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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:08

 Je suis enfin partie en vacances,  trop débordée pour écrire ici. A la place d'un billet, voici un extrait d’un « Manuel d’économie domestique à l’usage des jeunes femmes » envoyé par la fille d’une amie, scotchée que ces conseils ne datent que du début des années soixante. Trop de jeunes femmes ignorent qu’en 1965 encore, une femme n’avait pas le droit de travailler ni d’avoir un compte en banque sans l’autorisation de son mari. S’il n’y avait pas eu les féministes, s’il n’y avait pas eu 68, leur vie ressemblerait sans doute à celle des femmes des années 20, 40, 60…

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS
S'il rentre tard à la maison ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELL E.
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Si vous avez des petits passe-temps, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui en parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes .
A LA FIN DE LA SOIRÉ E.
Rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s'il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI,
il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT,
acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui d’une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE PRATIQUE MOINS COURANTE, montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux. 

VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ce, je vous retrouverais à mon retour. Croisez les doigts pour mon soleil, je suis en manque sérieux :)

 



 

 

 

 

 



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Published by Françoise Simpère - dans Lectures
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commentaires

S@m 02/10/2007 21:18

Puis, les tâches ménagères ne sont qu'un détail, certes, contrariant au possible comme le sont les besoins physiologique ou encore les menstruation. (A mesure de certaines conversations qu'a bien voulu m'ouvrir la gente féminine, un tel détail n'est pas sans représenter un certain poids psychologique outre le fait que la question de la fécondité n'a rien d'un détail puisque c'est le commencement de tout.) Le quotidien, qu'il s'agisse de celui du corps ou des tâches qui accompagne l'environnement du corps est fondamentalement contrariant : nul ne choisit son corps, ce qui est plutôt contrariant pour la volonté. Reste qu'il y a moyen de s'amuser :"De bon matin, j'ai rencontré le train du quotidien qui me faisait chier..."Le tout sur l'air des Rois Mages de Bizet, avec un ami, nous avons fait le ménage plus d'une fois comme cela dont un nettoyage de printemps. La vie est contrariante par définition et la volonté un phénomène d'aimant des contrariétés : la vie n'est pas une ligne droite, mais une suite d'obstacles. Fuir tout cela, cela ne mérite pas une éloge, mais le défi d'un peu d'imagination et de sens de l'autodérision de sa propre volonté histoire de la prendre moins au sérieux. Faire le ménage devient prétexte à s'amuser avec une petite ritournelle, tout comme peloter de la vaisselle. C'est un peu comme l'aménagement intérieur d'une maison, une manière d'aménager les tâches qui rythme le quotidien avec un peu d'imagination. Parfois, je rêve d'un quotidien dont chaque contrariété soit un défi pour l'imagination...... et c'est là que je me rend compte que je manque totalement d'imagination et que certains ont probablement raison de dire que nous n'utilisons que 10% de nos capacités mentales. Beaucoup le voit en termes de connaissances, mais peu en termes d'imagination. Pourtant qu'est-ce que la connaissance de la sexualité apporte à l'érotisme, à sa vie fantasmatique ?!? 10% de sa joie de vivre ? Juste la sérénnité de ne pas être face à l'inconnu ?!? Sous l'emprise des caprices d'un corps dont on ignorerait tout ?

S@m 02/10/2007 19:33

En fait, si je comprend bien, ce message s'adresse à une certaine mentalité qui reste assise sur ses acquis ?!? Comme s'ils étaient naturels ? Pour l'anecdote, il m'est arrivé d'être dans la même position que ce charmant jeune homme sans comprendre jamais son étonnement. Certes, je pelotais sa vaisselle de temps à autre, mais... C'était gênant qu'elle s'en étonne, non pas que cela me semblait naturel, mais logique : il y a une vaisselle à faire ; j'ai le temps ; je le fais. A moins que d'être manchot, c'est pas compliqué, juste une question d'habitude très bien décrite dans l'un de vos livres : oser le faire, voire que ce n'est pas compliqué et le refaire. Derrière tout cela, je crois qu'il y a l'éducation de nos mères, la part d'éducation que nos pères ont céder à nos mères et vice versa. P.S.: J'ai honte de mes brouillons de commentaires : "Ils font tâche !"

