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Mardi 15 avril 2008

On a beaucoup amusé la galerie- et j’avoue que j’en fais partie- avec les frasques « bling-bling » de Nicolas Sarkozy, yacht prêté, montres de luxe et allure de rappeur satisfait, pour sous-entendre ensuite que le Président, changeant de style après les élections, allait devenir un autre président.
Ce dossier du « Canard Enchaîné », fort bien informé et pas sensationnaliste pour deux sous- on y parle plutôt de milliards de sous- rappelle que la fascination de Nicolas Sarkozy pour l’argent, loin de se limiter à des caprices d’ ado attardé ébloui par le clinquant, inspire une politique mûrie depuis des années, structurée autour d’une logique d’enrichissement financier pour une minorité de citoyens, politique prédatrice et atlantiste, qui creuse inévitablement les inégalités et n’a aucune vision écologique à long terme alors que tous les signaux d’alarme sont au rouge concernant les ressources naturelles de la planète.

Rapprochement qui tue avec deux infos d’hier : les émeutes de la faim éclatent un peu partout dans le monde, alors que la plupart des pays du sud, s’ils maintenaient une agriculture vivrière au lieu de ne cultiver que pour l’exportation, notamment les céréales pour les biocarburants, seraient autosuffisants.
Les hôtels de luxe et les palaces- comme le Bristol à Paris, merveilleux hôtel dispensant plaisir des yeux et de la bouche à ceux qui peuvent : 7000 € la nuit pour une suite ma foi fort attrayante- voient leur taux d’occupation exploser et les prévisions des bureaux d’études sont au beau fixe.

 

par Françoise Simpère publié dans : Lectures
Dimanche 13 avril 2008

La soirée avait mal commencé, périphérique bloqué et au final vingt minutes de retard au théâtre dont nous trouvâmes les portes closes. Repli vers le quatorzième, nous passons à l’Entrepôt, pas emballées par le groupe Funk programmé ce soir là. Cent mètres plus loin, un grisonnant costaud aux cheveux dans le cou s’apprête à enfourcher sa moto. Nous l’abordons. Bonne pioche, il nous indique un bar (l’Utopia) en nous disant « Si ça n’a pas changé, vous ne serez pas déçues. »

 

Ca a changé mais nous ne serons pas déçues. Le bar public s’est mué en club privé. A l’entrée, on s’inscrit (3€ pour un soir, 10 € pour l’année) et on signe une déclaration indiquant en substance qu’on est conscient des dangers du tabac, qu’on n’emmènera pas un mineur dans ce lieu et qu’on s’emploiera à ne pas gêner les autres clients. Charte de savoir –vivre, en somme, et de fait, les gens ici savent vivre. La lumière est tamisée et chaude, la serveuse virevolte d’une table à l’autre avec grâce et sourire, le patron se la joue bourru mais cool.  Il a installé des extracteurs de fumée si puissants que pas une minute nous ne serons incommodées par la moindre volute et d’ailleurs, les gens ne clopent pas comme des malades compulsifs.  Une cigarette ou deux, juste pour le plaisir. Dans un angle qui tient lieu de scène minuscule, un groupe de rockers country (deux guitares électriques, une basse, une batterie) nous transporte dans une atmosphère d’avant. Avant quoi ? Avant la main basse sur notre libre arbitre.

Je pense à ce que m’a dit ma fille : « Tu te rends compte maman, tu as vécu à une époque où vous pouviez rouler sans ceinture (en vérité, je la mettais toujours, pas par obligation mais PAR CHOIX, ça change tout), fumer dans les bars,  vous balader la nuit sans subir de contrôle d’identité,  faire du sport sans certificat médical et malgré cette liberté, vous n’avez pas fait plus de conneries que nous, non ? » Oui, et peut-être même moins. Quand on est responsable de sa vie, on y tient. Au bord du lac d’Auvergne sauvage où je vais en été, un écriteau mentionne simplement « baignade autorisée mais non surveillée ». Ca descend à pic à trois mètres du bord, et il n’y a quasiment jamais d’accident parce que les gens font gaffe, sachant qu’aucun pompier ou CRS n’est là pour les prendre en charge.

