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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 11:53

Samedi et dimanche, horde des juilletistes croisant les aoûtiens. Je suis donc partie lundi, rêvant de calmes départementales. A l’inverse de Jean Yanne, j’aime bien les départementales. 

http://www.youtube.com/watch?v=WoTNn1fMVAA

Sauf que le lundi, surtout après un week-end où en principe ils n’ont pas le droit de circuler, les poids lourds sont nombreux et pressés.  Constatation énervante : alors que tout automobiliste a eu un jour ou l’autre un PV et des points retirés sur le permis pour un excès de vitesse minime, genre flashé à 53km/h au redoutable radar du Pont de l’Alma, je n’ai pas vu un seul poids lourd respecter les limitations, ni se faire arrêter du reste. Le summum, sur la N7, a été un frigorifique immatriculé 6075… (non, je ne ferai pas de délation) qui fonçait à 120km/h sur une route limitée à 110 avec une pastille 90 maxi (moins en charge) au cul du camion.

Après 4h de conduite dans ces conditions, on se dit que le ferroutage est bien balbutiant. Et tout ça pour transporter d’un bout du monde à l’autre des denrées dont la majorité sont aussi produites sur le territoire. A un prix plus élevé à cause des « charges sociales » comme on dit ? Yes, sir, mais si l’on inclut le prix du transport, du carburant et de la pollution, sans parler des accidents et de la vie de famille parasitée par les horaires de boulot des camionneurs, le bilan devient très nettement en faveur de la production locale et de saison.

Ce qui ne signifie pas bucolique. Dites agriculteur à un citadin bobo, il imagine aussitôt un brave type en béret, avec des poches aux genoux de son pantalon plus ou moins boueux, qui gratte la terre en se bousillant le dos, avec un outil patiemment aiguisé sur la meule héritée de son arrière grand-père.  Un paysan, quoi ! L’agriculteur lui-même rentre dans le jeu : au grand marché de Vichy, temple d’une bouffe, notamment charcutailles et fromages, aussi goûteuse que roborative, l’étage supérieur est réservé aux producteurs locaux. Qui proposent des pommes de terre encore terreuses, des concombres sans forme mais juste sortis du jardin,  six œufs du jour par ci et trois fromages par là.  Pile ce qu’il faut pour plaire au vacancier qui se croit revenu à la vraie vie authentique dont il rêve toute l’année dans son bureau climatisé, tout en hurlant à la mort si on lui dit qu’il pourrait éviter de changer de téléphone mobile chaque année, et faire ressemeler ses chaussures. La vraie vie authentique, c’est un concept touristique.

Ma belle sœur devenue agricultrice l’avoue sans fard : être agriculteur aujourd’hui, c’est surtout savoir se retrouver dans le maquis des labels et réglementations, des subventions et des aides européennes. Elle élève donc des vaches rustiques qui paissent de l’herbe et vêlent toutes seules, lui laissant le temps d’aller voir les conseillers agricoles toujours prompts à lui proposer un logiciel d’optimisation des traites, mais peu enclins à croire que les vaches sont parfois réticentes à se laisser programmer…

A propos de subventions : on nous parle du remboursement d’environ 500 millions d’euros d’aides distribuées aux producteurs de fruits et légumes depuis 1992, subventions déclarées illégales par la Commission européenne.  Au final, et on le comprend vu la situation des producteurs, ce sera le contribuable qui douillera. Sans qu’on lui dise par quel miracle depuis 17 ans des aides ILLEGALES sont versées sans qu’aucun responsable de la gestion de ces aides soit mis en cause. Normal, c’est comme les banques : elles ont joué et perdu des milliards… que les Etats, donc les contribuables ont remboursés, mettant en péril la situation des pauvres diables de salariés qui ne peuvent jouer à rien avec le fisc, encore moins avec des subventions, et qu’on soupçonne en permanence de frauder aux ASSEDIC ou à la Sécu.

Quand je me réincarnerai, j’aimerais être Banquier ou Politicienne ça permet de faire toutes les bêtises du monde sans être sanctionné, cool !


