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L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout

Eloge de la fuite
Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture
 
Vendredi 11 juillet 2008

Angela Merkel a décidé tout tranquillement de ne pas aller à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin, et les chinois ne la menacent d’aucune suppression de contrat.  En fait, ils la respectent. Parce qu’elle ne perd pas la face. Car perdre la face, pour un asiatique, c'est ce qu’il y a de pire.  C’est  l’humiliation suprême, qui peut le conduire au suicide.
Et si c’est son interlocuteur qui perd la face,  l’asiatique n’a plus aucune considération pour lui.

A part ça, il n’y a pas eu de canicule ou d’été digne de ce nom depuis 2003 : on se les caille un peu au nord de la Loire.


"Comment ça, impossible d'installer la clim? Comment ça, la Direction n'est pas d'accord?"
par Françoise Simpère publié dans : Humeur
Mardi 8 juillet 2008

« Tu voyages seule ? Tu n’as pas peur de t’ennuyer ? » Non, j’emporte des livres, de quoi écrire, de la musique… Le premier jour, lecture sur la terrasse sur fond de musique, face à la mer. Ca repose, mais j’ai le cerveau encore lourd, j’suis partie quasi HS.  Le second jour, exit la lecture, juste un peu de musique et la mer. Le troisième jour, rien que la mer. Et là, je sens que tout redevient fluide, les pensées touffues et confuses se remettent à circuler, les idées à venir, roses et non plus moroses. Pour les fondus d’informatique, je dirais que j’ai l’impression d’avoir défragmenté mon disque dur et fermé le trop-plein de programmes.  Le cerveau ne rame plus, il retrouve sa rapidité.

Plaisir de la lenteur qui rend rapide… alors qu’on passe d’ordinaire son temps à tourner en rond comme une mouche affolée, à entamer mille choses à la fois, répondre au téléphone en lisant ses mails, manger en écoutant des infos bonnes à couper l’appétit, chercher ses clés dans le frigo et la poubelle parce qu’au moment de partir on a eu un petit creux,  puis qu’on a pris le sac poubelle pour le mettre dehors et qu’au dernier moment on ne sait plus si on a mangé un fruit, un pot de yaourt vide ou ses clés.

Regarder la mer, observer un cordage, un caillou, un bateau. Devenir soi-même minéral, liquide, fluide, loin du fracas et du vacarme. Retrouver le plaisir de la solitude… Grignoter à une terrasse une « melitzanasalata » en écoutant souffler le meltem.




Le soir, après la douche, je vais me faire de nouveaux
amis.  Robe d’été et sandalettes, ballade sur le port, abordage pacifique de voileux venus de partout.  On parle du vent qui ne faiblit pas, des îles qui valent le coup, du picrate local un peu madérisé…  C’est ainsi que j’ai passé trois jours en compagnie de Heather, américaine vivant à Athènes, prof et chanteuse lyrique amateur et Yorgos, échographiste et spécialiste de la naissance en douceur avec qui j’ai parlé de l’influence de l’euro et du libéralisme sur la santé en Grèce (tout ceci en anglais, I’m very proud !). J’ai emmené à la pêche aux oursins leur pote Gilad, beau gosse né il y a 32 ans en Israel, qui après des études en Californie s’est installé à Barcelone puis a décidé, profitant d’un temps de chômage, de faire le tour d’Europe à vélo. Il a laissé sa bécane à Athènes pour passer quelques jours avec ses amis. Dans le voilier voisin, Jean-Claude, retraité de région parisienne, fait un tour de Méditerranée et m’a fait découvrir un livre poignant dont je parlerai ici.  Mes trois nouveaux amis partis, un couple de Belges qui depuis deux ans refont le voyage d’Ulysse à la voile m’a donné plein de tuyaux sur ce voyage qui tente mon cher et tendre.  Rencontré ensuite Corinne et Sophie, comédienne et metteuse en scène, que je reverrai sûrement à Paris.

