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Vendredi 30 mai 2008


J’avais fait mon bagage trop vite : « Zut, m’écrié-je le soir, j’ai oublié mes culottes ! Pas grave, je vais laver celle que je porte. » Sauf que, temps maussade oblige, j’ai dû l’enfiler humide le lendemain matin, ce qui est d’un désagréable !!! J’ai donc acheté une petite culotte de secours, et mon séjour s’est fort bien passé en les lavant alternativement. Le vital, c’est donc 2 petites culottes.   Pareil pour la toilette : le vital, c’est le minimum que j’emporte en voyage qui me permet de rester propre et même avenante
sans alourdir mon sac.  Voyager ramène aux besoins élémentaires. Les nomades ont le sens du vital, c’est en devenant sédentaire que l’humain  est devenu possédant.

Ainsi, chez moi,  j’ai une collection de petites culottes, car n’ayant ni le goût ni l’usage des soutiens-gorge et autres guêpières, je place ma coquetterie intime dans les culottes achetées en solderie ou sur les marchés. (Ailleurs, le prix au centimètre carré de tissu dépasse largement le cours du pétrole). Ce n’est pas vital mais essentiel dans le rapport coût/plaisir que j’entretiens avec la Vie.  Tout comme, même si je n’en mourais pas, je trouverais la vie bien terne sans livres, huile de massage ou carnets à spirale alors que j’ai la même voiture depuis 15 ans,  ma combishort fétiche depuis 37 ans (je rentre toujours dedans, yeah) ma chaudière depuis 21, et mon téléphone mobile qui ne sait que téléphoner vient de fêter ses 5 ans.

La parabole de la petite culotte nous amène donc à distinguer :

« Les besoins vitaux » sans la satisfaction desquels on meurt à plus ou moins brève échéance » : alimentation, soins médicaux, logement (avec ou sans chauffage suivant la latitude), quelques vêtements. La planète a largement les moyens d’assurer à tous la satisfaction de ces besoins. Elle ne le fait pas.  Un enfant sur 3 en Afrique meurt avant d’être adulte, faute de nourriture ou de soins.

« Les besoins essentiels » qui font que la vie vaut la peine d’être vécue, même si leur absence ne tue pas. Ils varient d’une culture à l’autre, d’un individu à l’autre. Livres,  films, œuvres d’art, téléphone, vêtements, cosmétiques, repas au resto, voiture, ordinateur, voyages…   A noter, en ces temps où on sucre les subventions culturelles :  l’art semble universellement essentiel. L’homme préhistorique, malgré la fatigue après une journée de chasse au mammouth, prenait le temps de faire des dessins sur les parois de la caverne, sans même l’espoir de les vendre J, les enfants dessinent sur le sable des œuvres par essence éphémères, les peuplades les plus primitives inventent des instruments de musique.  Le statut des artistes, loin d’être une préoccupation de « nantis », me semble essentielle tant l’art est ce qui nous éloigne de la sauvagerie et nous fait humains, sensibles. De même la mer, qui devrait appartenir à tout le monde. Hippocrate disait : « pour rester en bonne santé un homme ne doit avoir que trois pas à faire pour voir la mer. »

« Le superflu » : tout le reste.

Réfléchir à ce qui nous est essentiel pour réduire ou éliminer le superflu donne du pouvoir d’achat pour le vital et l’essentiel, supprime le surendettement, le casse-tête des déménagements où on se demande comment on a pu s’encombrer de tant d’inutilités, les états d’âme des héritiers devant les  tonnes de bibelots entassés par leurs parents décédés et qu’ils n’osent pas jeter,  l’épuisement prématuré des ressources de la Terre, l’arrogance  des possédants, l’envie des pauvres, le snobisme des cons et surtout la dépendance aux objets. Oublier le superflu donne de la liberté, du temps, de l’espace, toutes choses devenues rares et qui ne s’achètent pas.  Toutes choses qu’ont les peuples nomades.

par Françoise Simpère publié dans : CHANGER
Jeudi 29 mai 2008


Un gynécologue se targuait de prédire à coup sûr le sexe d’un enfant à naître. A la future mère il disait « Vous aurez un garçon », et notait sur un papier : « Mme D : fille ». A la naissance d’un garçon, il se félicitait « Je vous l’avais bien dit », à la naissance d’une fille, il répondait à la mère qui lui reprochait son erreur : « Pas du tout, tenez, j’avais marqué ce que je vous avais dit dans votre dossier : « madame D : fille. » Infaillible.

