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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 14:58

Ces jours ci j’avais le blues, alors que ma vie va plutôt bien.  C’est alors qu’une copine m’a fait remarquer : « Le pire avec Sarkozy, c’est qu’il s’est tellement « pipolisé » qu’il ne se passe pas un dîner sans qu’on parle de lui. On n’a jamais fait cela avec Chirac ou Mitterrand… » Il était là, mon blues, dans cette colonisation de mon esprit par un système que je n’aime pas, dont NS est le serviteur.  Chaque jour je reçois par mail des vidéos ou des articles critiques, parfois très rigolos sur lui, la TV dispense la Voix de son maître à toute heure, on nous fait bouffer de la crise économique et de l’angoisse à chaque flash info, mais personne ou presque pour dire que la crise est d’abord financière et tant que banques et bourse continuent à jouer aux cons malhonnêtes, on n’en sortira pas. Or, que proposent les entreprises : licencier,  alors que les salaires et les charges représentent à présent peanuts dans le bilan global d’une multinationale. Par parenthèse, les chômeurs ainsi créés seront indemnisés par l’Etat… sous réserves qu’il y ait des charges sociales versées pour alimenter les caisses d’assurance chômage. Mais à force de licencier et/ou d’être exonérées de charges, le trou de trésorerie va être un gouffre… et on reprochera à l’Etat ses dépenses alors qu’en l’occurrence il se substitue au devoir social des entreprises qui ont oublié qu’elles n’existent que par le travail de leurs salariés.

Voyez, il suffit que je pense à ce genre de choses pour m’énerver ou me déprimer. Pourtant, dans la rue, les gens continuent à marcher, ma boulangère fait du pain, les profs enseignent,  les médecins soignent, les boutiques proposent des tonnes de marchandises (trop), le SDF de mon quartier a lié connaissance avec des employés d’une grande surface qui lui permettent de rester au chaud dans le magasin, les brasseries débitent leur choucroute et plat du jour, les mamans accouchent, les retraités font du bénévolat, les postiers apportent le courrier, les péniches sur la Seine me font rêver d’évasion, la place Vendôme reste d’un luxe inouï, il fait assez froid mais sec… Bref, la vie continue pour les vrais gens comme disent les faux, les journaleux payés pour faire monter la pression, l’angoisse et la résignation.

Alors je me suis dit que pour éviter le blues, il fallait me concentrer sur la vraie vie : reprendre un roman- j’ai commencé- voir mes amis, parler de tout sauf de ce qu’on entend dans les medias qui est de toute façon démoralisant et/ou manipulateur, et surtout ignorer superbement le président qui aime tant qu’on parle de lui. Comme disent les spécialistes du marketing : « En bien ou en mal, peu importe, mieux vaut qu’on parle d’un produit plutôt qu’on le passe sous silence. » Ne lui donnons pas ce plaisir, même en le critiquant. Ignorons le. Eteignons la TV lors de chacune de ses apparitions télévisées et n’achetons aucun magazine qui parle de lui ou de Carla (ça va être difficile à trouver, mais justement c’est le jeu). Jouons de la musique, chantons, faisons l’amour : tout ceci est gratuit et fait du bien à l’âme. Echangeons des livres entre amis, des dîners à la maison bons et pas chers.  Aidons les gens en difficulté, la solidarité fait du bien qu’on donne ou qu’on reçoive. Découvrons qu’on n’a pas besoin de lui ni de ses amis.


Comme disait un accusé soupçonné d’avoir prémédité un braquage parce qu’il avait une arme sur lui : « Monsieur le président, j’ai en ce moment sur moi tout ce qu’il faut pour commettre un attentat à la pudeur et je vous jure que l’idée ne m’en vient pas à l’esprit. » Lui n’avait pas même une arme sur lui. Pourtant AUJOURD’HUI 4 FEVRIER, JULIEN COUPAT EN EST A SON 81è JOUR DE DETENTION SANS PREUVE. Rappelez inlassablement sur vos blogs, on l’a bien fait pour d’autres otages…

 

 Photo AFP, Légende du Figaro : Si la surveillance policière mise en place dès mars 2008 autour du groupe de Tarnac atteste de son inspiration contestataire voire violente, les indices matériels réunis contre les neuf mis en examen paraissent, à ce stade, peu nombreux.

Etonnant, n’est-ce pas ? Si vous avez pleins de flics en cagoule autour de votre maison, ce n’est pas l’Etat qui devient violent, c’est l’occupant de la maison !