 

Pour le pique-nique du 7 août : je  propose la passerelle Léopold Senghor,- anciennement Pont de Solferino- entre le Musée d’Orsay et le Jardin des Tuileries.  Métro Assemblée Nationale ou Solferino.  Elle est piétonne, en beau bois, et ne comporte aucune interdiction de boire de l’alcool contrairement à la Passerelle des Arts. Ce n’est pas que je prône la cuite, bien au contraire, mais on peut trinquer sans être ivre, non ?

A partir de 20h, chacun apporte son pique-nique, puis on improvise.

Le tout s’il ne pleut pas, bien sûr.

 

Samedi et dimanche, c’était la horde des juilletistes croisant les aoûtiens. Je suis donc partie lundi d’Auvergne, rêvant de calmes départementales. A l’inverse de Jean Yanne, j’aime bien les départementales.  http://www.youtube.com/watch?v=WoTNn1fMVAA

Sauf que le lundi, surtout après un week-end où en principe ils n’ont pas le droit de circuler, les poids lourds sont là, nombreux, serrés, pressés.  Constatation énervante : alors que tout automobiliste lambda a eu un jour ou l’autre un PV et des points retirés sur le permis pour un excès de vitesse de + ou – 10%, genre flashé à 53km/h au redoutable radar du Pont de l’Alma, je n’ai pas vu un seul poids lourd respecter les limitations, ni se faire arrêter du reste. Le summum, sur la N7, a été un frigorifique immatriculé 6075… (non, je ne ferai pas de délation) qui fonçait à 120km/h sur une route limitée à 110 avec une pastille 90 maxi (moins en charge) au cul du camion.

Après 4h de route dans ces conditions, on se dit que le ferroutage est bien balbutiant. Et tout ça pour transporter d’un bout du monde à l’autre des denrées dont la majorité sont aussi produites sur le territoire. A un prix plus élevé à cause des « charges sociales » comme on dit ? Yes, sir, mais si l’on inclut le prix du transport, du carburant et de la pollution, sans parler des accidents et de la vie de famille parasitée par les horaires de boulot des camionneurs, le bilan devient très nettement en faveur de la production locale et de saison.

Ce qui ne signifie pas bucolique. Dites agriculteur à un citadin bobo, il imagine aussitôt un brave type en béret, avec des poches aux genoux de son pantalon plus ou moins boueux, qui gratte la terre en se courbant le dos avec un outil patiemment aiguisé sur la meule héritée de son arrière grand-père.  Un paysan, quoi ! L’agriculteur lui-même rentre dans le jeu : au grand marché de Vichy, temple d’une bouffe, notamment charcutailles et fromages aussi goûteuse que roborative, au grand marché donc, l’étage supérieur est réservé aux producteurs locaux.  Qui proposent des pommes de terre encore terreuses, des concombres sans forme mais juste sortis du jardin,  six œufs du jour par ci et trois fromages par là.  Pile ce qu’il faut pour plaire au vacancier qui se croit revenu à la vraie vie authentique dont il rêve toute l’année dans son bureau climatisé, tout en hurlant à la mort si on lui dit qu’il pourrait éviter de changer de téléphone mobile chaque année, et faire ressemeler ses chaussures. La vraie vie authentique, c’est un concept touristique.

Ma belle sœur devenue agricultrice l’avoue sans fard : être agriculteur aujourd’hui, c’est surtout savoir se retrouver dans le maquis des labels et réglementations, des subventions et des aides européennes. Elle élève donc des vaches rustiques qui paissent de l’herbe et vêlent toutes seules, lui laissant le temps d’aller voir les conseillers agricoles toujours prompts à lui proposer un logiciel d’optimisation des traites, mais peu enclins à croire que les vaches sont parfois réticentes à se laisser programmer…

A propos de subventions : on nous parle du remboursement d’environ 500 millions d’euros d’aides européennes distribuées aux producteurs de fruits et légumes depuis 1992, subventions déclarées illégales par la Commission européenne.  Au final, et on le comprend vu la situation des producteurs, ce sera une fois de plus le contribuable qui douillera. Sans qu’on lui dise par quel miracle depuis 17 ans des aides ILLEGALES sont versées sans qu’aucun responsable de la gestion de ces aides soit mis en cause. Normal, c’est comme les banques : elles ont joué et perdu des milliards… que les Etats, donc les contribuables ont remboursé, mettant en péril la situation des pauvres diables de salariés qui ne peuvent jouer à rien avec le fisc, encore moins avec des subventions, et qu’on soupçonne en permanence de frauder aux ASSEDIC ou à la Sécu.

