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Lundi 25 février 2013 1 25 /02 /Fév /2013 23:58

coccinelle.jpgUn clou chasse l'autre, une actualité aussi. A peine est-on parti en guerre au Mali que Pistorius tue sa compagne, qu'une famille est enlevée au Cameroun, la croissance prise en otage par les politiques d'austérité, tandis que la viande de cheval remplace le bœuf dont les farines, elles, nourriront les poissons d'élevage avant que ceux-ci ne deviennent fous, mais à quoi reconnaît-on un poisson fou ?

Dans ce salmigondis d'informations, on avait quasiment oublié la crise grecque. Au point qu'on est tout surpris que François Hollande vienne d'y aller, en Grèce, surtout après avoir piteusement renoncé à ses convictions et dit oui à Angela Merkel et à l'austérité, mariage pas très gai.

Qu'on se rassure ! François Hollande était présent en Grèce, pour faire des affaires. « La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes ». Car là-bas, tout est à vendre, les services publics, l'eau, l'énergie, les œuvres culturelles, les îles, les fonds marins … Ce qui attire les charognards du monde entier, comme la reconstruction de la Lybie et plus tard de la Syrie ( tiens, on en parle moins alors qu'on s'y massacre toujours beaucoup...) vont « ouvrir des marchés », quel cynisme !

Pendant ce temps, l'austérité, avec sa mine compassée de révérende vous condamnant à expier vos péchés de frivolité, répète aux gens qui bossent et à ceux qui ont le malheur de ne plus avoir de travail qu'ils vivent « au-dessus de leurs moyens ».

photo des comediensPour en revenir à la Grèce, ils ont le sens de l'humour (noir) les Grecs, au point de jouer une pièce intitulée « Vive la crise ! » tous les mercredis et jeudi à 21h30 à la comédie St Michel, 95 bd St Michel (75005). Spectacleproche du café-théâtre, ça commence sur un ton de farce avec des caricatures d' Angela (Merkel) Nicolas (Sarkozy) et Georges (Papandréou) mais un texte historique. Toute la pièce est en effet construite sur la mise en perspective d'extraits de discours de Papandréou,- dont on mesure avec le recul qu'il a vraiment dit n'importe quoi, langue de bois d'olivier massif- avec ce que vivent les Grecs. On y apprend au passage beaucoup sur les jurons grecs et la façon de maudire l'ennemi jusqu'à la 5ème génération, ça peut servir.

Affiche Qdeg A3 Vive la crise brute 2 versions 1Peu à peu, le rire fait place à l'émotion quand une scène tragique, puis une autre, nous rappellent des événements- suicide d'un vieux pharmacien, mort de trois jeunes lors d'une manifestation- qui nous avaient indignés à l'époque et furent vite oubliés, chassés par d'autres faits. Trop d'info tue l'info...

C'est pourquoi existe ce spectacle, comme l'explique l'auteur Alexandre Kollatos : « Nous sommes ici pour que personne n'oublie que la crise continue et que le peuple grec souffre ». Pour rappeler aussi que Georges Papandréou, malgré son échec, a été réélu à l'unanimité président de l'Internationale socialiste en 2012 et que depuis octobre de la même année, il fait des séminaires à Harvard sur la crise politico-économique pour un salaire mensuel de 46.000 euros.

L'austérité avec sa mine de supérieur maniant le martinet, oublie de s'indigner que des dirigeants d'Etats ou d'entreprises qui ont mené ceux-ci ou celles-ci à la faillite se reconvertissent sans difficultés avec des salaires indécents. Pourquoi essaieraient-ils de « sortir de la crise » puisque celle-ci n'a aucun effet dévastateur pour eux ?

L'austérité oublie aussi de dire à Laurence Parisot qu'une phrase telle que celle qu'elle a proféré : « Si l'accord négocié sur le droit du travail n'est pas voté par les députés tel que nous l'avons rédigé, nous le ferons savoir, cela pourrait dissuader les investisseurs étrangers de venir en France» est un chantage et même UN DELIT PENAL qui s'appelle : « Menaces et actes d'intimidation commis contre les personnes exerçant une fonction publique »

Je serais député, je porterais plainte contre madame Parisot, qui n'est en rien élue du peuple et ne représente qu'une minorité de patrons, mais verrait bien le Droit du travail décidé par le MEDEF et une CFDT bien ramollie plutôt que par les députés. Pour moi, vieillasse qui ai connu la CFDT du temps de Edmond Maire, un syndicat combatif, innovant, imaginatif, c'est un crève-cœur de voir ce que Nicole Notat et ses successeurs en ont fait.