Ce coup du gynéco est repris par NS qui affirme « Nous ne toucherons pas au 35h », tandis que Xavier Bertrand ou Patrick Devedjian proclament « Il faut supprimer les 35h ». Ainsi, quelle que soit l’issue, ils pourront dire « on vous l’avait bien dit, suivi de l’inévitable « Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais. »

Foutage de gueule. Je n’en détaillerai pas d’autres, lisez le Canard Enchaîné de cette semaine, c’est un florilège excellent des mensonges, semi-vérités, absurdités et autres arrogances des gens qui nous gouvernent ou voudraient bien nous gouverner.  Heureusement qu’il y a le Canard pour fournir à prix raisonnable (1,20 € ) l’antidote au matraquage TV.

Internet et bien d’autres journaux le font, certes, mais il faut fouiner, surfer, et acheter des journaux (Politis, le monde Libertaire, le Sarkophage, Courrier International) dont l’indépendance a un prix. Heureusement aussi que certains- entendu au vol en zappant de ci de là- posent des
questions qui montrent que tous ne sont pas dupes.

A propos de Daniel Bouton PDG de la Société Générale : « Ou vous le saviez et vous vous accommodiez fort bien des imprudences lucratives de Jérôme Kerviel, ou vous ne le saviez pas, et vos systèmes de contrôles sont nuls ! » (un petit actionnaire)

A propos du prix du poisson : « Il faudrait savoir pourquoi le poisson acheté 3€ le kilo aux pêcheurs est vendu 15 ou 20 € dans les grandes surfaces ? » (Michel Barnier)

200 milliards de fraude fiscale en Europe ! Il y a là un gisement financier qu’il suffirait de récupérer pour disposer de crédits sans créer la moindre taxe (Benoït Hamon, député PS européen)
A quoi servirait le PS s’il revenait au pouvoir sans aucun projet cohérent à présenter ? C’est la question que peuvent se poser les Français. (le même, décidément bien lucide)

Pourquoi demande-t-on des efforts à tous les salariés et admet-on que les revenus des grands patrons français aient progressé en moyenne de 58% en un an ? (tout le monde)

Pourquoi le fils d’un noble Hongrois et d’une avocate, élevé à Neuilly, adopte-t-il un parlé systématiquement vulgaire ?  Pour faire peuple (quel mépris pour le peuple !) ou parce qu’il a été mal éduqué ?

Pourquoi ne dit-on pas que la productivité des travailleurs français est une des plus élevées d’Europe et que la France est le 3ème pays où les entreprises étrangères viennent investir ? (un manifestant à Paris)

Je terminerai par une angoissante question qui m’a traversé brutalement l’esprit :
Qu’est devenue Stéphanie de Monaco ? Avez-vous remarqué que depuis l’avènement de la politique « people éblouis par le fric » », la princesse qui osait avoir un amoureux poissonnier du nom de Mario Jutard, épouser son garde du corps Ducruet (avec qui elle a eu l’intelligence de rester en bons termes) faire un enfant hors mariage avec un autre garde de son corps, épouser un acrobate, vivre dans une roulotte, susurrer que l’amour est un Ouragan, nous valant cette fine plaisanterie d’un chansonnier : « La princesse chanteuse a un pied à Paris, l’autre à Monaco, les Lyonnais s’inquiètent », bref Stef de Monac’, la Princesse qui voulait vivre comme tout le monde a disparu ou presque des gazettes, au profit de gens qui veulent vivre comme des princes.

Jamais nous n’aurions pensé regretter un jour Jacques Chirac, me disait un syndicaliste. Jamais je n’aurais pensé regretter les frasques de  Stef’ de Monac !

Dans le prochain billet, nous parlerons du nomadisme de la petite culotte… (je soigne mes teasers J )

 

 

 Seul le plus haut placé ne prend pas de fiente sur la gueule...

par Françoise Simpère publié dans : En vrac
Lundi 26 mai 2008

John-Flaherty Cox est un auteur de textes érotiques dont les personnages récurrents-  Diane, Etienne, Paul-  se livrent à d’excitants ébats tout en y mettant du sentiment, ce qui permet de plaire à un public aussi bien libertin que romanesque, même si, parfois, la propension des héroïnes à  dire « je t’aime, je vous aime tous » aux mâles qui les font jouir prête à sourire. Ce n’est pas là-dessus que j’épiloguerai, mais sur le fait que JFC n’imagine que des personnages riches, habitant de superbes loft ou des villas splendides, portant robes et bijoux de marques, conduisant des bolides luxueux et travaillant dans la finance ou les galeries d’art.  « Fais-moi plaisir, lui ai-je demandé un jour, fait baiser Diane avec un livreur de pizzas dans ton prochain bouquin. » Il me l’avait promis, ne l’a pas fait : « J’ai essayé, je n’y arrive pas », m’a-t-il avoué.

Je raconte l’anecdote à l’ami avec qui nous avons parlé de la Révolution (nos sujets de conversation sont très éclectiques), un homme adorable et d’une simplicité totale. Pourtant, il hoche la tête : « Je comprend qu’il n’ait pas pu. Moi-même, quand j’ai des fantasmes, je visionne de superbes créatures en robe du soir, j’associe spontanément l’érotisme au luxe. » Effectivement, je reçois pas mal de textes d’auteurs en mal de publication, et presque à chaque fois, les personnages sont sinon riches, au moins aisés et surtout formatés pour consommer les objets censés se faire pâmer les femmes : « Il a l’argent, il a la voiture, il aura la femme » disait une publicité pour je ne sais quel bolide.  Dans l’inconscient masculin, les femmes sont attirées par l’argent, le luxe et le pouvoir, et comme me disait un ami : « Les hommes ne pensent qu’aux femmes, ils ne cherchent l’argent et le pouvoir que pour les séduire. » D’où la compétition permanente, l’ambition démesurée, le narcissisme médiatique, et  la misère affective de ceux  « qui aimeraient bien avoir l’air, mais qu’ont pas l’air du tout » comme chantait Jacques Brel.

A ceux là, frustrés et persuadés que l’érotisme est un luxe qui ne se conquiert qu’avec du luxe, la société marchande vend des montres, des Palm, des voitures, des parfums, des gadgets qu’ils achètent pour essayer d’au moins ressembler à ces héros et ces puissants capables d’avoir une superbe créature à leur bras malgré leurs rhumatismes, leurs rides, leur gros bide et leur prostate défaillante.

Casser ce couple infernal érotisme/luxe, rappeler que le désir et le plaisir peuvent être libres, joyeux et gratuits pour peu qu’on s’intéresse à la personne plus qu’au personnage, aux êtres plus qu’aux masques, c’est sans doute ce qui m’a amenée à écrire des textes érotiques, comme je l’expliquais dans « Autres désirs, autres hommes ».

« Pas envie des stéréotypes où on a l’impression que la sexualité est une activité à part, réservée à des oisifs qui n’ont rien d’autre à faire, des pétasses du 16è trompant l’ennui en trompant leur mari, des femmes soumises ne sachant jouir que la honte aux joues et la tête dans les feuilles mortes. (Car bien entendu leur Maître, toujours beau et fortuné, les attache en pleine nuit au pied d’un chêne séculaire pour mieux les enculer).
L’EROTISME EST AU COIN DE LA RUE !
Je dédie ce livre aux gens comme vous et moi, qui avons en mémoire des instants où le désir nous est tombé dessus comme un cadeau surprise, des partenaires d’une sensualité devenue torride par la seule brûlure de notre regard sur eux, et même des scénarios érotiques où on joue à se faire peur tout en s’amusant comme des fous car le sexe, on ne le dit jamais assez, est un plaisir parfois d’une drôlerie irrésistible."

On y croise des petits Beurs amoureux, un comédien au chômage, un bachelier homosexuel, une étudiante thésarde, un conseiller culturel, une quincaillière, un  publicitaire, une chercheuse scientifique, un aubergiste corse, un ouvrier mécanicien, un coopérant, une secrétaire ivoirienne…


Dans « Ce qui trouble
Lola » : un photographe, un presque SDF, un étudiant en lettres, des peintres en bâtiment, un barman, une confiseuse, un cancérologue, un informaticien, un décorateur, un représentant en lingerie et godemichés, des rockers, un balnéothérapeute,

Dans « Les latitudes amoureuses » : un médecin, un commercial, une artisane en bijoux, des fêtards parisiens, des musiciens et étudiants cubains, une infirmière, un architecte, un aventurier australien.  

L’érotisme n’est alors plus un luxe, ni une conquête, mais une exploration d’univers infiniment variés et multiples, où le désir et le plaisir sont finalement accessoirement sexuels et beaucoup plus jubilatoires, liés à l’alchimie de rencontres dont chaque personnage, outre des organes sexuels en parfait état, a aussi un cerveau,  une culture, un passé, un métier et des questionnements qui en font un être unique et précieux. Indépendamment de son statut social et de son argent.

Ca n’a pas l’air, mais c’est extrêmement politique…

par Françoise Simpère publié dans : EROS
Samedi 24 mai 2008


Jeudi dernier, jour de manif, j’étais en province. Soleil radieux, temps doux.
Cent mètres avant l’arrivée au point de rendez-vous, des jeunes, des vieux, des avec drapeaux, des avec banderoles, des les mains dans les poches, convergent vers la place où règne cette atmosphère très particulière des jours de manifestation, faite de sourires et de gravité, de regards qui s’éclairent en reconnaissant tel ou tel, du plaisir de voir que nous sommes nombreux, très nombreux (13 000 apprendrons-nous le lendemain), de la sono qui  grésille tandis que les couplets entonnés au micro sont repris par la foule.

J’écoute distraitement les slogans qui défendent les retraites, les salaires, les sans-papiers ou réclament plus de justice, moins de précarité, plus d’avenir pour les jeunes. « C’est étrange, me disait avant-hier un ami : plein de gens ont envie de vivre autrement, plein de gens en ont marre de ce monde de folie, mais il manque la petite étincelle pour que ça explose ». Je revois les images d’un documentaire récent sur les paradis fiscaux : rien qu’en France, 50 milliards d’euros placés par des particuliers échappent à l’impôt, plus que la dette du pays.  Du côté des banques, entre Crédit Agricole 5,7 milliards, Société Générale 5,4 milliards, BNP/Paribas, 3,7 milliards d’euros… Presque 15 milliards d’euros ont été perdus dans la crise des subprimes tandis que des milliers de gens rament dans des boulots sous-payés. Travailleurs pauvres, la nouveauté de la décennie. Pourquoi supporter un tel gâchis ?

Me revient brusquement à l’esprit cette phrase que m’avait dit en 1977 Michel D’Ornano, Républicain Indépendant (= Giscardien) donc pas précisément dangereux gauchiste :
« Tout système a une capacité limitée à absorber des réformes. Si on veut changer de système, il faut une révolte ou une révolution. »
J’avance vers la blonde militante qui marche derrière le camion sono du syndicat Sud- la gauche de gauche-  en scandant ses slogans au micro : «Pourquoi ne dis-tu pas tout simplement : « Une seule solution, la Révolution ? » 

Elle me regarde, stupéfaite : « La Révolution ? Je ne sais pas ce que c’est. »
« C’est quand ce que tu demandes ne PEUT PAS être obtenu parce que c’est contraire à la logique du système existant. Quand un système est tellement  pourri qu’il vaut mieux en
changer La fille me regarde, hésite, puis me tend brusquement le micro comme s’il la brûlait : « Tiens, dis-le toi-même. » Ce que je fais une fois, deux fois, dans un curieux silence autour du camion. Mais à la troisième, puis la quatrième fois, des dizaines de personnes reprennent en chœur.
C’est pas que ça enrichisse, mais ça soulage.

 

 

 










                                                Révolution chez les souris.

par Françoise Simpère publié dans : CHANGER
Mercredi 21 mai 2008


La frite à four surgelée ! Idéale pour qui ne possède pas de friteuse. Elle est précuite- comme celles pas à four d’ailleurs- et il suffit de la passer au four une quinzaine de minutes pour obtenir une frite dorée, un peu sèche, mais peu grasse… Pas mal, la vie de la ménagère moderne dispensée d’éplucher les patates, de les couper et de supporter les effluves d’huile bouillante particulièrement tenaces sur les cheveux.

Sauf que… il y a frites à four et frites à four.

Frites à four Picard : pommes de terre Bintje (bonne espèce pour les frites) huile de tournesol, dextrose de blé.
Frites à four Champion : pommes de terre (si, si, il en reste !) huile de palme non hydrogénée, farine de blé, farine de riz, amidon modifié de pomme de terre ou tapioca, amidon de maïs, sel, diphosphate disodique, carbonate de sodium, gomme xanthane, extrait de paprika, curcuma.
Ouf ! Avec tous ces merveilleux ingrédients, doivent valoir cher les Frites à Four Champion. Ben non, justement, car ces additifs qui ne servent qu’à donner du volume, de la satiété et de la couleur ne coûtent pas cher et permettent d’économiser sur la qualité et la quantité de pommes de terre.  Et l’huile de palme est évidemment moins chère que celle de tournesol.

Du coup, j’ai lu attentivement les étiquettes, pour constater que les produits discount qui font le bonheur des pauvres budgets, sont aussi ceux qui contiennent massivement du sirop de glucose et/ou fructose (même dans une boîte de haricots rouges au naturel, et on se demande d’où vient « l’épidémie d’obésité » !), et surtout DES GRAISSES HYDROGENEES.

Les graisses hydrogénées sont des graisses portées à haute température dans lequel on introduit de l’hydrogène, ce qui leur donne une consistance épaisse plus facile à travailler que l’huile et une plus longue conservation, d’où moins de pertes, donc une meilleure rentabilité pour le fabricant. Pour le consommateur, l’hydrogénation des graisses transforme les acides gras naturels en ACIDES GRAS TRANS qui augmentent le mauvais cholestérol et diminuent le bon, majorant d’environ 20% le risque d’accident cardiovasculaire.

Mieux : une étude publiée en avril 2008, menée depuis 1995 sur 100 000 femmes par l’INSERM et la MGEN- du lourd et du solide, donc- a montré que les acides gras trans DOUBLENT LE RISQUE DE CANCER DU SEIN. On se demandait pourquoi ce cancer était en constante augmentation chez les femmes occidentale, et bien voici un facteur de risque massif, plus massif sans doute que les hormones, même si celles-ci n’arrangent sans doute pas les choses.

L’étude conclut aussi que les Omega 3 dont les industriels agroalimentaires ne cessent de nous vanter les effets anticancéreux semblent n’avoir aucun effet sur la survenue d’un cancer du sein.

On m’objectera que le pouvoir d’achat passe avant la santé du consommateur et que les graisses hydrogénées permettent de sortir des produits certes cancérigènes et nocifs, mais pas chers. Et que les pauvres, s’ils meurent, cessent d’être à la charge de la société. Que s’ils meurent de cancers, au prix des traitements, ils coûtent cher à la Sécu, mais rapportent à la médecine et à la pharmacie, selon le mot du regretté Professeur Schwartzenberg : « Le cancer fait vivre plus de gens qu’il n’en tue. »

Trêve de cynisme. Une marque pas chère, « Reflets de France » fait de notables efforts pour proposer des produits simples et sains.
Galettes Bretonnes « Reflets de France » : farine de blé, beurre frais 26%, sucre, œufs, sel, lait en poudre écrémé.
Pâté au piment d’Espelette : gorge, foie et lard de porc, blanc d’œuf pasteurisé, oignons hâchés, sel, ail, sucre, piment d’Espelette et poudre, poivre. A part le sucre, rien à dire. Donc c’est possible, c’est bon et ça doit quand même rapporter puisque « Reflets de France » (je précise que ce n’est pas une pub, je ne touche pas un centime pour en parler) ne semble pas en faillite.
Alors pourquoi les autres, et même des grandes marques comme LU, nous fourguent-elles des graisses cancérigènes et des additifs
sans intérêt, voire nocifs ?

Bon appétit, et lisez bien les étiquettes, en sachant que même sur les marchés artisanaux, le charcutier ne sait pas toujours comment a été élevé le porc avec lequel il prépare ses délicieuses cochonnailles. (dixit mon charcutier préféré).

 

par Françoise Simpère publié dans : CHANGER
 

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