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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 11:14

 « Les intempéries mondiales ont diminué les récoltes de céréales, d’où un renchérissement de celles-ci, qui entraîne une augmentation du prix des pâtes ainsi que de la viande et des produits laitiers, car 70% des céréales cultivées servent à l’alimentation du bétail, lequel revient donc plus cher, le marché étant par ailleurs très tendu du fait de la demande des marchés chinois et indien. En Allemagne, le prix du beurre a déjà augmenté de… 50% » 

« Chérie, crie le clampin planté devant la TV,  fais des provisions de beurre, on les congèlera et tant que tu y es, achète un stock de steaks.». Belle allitération… L’hebdomadaire « Marianne » dont la fibre écolo tient certes plus du fil synthétique que du chanvre bio, propose même, pour contrer la crise céréalière, de revenir aux farines animales « injustement décriées ». Sans aucunement prouver cette allégation entre guillemets et d’ailleurs peu importe : le problème des farines animales, en dehors de la « maladie de la vache folle » est de doper les vaches laitières pour leur faire produire 60l de lait par jour quand la normale physiologique tourne autour de 35/40l, et de déséquilibrer le métabolisme d’animaux faits pour digérer de l’herbage. Même les céréales, elles supportent mal : le méthane (pets des vaches) responsable d’environ 4% des gaz à effet de serre est produit à 80% par les vaches laitières, celles-là même qu’on gave de céréales et autres aliments indigestes pour elles, alors que les vaches à viande élevées en pâturage en produisent infiniment moins. 

Plus vicieux : l’analyse benoîtement répercutée par les medias s’inscrit dans une logique purement économique, voire spéculative, sans aucune considération écologique ni médicale, en occultant une évidence  : « une alimentation basée sur la viande ruine la planète et la santé. » 

Santé d’abord, : 50 grammes de viande par jour, soit trois steaks moyens par semaine, couvrent nos besoins en protéines et graisses animales.  Pour les anémiés et les femmes porteuses de stérilet, ajoutons une part de boudin par semaine, qui restaurera leur réserve de fer héminique. Au-delà, la viande est un superflu, agréable dans un premier temps, puis, pour  ceux qui en mangent tous les jours,  source d’obésité, de maladies cardiovasculaires, et sans doute de cancers hormonodépendants (sein et prostate). Les graisses animales concentrent en effet les molécules pesticides déversées sur le maïs, dont certaines, dites oestrogènes-like créent dans l’organisme un « climat oestrogénique excessif » favorisant certains cancers et la féminisation de l’espèce : les gros mangeurs de viande troquent leurs pectoraux contre des tissus gras qui ressemblent à des seins, et produisent moins de spermatozoïdes… Les graisses animales sont également soupçonnées de favoriser les cancers du côlon : 16 000 morts par an en France.   

OUPS ! direz-vous, et vous aurez raison. En mangeant de la viande trois fois par semaine, avec pour compléter l’apport protéinique des œufs, du poisson, des lentilles et autres légumineuses, on réduit considérablement son risque de cancer et d’infarctus. 

On réduit aussi son « empreinte écologique ». 50% de l’eau consommée en France irrigue les champs de maïs à bétail. Produire 1 kilo de viande de bœuf consomme 1000 litres d’eau !  Pollution : les céréales sont massivement traitées avec des pesticides toxiques cancérigènes pour certains  : des études du  Circ (Centre d’ information et de recherche sur le cancer) ont relevé un taux de tumeurs du cerveau bien supérieur à la moyenne chez les agriculteurs… et chez les jardiniers du dimanche qui pulvérisent joyeusement des produits  chimiques sur leurs plantes.  

Reste le dernier argument de nos vertueux économistes : la Chine et l’Inde sont fortement demandeuses de viande, vous n’allez pas leur demander de s’en priver après vous en être gavés.  Elles aussi ont droit au développement !  Certes, mais quel développement ? La cause essentielle de l’impuissance écologique ne serait-elle pas  idéologique plutôt qu’une question de moyens ? : tant qu’on continuera à appeler développement et progrès un mode de vie qui saccage la planète et une alimentation à l’origine de tant de maladies « de civilisation » tous les discours sur « les petits gestes pour sauver la planète » ne seront que pipi de chat. 