Soyons un maximum à signer la pétition contre cet accord qui, s'il est voté, fragilisera définitivement les salariés sans pour autant créer des emplois.www.france.attac.org/articles/signez-la-petition-non-laccord-medef-cfdt et pour lui dire « non » le 5 mars prochain.

b-nin-janvier-06.jpgCe n'est pas grand chose, c'est mieux que rien. Il reste à définir comment rompre définitivement avec ce cynisme et cette brutalité érigée en mode de gouvernance politique ou économique. Parce que c'est injuste, certes, mais aussi extrêmement dangereux. La pauvreté et surtout le sentiment d'injustice sont un terreau idéal pour faire pousser fanatisme et violence. Ce n'est pas par hasard que se développent en Afrique des intégrismes qui n'avaient absolument pas cours il y a trente ou quarante ans. Que les actes violents : terrorisme, enlèvements, délinquance, suicides... se multiplient. Qu'une criminalité mafieuse- notamment blanchiment d'argent sale, corruption massive- s'insinue dans les économies du monde entier, au risque de les faire dépendre non plus de banquiers incapables et de politiciens pleutres, mais de criminels.

Et tout aussi navrant, la brutalité du monde finit par donner des envies de violence à de braves gens pacifiques qui n'auraient d'autres désirs que de vivre heureux et en paix.

 

album-400844.jpg

 

Magnifique chanson grecque, adaptée en français par Georges Moustaki

 

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Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 12:06

califeCe matin là, le grand Calife demanda à son plus proche conseiller :

  • Dis-moi, Hérault, comment va mon peuple ?

  • Pas trop bien, sérénissime Calife, il broie du noir.

  • Qu'à cela ne tienne. Panem et circenses fit le Calife qui avait appris le latin au lycée. L'ennui, c'est qu'il n'y a plus guère de pain...

  • S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !

  • Tais-toi, malheureux! Une phrase comme ça a conduit la reine à l'échafaud. Puisque manque le pain, va pour les jeux. Ils broient du noir ? Offrons-leur « 50 nuances de gris », ça sera déjà plus clair. 

 

Ainsi fut fait. Aux six coins du pays, héraults, communiquants et pubeux diffusèrent le livre qui éviterait de parler d'autre chose. Scénario idéal : un homme riche et puissant, une vierge gourdasse mais toute prête à sucer le gourdin si on la soumet, et qui en plus aime ça, la salope ! Ça ouvre des marchés, toutes les femmes du pays voudraient faire comme elle pour dégoter un riche.

vib petit paulu14353277.jpgLe grand Calife se dit que tant qu'à avoir des stocks de latex pour des pneus quasi en faillite, il allait reconvertir l'usine en fabrique de vibromasseurs, poupées gonflables et préservatifs. Marché juteux- oups!- pour emplir les caisses vides et rebooster le moral du peuple en lui faisant passer une... Good Year.

Le conseiller suggéra que dans la foulée du redressement (oups!) l'érection d'une usine de boules de geisha métalliques sur le site de Florange pourrait donner un souffle nouveau à la sidérurgie française, vu que les boules de geisha fabriquées en Chine provoquent souvent des allergies vaginales en raison de peintures toxiques destinées à les décorer, idée d'ailleurs absurde car une fois insérées, à quoi sert le décor ? (note pratique : c'est pas le nirvana, les boules de geisha, vu que l'intérieur du vagin étant très peu innervé, ça ne titille guère...)

Le Grand Calife et son conseiller en trompette de la renommée étaient contents, mais point trop non plus, car ils savaient qu'une telle diversion ne dure que le temps d'un rapport qui, même tarifé (le jouir de gloire est tarifé) ne dure pas assez pour faire oublier la marche inexorable des cruelles réformes.

 

Le Journal officiel du royaume, NO pour « Nous Occultons » décida d'aider le Pouvoir Suprême avec une nouvelle diversion, un scénario encore plus croustillant se passant dans le beau monde de la politique et de la presse sous prétexte de littérature.

  • nus.jpgAlors, mon hérault, comment va mon peuple ?

  • Il va bien, Grand Calife il va bien mieux.

  • Ca a donc marché, la diversion pipole ?

