En vrac, une foule d’infos glanées ici ou là avec un point commun : leur féminitude !
Marie N’Diaye, d’abord, prix Goncourt que Eric Roult souhaite faire rappeler à l’ordre par Frédéric Mitterrand parce qu’elle aurait manqué au devoir de réserve » en disant qu’elle trouvait « monstrueuse la France de Sarkozy et monstrueux des gens comme Eric Besson et Brice Hortefeux ». En voilà deux qui vont se dire que donner le prix Goncourt à une gonzesse, noire de surcroît, ça n’amène que des ennuis. Première nouvelle que ce « devoir de réserve » normalement imposé aux fonctionnaires, qui par exemple n’ont pas le droit de dire « casse-toi pauv’con » dans l’exercice de leurs fonctions. Mais un prix Goncourt n’est pas fonctionnaire, ou même quand il l’est- comme Erik Orsenna- il a deux casquettes bien distinctes. Avait-on rappelé au devoir de réserve Yannick Noah qui avait dit, et a tenu parole : « Si Sarkozy passe, je me casse ». Non. Et il reste une des personnalités préférées des français. Souhaitons un immense succès à « Trois femmes puissantes ».
Après la Goncourt, la Cougar ! Kézaco ? C’est ainsi que les américains appellent les femmes de plus en plus nombreuses qui aiment des hommes bien plus jeunes qu’elles. La Cougar type a 40 ans, selon la jeune journaliste qui
en causait sur Canal Plus et sort avec un mec de 30 ans. Ca engendre un marketing dingue : croisières de Cougars avec concours de miss Cougar et soirées
chippendales, bonnets tachetés comme des fourrures de Cougar, etc. Pourquoi Cougar ? Parce qu’une femme qui aime un homme plus jeune est forcément un
fauve prédateur et le malheureux amant une proie. Il me semble- on va encore me traiter de féministe- qu’on n’a jamais créé un phénomène de
société autour d’un Eddy Barclay entouré de jouvencelles quand il avait 80 ans, d’un Johnny marié à Laetitia qui a trente ans de moins que lui, ou des 26 ans qui séparent
Céline Dion de son René chéri.
En Australie, la maîtresse depuis vingt ans d’un homme marié a porté plainte contre lui lorsqu’il l’a largué brusquement avec un simple baiser d’adieu.
Elle a plaidé qu’elle lui avait donné les vingt plus belles années de sa vie et souffrait de voir cet amour ainsi nié. Les juges lui ont donné raison et ont condamné le mari à
verser à son ex-maîtresse 100 000 dollars australiens. Le journaliste commente : « cette sentence inspirée par la nouvelle
loi sur la famille votée en Australie
pourrait bien calmer les ardeurs des maris tentés par une aventure cachée ». A moins qu’elle ne soit un premier pas vers la reconnaissance au grand jour de la capacité de ces messieurs à
aimer plusieurs femmes. Vingt ans, c’est plus que beaucoup de mariages légaux ! Ce n’est pas « juste un coup d’un soir, chérie ! »
En Angleterre, l’éducation sexuelle va être proposée dans les écoles- avec possibilité pour les parents de la refuser- dès l’âge de 5 ans. Elle parlera d’anatomie, de
contraception et de MST mais aussi de lien, de relation, de rupture, de chagrin d’amour, d'homosexualité, etc. Le but : enrayer la vague de grossesses prématurées chez les
jeunes filles anglaises. (13%, 4è place des pays industrialisés, le leader étant les Etats-Unis avec 24% de grossesses précoces). Les anglais ont piqué l’idée aux Pays-Bas où
l’éducation sexuelle dès le plus jeune âge existe depuis plusieurs années, et a fait de ce pays l’un de ceux où le taux de MST, grossesses accidentelles et
avortements est le plus bas. « On n’enseigne pas la sexualité, on en parle » est l’intéressante devise du ministère
de la santé néerlandais. Parler de sexualité sans tabous n’incite d’ailleurs pas à une consommation frénétique puisque les jeunes hollandais ont leur premier rapport à
17,7 ans, soit plus tard que la moyenne, qui se situe à 17 ans. Une étude que j’avais lue il y a quelques années avait aussi montré que les
libertins avaient moins de fantasmes sexuels violents que la moyenne des citoyens. Sans doute parce que la violence naît de la
frustration. Cet adage se vérifie aussi en matière de délinquance, et on sait à l’inverse que les singes Bonobos, qui règlent leurs différends en faisant l’amour, ne se battent pas entre
eux.
J’avais envie de parler d’autre chose, mais me voici encore immergée dans « les amours plurielles » en composant le texte de la réédition de « Aimer plusieurs hommes » qui sera finalement très « revu et augmenté » car en 7 ans, il s’en passe des choses. Je n’imaginais pas la somme de boulot que ça représentait, qui m’a laissé quand même le temps de répondre à une ITV à lire sur http://www.quelsexe.com/article.php?ar=38 du site Quel sexe.com, de bonne tenue dans le genre.
Concluons sur une info pleine de masculinitude : j’ai appris que face au prix Fémina, décerné par des femmes- mais souvent à des
hommes- un
groupe d’ ami(e)s moustachu(e)s ont créé le Prix Virilo. Il a été attribué cette année au livre « Des hommes »
de Laurent Mauvignier (éd. De Minuit) et le prix super-Virilo, récompensant « la plus belle poussée de testostérone de l’année » a été attribuée à… Valéry Giscard
d’Estaing pour « La princesse et le Président » (éd. De Fallois/XO)
Me voici toute détendue. C’est vrai que parler de sexitude apaise la
violence !