Quand je me réincarnerai, j’aimerais être Banque ou Commission européenne, ça permet de faire toutes les bêtises du monde sans être sanctionné, cool !

 

Pour le pique-nique du 7 août : je  propose la passerelle Léopold Senghor,- anciennement Pont de Solferino- entre le Musée d’Orsay et le Jardin des Tuileries.  Métro Assemblée Nationale ou Solferino.  Elle est piétonne, en beau bois, et ne comporte aucune interdiction de boire de l’alcool contrairement à la Passerelle des Arts. Ce n’est pas que je prône la cuite, bien au contraire, mais on peut trinquer sans être ivre, non ?

A partir de 20h, chacun apporte son pique-nique, puis on improvise.

Le tout s’il ne pleut pas, bien sûr.

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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commentaires

feelingpourfeeline 24/08/2009 21:06

à propos de Lutins mutins  ( mutants ) dans les JardinsPolleniseurs, Humuseurs et Convivialitéhttp://www.kokopelli.asso.fr/campagnes/lutins-mutins-dans-jardins.htmlbelle soirée à tous

unemysterieuse 16/08/2009 11:30

Bonjour,C'est assez juste ce vous écrivez sur les agriculteurs et les fantasmes de bobos concernant l'authentique vie à la campagne...!Ca m'amuse,car j'ai quitté les bobos ainsi que la ville.Ce qui est moins drôle ce sont ces histoire autour de l'agriculture...Dans le hameau où nous allons nous installer, un gars sympa qui nous a pris en amitié nous a dit:"Ne dites pas paysan!!! Maintenant,ils se sentent insultés...Agriculteurs ça,ça leur va..."C'est assez significatif...Les petits producteurs Bio (avec ou sans label) eux, paysans,ça ne les dérangent pas...Et,il y en a ,quand même...Une minorité? C'est sûr...Mais je ne sais pas si les majorités m'ont jamais intéressées...

nicocerise 06/08/2009 16:50

Au temps de Yanne et de Trénet les nationales existaient encore et on pouvait snober les départementales. Quoique la N7 résiste encore semble-t-il à sa départementalisation.

Tant-Bourrin 05/08/2009 05:09

De toute façon, avec l'épuisement progressif et inéluctable de la ressource pétrolière, ceux qui pensent localement pour la production ont forcément raison !(à vendredi pour le pique-nique !) :~)

reynald 05/08/2009 00:39

Chère Françoise,                                en car ou en camion, je n'ai jamais compris la justification de trajets de plus de 200 km le long des axes ferroviaires. Le ferroutage est mieux compris en Suisse pour cause de RPLP ( Redevance sur le Poids-lourd, Liée aux Prestations). Avec une taxe kilométrique de 1,5€/km, le ferroutage devient une aubaine. Mais en France, il y a un os, et de taille: depuis que le Prince vend la France à la découpe, avec la privatisation des autoroutes, imagine la perte pour ses copains si les marchandises passent à la SNCF? Sarko, si tu veux relocaliser la production en France, tu mets une RPLP à la Française, une taxe carbone et tu fais contrôler sérieusement les tachygraphes des camions. Tu fais un max. de blé avec les PV et tu rapatrie la production en France, parce que 3-4 jours Espagne-Rungis, çà devient trop cher pour l'importateur. De grâce, Françoise, ne vends pas ton âme au Diable (enfin, pas celui-là). Tant qu'à faire des bêtises, sauter à pieds joints dans une "gouille", c'est plus marrant. "Banquier ou politicien/ne", actuellement, c'est obscène. Tu séduis dans tes "indignités" et tes indignations. Amitiés ReynaldPS: Si j'avais tenu compte du deuxième degré dans ton propos, j'aurais perdu l'occasion de te remercier d'être telle que tu es, authentique.

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