A Folegandros, retrouvailles avec Richard et Christine, que je vois plus facilement en Grèce qu’en région parisienne !  Nage en pleine mer de trois quarts d’heure, moult tavernes délicieuses, discussions sous les tamaris, découverte d’un Limoncello fait maison par un couple d’italiens amoureux de la Grèce avec qui nous discutons en anglais (c’est décidément l’esperanto d’aujourd’hui), puis d’une famille de brésiliens non seulement francophones mais amoureux de la littérature latine et française. Leur fille est étudiante à Paris, elle saute de joie quand je lui propose de l’héberger le week-end, histoire de quitter la pollution et d’aller pédaler en forêt.


J’ai quitté la Grèce avec plein de nouvelles adresses dans mon carnet. Les dernières d’un gentil couple jeune et sympathique rencontré sur le ferry me ramenant au Pirée.  A chaque escale, je ne me lasse pas de voir avec quelle habileté les marins lancent l’amarre et stoppent l’énorme bateau  juste au bord du quai, dans une giclée d’écume et un gémissement de ferraille.  Eux aussi s’émerveillaient du spectacle, on l’a  goûté ensemble.

Arrivée à 2h du matin. Le café quasi service public ouvert 24h/24 propose consignes pour les sacs, téléphones, toilettes et nourritures en tous genres, avec cette précision ravissante : « Consommer n’est pas une obligation ». J’y passe une heure devat un café frappé à observer le va-et-vient des énormes ferries qui ne cesse jamais. Puis me balade, sac au dos et en tongs par 25° à 3heures du matin, pour regarder vivre la ville la nuit.  Humer les odeurs, écouter les bruits des conversations nocturnes, des voitures glissant sur le bitume, des chattes amoureuses. « Mon Dieu que j’aime ce port du bout du monde, que le soleil inonde, de ses reflets dorés ».

Arrivée à 4h à l’aéroport, l’enregistrement du vol n’ouvre qu’à 9h. Cinq heures à tuer, aucune importance. J’adore quand le temps semble abondant et de fait, je le sens s’écouler sans ennui, le seul ennui étant la sangle de mon sac trop lourd sur l’épaule. 

A 6h du matin, œufs au lard, champignons frits et immense café. Le bonheur est fait de choses simples. Comme celui de dormir dans l’avion juste après le décollage.

 

par Françoise Simpère publié dans : bonheur
Dimanche 22 juin 2008


Il a  45/48 ans, plutôt beau gosse et plein de sous.  Cet homme marié et père de
famille consomme de l’érotisme payant avec une lucidité qui le rend intéressant : « Quand j’avais  vingt ans, dit-il, je draguais l’été entre Agde et Sète. C’était une période d’infinie liberté, juste avant le SIDA, où on profitait à plein de la gourmandise amoureuse des filles qui rejoignaient nos envies de garçons. L’après-midi,  il y avait un couple derrière chaque buisson et tout ce petit monde- parfois des gens bien plus âgés que je ne l’étais-  s’envoyait en l’air avec une spontanéité réjouissante. Même les flics nous laissaient à peu près tranquilles, du moment qu’on restait discrets. Aujourd’hui, je vais toujours en vacances dans cette région. Plus personne n’y drague, parce que l’endroit est truffé de clubs libertins. Comme les gens savent qu’ils leur suffit de payer leur entrée pour être sûr de consommer, ils ne se risquent plus à aborder qui que ce soit au dehors. »

Il rêvasse devant son verre : « Le sexe est à l’image de la société. Entièrement marchand et axé sur la sécurité. Plus question de courir le risque d’un râteau en abordant une femme, plus question de ne pas « concrétiser ». Il faut du résultat. Pour les femmes, le sexe marchand, balisé par un endroit clos où elles savent qu’en cas de problème le videur interviendra, est infiniment rassurant. Les medias ne leur parlent que d’agressions, de viols ou de Sida,  alors elles veulent des garanties, et les garanties, ça se paie. »

