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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 13:26

Je cherchais une idée de cadeau pour mon neveu, un jeune vendeur m’a abordée : « Je peux vous aider ? ». Il a fait avec moi le tour de la boutique, cherchant visiblement à dénicher pour moi l’idée de génie que je n‘avais pas. Brusquement il s’est arrêté : « Votre nom d’écrivain, c’est quoi, déjà ? » Je le lui ai dit, puis me suis étonnée qu’il me connaisse. « Je vous ai vue à la TV ». J’oublie toujours ce détail, la TV. Le jeune homme a murmuré : « Je ne sais pas si ça se dit, mais je vous ai trouvé très… charmante, très… attirante ».

Je lui ai assuré que oui, ça se disait et que cela faisait forcément plaisir, lui demandant ensuite lequel de mes livres il avait lu. « Aucun, mais j’ai été tellement intéressé par ce que vous disiez sur les hommes, le couple… »  Denis Seignez a raison,  « Aimer plusieurs hommes »  provoque davantage que n’importe lequel de mes livres érotiques, ce qui prouve qu’un essai, lorsqu’il heurte les habitudes,  stimule les lecteurs (trices). Le jeune homme et moi avons donc bavardé un bon quart d’heure, il m’a demandé s’il pouvait offrir ce livre à son amie avec qui se pose la question du territoire personnel de chacun, comme dans tout couple finalement. Je l’ai rassuré : ce livre a suscité bien des discussions intimes et « sauvé » plus de couples qu’il n’en a séparé !

Ensuite, passage sur un salon professionnel où je croise une jeune femme perdue de vue depuis au moins quatre ans. Après les politesses d’usage (« tu n’as pas changé ! Que deviens-tu?) il ne s’est pas passé dix minutes avant qu’elle et les femmes présentes sur le stand ne m’assaillent de questions sur les amours plurielles dont elles rêvent sans oser franchir le pas, je ne me souviens même pas comment elles ont mis le sujet sur le tapis.

Et cela m’a fait comme pour la peur de l’eau dont j’ai souffert pendant 30 ans. Juste après l’avoir vaincue, j’adorais parler de cette expérience incroyable : avoir surmonté une peur que je croyais intrinsèque, inéluctable. Aujourd’hui, j’ai du mal à en parler tant l’eau fait partie de moi. Idem pour les amours plurielles : longtemps j’ai adoré raconter mon histoire, tant était grand le plaisir d’avoir surmonté une peur- la jalousie- considérée par tous comme intrinsèque et inéluctable. Aujourd’hui, je n’y vois guère d’intérêt, tant les amours plurielles, les miennes et celle des hommes que j’aime, font partie de ma vie. Mais apparemment, le sujet taraude encore beaucoup de monde…

D’ici quelques semaines, je retournerai quand même dans la boutique voir où en est ce charmant jeune homme à qui j’ai recommandé de lire « Les latitudes amoureuses » et « Ce qui trouble Lola » pour élargir son champ de conscience !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans EROS
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commentaires

S@m 05/04/2008 23:54

Une raison d'acheter le PhiloMag (Philosophie Magazine en ligne.)Pour ma part, je vous concidère en avance sur ce genre de question, d'autant plus que dans leur numéro "Sexe et moral", il y avait tout lieu de les descendres en flamme et que pour ma part, vous auriez été une référence.Notez que je ne peux malgré tout m'empêcher de saluer l'initiative d'un tel magazine qui pousse la philosophie à sortir de sa tour d'Ivoire, mise sur le fait qu'il y a un public et prendre sa place sur la place publique sans complexe par rapport aux autres sujets de société... de manière un peu frileuse, soit parfois trop consensuelle ou commune et, de ce fait, ne finalement jouer que le rôle de révalateur de la philosophie des magazines sur le commerce, mais j'exagère... comme toujours dès lors que je ne regrette jamais de l'acheter.

Olivier Gilbert 11/02/2008 22:42

Salut Françoise !
Je vois que le sujet des amours plurielles fait toujours autant parlé. Je crois que ça sera toujours d'actualité ce sujet et j'espère qu'il sera de plus en plus discuté. Je suis retombé sur ton blog aujourd'hui, que je n'avais pas lu depuis un moment. Ça fait du bien de voir qu'il est toujours aussi vivant et que les gens le lisent massivement.^
Ici, ça va bien si ce n'est que je commence à en avoir ras le bol de l'hiver. Il y a beaucoup de neige et aujourd'hui, c'est très froid. Martine et moi pensons à s'enfuir dans le sud. Mais bon, on survit !! Suffit de bien s'emmitoufler et de ne pas trop perdre le sourire. Mais j'ai bien hâte au retour du printemps.
Bon, à bientot j'espère !!!
Bisous des caribous xxx
et en passant, je suis en train d'écrire un court-métrage que je tournerai en mai, une histoire d'éblouissement, de passion amoureuse où j'aurai besoin de figurants caribous !! Hé hé
 