  • Pas vraiment, inégalable Calife. D'après les dernières enquêtes, le peuple n'a plus envie de baiser par procuration, ni d'acheter quoi que ce soit pour jouir. Il répond aux sondeurs : « Foutez-nous la paix, maintenant on baise entre nous : joyeusement, tendrement, voluptueusement ! Et c'est gratuit !

 

Le grand Calife se gratta la tête, contrarié :

- Mon hérault, je suis contrarié. Voilà que mon peuple a découvert la liberté, et s'il y prend goût, demain c'est la révolution.

 

 

 

 

 


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Mercredi 20 février 2013 3 20 /02 /Fév /2013 10:24

Juste une réflexion en passant:

 

capitalisme-malade.jpgSi réellement les ouvriers de Goodyear ne travaillent que trois heures par jour et arrivent à assurer une production rentable - puisqu'il a été précisé que le PDG américain de TITAN n'était intéressé que par la partie rentable de l'entreprise- c'est qu'ils sont foutrement efficaces, et le PDG en question est le roi des cons de ne pas vouloir reprendre l'entreprise. En faisant travailler les ouvriers ne serait-ce que 5h par jour, il exploserait la productivité!

 

Mais comme il paraît peu probable que ces ouvriers ne travaillent que trois heures par jour car cette anomalie aurait été découverte plus tôt, et qu'il est impensable qu'un PDG, même français, supporte une telle situation, la lettre du Titan reflète plutôt une idéologie: peur des syndicats- il paraît qu'il craint la CGT comme la peste- et volonté de dévaloriser la France, ce pays de petits bouffeurs d'escargots incapables d'accepter sans rechigner la bienheureuse mondialisation dont lui croit dur comme fer qu'elle rend le monde plus heureux, puisqu'il le constate pour lui et ses proches.

 

La lutte des classes, une notion ringade? Oh que non! Mais comme disait Warren Buffet, l'un des hommes les plus riches du monde "c'est nous la classe des riches qui sommes en train de la gagner?" Et il serait temps que les 99% prennent conscience que ce sont eux, et non les possédants, qui font que le monde réel fonctionne.

 


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Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 13:11

J'ai revisionné il y a quelques jours cette vidéo qui me met les larmes aux yeux et la colère au cœur. (le lien mène à la version longue)

 

Ce qu'on voit là, c'est l'essence même de la crise morale qui va de pair avec la crise économique : le non-respect de la parole donnée, la cupidité, la loi du plus fort. Plus le coup de poignard dans le dos, le cynisme largement positivé versus l'honnêteté et la générosité dont on se moque comme de « qualités Bisounours » vous rendant incapables de survivre dans ce monde cruel.

Les larmes ne viennent pas seulement à cause de la fermeture des hauts fourneaux et de l'avenir de la sidérurgie. Elles jaillissent face à la détresse du syndicaliste- et de tous ses camarades- qui se battent depuis des mois, des années, et se voient promener par des mensonges et de fallacieuses promesses. Edouard Martin n'est pas un gamin trop sensible, c'est un bosseur, un combatif, un costaud... tout comme Xavier Matthieu chez Continental, aujourd'hui moralement cassé par ce qu'il a subi d'humiliations successives. Au-delà de la perte d'emploi et des problèmes matériels qui suffiraient déjà à briser nombre de travailleurs, il y a le sentiment d'impuissance, parce qu'on ne peut plus croire en personne. (je veux dire on ne peut plus croire dans les décideurs, il reste heureusement des millions de gens honnêtes!) et que même les syndicats, toujours enclins à moyenner et tergiverser parce que leur survie financière dépend entre autres du MEDEF, n'aiment pas trop ces gens qui défendent, en sus de l'emploi, leur dignité.

Dans le même temps, un documentaire sur ARTE montre comment les lobbyistes, ces hommes au carnet d'adresses précieux et au sourire permanent, portent à Bruxelles- c'est à dire à l'Union Européenne- les messagse d'une association de chefs d'entreprises pour que soit voté le démantèlement progressif de tout ce qui rend le monde plus vivable pour les travailleurs. Bruxelles est la plus grande place de lobbying après Washington. Ce ne serait pas grave si les entreprises se contentaient de créer de la richesse avec des activités utiles et bénéfiques à tous, la richesse en soi n'est pas une tare. Malheureusement, la cupidité transforme l'enrichissement en addiction financière pathologique, à satisfaire à tout prix, que ce soit par des décisions désastreuses pour l'environnement, des investissements hasardeux se soldant par un krach boursier ou des décisions désastreuses pour les travailleurs sommés de se soumettre au nom de la « compétitivité ».

