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Mercredi 20 juin 2007

Une étude de l’Inserm menée auprès de 12364 personnes de 18 à 69 ans[1] confirme que la sexualité n’échappe pas au social. La plus grande autonomie des femmes, leur accès au travail, à la contraception et à l’avortement a profondément modifié leur sexualité : nombre de partenaires sexuels en hausse, pratiques sexuelles plus variées et sexualité épanouie au-delà de 50 ans.  Les femmes ne sont donc pas « biologiquement » programmées pour le couple et les hommes pour les pulsions !  

 

Donc, pour aimer différemment, il faut surtout changer notre regard, pollué par l’idée que « les histoires d’amour finissent mal en général » ou que « plaisir d’amour ne dure qu’un instant, chagrin d’amour dure toute la vie ». En reprenant les grands principes de l’écologie, j’ai imaginé dans le Nouveau Consommateur ce que pourraient être un amour basé sur le respect des différences et des désirs.

 

 

 

Même changement de regard sur le chagrin d’amour. Non, il n’est pas la fin de tout, même s’il reste la chose la plus injuste au monde : l’un(e) aime, l’autre n’aime plus. Sans raison. On n’est pas « nul » parce qu’on n’est plus aimé, on n’est pas « salaud » parce qu’on n’aime plus. L’amour et le désamour ne s’expliquent pas. Ce n’est pas une raison pour estimer que tout est fini  parce que ce n’est plus comme avant. Toute relation évolue par cycles, avec des hauts et des bas. Rompre parce que ce n’est plus pareil, c’est comme abattre un arbre qui a perdu ses feuilles en hiver en oubliant que le printemps existe.  Mieux vaut se dire : « La situation n’est pas favorable en ce moment. » C’est peut-être un artifice, mais il est efficace. Il permet de s’éloigner pour réfléchir ou se protéger, sans tout casser. Et d’ouvrir la voie à l’avenir. Si c’était un amour important, quelque chose de lui subsistera, ou renaîtra sous une autre forme. S’il n’était pas important, l’amour se diluera peu à peu, insensiblement.  Au cours de ma vie, j’ai vu des passions renaître et d’autres se transformer en tendres amitiés, j’ai connu des retrouvailles après des mois ou des années d’absence, des désirs soudains après des années d’amitié. Rien n’est définitivement écrit entre un  garçon et une fille, entre un homme et une femme. A condition de ne pas s’enfermer dans des schémas, et de croire en soi.

 

 



[1] Lire l’article sur cette étude dans Alternatives Santé 345 de juin, un excellent magazine pour qui s’intéresse aux thérapies non conventionnelles et à une idée « globale » de la santé.

par Françoise Simpère publié dans : EROS
 

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