Ainsi, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes sexuels aseptisés ? Non, justement. Parce que le sexe transformé en prestation de service perd ce qui  fonde le désir : l’attente, la crainte de ne pas réussir, l’appréhension devant l’inconnu, le cœur qui bat plus fort, la relation en somme.  Ce qui rend une bite secondaire par rapport à l’homme qui la porte. Le plaisir tarifé, quelle qu’en soit l’expression (clubs, prostitution, messageries roses) offre du sexuel à foison mais fort peu de relationnel.  Le relationnel est évacué par l’argent : si vous payez, vous  exigez de consommer (d’où la déception des hommes lorsque certains soirs, ils se retrouvent avec une proportion  H/F de 4 pour 1 et voient fondre leurs espoirs de concrétiser, comme les souscripteurs de fonds de pension américains ont vu fondre leur espoir d’enrichissement) L’argent gomme aussi la culpabilité : l’homme qui trompe sa femme se sent coupable. Par contre, s’il paie pour un service sexuel, il perd toute notion de culpabilité. Il vient « s’essorer » une heure devant un écran grâce à sa carte bleue ou dans un lieu payant puis rentre chez lui le cœur serein.

« L’argent rend l’acte sexuel anodin, dit mon interlocuteur. Ce n’est plus qu’un instant de plaisir qui permet de calmer une excitation, voire de se détendre quand on est stressé.

-Comme les films pornographiques.

-Exactement. Ils apaisent sans mettre en jeu des sentiments. D’ailleurs, je ne pense pas que tous les jeunes soient mis en danger par la pornographie. Un ado élevé dans une famille aimante et qui discute avec lui, un lycéen qui a étudié les émois de la Princesse de Clèves et du Rouge et le Noir sait très bien qu’un film de cul est une fiction ne représentant aucunement la réalité de l’amour. Ceux que cette vision brute et brutale met en danger, ce sont les gamins livrés à eux-mêmes,  dans un milieu où les femmes ne comptent pas et où il faut être macho pour s’affirmer. Ca ajoute aux autres risques qu’ils courent… C’est très social, finalement !

Avant la contraception, une femme redoutait les rapports sexuels. La libération du plaisir féminin est la résultante directe d’un meilleur environnement médical.  La loi de 1920 qui  réprimait pénalement toute incitation au contrôle des naissances n’avait aucune visée morale, mais l’ambition de faire naître plein d’enfants pour remplacer les millions de morts de la guerre de 14/18. Napoléon 1er, après avoir fixé la majorité sexuelle des fillettes à 11 ans n’hésitait pas à dire, devant les cadavres de soldats : « Une nuit de Paris remplacera tout ça ». 

Aujourd’hui où la contraception existe et où les femmes sont pour la plupart financièrement indépendantes,  rien ne devrait s’opposer à une vie amoureuse libre, joyeuse, gratuite et diversifiée. Si ce n’est que celle-ci  ne facilite pas la vie des dominants. Les gens heureux et autonomes sont ingouvernables. Tout pouvoir s’appuie sur la frustration, la division et la soumission des citoyens, valeurs dont l’efficacité est déjà démontrée au travail. D’où l’intérêt de maintenir, quoi qu’il arrive,  une frustration amoureuse latente.  Certes, le sexe s’affiche, mais comme le dit cet homme qui le consomme sans illusion, entre deux rendez-vous professionnels, « il y manque le relationnel » et même à terme, l’érotisme : « Je suis excité la première fois. Dès la seconde, ça me semble répétitif. Tout est trop organisé pour qu’on ressente le moindre trouble. C’est juste une détente organique. » 

Alors, l’Amour et ses émotions comme ultime solution ? Certes, si ce n’est que l’Amour, qui devrait être la relation la plus naturelle et la plus épanouissante du monde, un élan spontané et joyeux vers les personnes qui nous plaisent, est  terriblement compliqué par les enjeux de possession, de rivalités et de doutes qui le minent. Ce qui crée, là encore, des frustrations favorables à la société marchande. Quand on a un chagrin d’amour, c’est bien connu, on a envie de claquer du fric ou d’aller chez le coiffeur pour compenser J

Voilà, Elise, pourquoi ce blog  mêle si souvent amour, érotisme et politique. Parce que la façon dont nous vivons nos relations amoureuses est le reflet d’une organisation sociale, et que, j’en suis persuadée, on ne changera pas le monde sans travailler sur nos comportements privés, dont on s’imagine qu’ils sont archaïques ou biologiques, alors qu’ils sont en majorité issus de conditionnements éducatifs et sociaux. Il suffit de voyager un peu pour se rendre compte qu’on aime différemment selon les latitudes et les époques. Mais que,  en revanche, tous les régimes, religieux ou communistes, libéraux ou démocratiques, veulent réglementer la sexualité de leurs concitoyens, tout en laissant se développer le sexe marchand.