  

 

La demande en viande n’aurait sans doute pas brusquement augmenté en Asie sans cette idéologie (plus la pression des industries agro-alimentaires) car se gaver de viande n’est ni dans la tradition culinaire chinoise, ni dans l’indienne, fréquemment végétarienne. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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françoise 10/08/2007 12:12

Et les mystères du net font que cet intéressant commentaire signé Tafille est quasi illisible aux babyboomers sans lunettes, lesquelles lunettes sont fort mal remboursées par la sécu, d'où affligeante dégradation du niveau de vie. Mais que fait Nicolas?  Il passe d'une rive à l'autre de l'Atlantique, aujourd'hui aux obsèques de Mgr Lustiger, demain en balade avec Bush, c'est plus un président, c'est bip-bip, et chaque bip bip consomme des tonnes de kérosène.

Tafille 10/08/2007 11:22

Amies des étudiants fauchés et des travailleurs pressés, les pâtes alimentaires permettent de préparer une infinie variété de repas en un tournemain. Hélas, leur statut d'aliment abordable est menacé. Le prix des spaghettis et autres macaronis augmentera bientôt au supermarché, et d'autres denrées risquent de subir le même sort. Un contrecoup malheureux de la course à l'éthanol.Inflation et déflation (100%)Le prix du blé dur, principal ingrédient utilisé dans la fabrication des pâtes, a atteint des sommets jamais vus en 10 ans. Les mauvaises récoltes et les stocks restreints expliquent en partie la situation, mais ces facteurs viennent seulement amplifier la tendance de fond. Ce qui propulse les marchés des grains, c'est la production de biocarburants.Le maïs-grain, première source d'approvisionnement des usines d'éthanol américaines, a allumé la mèche. Puis le cours des oléagineux et des céréales servant à l'alimentation du bétail s'est embrasé. Les autres grandes cultures ont suivi.Les gouvernements ont contribué à l'escalade en encourageant la production de biocarburants. Même en Italie, des cultivateurs délaissent le blé dur pour le colza, dont l'huile sert à fabriquer du biodiésel.Les premiers qui ont annoncé un impact sur le panier d'épicerie ont été traités de prophètes de malheur. Aujourd'hui, les marchés leur donnent raison. La hausse du prix de la tortilla a déclenché des manifs au Mexique et en Russie, les plus pauvres s'inquiètent de l'augmentation récente du coût du pain. Les Allemands, eux, payent leur bière plus cher. La pâte alimentaire est la première manifestation claire du phénomène chez nous.Difficile de prédire la hausse en magasin, car les épiciers ne dévoilent pas leurs stratégies. Les Italiens, eux, se doutent de ce qui les attend. Leurs fabricants viennent d'annoncer une majoration de 20%, qui se répercutera évidemment à l'exportation. Barilla et De Cecco, qui avaient déjà augmenté leurs prix, prévoient le refaire au besoin.Ici, le coût de la nourriture augmente déjà plus vite que l'inflation : 3,1% en un an, près d'un point de pourcentage de plus que l'indice des prix à la consommation (IPC), indique Statistique Canada. Pour l'instant, c'est à cause des fruits et légumes, de la viande et des produits laitiers. Les produits d'origine animale risquent de poursuivre leur ascension, car le prix des grains fait augmenter celui de la moulée.Les subventions versées par l'Europe et les États-Unis ont maintenu les prix des denrées agricoles à des niveaux artificiellement bas durant des années. Une aubaine pour l'industrie alimentaire et les consommateurs, mais un fichu casse-tête pour les producteurs des pays qui, comme le Canada, subventionnent peu leur agriculture. Aujourd'hui, c'est le retour du balancier. Les classes moyenne et aisée peuvent absorber des augmentations de quelques sous par produit, mais les plus démunis risquent d'en souffrir. Surtout dans les pays en développement.Tant mieux si les agriculteurs obtiennent de meilleurs prix pour leurs récoltes. Mais on aurait préféré que cela se fasse de manière progressive, et non sous l'impulsion brutale de l'éthanol, une production non alimentaire dont les avantages environnementaux sont, au mieux, limités.

Claude 08/08/2007 20:40

Salut la belle chinoise
A défaut de prendre mon téléphone pour un petit coucou, le dernier (par hasard) a duré longtemps...donc juste pour te dire que je me régale à te lire au fond de ma brousse Normande, loin des péripéties parisiennes et des journaux de femmes que je ne n'achète même pas, de toute façon j'ai passé l'âge de la cible...et oui. Et pour l'anedocte, mon potager "bio" me fournit en délicieux petits légumes et mes agneaux grossissent avant le congélateur.... Je t'attends bientôt. Claude
 
 

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