françoise 02/10/2007 11:10

Sam, les femmes des années 80 savent rarement ce passé pourtant si proche et certaines ont des états d'âme à prendre la pilule, vécue comme une contrainte, en ignorant les affres de leurs mères qui comptaient les jours avec angoisse... Elles ont des compagnons le plus souvent attentifs à leur plaisir, aimant s'occuper de leurs enfants, partageant (pas encore assez) les tâches ménagères. Un jour, je suis partie en vacances une semaine avec un homme de 30 ans, j'en avais 41, et j'étais éblouie de le voir si attentionné, portant les sacs des courses et ne rechignant jamais à la vaisselle, lui était ébloui que je lui prépare et apporte (dans son bain, ça c'était pour le fun) un apéritif qui vira vite à la coquinerie aquatique :-). Bref, nous en avions conclu que le couple idéal était composé d'un homme de dix ans plus jeune que la femme! Je ne suis pourtant pas d'âge canonique, mais je vous jure qu'enfant, j'ai vu des mères quasi servantes de leur époux. Il faut connaître le passé pour évaluer le présent. Dans un autre ordre d'idées, comment évaluer les propositions actuelles en matière d'environnement sans savoir que, depuis 30 ans, ces proposiions ont été faites... et jamais réalisées. La force d'inertie, la résistance au changement sont énormes, et c'est pourquoi je dis aux femmes des années 80 que rien n'est jamais définitivement gagné, les femmes des pays d'islam intégriste, qui avaient cru à leur liberté sous d'autres régimes, en savent quelque chose.

S@m 02/10/2007 02:28

VERSION DEFINITIVE (Désolé pour les fautes qui resteront !)
Pourquoi "Aux femmes nées dans les années 80" ?!? Je pose la question parce que je suis un "homme" né dans les années 80 ! Je met "homme" parce que je ne me reconnais pas dans la masculanité de ma génération, sinon de le regard de certaines femmes ou une certaine culture de l'égalité.
Sinon, pour alimenter cet article ma grand-mère maternelle a été femme dans les années mentionnées. Au sortir de mes études de philosophie, j'ai essayé de l'aider à rédiger ses mémoires et elles m'a fait quelques révélations - quelques.
La première est qu'elle avait été davantage mère qu'épouse et qu'elle le regrettait. Il y avait toutes ces revues destinées aux femmes du monde rurale et catholique qui s'entassaient : "Procréez et multipliez vous comme le blé... et les animaux !" - voilà, comment elle me résuma non sans quelque colère dans la voix, le contenu de ces revues. Et puis il y avait mon grand-père qui montait le soir en disant : "Qui m'aime me suive !" Et elle, elle restait là, dans la cuisine sans savoir que faire sinon ce qu'on lui avait appris... travailler au ménage... jusqu'à des heures pas possible.
"Si votre mari suggère l'accouplement : "Qui m'aime me suive !"
Cà me dégoûte d'imaginer que ma grand-mère ait pu se sentir obligée de devoir voir mon grand-père de la sorte, lui qui l'a séduite comme une enfant : "Quand je dors avec nounours dans mes bras..." Lui qui était si paisible et si doux au point qu'il ne l'a jamais forcée à ce qu'elle vienne dormir en même temps que lui, mais simplement répété : "Qui m'aime me suive !" Inlassablement il a répété : "Qui m'aime me suive !" Inlassablement au point que chacun de mes oncles et tantes une fois à l'âge d'aller dormir plus tard s'en souviennent depuis. Ceux-ci crurent même longtemps que cette réplique leur était adressée, une sorte ruse pour adoucir par l'humour l'obligation d'aller dormir. "Qui m'aime me suive !", cette réplique de chevalerie connue pour mener les troupes à l'assaut au champ de bataille, lui qui cultivait les champs plutôt que les morts, il l'a lancée avec un humour tendre à sa femme pendant des années, l'invitant avec humour au combat des préjugés dans lesquels ils avaient été éduqués quant à leurs tendres ébats. Combien de fois ne l'a-t-elle pas retrouvé endormi une fois qu'elle montait ?!? La plupart !
Je n'ai pas pu en reparler avec elle parce que cela demande une disponibilité affective importante où il faut savoir s'effacer complètement pour que l'autre puisse se sentir pleinement écouté. Je n'ai pas pu parce qu'une majorité de mon entourage proche ne se préoccupait que de ma recherche d'un emploi, pour ne pas dire me harcelait dès lors que chaque échange se résumait finalement à çà : emploi, travailler et gagner de l'argent. Pour ma part, j'étais au seuil de la vie active et je n'avais pas envie de le franchir sans faire le point sur mon passé et le traîner par la suite comme un boulet. Et avant de faire le point sur mon passé, écoutez le récit d'une vie pleinement vécue me semblait faire d'une pierre deux coup à plusieurs égard : donner à ma grand-mère le droit d'avoir le récit de son histoire, elle qui avait tant envie de se raconter ; jouer mon rôle de fileul auprès d'elle et d'aîné de ses petits enfants en laissant à ceux-ci et à ses enfant l'héritage de son histoire qui était aussi la leur.
Tout cela s'est extrêmement mal fini pour moi même si cela n'a pas entaché mes rapports avec elle, mais j'ai compris une chose. Le simple fait de se plonger dans une époque si différente de la sienne n'est certes déjà pas évident, mais le passé n'existe plus à notre époque et c'est aller à contre-courant que d'y prêter attention. Il reigne une sorte d'optimisme béat pour le futur avec de fort relans de refoulé ou de tabou à l'égard du passé !?! Avant, le passé justifiait le présent et même s'il y avait davantage de tabou et de réfoulé, il était sacré ! Maintenant, il n'existe plus !?! Plus de passé ! Plus d'histoire !?! Plus que des gens bien sans histoire !?! Soit une autre manière de jouer aux gens biens sans histoires à l'extrême opposé de cette époque où le passé jouait le rôle de garantié sacrée de la pérénnité de la tradition dans le présent ! Et cela, que ce soit les femmes ou les hommes nés en 1980 ou à une autre époque, il y en a énormément qui joue à ce petit jeu des gens biens sans histoires. Le seul endroit où le passé ne soit pas tabou, c'est dans nos confessionnales modernes, les cabinets de psy. Certes, on en parle  dans la vie courante, mais tant que cela ne fait pas d'histoires à l'image de "gens bien sans histoires", mais entretienne au contraire cette image. Ou alors lassé de ce petit jeu, au premier exutoire qui se présente chacun projette tout ce qu'il a refoulé à ce petit jeu. 
 
