Hollande n'est pas idiot. Sera-t-il suivi ? Évidemment pas ! Il faut du courage et de l'intégrité pour oser une politique qui va à l'encontre des intérêts de ceux qui ont le pouvoir économique et financent les campagnes électorales. 

D'éminents experts viendront alors expliquer sur les ondes comment une politique concernant un petit pays comme l'Islande ne peut en aucun cas s'adapter aux spécificités des habitants de l'hexagone compte tenu des impératifs économiques qui nous obligent à oeuvrer pour une croissanc e qui ne peut venir que de la confiance retrouvée des entreprises, et gnagnagna... Mais rien ne nous oblige à les croire ni à leur obéir.

Allez, un petit coup de Franck Lepage, ça désintoxique. Et puis comme le printemps va finir par arriver, allons cultiver notre jardin...


 

 


 


 






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A écouter: Voyage en moi majeur, émission du 17 février 20123, avec Alex Taylor en pilote et moi en commandant de bord (ça se recoupe...)

 

 


 

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