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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 00:04

Plongée dans des archives familiales, j’ai retrouvé des coupures de presse datant de 1964- il y a 43 ans !- où des députés s’interrogent sur l’utilité de l’aide au Tiers-monde tandis que d’autres estiment que cette aide est indispensable pour empêcher le déferlement dans les pays nantis de deux milliards d’affamés. 

D’autres penseurs s’interrogent sur le choc des cultures et l’opportunité d’imposer à tous le modèle occidental de développement.  

Les mêmes questions, toujours sans réponse, que l’on pose aujourd’hui .  

 

Autre archive: 1969, il y a 38 ans, autre écho familier : l’eau est un bien à préserver, les ressources forestières s’épuisent, cette gestion désordonnée nous mènera au désastre. Les mêmes questions, et toujours aucune action vraiment résolue pour limiter ces risques écologiques. 

« L’homme n’est pas un animal monogame. Si choquant que cela puisse paraître, je dirai qu’on peut aimer à la fois plusieurs personnes avec une tendresse à peu près égale… la fidélité absolue n’est pas dans la nature humaine. » Georges-Anquetil, 1922, il y a 85 ans, dans un livre intitulé « Essai sur le mariage polygamique de demain, qui a connu 573 éditions !

Les mêmes questions agitent aujourd’hui de multiples sites libertins sur le Net. (avec une nuance essentielle pour les femmes: l’homme a été remplacé par « l’être humain » dans sa revendication d’amours plurielles)  

 

Sommes-nous donc très doués pour poser les bonnes questions mais trop conservateurs pour y apporter des réponses qui risqueraient de modifier le statu quo ? Comme on dit à la campagne  : « Grand diseux, petit faiseux ». 

Ou alors pense t-on que la meilleure façon de supprimer un problème est de n’y apporter aucune réponse, ce qui a assez bien réussi jusqu’ici. ?  

 

Mais dans ce cas, jusqu’où ira-t-on ? Quand se passera le Big bang qui imprimera dans le cerveau humain une programmation différente de celle qu’il utilise depuis vingt siècles pour répéter les mêmes erreurs ? 

La crise du pétrole n’y suffira pas. L’homme peut se passer de pétrole, il l’a fait pendant 19 siècles.  La prochaine crise, celle de l’eau, sera plus cruciale : sans eau, on ne survit que quelques jours. Avec trop d’eau , on meurt : les moussons, cyclones et inondations de cet été l’ont montré. Peut-être que la planète en furie obligera enfin les humains à apporter des réponses en actes à leurs interrogations récurrentes. 

Mais peut-on y croire encore alors que tout se passe comme si tout le monde savait que le désastre est inévitable et que personne n’y croyait vraiment?  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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commentaires

Georges 04/09/2007 21:36

Oui, là est le tragique de notre aventure humaine. Toutes les solutions sont là, et il n'y a personne (ou presque) pour les mettre en oeuvre. Ce qui est dur c'est de penser que nous avons la clé du bonheur (je parle de vous et nous), et que tout va se trouver compromis du fait qu'il n'y a qu'une planète, et que nous l'avons saccagée de manière irréversible... J'ai retrouvé dans NOLDA deux notes qui rejoignent ce thème, je me permets d'en donner ici les liens:
http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/10/17/vivre-avec-cela.html
http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/26/le-fond-de-ma-pensee.html
 

françoise 30/08/2007 20:30

La nature humaine, hmmm... Elle est bigrement influencée par le contexte de vie. Du nomade au sédentaire est apparu l'instinct de propriété. Ovide, déjà, n'était plus un nomade. Ce qu'on croit biologique, instinctif, l'est rarement. Avez-vous remarqué qu'on dit souvent "c'est humain" pour excuser les comportements contestables?
A pierre: pourquoi penser juste au pire? Changer son angle de vue et de vie, ce peut être aussi très heureux, très positif, même si tout changement exige un temps d'adaptation. Et vous avez raison, plus on le fait tôt, moins c'est difficile.

Pierre 30/08/2007 19:45

Il est probablement dans la nature humaine d'attendre d'être face à la difficulté pour l'affronter. Et dans ce cas les solutions à mobiliser sont plus lourdes. Comme une incapacité à croire au pire. D'un autre côté si on imagine toujours le pire on entre dans un monde de peur... qui est aussi le nôtre.C'est comme si on ne regardait pas au bon endroit.

Vagant 29/08/2007 13:28

En lisant « l’Art d’aimer » d’Ovide, on est frappé par la contemporanéité de la plupart des questions posées. Depuis deux millénaires, les maux du cœur demeurent inchangés, à croire qu’ils sont caractéristiques de notre nature humaine plus que de notre civilisation.

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