Apparentements terribles aux infos : En sujet principal (LCI 13h) : un rapport dénonce la saleté dans les toilettes des écoles françaises. « Sujet tabou, enfin on ose en parler » et nia nia nia, les petites filles n’osent pas faire pipi, elles se retiennent et risquent de faire des infections urinaires. Un crédit « PQ et serpillière », ça serait pas plus efficace et moins cher qu’un rapport pleurnichard ? En bas de l’écran, pendant le sujet pipiroom, défile un titre : « En Irak, 19 personnes ont été assassinées et coupées en morceaux. » Ca calme…
JT France 2, 20h : tout le gratin politique et financier fait le point sur le scandale de la Société Générale (il semblerait que le trader Kerviel ne soit plus seul en cause, d’ailleurs il a donné les noms de petits camarades qui jouaient aussi à « qui kaura la plus grosse prime, plus grosse prime, plus grosse prime… ») Voilà ce qui arrive dans un monde où on glorifie l’excellence, et où l’excellence consiste à fabriquer des milliards avec du vent, bref, à spéculer sur l’économie financière, tandis que les travailleurs de l’économie productive trinquent. Mais pas de panique, comme dit Fillon, la Société Générale est une GRANDE banque française et doit le rester. Ca va coûter quelques milliards au contribuable, mais on a l’habitude, on a déjà donné chacun plus de 1000 € pour sauver le Crédit Lyonnais il y a quelques années.
Juste après, autre apparentement terrible, reportage sur la vie d’un
Faut dire que Nicolas Sarkozy, au hasard, quand il était maire de Neuilly, refusait de respecter la loi SRU qui impose 20% de logements sociaux dans chaque commune : préférait payer l’amende, dérisoire. Il n’était pas le seul.
Olivier Besancenot a proposé un truc tout simple : « Puisque NS n’arrête pas de dire « je ferai respecter la loi, je serai intraitable, tolérance zéro », pourquoi ne pas décider que les maires qui ne respectent pas la loi SRU deviennent inéligibles ? Ainsi on se débarrasserait de politiciens qui ne servent pas le bien public. Il est bien ce petit, cultivé, sympa, cortiqué… y en a sous sa coiffure toute ronde qui le fait ressembler à un Playmobil.

Très étrangement, quand on tape "Clochards" sur Fotosearch, on a la photo du haut et celle du bas. Encore un apparentement terrible, ou deux conceptions du "sans abri". On vit décidément dans des mondes parallèles.
Il y a un an déjà, et comme tu le disais si justement « plus j’avance en âge, moins les années me font d’usage ».
Alors juste quelques mots pour te dire qu’il m’est arrivé bien des fois depuis un an de m’écrier « Tu ne rates rien, maman » quand les nouvelles du monde m’attristaient ou m’énervaient. Plus souvent encore de me précipiter sur mon téléphone pour te raconter un truc drôle, de saisir le combiné et de le reposer brusquement : « Eh merde ! »
Jacques Brel avait raison : « On n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout. »

