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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:51

« Faire quelque chose » est peut-être ce que nous pouvons nous souhaiter de mieux, les uns les autres, pour l’année 2013. Faire quelque chose, partout où c’est possible, pour soulager les souffrances provoquées par l’exploitation et l’aliénation. Faire quelque chose pour l’émancipation individuelle et collective.

FAIRE« Faire quelque chose », c’est précisément le titre du film réalisé par Vincent Goubet. Il s’agit d’un film documentaire de 90 minutes réalisé  essentiellement avec des interviews d'hommes et de femmes qui ont participé, chacun à leur manière, chacun à sa place, connus ou inconnus, à la grande histoire de la Résistance. Goubet s'attache à l'humanité de ceux qui ont dit non, ceux qui ont refusé le joug de l'occupant, quel que soit par ailleurs leur « couleur » politique.. Il part d'une idée simple : résister, c'est d'abord avoir envie de résister, pas suivre les consignes d'un parti ou d'un groupe.

La quarantaine de résistants qui intervient dans le film, aujourd'hui octo ou nonagénaires montrent qu'il existait, par-delà toutes les différences sociales et politiques, un esprit de la Résistance, dont le programme du Conseil National de la Résistance fut l'expression. Ce programme qui nous a donné l'assurance-maladie et tant de progrès sociaux aujourd'hui combattus sous prétexte de « crise économique ». Comme si la France de 1945 était riche après six ans de guerre. Elle était exsangue mais le Conseil National de la Résistance avait compris que pour stimuler la reconstruction, il fallait apporter du bien-être à tous.

Qu'ils soient gaullistes, communistes ou autres, les Résistants couraient les mêmes risques, avaient pour but la même chose : que cesse l'injustice, que revienne cette liberté dont on mesure le prix seulement quand on l'a perdue. Leur courage, leur humanité et leur humour sont décapants... et favorisent visiblement la longévité si on en juge à leur vitalité!

Avec Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Raymond Lévy, Lise London, Jacqueline Olivier-Timbaud, Serge Ravanel...

Le 2 janvier à 20 heures, sortie nationale du film à Paris. Un certain nombre de témoins-acteurs seront dans la salle.

  • Pour accéder aux informations sur la sortie nationale du film, c'est ICI


 

 

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commentaires

Delvolvé 08/01/2013 23:42


Youpiiiii ! je reviens de la scéance.


J'en garde un gand plaisir; ça m'a nettoyé les yeux. J'ai ressenti des nouvelles choses vis à vis des résistants. Bref, très enthousiasmant !


Merci pour ce conseil ;-)

cafardages 06/01/2013 20:19


bonjour et félicitations pour cette émission du dimanche sur Inter. Belle brochette de journalistes et chroniqueurs pour la première de l'année. Mais que sont devenues les assiettes de Charb ?


Amitiés cafardesques

Blutch 03/01/2013 21:16


Serait-il indécent de se préoccuper des problèmes d'une génération qui n'est pas la sienne? L'esprit de chapelle reste encore prédominant. Purée, c'est où qu'on a merdé depuis 68?
La différence entre une grande gueule virée par un DRH outragé et une loque humaine outragée et virée par le même DRH, c'est juste 6 mois d'enfer.
Il faut être un peu con pour solder sa vie au prix de 6 mois de salaire merdique... lorsqu'il ne s'agit pas en plus de stages gratos:-(

Françoise 03/01/2013 10:40


à Blutch: j'ai vu le film hier, il est revigorant et montre, comme le dit l'une des participantes qui a pourtant été torturée, déportée: "Il faut toujours croire, le pire n'est jamais certain...
à condition d'agir". Ils ont risqué leur peau et construit le "modèle social" que les dirigeants d'aujourd'hui (depuis 25 ans environ) s'évertuent à démanteler. La même femme de conclure: "Quand
je vois ça, je pense à mes camarades morts pour rien...". Come tu le dis, comme je l'ai dit aux jeunes qui acceptent de bosser pour rien ou se résignent à l'humiliation "il n'y a aucune raison
d'accepter l'inacceptable" (et, pour la petite histoire, je me suis fait rembarrer pas une responsable de "génération précaire" vexée de ce que je lui disais...


à Andiamo: plusieurs enquêtes sur le rire disent en effet qu'on riait davantage dans les années 50 qu'aujourd'hui, et même pendant la guerre. C'est la grande "réussite" de cette société: avoir
tué le rire et l'audace! Heureusement, il y a des poches de résistance, et j'ai le sentiment qu'elles commencent à faire tache d'huile.

Andiamo 03/01/2013 08:40


Je me souviens très bien qu'à la fin de la guerre (j'avais 6 ans) tout était "par terre", des ruines, rien à bouffer, des classes surchargées 50 élèves à s'entasser dans des classes dans
lesquelles au nom du principe de sécurité on n'en mettrait pas 20 aujourd'hui !


Eh bien les gens n'étaient pas moroses, ils avaient vécu bien pire, alors la liberté leur était enfin offerte, et vive la vie !

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