Quelle foutaise que cette « affaire Mitterrand » qui prétend opposer les libertaires sexuels aux pudibonds du cul, la gauche à la droite ! Que n’a-t-on entendu :
« on se croirait revenu à l’affaire Russier », « si on est de gauche, on doit défendre Frédéric Mitterrand contre Marine le Pen »... Or, rien à voir avec la gauche ou la
droite, les politiciens des deux bords sont réputés pour leur appétit sexuel. Rien à voir non plus avec l’affaire Russier : le jeune amant avait 18 ans (la majorité était alors à 21)
et aimait sa professeure de français
Peu
importe l’âge des protagonistes, s’ils sont
Ce
qu’on occulte dans ces deux histoires,
« Les danseuses descendaient de scène après chaque numéro et évoluaient au milieu des spectateurs sirotant des alcools forts d’un air blasé. Les maquignons évaluaient la chair douce
proposée à leur convoitise. Chair fraîche, ces filles ont toutes moins de vingt ans… De temps à autre, un convive occidental murmurait quelques mots à l’oreille d’un de ses homologues thaï, qui
levait aussitôt la main en direction d’un serveur, en dressant un ou plusieurs doigts. « Le nombre de doigts désigne le numéro de la danseuse que désire le client, m’a expliqué Franz. Vous
allez voir, cette fois-ci, c’est la quatrième à partir de la gauche, la toute jeune en tunique turquoise. » Effectivement, à la danse suivante, la petite avait disparu, tout comme le client
de la table voisine. « Ils vont derrière les paravents et le client demande la gâterie de son choix : massage intime, fellation, coït avec ou
Ce
n’est pas extrait de « la mauvaise vie », mais d’un chapitre de mon livre « Les latitudes amoureuses », inspiré par un voyage de presse en Thaïlande en 2003.
Conscient que vouloir sauvegarder le secteur automobile quand le pétrole se raréfie est aussi vain que maintenir la fabrication des arbalètes au temps de la Guerre des Etoiles, un
ingénieur automobile japonais a eu l’idée d’utiliser l’inventivité et la technicité de ses collègues ingénieurs pour imaginer des jouets sexuels qu’il com
Parmi ces gadgets, un anneau de pénis, plus couramment appelé cockring, destiné à maintenir l’enthousiasme du monsieur lorsque l’évocation
inopportune de ses ennuis fiscaux ou la perspective de devoir regagner son foyer « après », alors que sa maîtresse boude à cette seule perspective et qu’il gèle dehors le
perturbe. Jusque là, rien que de très classique, si ce n’est que l’anneau en question est muni d’un minuscule cadran avec un chiffre « 0 ».Je tourne l’engin entre mes mains, perplexe, y
introduit un doigt, le ressort… et ai la surprise de voir apparaître un « 1 », puis un « 2 » quand je renouvelle l’opération !
Il fallait être ingénieur automobile pour avoir une pareille idée : le compteur de coït ! La performance non dans la volupté et les explorations buissonnières mais
dans la quantité de perforations intrin… sexes. J’imagine d’ici monsieur bougonnant : « bouge pas tant, je vais déraper et pas faire ma moyenne » triomphant : « encore
six coups et je pulvérise mon record ! » ou blêmissant : « Ca sent le caoutchouc brûlé… » quand son accélération stimulée par le plaisir de voir s’affoler le compteur
échauffe non pas les sens des amants mais le latex.
Pas le temps d'écrire un billet. Alors, petit cadeau de lecture pour le week-end, un extrait de "Autres désirs, autres hommes"
LEURS SALLES DE BAINS
Certains transforment leur salle de bains en impeccable show-room où les piles de serviettes, comme l’harmonie des couleurs entre étagères, linge de toilette
et ustensiles divers racontent l’importance qu’ils donnent à leur corps et une part de leur sensualité. Ceux là aiment qu’on les surprenne au bain, qu’on penche la tête sur leur corps alangui
dans la mousse, que nos mains se perdent sous l’eau, saisissent leurs bites comme un narguilé érotique à savourer à l’exacte température du bain, 33°, qu’on les savoure longuement tandis
qu’ils ferment les yeux et écartent les cuisses pour nous laisser glisser un ou plusieurs doigts savonneux en eux, qu’on les apaise de caresses pendant qu’ils éjaculent dans l’eau et regardent
les gouttes de leur plaisir se mêler à la mousse de surface qui peu à peu finit de se diluer. Car ces voluptueux là, bien sûr, s’attardent dans la baignoire jusqu’à ce que leur peau
frise.
Il est des salles de bains austères, réduites au minimum : une savonnette, un
shampoing. Souvent le flacon est presque vide, retourné sur son bouchon pour récupérer les ultimes gouttes. C’est une pièce à tout faire, sauf l’amour, un bazar incroyable : litière du chat,
bâtons de ski, emballages d’ordinateurs, magazines périmés… où surnage parfois, insolite, la fragrance d’une eau de toilette de marque, seul luxe de cette virile frugalité. Ces








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