Je cherchais une idée de cadeau pour mon neveu, un jeune vendeur m’a abordée : « Je peux vous aider ? ». Il a fait avec moi le tour de la boutique, cherchant visiblement à dénicher pour moi l’idée de génie que je n‘avais pas. Brusquement il s’est arrêté : « Votre nom d’écrivain, c’est quoi, déjà ? » Je le lui ai dit, puis me suis étonnée qu’il me connaisse. « Je vous ai vue à la TV ». J’oublie toujours ce détail, la TV. Le jeune homme a murmuré : « Je ne sais pas si ça se dit, mais je vous ai trouvé très… charmante, très… attirante ».
Je lui ai assuré que oui, ça se disait et que cela faisait forcément plaisir, lui demandant ensuite lequel de mes livres il avait lu. « Aucun, mais j’ai été tellement intéressé par ce que vous disiez sur les hommes, le couple… » Denis Seignez a raison, « Aimer plusieurs hommes » provoque davantage que n’importe lequel de mes livres érotiques, ce qui prouve qu’un essai, lorsqu’il heurte les habitudes, stimule les lecteurs (trices). Le jeune homme et moi avons donc bavardé un bon quart d’heure, il m’a demandé s’il pouvait offrir ce livre à son amie avec qui se pose la question du territoire personnel de chacun, comme dans tout couple finalement. Je l’ai rassuré : ce livre a suscité bien des discussions intimes et « sauvé » plus de couples qu’il n’en a séparé !
Ensuite, passage sur un salon professionnel où je croise une jeune femme perdue de vue depuis au moins quatre ans. Après les politesses d’usage (« tu n’as pas changé ! Que deviens-tu?) il ne s’est pas passé dix minutes avant qu’elle et les femmes présentes sur le stand ne m’assaillent de questions sur les amours plurielles dont elles rêvent sans oser franchir le pas, je ne me souviens même pas comment elles ont mis le sujet sur le tapis.
Et cela m’a fait comme pour la peur de l’eau dont j’ai souffert pendant 30 ans. Juste après l’avoir vaincue, j’adorais parler de cette expérience incroyable : avoir surmonté une peur que je croyais intrinsèque, inéluctable. Aujourd’hui, j’ai du mal à en parler tant l’eau fait partie de moi. Idem pour les amours plurielles : longtemps j’ai adoré raconter mon histoire, tant était grand le plaisir d’avoir surmonté une peur- la jalousie- considérée par tous comme intrinsèque et inéluctable. Aujourd’hui, je n’y vois guère d’intérêt, tant les amours plurielles, les miennes et celle des hommes que j’aime, font partie de ma vie. Mais apparemment, le sujet taraude encore beaucoup de monde…
D’ici quelques semaines, je retournerai quand même dans la boutique voir où en est ce charmant jeune homme à qui j’ai recommandé de lire « Les latitudes amoureuses » et « Ce qui trouble Lola » pour élargir son champ de conscience !

Pourquoi cette annonce rapide de la suppression de la pub sur les
Depuis 2005, Bouygues, propriétaire de TF1, souhaite revenir à du « lourd » dans l’industrie. Notamment jouer un rôle dans le nucléaire, secteur à la fois lucratif et stratégique, et pas seulement en assurant la partie béton des centrales. Bouygues a donc pris une participation de 32% dans Alstom entreprise du nucléaire en France avec Areva et EDF, Areva restant pour l’instant sous entier contrôle public. Anne Lauvergeon, à la tête d’Areva, a cependant affirmé qu’elle n’était pas hostile à un rapprochement avec Bouygues. En 2006, Dominique de Villepin s’était opposé à ce que l’Etat cède au privé des parts d’Areva, estimant que le nucléaire, secteur stratégique nécessitait d’être très « balisé » au niveau de la sécurité et des choix (on vend t-y une centrale à l’Iran ? à L’Irak ? à l’Arabie Saoudite, à la Corée du Nord ? etc…) et devait rester sous contrôle de l’Etat.
Par contre Nicolas Sarkozy est un partisan résolu des privatisations et Martin Bouygues, parrain de son fils, est un de ses
Ou alors de TF1. Sous réserves de vendre cher cette
Voilà le scénario qui court dans les milieux bien informés, comme on dit.
S’il est exact, les antinucléaires et ceux- dont je suis- qui craignent qu’un industriel privé soit moins rigoureux sur la sécurité et la maintenance des centrales nucléaires, moins regardant aussi sur les richissimes clients qui voudraient lui en acheter, tous ceux là ont intérêt à ne plus regarder TF1, de façon à faire chuter l’action. D’autant plus que le nucléaire financé par nos impôts, comme les autoroutes bradées au privé il y a peu, nous appartient.


Plus de publicité sur les chaînes TV publiques. Joli cadeau de NS à ses
Cela dit, la manne publicitaire ira peut-être aussi irriguer la presse écrite qui en a bien besoin, exsangue comme elle est, et stimuler les radios ou de petites chaînes TV qui pourront enfin produire leurs propres programmes au lieu d’acheter de vieux rogatons pas chers, ce qui donnera du travail à maints intermittents au chômage … Par ailleurs, si la qualité exige un minimum de moyens financiers, il n’y a pas forcément corrélation entre le coût d’une émission et sa qualité. Avec
La BBC, souvent citée en exemple, n’a pas de publicité. Elle est financée par une redevance supérieure à la nôtre (l’équivalent de 180 € contre 119 € je crois) et
L’avenir dépend de nous. Imaginons que tous les gens qui clament
que TF1 et M6 sont nuls en chantant les louanges d’Arte et France 5 regardent REELLEMENT ces deux
Pour commencer, lundi, c’est mon anniversaire et je rends mon manuscrit: ça va me reposer les yeux fatigués par trop d’ordinateur. Puis dans la semaine je revois une copine de Terminale et des