JOUER AU MONDE

 

Présentation

Catégories

Album photos

 
Mercredi 28 février 2007

Lundi 26 au theâtre du petit Champlain, salle très sympa, cosy, bien organisée, projection de "La grande amoureuse". La veille, j'ai decouvert le film chez Pauline. Très difficile de juger un documentaire sur soi... Pas l'habitude de me regarder en gros plan pendant 52 minutes, et puis comme d'hab, je n'aime pas mon image à l'écran, je crois que c'est très courant... Ma bouche, mon menton, mon visage trop mobile... Bref, difficile de juger du fond quand on est gêné par la forme.

Ce lundi soir, je commence par une entrevue avec une journaliste qui, apparemment a lu le livre et vu le film, en tout cas ses questions sont plus nuancées que celles qu'on me pose d'ordinaire... Puis c'est la projection, avec d'abord un court metrage, La Farruca, sensuel, esthétique, très beau. Belle introduction à la soirée. Et enfin the doc. Divine surprise: comme j'ai eu tout loisir hier de me lamenter sur ma laideur extrême :) je peux enfin me consacrer au fond, et au style cinématographique de Martine. Et là, les deux me plaisent, vraiment, il y a eu une belle alchimie entre nous deux... Après la projection, débat passionnant et passionné avec le public, chaleureux, drôle... puis signature de "Autres désirs, autres hommes" où, comme d'hab, les gens sont venus me raconter leur vie la plus intime... Dans ma prochaine vie, je ferai curé ou psychothérapeute!!! Bref une belle soirée...

Cet après midi, émission TV sur Canal Vox, sur le thème "l'amour véritable peut-il ne pas être exclusif?" Martine et moi formons un magnifique duo Karsenty pour commenter à le fois son doc et mon livre' Ca s'appelle de la communication en synergie. Emission sympa où j'ai pu constater que les québécois sont plus libres des schémas classiques que les français" Question de culture sqns doute, en tout cas leur esprit de tolérance est bien rafraîchissant. L'animatrice était visiblement contente de ce qui se passait à l'antenne. Bon, encore plus de minuit, je dors em moyenne six heures par nuit et demain on a encore bien du boulot, donc... une petite sieste, et au lit!

par Françoise Simpère publié dans : Publications
Mardi 27 février 2007

A l’heure où paraîtront ces lignes, décalage horaire oblige, je devrais être en train d’assister à la première projection presse du documentaire de Martine le 26 février à 19h30 au théâtre petit Champlain de Québec et le 28 février au bain Matthieu à Montréal. Si vous êtes dans le coin, ou avez des potes à Montréal, l’entrée est libre. Ensuite rencontres avec des journalistes québécois pour le documentaire de Martine et pour « Autres désirs et autres hommes . »

 

A priori je ne devrai pas avoir beaucoup de temps pour nourrir ce blog…

 

Je serai le 17 mars à 11h au salon des Thermalies ( Palais des Congrès, porte Maillot) pour une causerie sur « Thalasso et libido » ( J ) et le 24 mars de 15h à 17h au Salon du Livre sur le stand Pocket (Univers poche) . Peut-être l’occasion de transformer ce dialogue virtuel en vraies rencontres.

 

par Françoise Simpère publié dans : Publications
Dimanche 25 février 2007

Nicolas Sarkozy a mille fois raison quand il parle de revaloriser le travail. Mais il a un million de fois tort de s?en prendre aux chômeurs, aux « assistés » ou à ceux qui ne « veulent pas travailler ».

 

Quand on est chômeur, c?est qu?on a été licencié, et dans la majorité des cas, cela ne fait pas plaisir? Etre traité en « variables d?ajustement », parler de « dégraisser le mammouth », proposer à des jeunes bac + 5 ou 7 des stages payés de 0 à 300 euros par mois, instituer un CNE dont le dernier rapport sur le sujet montre qu?un an après l?embauche 46% des travailleurs en CNE n?ont plus de travail, considérer que le CV d?un candidat de  plus de 45 ans va directement à la poubelle (j?ai entendu un DRH le dire) voilà qui est réellement c?est dévaloriser le travail et pire : c?est dés human iser les gens, jusqu?à les tuer.

 

Trois salariés de Renault, un de Peugeot et deux ou trois de la SNCF se sont suicidés. Pas des ouvriers à la chaîne , mais des cadres et techniciens qui à leur tour connaissent les affres d?un travail sans âme, pas reconnu, avec la pression de la hiérarchie toujours plus forte?  Une amie professeur me raconte le drame de son mari, fonctionnaire harcelé par sa hiérarchie. On l?ignore souvent, mais Marie -France Hirigoyen, auteur d?un livre sur le harcèlement au travail me l?avait confirmé : dans la fonction publique, le harcèlement est particulièrement cruel, car l?impossibilité de licencier celui qu?on a « dans le nez », fait qu?on essaie de l?avoir à l?usure, jusqu?à ce qu?il démissionne, tombe en dépression? ou se suicide.