 
  

S@m 29/01/2008 22:07

Ce n'est pas ce qui n'est pas esthétique qui se jette à la poubelle aujourd'hui, mais ce qui n'est pas plastique. L'esthétique se jette bel et bien à la poubelle... au point que parfois, je me demande si notre époque a encore le moins du monde un sens de l'ésthétique. Les valeurs esthétiques de la comédie sont ainsi d'un point de vue plastique... LE LAID. Pour se moquer ?!? Se moquer ? Il y a rire et rire et lorsque rire devient se moquer est-ce encore rire, avoir le moindre sens esthétique du rire ?!? Sinon... ... Miller, je m'applatis devant ce que vous avez su exprimer ! Et je me rend compte que j'ai eu la chance de ne pas connaître cela... si qui ne veut pas dire pour autant que je n'ai pas connu ou ne connaît pas le sentiment d'être un monstre, mais je tiens plutôt à vous remercier. (Avez-vous réellement 32 ans, chère présidente du Comité des "gros thons" car je crois reconnaître ".." et le souffle de la ponctuation d'une personne qui m'est familière.)
A Noémie : vous avez tout compris, il ne s’agit pas de condamner la monogamie qui convient à certains, mais de se tricoter une vie à ses mesures, dans laquelle on se sent bien, même si elle ne correspond pas au modèle le plus courant.
Il ne s'agit pas d'un effet de mode qui dicte ce qui est has been ou est in - "Qui est in ? Qui est out ? - mais de notre capacité de reinventer - comme dans les romans - nos modes de vie .. sur-mesure, de manière propre à  les ajuster à l'histoire de chacun, à chaque moment de la vie de chacun. Françoise - arrêtez-moi là où je me trompe - mais le sous-titre d'"Aimer plusieurs hommes" est bel et bien "Où des hommes et des femmes réinventent une nouvelle conjugalité", non ? A Longues jambes : La liberté, c’et  justement de ne pas s’enfermer dans un schéma, de sentir ce qui convient, t de savoir gérer ses chagrins
sans
les faire porter aux autres et fuir des situations toxiques (pas toujours facile, d’ailleurs).   Je crois peut-être trop vite reconnaître quelqu'un derrière cette empreinte singulière "..", mais mon propos ne semble pas en rester moins juste. Et pour peu que je ne trompe :))) merci, de me faire passer pour plus monstre que je ne suis :))) ce n'est pas une effet de mode que j'ai trouvé dans l'essais de Françoise, mais la confirmation de ma libération de la peur du tiers, libération qui s'est faite fort jeune, mais qui m'a toujours laissé l'impression d'être un monstre de ne pas être habité de cette peur. Cela peut paraître paradoxal, mais mes absences de jalousies m'ont souvent valu le portrait de l'indifférence la plus totale étant donné le caractère - désolé de vous étonner - réservé de ma personne... car si cela n'avait tenu qu'à moi, l'amour ne ferait pas partie de ma vie et encore moins le sexe, mais lorsqu'il se trouvent des personnes auxquels il est possible de se retrouver à tenir... Sinon Françoise, si vous consultez le site ci-dessous, vous constaterez que ma vie est ailleurs, plein d'ailleurs. Je me permet de vous renseigner ce FORUM parce que j'y suis encore plus monstre que chez vous, mais aussi pour ceci : A Vagant : l’essai est là pour
expo
ser des idées, c’est clair et facile à écrire.. Par contre un roman comme « Ce qui trouble Lola » m’a permis d’aborder des réflexions sur la peur (quand Lola ne sait plus où elle en est, fascinée par ses troubles désirs), l’homophobie, le rapport entre sexe et condition sociale (le SDF, les ouvriers du bar, le cancérologue, le jeune cadre…)  la bissexualité…

Miller 29/01/2008 21:28

oups... non, pardon si j'ai été prétentieux... ce n'était pas mon but! Je voulais juste dire: j'ai un talent particulier, oui, qui fait que j'ai une certaine reconnaissance sociale. La laideur est un "fomidable moteur pour la réussite." (Dr Olivenstein) C'est tout.

Comité des "gros thons" 29/01/2008 21:17

Mais miller quel est ce talent où vous excellez et qui vous auréola de gloire?, miller pour henri miller?

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