couverture long-cours-2 moyenneEt puis, à force de reporter sur les États la prise en charge des faillites bancaires comme celle des travailleurs licenciés (même dans des entreprises viables ou florissantes) on endette ces États, qui sont alors gangrenés par l'argent sale de la corruption, des narcotrafiquants et autres mafieux. Une récente enquête de deux économistes Colombiens, citée par Roberto Saviano dans l'excellente revue « Long Cours » a révélé que 97,4% des bénéfices des narcotrafiquants colombiens sont ponctuellement recyclés dans les circuits bancaires des États-Unis et de l'Europe. Le blanchiment d’argent sale comme remède à la crise de la Dette, un mélange des genres détonnant... qui ne favorise pas une lutte efficace contre les trafiquants, le chien ne mordant pas la main qui le nourrit.

Voilà que je m'aperçois que j'ai écrit trois fois le mot « travailleurs » dans ce billet, je ne vais pas tarder à me faire appeler « Arlette » ! Cependant je maintiens, car le choix des mots influe sur la pensée et modèle les sentiments comme les idéologies.

Ce n'est pas par hasard qu'on nous parle en oxymore : « développement... durable » ou « flexi-sécurité », c'est juste une astuce pour faire croire qu'on peut poursuivre une croissance effrénée sans dommages et utiliser les salariés comme des « variables d'ajustement » sans qu'ils en souffrent. Ce n'est pas par hasard que les chômeurs sont devenus « en recherche d'emploi » sous-entendant que s'ils ne trouvent pas, c'est qu'ils cherchent mal. Revenons aux mots vrais : nous dénonçons le « cynisme » qui n'est pas du « réalisme », nous ne sommes pas des « partenaires sociaux » du patronat, plutôt « des adversaires respectueux mais déterminés », nous ne sommes pas dupes de « réformes » qui signifient « régression sociale » et savons qu'un point de croissance en + ou en – ne signifie rien quant à notre bonheur ou bien-être, puisque les accidents de voiture favorisent le PIB vu les dépenses qu'ils génèrent, alors que se déplacer sans encombres à vélo a une valeur économique quasi nulle.

La langue de bois fait rire, mais ne perdons jamais de vue qu'elle a une fonction idéologique. Parlez de droit du travail, de nationalisations, de prestations sociales, on vous traite d'archaïque accroché à une vision des années 60. Ce qui semble tout de même moins archaïque qu'une modernisation qui rêve de conditions de travail dignes du 19ème siècle, et pourquoi pas ? D'un retour à l'esclavage.

 


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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 18:36

En l'an 2000, Maryse Vaillant, psychologue et directrice de collection aux Editions la Martinière me demanda d'écrire un petit opus sur le thème: « Petits arrangements... avec la fidélité ». Devant le plan que je lui adressai quelques jours plus tard, elle s'écria que ce que je proposais et vivais ne relevait nullement de « petits arrangements », mais d'une conception tout à fait nouvelle de l'amour et du couple.

 

amoureux trioEn 27 ans d'expérimentation- nous avions sérieusement commencé en 1973- de tâtonnements, de réflexions, de doutes et de purs moments de bonheur, j'avais eu le temps, c'est vrai, de constater qu'il ne s'agit ni d'adultère autorisé, ni de compromis(sions), ni d'une mode qui serait, sur un si long temps tout sauf passagère, ni de libertinage, ni d'un relent de mai 68, vue l'eau coulée sous les ponts depuis. Bac + 27, c'est au-delà du Master 3 de pluriamour ! Aujourd'hui Bac + 40, on me dira que je suis longue à la détente, ce qui est vrai. Pour tout apprentissage il faut du temps, puis on peaufine et il faut une vie...

 

Vaillante, Maryse me lança : « Ecrivez ce livre comme vous le sentez, on va simplement le changer de collection. » Lorsqu'en 2002, dans la collection « Il n'est jamais trop tard... » parut « Il n'est jamais trop tard... pour Aimer plusieurs hommes » plusieurs fois réédité tant chez La Martinière qu'en collection de poche (Pocket), j'étais loin de me douter que ce livre m'identifierait pour des années durant comme « papesse du polyamour », ce qui devient aussi agaçant que pour Bertrand Delanoë quand on ne le définit que par son homosexualité.