Libertin(e)s ?!? A l'origine, cela signifie davantage la libre pensée que la liberté des moeurs qui en découla ! Je me permets ainsi au passage de saluer ce féminisme éclairé qui sur les "questions libertines" et ailleurs sait éviter à l'homme une image avilissante qui ne peut qu'avilir les femmes qui vivent avec eux. Il y aurait bien davantage à en dire, mais ce n'est pas l'article approprié sinon pour une autre histoire.
 
Cette histoire date de la génération au-dessus de ma grand-mère, mais que je tiens d'une personne de sa génération. Cette vieille dame me raconta ainsi la veille de la nuit de noce de sa mère où une voisine était aller trouver les parents de sa mère : "Excusez-moi, je ne veux pas vous déranger ! Je sais combien vous éduquez bien vos enfants, mais justement trop bien. Ne croyez-vous pas qu'il faudrait lui expliquer certaines choses ?!? Voulez-vous que je le fasse ?" La voisine s'est faite proprement mettre dehors comme une malpropre, mais cela alerta sa mère qui des années plus tard lorsque ce fut à son tour de devenir jeune femme lui raconta l'histoire en essayant de lui faire comprendre comme elle pouvait la leçon qu'elle en avait retenue : "Je ne savais rien. Rien de rien. Oui pour avoir lavé des enfants, je savais que l'anatomie n'était pas la même, mais je ne savais rien. J'ai bien eu de la chance d'être tombé sur un mari qui s'est montré compréhensif, sinon cela aurait pu très, très mal se passer." "...très, très mal se passer." Ces derniers mots m'ont marqué, tant il me semblait marqués d'une peur qui avait du paralyser sa mère lorsque vient le moment de comprendre l'enjeu sexuel de son mariage, enjeu dont elle n'avait alors pas la moindre idée. Et c'est fou, dans ces moments, de voir les personnes prendre une expression qui aurait pu être celle de la personne lorsqu'elles ont raconté ce qu'elles ont vécus et celle du moment où elles l'ont vécu. 
 
Ce genre d'histoires ne sont évidement pas les seules, mais elles sont encore légions aujourd'hui.

 

 

P.S.: Je ne suis pas ici par hasard car je me suis posé un certain nombre de questions proches de livres présent sur ce blog. Pour y avoir pris un plaisir intellectuel certain, en traiter fait partie de mes ambitions futures, soit des décénnies qui me restent à vivre.

syolann 24/09/2007 12:44

hoax ou pas, il y a vraiment des femmes que l'on a conditionné comme ça!! pfff trop navrant! Bonnes vacances miss, j'ai eu ma dose de soleil cet été mais tout comme toi, je suis pourtant en manque... le rythme de la rentrée ne me convient décidément pas!!! Gros bisous

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