 

Tout à l?heure, au Monoprix près de chez moi, une vendeuse disait à une autre : « Bonne nouvelle, la semaine prochaine il y aura moins de monde que l?an dernier à la même époque, donc on ne nous monte pas les objectifs. » Eh oui, dans les grandes surfaces, on ne vend pas aux gens selon leurs besoins. On regarde ce qu?ont acheté 1000 clients l?année d?avant, et on impose aux vendeurs d?augmenter ce chiffre l?année d?après. Toujours plus, toujours plus? et malheur à la vendeuse qui ne place pas la carte fidélité ou ne fourgue pas les promotions.

 

Hier un ami travaillant dans l?industrie était soulagé : le petit chef qui menait la vie dure à son équipe a enfin été renvoyé? après avoir acculé trois salariés au départ : maladie, dépression, démission. « J?aurais pu être le quatrième. »

 

Ce matin, sur Europe 1, une sociologue qui travaille depuis vingt ans sur le monde du travail remarquait que les conditions de travail se dégradent depuis dix ans : les accidents sont moins nombreux, mais plus graves, et surtout, le stress n?est plus physique, il est mental, usant? L?usure mentale répétée peut conduire à l?infarctus, à la dépression nerveuse, à la mort subite (le fameux Karochi des salariés japonais surmenés) et faire le lit de certains cancers en induisant un déficit immunitaire : l?organisme n?arrive plus à éliminer les cellules cancéreuses comme il le fait d?ordinaire dans la majorité des cas. Surtout quand de surcroît on travaille avec des matériaux cancérigènes.

 

La dévalorisation du travail est d?autant plus forte que se creuse l?échelle des revenus, car dans un monde où tout se monnaye, la valeur qu?on vous accorde est indexée sur ce qu?on vous gagnez. Surtout quand le manque de considération vient aggraver la dévalorisation matérielle du travail. 

 

En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. Ce salaire, dit médian, est en baisse de 0,4% par rapport à 2003. C'est sur lui qu'est fixé le "seuil de pauvreté" : sa moitié selon le critère français soit 3,5 millions de "pauvres", 60% selon le critère européen soit 7 millions de personnes concernées en France.
(rapportINSEE)
Le salaire moyen était, lui, à 1.903 euros mensuel nets en juin 2005 (source INSEE/60 Millions de Consommateurs).

 

On est bien loin des 4000 euros net que Jean-François Coppé considérait comme un salaire moyen?

 

 

 

 

par Françoise Simpère publié dans : Humeur
Samedi 24 février 2007

 

Fin 2002, Martine Asselin , vidéaste québécoise, est tombée sur un article de Marie - Claire sobrement intitulé : « Un mari, deux enfants, quatre amants… » Pourquoi quatre plutôt que deux ou douze, mystère ! Martine ne s‘est pas arrêtée à ce titre abrupt : elle a lu « Aimer plusieurs hommes  » et a voulu me rencontrer pour une série documentaire qu’elle préparait sur « La normalité : qu’est-ce qu’être normal ou anormal ? » Je lui ai répondu :

 

Tous les jours on licencie des centaines de personnes dans des entreprises qui font des milliards de bénéfices,  on bombarde des enfants au nom de guerres dont tout le monde a oublié les raisons, on vend sur Internet des gamins à baiser et des insignes nazis, on érige le marketing et la publicité au rang des Beaux-arts … et tout cela fait partie du monde « normal ».

 

Mais quand je dis que je me sens libre d’aimer, physiquement, intellectuellement et affectivement plusieurs hommes , ouh lala !  Je suis anormale !

 

Eh bien je préfère mon anormalité à leur monde prétendument normal. »

 

Ont suivi entre Martine et moi quatre ans de conversations de Paris à Montréal, la recherche de financements, la construction de son projet… Nous nous sommes fait confiance, la preuve : je ne sais absolument pas à quoi ressemble son film fini. Je le saurai le 25 février en arrivant au Québec, avant les projections presse où elles m’ont invitée, le 26 à Québec, le 28 à Montréal.

 

Il n’y a rien que j’aime davantage que transformer un rêve en projet et un projet en réalité… Merci à Martine, Olivier, Josué, Pauline…  pour le Québec et aux amis d’ici qui ont accepté d’être filmés.  