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Published by Françoise Simpère - dans Humeur
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Philippe 12/02/2009 18:01

Oui, mais... ne pensez-vous pas que les financiers ont été entraînés à ces dérives par les États qui ont refusé de montrer le (bon) exemple en se moquant comme d'une guigne des règles de prudence économique les plus élémentaires. Lorsque l'on cède par démagogie à tous ceux qui en veulent toujours plus, pourquoi voudriez-vous que d'autres n'en fassent pas autant ? Surtout s'ils ont le pouvoir que leur confère leur argent. Que l'on demande d'abord aux États de cesser de faire de la cavalerie permanente avant de faire la leçon aux financiers... Vous citez comme d'autres les Messier, Bouton, LFP et autres. Mais pourquoi alors ce silence assourdissant sur un Jospin, pour ne citer que lui, qui emprunte à l'étranger pour assurer la paie des fonctionnaires, ce qui est normalement un délit financier de première grandeur. Trouvez-moi une banque qui vous accorde un crédit pour assurer la paie de vos employés à la fin du mois parce que votre trésorerie est exsangue et que vous êtes en permanence à découvert... Les emprunts, c'est pour financer l'investissement rentable à terme, pas les dépenses de fonctionnement.Les banques n'ont pas non plus pour vocation de faire de super-bénéfices et de thésauriser des milliards de dollars (que l'on vient de constater surtout virtuels). C'est contraire à leur vocation première qui est d'aider ceux qui veulent créer de la richesse et de l'emploi en demandant un petit coup de pouce de temps à autre. Il y a bon nombre de hauts fonctionnaires, inspecteurs des finances, qui ont pour tâche et pour mission de surveiller ce que font les banques. Peut-on leur demander pourquoi ils ne font pas leur travail ? Comment un ministère des Finances et du Budget peut-il être si sourcilleux sur le moindre euro gagné par un travailleur indépendant et fermer les yeux sur les milliards d'euros qui sortent du pays, racketés à des taux de 10 à 15% sur l'activité d'entreprises, alors que la croissance n'est que de 2% ou moins. Mais qui rappelle cela aux banques et autres établissements financiers ? Il suffirait de taxer le gros de leurs bénéfices à 100% pour les ramener rapidement au calme. Mais qui y songe ? Qiel député est prêt à proposer et à voter cela ?Autre exemple de balle que l'on aime bien se tirer dans le pied en France. Nos "syndicats", qui sont comme l'on sait de fins connaisseurs des questions économiques, ont toujours combattu la création de fonds de pension à la française. Résultat : nos entreprises doivent faire appel aux capitaux de fonds de pension étrangers pour fonctionner et sont donc à leur merci. Si une bonne partie de la fortune des Français était investie ailleurs que dans la pierre (qui est du reste le bien le plus taxé qui soit), nous resterions maîtres chez nous et n'aurions pas à subir le racket des veuves américaines. Et nous pourrions financer des entreprises et créer de l'emploi chez nous sans devoir toujours tout demander à l'État.J'estime donc que notre premier devoir est d'exiger de l'État d'agir de façon vertueuse et raisonnée pour le bien du pays, et non pas de céder en permanence à la tentation démagogique, avant de lui demander des sous qu'il n'a pas et que nous avons du reste déjà dépensés ces trente dernières années.Tous ceux qui nous truandent, c'est bien parce que l'État et le politiques ferment les yeux et en font tout autant. Et ce, de quelque bord qu'ils soient.

françoise 11/02/2009 18:48

à Philippe: effectivement, se tourner vers la vraie vie fait un bien fou, mais je ne serai vraiment d'accord avec vous que lorsque vous reconnaîtrez le rôle des financiers et de tous ceux- hors l'Etat- qui ont joué avec notre argent et sont responsables de la crise. ( les Messier, Bouton, Le Floch-Prigent et bien d'autres)Trop facile de refuser l'Etat et de l'appeler au secours quand on a dilapidé sa fortune! Ce que vous reprochez aux "travailleurs/travailleuses", cette mentalité d'assistés, se retrouve au centuple et davantage chez les banquiers et chefs d'entreprise.

Philippe 10/02/2009 17:29

Voilà une approche un peu plus réaliste du problème.La "crise", elle est surtout dans la tête de ceux qui s'arrogent le pouvoir de "penser pour nous". C'est à chacun de nous de cesser de toujours choisir la solution de facilité et de toujours tout demander du voisin, et d'accepter enfin que ce sont nos actions individuelles qui nous permettrons de vivre et d'espérer. Chaque loi votée n'est qu'une contrainte de plus imposée à ceux qui n'en peuvent mais. L'État n'est rien et n'a rien. L'argent qu'il distribue, c'est celui qu'il nous a pris dans la poche et qu'il prendra demain dans la poche de nos enfants et de nos petits-enfants, puisque la dette publique vient de dépasser les 100 milliards d'euros. Tous ceux qui tendent la sébille ajourd'hui ne sont que des irréalistes. Le pain blanc, il a été mangé à crédit ces quarante dernières années à se nourrir d'utopies idéologiques, sans que les largesses octroyées par veulerie politique aient été financées par des richesses créées. Maintenant, nous sommes dans le mur. On ne peut donc repartir que dans une autre direction.Ignorons donc tous ces batteurs d'estrades et de cortèges et tout ira mieux, bien mieux.

Michel Ancelin 06/02/2009 02:15

Ce qu'il a d'insupportable, en plus, ce ludion-président, c'est son look de camelot vulgaire - je suis sûr qu'il en est de distingués - et aussi de clown de BD; moi qui n'ai plus de chat, je me console en admirant la Loire scintillante aujourd'hui : j'ai le soleil dans les yeux, j'éblouis tous ceux qui me regardent . . . on se console comme on peut.

François Granger 05/02/2009 23:34

Tu as été citée là par Agnès Maillard...PS: Je tenvoie un mail pour déjeuner Mardi ou Jeudi....

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