Et parmi les questions qui me réjouissent : un exhibitionnisme est puni lorsque quelqu’un porte plainte contre lui. Mais comment se fait-il que celui ou celle qui porte plainte n’est jamais incupé(e)e pour son voyeurisme ?

Sur ce, je vous abandonne  quelque temps. Un peu de soleil, de mer et de Grèce….

par Françoise Simpère publié dans : EROS
Dimanche 15 juin 2008


LUNDI, début des épreuves du bac, épreuve de philosophie. Je ne peux résister à l’envie de proposer aux lecteurs de ce blog un sujet qu’ils ne devraient avoir aucune peine à réussir.

Carla était d’humour boudeuse. Son second album avait récolté un bide, au mieux un succès d’estime, terme consacré pour ne pas vexer l’artiste à qui son producteur annonce la courbe électro-encéphalogrammique faiblarde de ses ventes. Le premier avait pourtant valu à l‘intéressée moult louanges vantant son timbre de voix « flûté mais sensuel » et  sa pose alanguie sur la pochette du CD, moult commentaires stupéfaits, surpris, étonnés de constater qu’on peut être belle et écrire des textes aussi bien roulés qu’on est bien tournée, ou l’inverse.
Mais là, rien. Le bide, même si le sien gardait la fermeté qui sied à qui avale consciencieusement  des pro biotiques et des vitamines pro fermeté « Madame ne laissez pas les outrages du temps plisser votre ventre. »
Elle décida de consulter son oracle, le grand Jacques, maître incontesté de la communication,  mieux que Maître, gourou, dignitaire, qui se surnommait lui-même le « Com’ missionnaire » et dont la fière devise était « le savoir-faire n’est rien sans le faire savoir, alors que le faire savoir peut pallier un manque de savoir faire. » A coup sûr, elle avait manqué de faire savoir pour son deuxième album.

Elle frappa, ouvrit la porte de l’antre du maître, assis dans la pénombre :
« Ouh, dit-elle, c’est triste ici ».
« Oui, mais c’est gai là »  répliqua-t-il en lui désignant un fauteuil en osier authentique, vestige du tournage du film culte Emmanuelle, dans lequel Carla s’assit en croisant haut les jambes avant d’exposer son problème au Maître. Celui-ci réfléchit et lui dit :
« Tu tombes bien, j’ai deux dossiers en instance… qui pourraient résoudre ton problème et le leur. »
-Raconte.
-  C’est très confidentiel.  Je travaille des deux côtés, tu l’as remarqué, un tour à gauche, un tour à droite. Que veux-tu, le cœur et le portefeuille ne sont pas dans la même poche du costume, mais contrairement à ce d’aucuns imaginent, je ne trahis personne. Je suis capable de servir loyalement chacun de mes clients, y compris toi. Si tu acceptes ma proposition,  je te garantis toutes les Unes de magazines que tu souhaites et le succès de ton prochain album.  En contrepartie, je compte sur ton savoir-faire pour combler mon client numéro 1, mais cette fois ci, pas trop de faire savoir : travaille dans la discrétion et fais fantasmer la nation afin qu’elle se passionne pour votre romance et en oublie le reste.  Le temps venu, je te dévoilerai la suite du programme- le plan B comme on dit aujourd’hui- qui satisfera mon client numéro 2. » 

Commentaire de texte : expliquer en quoi consiste la stratégie de maître Jacques et imaginez le fameux plan B.  En quoi satisfera-t-il le client numéro 2 ? 

Dissertation : «  Le sexe permet aux femmes de prendre le pouvoir, le Pouvoir permet aux hommes de prendre les femmes. » Commentez et discutez ce point de vue à la lumière de l’Histoire passée et présente.