  

SOUVENIRS DE TOURNAGE
par Françoise Simpère publié dans : Publications
Vendredi 23 février 2007

Hier, j’ai répondu à une entrevue pour la TV (ouais, les québécois ne disent pas interview, mais entrevue, et ils ont raison !) sur, devinez quoi ? « Peut-on aimer deux personnes en même temps ? » Pourquoi deux, c’est mesquin, on peut aimer tellement de personnes en même temps, s’il s’agit de les aimer, pas de vouloir les avoir rien que pour soi ! Bref, je commence à connaître mon petit laïus par cœur, depuis quatre ans qu’on me pose toujours les mêmes questions. Mais cette fois-ci, j’ai essayé de faire comprendre- ai-je réussi ?- que la raison principale de ces intimités multiples, c’est qu’elle m’a fait mieux comprendre, mieux aimer, mieux découvrir le cœur des hommes , via leur peau. Et vivre des instants qui restent gravés en moi. 

En guise d’illustration,  voici un extrait de « Autres désirs, autres hommes  ».  

 

PARIS, L’ETE 

Torpeur moite. La ville somnole derrière des stores baissés tandis que sous les portes cochères s’étalent des lambeaux de fraîcheur. Je marche lentement, disponible. Chaque angle de rue est une image endormie.  Ici, le petit restaurant italien où… avec qui… peu importe. Avec Toi, Toi innommé puisque seul compte ici le coup de couteau dans le cœur rappelant ma première blessure. 

L’enseigne d’entreprise, la rue Française, six étages à gravir après une nuit blanche, j’avais une jupe longue de velours noir et une blouse de dentelle, tenue du soir incongrue parmi les grues immobiles. Le trou des Halles tenait lieu de grand Canyon, Marco Ferreri y tournait un western. Et sous ma jupe, sur la peau de mes cuisses, ta main impérieuse remontait. Je riais en m’agrippant à la rampe : « Arrête, tu vas me faire tomber », mais j’étais tombée depuis longtemps. Dans tes bras, dans la spirale d’un désir étrange, celui de tes cris quand tu jouis, de ton ventre sur lequel j’étale du bout des doigts ton humidité, de ton odeur sur ma paume… 

Rue Montorgueil, errance de mes premiers pas parisiens, peurs, découvertes, émerveillement. Un frisson court le long de ma nuque tandis que je croise un balcon de fer forgé. Il a dû se passer quelque chose, là. Les lieux gardent en mémoire de lascives secondes que je prends en pleine poire. Jamais rien ne s’oublie. 

Paris torpeur. Des regards posés sur moi pesants comme du plomb fondu. Ici j’errais triste, il y a longtemps, devant un manège qui me rappelait ta façon de me faire tourner dans tes bras jusqu’à ce que j’en perde l’équilibre et le souffle. A vingt ans, on croit que la vie s’arrête quand cesse de tourner le manège, plus tard on sait qu’il repart. Le propriétaire du manège agite au-dessus des enfants une peluche, il faut en saisir la queue pour gagner un tour gratuit. Petite, j’étais experte à ce jeu là. Pour le prix d’un ticket, je faisais dix tours. Je criais : « J’suis forte pour attraper la queue ! » Ce talent là ne s’oublie pas…  

 

Paris bistrot. Ici, le café de nos querelles où les poissons exotiques dans leur aquarium hochaient la nageoire devant tant de violence. Là, le skaï vert qui collait à mes fesses, je te le confiais à l’oreille, tu répondais « Il en a de la chance, le skaï », tandis qu’un maître d’hôtel au délicieux accent nous préparait d’étranges cocktails qui mettaient le feu à mon ventre. 

Bord de Seine où j’ouvris ta chemise. Tu avais des yeux dorés, des tourments pleins la tête que je me faisais fort d’effacer, ma bouche a le pouvoir d’aspirer les pensées tristes, mes lèvres ont gardé l’empreinte de cette fossette sous ton nombril, que j’ai longuement parcourue de la langue. Tu haletais, tu avais envie de défaire ta ceinture, du monde passait à deux pas de nous, on ne se dévêt pas en public. Ce jour là, nous sommes passés à deux doigts de l’outrage public à la pudeur. Du bout de ces deux doigts, j’ai effleuré ton gland. Tu as sursauté.  Frisson électrique, moi je mouillais. Ce jour là nous avons frôlé l’électrocution….

Pour les amateurs de sensations plus fortes, plus directes, il y aura à partir du 1er mars sur le site www.pocket.fr un long extrait d'une nouvelle du livre intitulée "Erection présidentielle", histoire d'imaginer à quoi pense un candidat face aux groupies qui hurlent son nom. Pas à la même chose que quand il se rase...

 

 

 

 

 

 

par Françoise Simpère publié dans : EROS
 

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recherche

 
Blog : Business sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus