Y a des fois, y a souvent, je fais conseillère conjugale pour des flippés de l’amour, conseillère littéraire pour des aspirants romanciers qui bloquent ma messagerie avec leurs fichiers de XXL megaoctets, conseillère santé pour des malades, + copine de jeux, plus ANPE d’intermittents
Je ne m’en plains pas, j’aime créer du lien, c’est la seule chose intéressante de la vie: créer du lien, é
Cela prend du temps. Pas du temps immédiat, du temps dans la durée. C’est-à-dire être capable de ne pas se perdre de vue même si on se voit rarement. De temps à autre, prendre et donner des nouvelles. Je tiens cette fidélité de ma mère qui le faisait au moins une fois l’an, pour les vœux, et c’est ainsi qu’elle a gardé sa vie durant des
Cet état d'esprit disparaît peu à peu, au profit d’une mentalité de consommateur de services : «
Ce matin, j’ai donc fait un tri que je qualifierais d’écologique puisqu’il va m’économiser
Le téléphone a sonné : un ami de longue date, que je vois peu car il bosse comme un fou. On s’aime, on se comprend au premier mot. Je lui ai parlé de mon tri : « Toi aussi ? s’est-il exclamé. C’est drôle, je suis moi-même dans une phase où j’ai décidé d’aller à l’essentiel. » L’essentiel ? Refuser les situations et les gens toxiques, ne pas se disperser et utiliser le temps ainsi récupéré pour des activités créatives et pour les vrais
Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux m’ont laissé des messages.


Un 4x4 qui renverse une vieille dame et finit dans un mur fait monter le taux de croissance : achat du véhicule, coût du carburant, hospitalisation (ou frais d’obsèques) de la vieille dame, réparation du mur, réparations du 4x4 ont un impact économique réel, alors qu’un piéton qui rentre chez lui
C’est ainsi : les activités polluantes, dangereuses voire immorales et/ou illégales rapportent plus à l’économie que les autres. Les plus gros marchés mondiaux sont celui des armes, de la drogue et de la prostitution. Puis, à quelques encablures, l’exploitation du pétrole et des gisements miniers.
Une économie basée sur le taux de croissance doit donc investir
Un discours bien reçu par certains clients plutôt rassurés par ce franc cynisme, mais rapidement épinglé par la CBFA, organisme qui surveille les établissements bancaires en Belgique. Les responsables de ACE Bank, outrés, organisèrent une conférence de presse pour expliquer qu’ils ne faisaient que dire clairement ce que nombre d’établissements bancaires font tous les jours
En fin de conférence de presse, le secret fût dévoilé : ACE Bank était un canular monté par une ONG belge Netwerk Vlaanderen, qui milite pour une utilisation éthique de l’argent et veut mettre en
POUR VISIONNER LE FILM DU CANULAR, VRAIMENT ETONNANT:
TAPER SUR GOOGLE "YOU TUBE ACE BANK" :
PS. Soucieuse d’investir “propre”, j’avais demandé à la Caisse d’Epargne de me trouver un fonds éthique. Il y en avait un. J’ai demandé quelles entreprises en faisaient partie : en majorité des pétroliers, des sociétés d’assurance et des géants de l’agroalimentaire et de la pharmacie !!! Il suffit qu’une société crée une fondation pour l’Environnement pour qu’elle se targue d’être éthique, quels que soient ses agissements en Birmanie, au Congo, en Nouvelle-Calédonie ou ailleurs. (relire le post « Corail vivant », l’un des premiers de ce blog, sur la destruction du littoral Néo Calédonien par les exploiteurs des mines de nickel).

Les blogs tiennent souvent lieu pour leurs auteurs de journaux intimes, qui y racontent en détail leur vie et leurs ressentis. La différence est que le blog n’est pas intime, il est PUBLIC. Les journaux intimes, les vrais, fermaient avec un cadenas, ou s’ouvraient sur une phrase menaçante « Malheur à qui lira ce cahier ! » Leur propriétaire s’y réfugiait face à lui-même, ses faiblesses, ses doutes, ses revirements, comme on se cache pour pleurer. Librement. Sans chercher à donner une image de soi,
Comme le journal intime, le roman s’écrit dans la solitude. Il ne devient public qu’une fois publié. C’est indispensable pour conserver sa liberté d’écrire,
A l’inverse, le blogger écrit pour lui, certes, mais aussi (surtout) pour les internautes. Pour tester l’intérêt qu’il suscite, loi de l’Audimat d’ailleurs revendiquée par les hébergeurs qui donnent des « conseils pour booster votre audience » alors même que celle-ci ne rapporte pas un centime à l’auteur.
Ainsi, aussi bien écrits soient-ils, les blogs ne sont pas de la littérature mais de la communication. Avec le risque inhérent à la com’ : on n’exprime correctement que 60% de ce qu’on pense, et les lecteurs ne saisissent correctement que 60% de ce qui est exprimé, ce qui fait au final 36% de compréhension mutuelle. C’est peu. D’où des débats à n’en plus finir sur des problèmes qui n’en sont intrinsèquement pas, mais reflètent simplement des différences de sensibilités et des malentendus.
Depuis quelques jours la discussion fait rage sur un post intitulé « le goût des africaines » http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/ dont je suis sûre que l’auteur n’avait aucune intention malveillante. Pour avoir discuté ailleurs avec lui, c’est un bon bougre, pas raciste pour deux sous, qui voulait juste exprimer un enthousiasme enfantin suscité par ses aventures avec ses amantes africaines qui ont été séduites par lui
Bref, les mots dits peuvent être maudits quand on écrit sur la place publique et que l’auteur est identifié du fait de ce qu’il écrit comme un séducteur obsessionnel alors que, j’en suis sûre, il a mille autres facettes tout aussi intéressantes. On a vite fait de vous cataloguer de façon réductrice, j’en sais quelque chose. L’avantage du roman est de pouvoir exprimer les choses avec plus de nuances.
« En quinze ans d’Afrique, du Togo au Sénégal, en passant par le Congo, le Bénin puis la Côte d’Ivoire,
Les femmes africaines lui apportent ce même joyeux désordre amoureux : la capacité à vivre
Une habituée de ce blog a remplacé son gel douche par une savonnette riche en huiles végétales et essences naturelles après avoir lu le post : « tous maîtres du monde » et s’en est trouvée fort bien : rinçage plus facile et plus économique, peau plus douce, moins sèche. « Vous n’auriez pas d’autres trucs de ce genre ? » Oh que oui, ma mie.
Si vous étiez fervente de San Antonio du temps où Frédéric Dard les écrivait (quel talent, ce type, une maîtrise notamment de l’utilisation des temps pour donner du rythme ou de la tension à un récit, j’ai
En regardant les publicités pour brosses à dents, vous remarquerez que si les dentistes recommandent des brosses à petite tête capable de se faufiler au fond de la bouche
Le réflexe du quidam, favorisé par les belles images publicitaires, est en effet d’étaler le dentifrice SUR TOUTE LA LONGUEUR DE LA BROSS

Mais comme il n’est pas question non plus de se faire violence, offrons-nous la fraîcheur du dentifrice, très présente avec la valeur d’un petit pois de produit. Pour le faire
Deux fois moins de dentifrice, ça vous fait des économies, et aussi des économies d’aluminium sur les tubes, de pétrole pour les tubes en plastique. Au train où s’envole le prix des matières premières, ce n’est pas rien si on estime qu’à peu près 50 millions de personnes se brossent les dents deux fois par jour. Laissons une marge de 12 millions pour ceux qui ne se brossent pas les dents ou préfèrent le gros sel, le bicarbonate, l’argile ou le jus de citron à un dentifrice du commerce.
ATTENTION : il ne s’agit pas ici d’un « petit geste pour sauver la planète » même s’il joue aussi ce rôle. Je commence à être saturée de ce slogan qui réduit l’écologie à une question de comportements individuels. Agir localement, c’est bien, à condition de ne pas oublier que l’écologie demande aussi de penser globalement le choix de société : sur un plan environnemental, certes, mais aussi économique, social, culturel, international…
La brosse à dents, c’est juste pour s’amuser à démonter nos automatismes, et s’exercer à vivre aussi bien, voire mieux, en dehors de ces automatismes. C’est le fun, comme disent nos

Pour faciliter les recherches et la lecture, j'ai reclassé les posts publiés dans ce blog, car la rubrique "humeur" où ils rentraient quasiment tous ne permettaient pas de s'y retrouver facilement. Désormais, sous le titre EROS, les posts sur le plaisir, le désir, la sexualité, les hommes et les femmes... En rubrique CHANGER, tout ce qui concerne l'écologie au sens large: l'environnement, la pollution, la santé, mais aussi le conditionnement mediatique, le travail sur soi, les conditions de travail, la mondialisation, bref tout ce qui permet de réfléchir à la seule question importante: quel monde voulons-nous pour être heureux? Images, ce sont des photos ou des dessins, lectures, des livres ou articles qui m'ont plu, publications ce que je publie ici ou là. Bonheur, des petits instants goûteux, en vrac, des infos multiples et courtes. Et humeur, ce qui ne rentre dans aucune des catégories.
Le blog étant ainsi plus limpide, plus simple, plus diversifié, ce post rentre dans la rubrique écolo CHANGER.
01,01... on commence quand?