 

par Françoise Simpère publié dans : EROS
Mercredi 11 juin 2008

« Travailler plus pour gagner plus » est une absurdité écologique : travailler plus, donc produire plus, est insoutenable à l'échelle de la planète, et voilà-t-y pas que l'Union Européenne réfléchit à comment nous faire travailer 48h par semaine, soit 8h par jour, 6 jours par semaine. Si on ajoute le temps de transport, de repas, de sommeil, de toilette, que restera-t-il pour la vie amoureuse, familiale et culturelle? C'est vrai qu'un peuple heureux et cultivé est un danger...
L'Ecologiste
(pub gratuite) montre qu'un autre programme est possible : travailler moins et consommer moins pour vivre mieux, c'est-à-dire choisir la simplicité volontaire, qui ne signifie pas « revenir à l’âge de la bougie », mais gommer l’inutile qui nous pourrit la vie. Dans son dossier, L'Ecologiste a interviewé les pionniers de cette démarche, initiée au Québec. Comment la mettre en œuvre ? Quelles techniques choisir ? Comment commencer ? Comment se libérer d'Internet ? Comment travailler moins pour vivre mieux ?  

Exemple « vu à la télé » tout récemment: un couple de « travailleurs pauvres » comme on dit aujourd’hui vivait dans une cabane de tôle en bordure de périph’. Ils ont découvert qu’avec les mêmes revenus, ils pouvaient vivre dans une maison à la campagne (qu’ils sont en train de retaper), avec des voisins sympas, du temps de loisir et un bout de jardin pour cultiver des légumes. C’est con, hein, de n’y avoir pas pensé avant, et d’avoir vécu 6 ans dans la précarité insalubre et la honte !

J’ai scotché mes potes parisiens en leur racontant le menu servi à Clermont-Ferrand à la Grignoterie (pub gratuite) par des serveurs super sympas : avocat aux crevettes, andouillette pommes sautées, île flottante maison. Y avait aussi choix de crudités, courgettes cuisinées à la viande, tarte à la rhubarbe, etc. Menu du jour : 6, 80 € ! 8 € avec le café. A deux pas, au bistrot « La Montagne », la patronne vous autorise à "apporter votre manger" qu’elle réchauffe, fournit pain et couvert et demande juste que vous buviez un coup chez elle. Avec un café à 1 euro, qui dit mieux ? Oui, il existe plein d’humains qui ont envie d’une vie tout simplement agréable. Pas demain, tout de suite ! Et c’est possible.

Si les citoyens réalisent qu’ils sont plus nombreux que les gouvernants, si les consommateurs réalisent qu’ils peuvent faire pression en n’achetant pas, si les travailleurs travaillent pour le prix qu’ils sont payés (ça commence en Chine, vu le nombre de rappels de produits défectueux fabriqués là-bas, je me demande s’ils n’ont pas décidé d’ajuster leur boulot à leurs salaires…), si chacun se dit que sa propre vie a autant de valeur que la vie de n’importe quel « grand de ce monde », si la notion même de « grand de ce monde » disparaît parce qu’il n’y a aucune raison de se soumettre à qui que ce soit et toutes les raisons de vouloir rester maître de sa propre existence,  alors la soi-disant fatalité de la mondialisation apparaîtra pour ce qu’elle est : de la propagande. (je me demande si ne suis pas anar, finalement…)

Exercice pratique : affirmons notre refus d’être des con- sommateurs en boycottant les produits susceptibles de contenir de l'huile de moteur: Mayonnaise, Tarama, Sauce Béarnaise, Chips, Vinaigrette allégée, Surimi, Céleri Rémoulade, Soupe de poisson en conserve, Poisson pané, Paupiettes de veau, Thon et sardines à l'huile, Pâtes à tartiner chocolatées, Gaufrettes à la confiture, Barres céréalières et sucrées, Cookies… de marque Lesieur, dont l’avidité est à l'origine du problème, avec les marques du groupe : Fruit d'or,  Epi d'or, Frial , Isio 4, Oli,  Carapelli . • Saupiquet et toutes les marques du groupe Unilever  comme Amora , Planta Fin, Maille, Knorr, Magnum,  Miko… (chouette, je n’ai rien de tout ça dans mes provisions). Pas parce que c’est poison- encore que…- juste pour refuser le foutage de gueule de l’agro-alimentaire.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Françoise Simpère publié dans : CHANGER
 

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