 

chmplain1J'étais loin de me douter à quel point ce livre toucherait ceux et celles qui le liraient, que je recevrais des centaines de lettres d'hommes et de femmes heureux de voir écrit ce qu'ils et elles pensaient sans oser le dire, même s'ils le vivaient parfois. Ni qu'en 2004 Martine Asselin, réalisatrice québécoise, me contacterait et que de nos dialogues successifs naîtrait en 2007 le documentaire « La grande amoureuse » (Vidéo Femmes)

http://www.youtube.com/watch?v=tjJkHgNBipw

 

 

J'étais loin surtout de me douter à quel point ce choix de vie m'aiderait à contruire des rapports harmonieux avec les autres, et pas seulement les amoureux, parce qu'il est basé sur l'amour, le respect et le désir de bonheur mutuel. Dans les dîners entre "polys", je suis toujours frappée par la chaleur humaine et la gaieté qui se dégagent des conversations, qui ne tournent heureusement pas que sur ce sujet. Les polyamoureux sont avant tout des amateurs de vie conviviale,  

Ca ne se fait pas en un jour, comme tout changement de logique de pensée, ni sans douleur ou du moins sans effort, mais l'effort et l'énergie déployés font partie de la dynamique de ces relations. Les phases de "rafting conjugal" où nous n'avons pas coulé même par gros temps m'ont énormément appris sur la façon de vivre un conflit sans qu'il vous démolisse, et  cela sert aussi bien dans la vie professionnelle que politique ou sociale! En gros, j'en suis sortie plus forte et confiante. Plus aimante aussi... Les moments de pur bonheur avec l'un ou l'autre de mes amours m'ont énormément appris sur moi... et sur eux. 

 

première couvEn 2010 nous avons réédité « Aimer plusieurs hommes» dans une version revue et augmentée. (Autres Mondes)

Plus de dix ans après la première édition, j'imaginais que cette idée toute simple : un seul Amour pour toute la vie est une conception respectable mais elle ne convient pas à tout le monde et ne correspond guère à la réalité. En conséquence, « ouvrir les possibles » en acceptant que des personnes choisissent d'aimer au pluriel serait à la fois juste et logique.

J'imaginais que cette idée serait devenue aussi banale que les familles « recomposées » après divorce  et que le droit aurait suivi cette évolution avec des textes permettant de préserver l'avenir et les intérêts des partenaires et enfants engagés dans cette nouvelle constellation familiale. Je l'imaginais d'autant plus que nul, depuis 10 ans, n'avait été capable de donner une réponse satisfaisante à ma question : « Pourquoi serait-il mieux d'aimer une seule personne que plusieurs ? »

 

Que nenni, demoiselles et damoiseaux ! « Polyamoureux », lutins, pluriamoureux, amoureux pluriels... appelez les comme vous voulez, suscitent les mêmes questions qu'il y a dix ans et les couples qui souhaitent vivre ainsi commencent quasiment toujours par traverser une période de doutes et de culpabilité.

Pour célébrer à ma façon la Saint Valentin, fête DES amoureux, j'ai donc sollicité Douze films Productions pour réaliser une vidéo illustrant les affres de la découverte du polyamour. A ma demande, cette vidéo rend hommage à un film que j'adore. La séquence dont elle s'inspire est sur Internet. Si vous l'identifiez, inscrivez la réponse sur votre bon de commande dans la partie « message » , les 7 premières bonnes réponses recevront en cadeau une lecture amoureuse.


cerise_sensuelle.jpgGriotte sur le clafoutis, un bonheur n'arrivant jamais seul, je suis l'invitée d'Alex Taylor dimanche 17 février à 22h sur France-Musique dans l'émission « Voyage en moi majeur » pour parler de voyages, de pays et de villes emplis d'émotions, de l'enfance, du goût de la solitude, de la plénitude face à la mer, du monde avec ses injustices accablantes et ses beautés infinies... et pour une fois pas d'amours plurielles ! Merci Alex!

 

 

 

 

 




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  et de regarder la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes", toujours réalisée par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr)

 

http://www.autresmondesdiffusion.fr/aph.html

 

 

 

A écouter: Voyage en moi majeur, émission du 17 février 20123, avec Alex Taylor en pilote et moi en commandant de bord (ça se recoupe...)

 

 


 

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