Le rocker chantait d’une voix éraillée et puissante des ballades d’aventurier des steppes et des villes, d’amour et de désespoir. Un de ses guitaristes arborait un sourire craquant en regardant courir ses doigts sur les cordes, le plaisir des musicos est contagieux, autour de nous les spectateurs de tous âges semblaient heureux. Instant de grâce…

Quelques jours plus tard, concert des Têtes Raides au Bataclan. Tandis que ses musiciens déversent des frissons sur la foule, Christian Olivier chante d’une voix de cathédrale qui pénètre jusqu’au ventre. Passion, lyrisme cet homme semble habité, son corps et son regard chantent autant que sa bouche. Sincère ou talentueux acteur? Les deux sûrement.

 

Depuis 2002 « Têtes Raides » s’est associé aux mouvements qui se battent pour nos vies, et pour tout ce qui peut les rendre belles et joyeuses : la liberté d'aller et de nous installer où nous voulons ; le droit à un revenu décent, qu'il soit ou non lié à un emploi ; un logement; un système de santé de qualité pour tous et toutes ; l'égalité effective entre les hommes et les femmes ; un usage intelligent de toutes les ressources de notre planète ; la visibilité et les droits de tous ceux et celles que, parmi nous, on appelle « minorités » ; la libre circulation du savoir, des progrès techniques ou scientifiques ; l'art, etc. Le chanteur se lance dans un texte parlé, une interrogation lancinante sur le sens de la vie, écrit par un poète nordique qui s’est suicidé à l’âge de 39 ans. Autant dire que ce n’est pas follement gai, mais les mots, bien écrits, bien scandés, bien dits, transmettent au public une émotion forte. Quinze minutes au moins, il faut tenir la distance. Les spectateurs sont restés debout tout le temps de cette déclamation, muets et attentifs. A la fin, ils applaudissent longuement, réclament un « bis », nous en aurons trois, passionnés et jubilatoires. L’époque manque singulièrement de lyrisme et apparemment les gens en ont soif.  Je me le dis souvent : en rentrant de sa chasse au mammouth, l’homme préhistorique prenait le temps de graver des fresques sur les parois de sa caverne, sans souci de les montrer, sans espoir de les vendre, juste parce que…

Parce que l’art, la poésie, le lyrisme, le rêve, toutes ces choses pas rentables sont vitales, et pourtant si rarement évoquées par ceux qui nous gouvernent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Françoise Simpère publié dans : bonheur
Mercredi 9 avril 2008

Conversation avec O…, ami de longue date, toujours amoureux, puis en désamour, toujours en recherche. Il se demande pourquoi, lorsqu’il s’entend si bien avec une femme qu’il a envie de vivre avec elle « C’est moyen au lit » et pourquoi celles avec qui c’est sexuellement magique ne tiennent pas la distance au quotidien.

« Symptôme très fréquent, mon cher, d’où l’intérêt des amours plurielles qui savent faire la différence entre les différentes alchimies  amoureuses et ne les mettent pas en rivalité. » « J’aimerais pourtant tout trouver chez la même femme » insiste-t-il.C’est cela, oui, et que tu lui apportes tout aussi ? Un peu présomptueux, non ? Et à mon sens  presque impossible. » « A cause de la routine conjugale ? « Non, je ne crois pas à la routine. Les habitudes, quand elles sont des rituels, restent délicieuses, on ne les appelle routine que si on s’ennuie. Mais c’est parce qu’on s’ennuie qu’on les appelle « routine », pas parce qu’elles sont de la routine qu’on s’ennuie, tu comprends ? » « Tout à fait, depuis des années, je savoure mon café du matin et ça ne m’ennuie jamais ». « Exactement. Pour ta difficulté à conjuguer conjugo et Dunlopillo torride, j’ai deux théories. La première esquissée dans « Le jeune homme au téléphone », quand David, le jeune homme, confie à la femme du téléphone :

