Entretien à bâtons rompus pour www.radiovraimentlibre.com à propos du film « La grande amoureuse », et, plus généralement, des rapports entre sexualité, pouvoir, liberté, société de consommation, etc. Comment, à partir de cette imprégnation, on inscrit sa vie amoureuse dans des schémas qui reflètent l’idéologie dominante, ou on choisit d’autres voies, hors normes.
Ca tombait bien, j’ai profité de mon immobilité forcée (ça va mieux, merci, même si j’ai encore une bizarre tête d’accidentée, et je remercie tous ceux et celles qui m’ont envoyé des messages de sympathie. Yé vous aime ! ), j’en ai profité, donc, pour réfléchir à la cohérence de mes choix. Il y a effectivement un fil conducteur : le refus de dépendre d’une seule solution face à un désir, un besoin ou un problème donnés.
Pas UN ou UNE femme de sa vie, mais des amours plurielles qui enrichissent de ce qu’ils apportent et vous font découvrir.
Pas le tout-nucléaire, mais des énergies multiples + des économies d’énergies
Pas un seul employeur, mais plusieurs, pour ne pas faire dépendre sa survie du bon vouloir d’un seul.
Pas UN ou UNE président(e) aux pleins pouvoirs. Je vote, la politique est indispensable pour réguler les relations entre les humains, mais je ne crois pas au sauveur de la nation qui a la solution à tous les problèmes. La sienne, peut-être, mais pas forcément celle qui convient à tout le monde.
Bref, le fil conducteur, c’est la diversité… des idées, des races, des plantes, des animaux, des amours, des arts, des plaisirs, du travail, des modes de vie… Et le désir d’explorer librement tout cela, en dehors des modes et des diktats. Genre anar écolo ou curieuse joyeuse. J
Pour finir, un bout d’article écrit par un anglais qui m’a bien réjouie :
(Les Français) ont des transports dont ils peuvent être fiers, un système de santé à nous rendre jaloux, une passion pour la technologie qui fait qu'ils sont leaders européens de l'Internet haut débit et de bien d'autres domaines. Ils ont aussi une administration hautement qualifiée, adaptée aux défis des Temps modernes, un sens de l'Histoire et de la nation. Leur
Peter Preston (The Gardian, 23/04/07)

Hier, accident de vélo en rentrant chez moi: épaule démise, menton ouvert, difficile de taper avec juste la main gauche, même si je suis ambidextre. Je prends donc congé qq jours de ce blog.
Juste un mot, que je développerai quand je n'aurai plus mal: les pompiers, les urgences des hôpitaux et la qualité du service public en France font de notre pays un havre de solidarité où on ne vous demande pas, avant de vous soigner si vous avez de quoi payer: on soigne d'abord. Alors, oui, il y a des économies à faire pour réduire les coûts, mais il faut absolument garder cette spécificité française: l'égalité devant les soins. Et la qualité d'un personnel d'Etat qualifié et avenant malgré les difficultés de leur exercice.
Aïe, j'arrête...

Des poulets- je parle de gallinacés- stressés par une alternance brutale de lumière et d’obscurité se montrent moins performants que des poulets non stressés pour s’orienter dans un labyrinthe qui les conduit à leur nourriture. Leurs taux d’hormones de stress sont perturbés, avec plus de 30 gènes surexprimés ou sous exprimés. ( source : Le Monde, 14 avril 2007)
Jusqu’ici, rien de très nouveau : on sait que les stress provoquent une cascade de réactions physiologiques pour permettre à l’organisme de s’adapter, et que ces réactions, si elles se répètent, finissent par provoquer des perturbations physiques ou mentales.
Le surprenant est que la perturbation des gènes se retrouve chez les descendants des poules stressées, même si ces braves poussins n’ont aucun contact avec leur maman poule et sont élevés dans un environnement non stressant. Leurs gènes ne sont pas mutés, mais ils ne fonctionnent plus normalement.
Dans le même ordre d’idées (étude américaine) des rats dont l’un des arrières grands-parents a été soumis à un fongicide chimique sont moins fertiles que des rats dont les ascendants n’ont subi aucune
Ces études montrent qu’inné et acquis sont étroitement imbriqués et que l’organisme garde une empreinte des événements qu’il a subis, et la transmet. En 1978, un médecin de la Grande Borne, grand ensemble au sud de l’Ile-de France m’avait dit : « Je soigne des parents dépressifs, leurs enfants sont hyperactifs et ils deviendront violents. » Nous y sommes.
Et si, au lieu d’offrir à cette génération un environnement qui les apaise nous leur infligeons encore plus de stress auquel répondra encore plus de violence, ce n’est pas seulement cette génération qui sera perdue, mais leurs enfants et peut-être leurs petits-enfants. De la même façon que les sols et l’eau que nous empoisonnons aujourd’hui font le lit, si j’ose dire, des stérilités et des cancers des générations futures.
C’est pas gai, hein ? Surtout quand on voit que l’écologie, qui devait être au centre de la




Ces réflexions m'ayant quelque peu attristée, j'ai choisi des photos antistress pour que vous ayiez du plaisir à les regarder. Heureusement il y a la mer, l'amour, le silence et la merveilleuse capacité des chats et des koalas à refuser toute ingérence.
Beau soleil ce samedi matin, je me suis levée tôt pour peaufiner l’organisation de la
Qui viendra ? C’est toujours l’inconnu quand on lance des invitations. Comme d’hab’, certains que j’attendais se sont décommandés ou ont oubliés, et d’autres que je n’espérais pas sont venus. En tout, une bonne quarantaine de personnes, des que je connais depuis plus de trente ans, d’autres tout récents.
Il semble qu’ils aient aimé le film. La magie que
Après la
C’est un doux après-midi de printemps, un 21 avril 2007. Tous les 21 avril ne se ressemblent pas.


Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil."
(Jean Giraudoux)