« Je joue avec de belles inconnues, je suis amoureux de Caroline avec qui je n’arrive ni à jouer ni à me livrer vraiment et je me livre à vous dont je ne suis ni amant ni amoureux. Parfois je me trouve un peu bizarre, comme si je cherchais à me protéger en ne m’abandonnant jamais complètement à une seule et même personne. » Ne pas te laisser aller sexuellement quand tu t’abandonnes affectivement et intellectuellement, c’est en quelque sorte te protéger, car l’amour rend vulnérable… A l’inverse, tu t’abandonnes sexuellement avec une femme dont tu ne partages pas la vie, car l’un et l’autre gardez alors suffisamment de mystère pour vous désirer. Le mystère est nécessaire au désir. »

L’autre théorie est que la nature, dans sa grande sagesse, rend le désir moins impérieux dans le couple, qui est projet trop important pour ne dépendre que du sexe, comme l’explique son ami cancérologue à Lola dans « Ce qui trouble Lola » :

 « Il n’y a qu’à toi que je peux raconter cela, murmure Luc à Lola… Tu imagines la tête de mes collègues s’ils apprenaient que l’éminent professeur de biologie moléculaire se fait fesser après avoir rendu visite à une amie qui se meurt, ils me prendraient pour un malade …» Luc touille lentement  le sucre dans son café … tout en tournant la cuillère, il  murmure qu’après une telle séance, il se sent si bien qu’il peut retourner dans la vraie vie, rentrer chez lui et écouter Christine lui raconter une journée difficile, mais il dit « la vraie vie » et se demande parfois pourquoi ces moments intenses avec Victoire ne seraient pas aussi la vraie vie… (et) quelques autres aussi, comme avec Lola, l’été dernier : « Tu sentais le caramel au lait, c’était ton parfum vanille je crois, je sortais de la cuisine avec la cafetière, tu me l’as ôtée des mains, posée  par terre en t’agenouillant … c’était une gâterie délicieuse, inattendue… « Et avec Christine,  tu ne joues pas comme avec Victoire ou avec moi ? »  « Non.  Tu ne peux pas jouer quand il y a un enjeu trop fort, et le couple, c’est cinquante millions d’enjeux trop forts,  un projet de vie, des enfants, de l’argent,  du pouvoir…..  «Et si tu vivais avec Victoire ? » Luc éclate de rire : « Surtout pas !  Ce que je dis n’a rien à voir avec Christine, il a à voir avec les enjeux du couple. Si je formais un couple avec Victoire, mêmes enjeux, mêmes effets, adieu nos délires ! Victoire adore son mari mais ne joue pas non plus avec lui comme avec moi. Si on habitait ensemble comme des colocs, en poursuivant nos délires, ce serait d’abord délicieux puis très vite invivable, je ne ferais plus que ça, je n’irais plus au labo, je ne verrai plus mes amis et un jour je lui en voudrais de m’avoir dévoré comme une mante religieuse. » Luc baisse la voix : « Parfois, quand on se quitte, on est pressé de rentrer chacun chez soi, tellement sidérés de ce qu’on arrive à faire ensemble qu’on a besoin de laisser décanter.  La vie est un subtil équilibre, tu ne peux pas vivre en permanence dans la pulsion, ce serait épuisant, mais je pense que c’est tout aussi destructeur de la réprimer sans cesse.  C’est générateur de violence envers les autres ou contre soi, parfois je me demande si les cancers ne sont pas la maladie des sociétés frustrées, les cellules malignes sont dites « anarchiques »,  ce n’est pas un hasard … » 

« Intéressant, murmure O. Mais va faire comprendre cela à une femme ! »

 

Erreur, mon cher !  Au festival Sciences Frontières, tandis que mon voisin dédicaçait son traité d’économie positive, je signais à tour de bras « Aimer plusieurs hommes » en justifiant la présence de ce livre sur le stand : « La monogamie est le reflet d’une société capitaliste basée sur la possession, le pouvoir et les solutions « mono » : tout-nucléaire, tout génétique, monogamie. Dès lors qu’on prône la biodiversité et la non appropriation du vivant (refus de breveter les gènes) la diversité amoureuse qui refuse de s’approprier un être, est curieuse des autres et ne jette pas un amour existant sous prétexte qu’un nouveau apparaît  est une solution écologique. Ajoutons que si la monogamie vous oblige à n’avoir qu’un seul amour, la biodiversité amoureuse ne vous oblige pas à en avoir plusieurs mais vous laisse le choix. Elle respecte donc les variations du désir comme l’écologiste respecte le cycle des saisons. »

A ce discours un tantinet provocateur, j’avoue, j’ai eu le plaisir de voir nombre de femmes chuchoter « 100% d’accord avec vous » et un certain nombre  me confier qu’elles vivent déjà cette diversité amoureuse tout en aimant leur compagnon, et s’en trouvent très bien, beaucoup plus épanouies. Une jeune fille de 21 ans m’a avoué : « En vous écoutant, ça me donne envie d’aimer, alors que jusqu’ici, l’amour me faisait peur, m’apparaissait comme une prison. »

Là encore, c’est une question de changement de mental. Ce qui semble iconoclaste aujourd’hui – et je ne vous dis pas il y a 30 ans !- semblera tout à fait naturel dans quelques années sans doute, et j’espère que les heureux pluriamoureux, se souvenant de moi, m’allumeront un cierge bio parfumé aux huiles essentielles d’Ylang-Ylang J

 

 

 

 

 

par Françoise Simpère publié dans : EROS
Lundi 7 avril 2008

Trois jours de tables rondes avec d’éminents scientifiques et d’éminents journalistes tout contents que « la prise de conscience progresse ». Trois jours de festival à arpenter les allées du Palais du Pharo, regarder les stands qui exposent des technologies de toutes sortes pour économiser l’eau, utiliser les énergies renouvelables, manger plus sain, plus bio, plus beau…

 

Quelle tête feraient un aborigène, un pêcheur africain ou un instituteur malgache devant cette débauche de moyens pour persuader l’occidental de prendre des douches plutôt que des bains et fermer la lumière avant de quitter son bureau ? Sans doute un immense éclat de rire !  D’ailleurs ces « gestes pour la planète » dont on nous rebat les oreilles ne concernent qu’une minorité de gens et une seule génération, récente. Les plus de 50 ans les font naturellement, pas par souci écologique, mais parce qu’ils appartiennent à une génération où on ne gaspillait pas. On faisait des économies, pas de l’économie.

Samedi, je cherchais Jean-Marie Pelt. Dans le bureau où je croyais le trouver, une petite fille mignonne comme une fée bleue attendait depuis deux heures son papa, chercheur conférencier, dans ce local sans fenêtres.

J’ai emmené la petite fille se promener au soleil en compagnie de Madeleine, ange tutélaire du festival.  Madeleine est accueillante, souriante, pas stressée, une énergie chaleureuse et renouvelable.  Je tenais les doigts de la petite fille blottis en confiance dans ma main et j’étais bien. Le bonheur est souvent immatériel.
Je repensais à cette nouvelle de la semaine dernière : Raul Castro autorise les Cubains à acheter des téléphones mobiles. Waouh ! La liberté, aujourd’hui, ce n’est pas la liberté d’expression, d’aller et venir ou d’inviter qui on veut chez soi, c’est acheter un téléphone mobile (qui existait déjà à Cuba pour les usages professionnels) objet dont on s’est passé jusqu’en 1992 à peu près.  Rien que cette nouvelle renseigne sur les vraies priorités du monde moderne…
C’est d’ailleurs ce qui m’a gênée dans ce Festival. Il s’est contenté d’ajouter de gentils qualificatifs aux mots : « Développement…. durable. Energies… renouvelables. Technologies… douces.  Economie et croissance… positives. » De jolis adjectifs qui fondamentalement ne changent pas la logique de la société, toujours basée sur le développement, l’économie, la croissance, les énergies, les technologies, le matérialisme, et très peu sur les rapports humains et le bien-être intérieur.
Lorsque Maximilien Rouer a présenté les « innovations écologiques pour une croissance positive », les images projetées montraient des femmes en Inde récolter pieds nus dans l’eau, pour un salaire sûrement modeste,  les feuilles qui nous permettront de rouler toujours autant, avec des biocarburants. Bref, il y aura toujours ceux qui ont les moyens de s’offrir une vie confortable (plus durable, certes) et ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose, ceux qui possèdent la technologie et ceux qui ont juste leur humanité pour survivre. Ceux qui ont le pouvoir et ceux qu’on soumet.
La société occidentale invente des technologies pour amortir le choc environnemental, avec la certitude que la science peut tout résoudre. Elle met de l’huile (bio de préférence) pour que ça glisse mieux,  mais préserve ses mécanismes prédateurs et sa bonne conscience. Or une société vraiment écologique repose sur un changement de logique, une rupture- une vraie, pas un mot de campagne électorale- dans la façon de penser et d’appréhender le monde. Il y faudrait aussi un peu de lyrisme et de passion pour qu’elle devienne désir... 
Personne n’a parlé du rapport au travail, excepté Anémone qui a franchement avoué : « J’ai été actrice parce qu’on me payait pour jouer. » Elle vit aujourd’hui dans une simplicité drastique et rigole devant le ramdam vert : « Suffit d’arrêter d’acheter n’importe quelle connerie pour s’offrir le luxe de produits sains et bons. » A l’inverse des businessmen et women de l’écologie qui sacrifient leur vie personnelle à leur entreprise verte, elle vit ses idées avec gaieté et naturel.
Dimanche, journée à la campagne dans la famille Saoul-Fifre (voir blogborygmes, lien à gauche). Plus besoin de tables rondes ni de théorie : on a comparé différents vins en parlant de chansons et de poésie, dégusté ou plutôt dévoré les lasagnes au cabri grillé et poivrons fondants inventées par le maître des lieux, puis on s’est baladé deux heures dans la colline sous un soleil printanier, au milieu des ronces et des buissons de romarin. Ensuite, les chiens ont fait des siennes (ou des leurs ?), le mâle quelque peu obsédé sexuel s’obstinant à vouloir sauter des chiennes d’une toute autre race que lui.  A 19h, j’étais en tee-shirt au soleil. A 23h, j’arrivais à Paris par un froid glacial. Chez moi j’ai lu le courrier, travaillé jusqu’à 2h du matin, et en fermant mes volets dans la nuit noire… vu mon jardin tout blanc : 20 cm de neige, y a plus de saison. Heureusement qu’il y a l’amour J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Françoise Simpère publié dans : CHANGER
Mercredi 2 avril 2008
Je vais être là pendant trois jours, à Marseille (Palais du Pharo) avec de sympathiques gens qui veulent préserver la planète. Echanges intéressants, chaleureux, plaisir de retrouver les vieux potes... sans trop d'illusions quand même. Le festival existe depuis plus de vingt ans, avec les mêmes constats, les mêmes propositions, les mêmes bonnes volontés... Mais dehors, peu de choses changent au-delà des mots et des intentions, je suis d'accord avec la Poule (voir son com sur le billet précédent)
Jean-Marie Pelt a sans doute raison, qui me disait que l'humain n'agit que dans l'urgence et préfère avant l'urgence préserver ses habitudes. A quoi je répondrai par le proverbe: " Se mettre la tête dans le sable n'a jamais empêché l'autruche de se faire botter le cul".
Enfin, l'avantage c'est que pendant le festival, je ne touche pas un ordinateur: cahier, stylo, paroles, ça consomme moins d'électricité et ça repose les yeux! Je regarderai la Méditerranée, les calanques de Marseille, merveille du monde.
Je signerai aussi des livres, histoire de mêler érotisme et l'écologie, comme d'hab'
par Françoise Simpère publié dans : CHANGER
 

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