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Jeudi 25 mars. Un com’ sur ce blog raconte un démarchage musclé
d’un représentant de Poweo. Ce n’est pas le premier. En 2009, le maire de Houdain (Pas de Calais) a même pris un arrêté interdisant à Poweo de démarcher à l’intérieur de sa commune à cause de ses
mauvais procédés. Alors répétons-le: quand un quidam se faisant passer pour un envoyé d’EDF vous réclame vos factures d’électricité sous le prétexte de vérifier vos consommations, foutez-le
dehors. Un vrai agent EDF connaît vos consos, par définition…
25 mars, soir : conférence de Xavier Renou, du collectif des Désobéissants
www.desobeir.net à la librairie « Résistances ». Bavard, Xavier, il aime visiblement parler, mais pas pour ne rien dire. Intéressante, sa distinction entre les actions « classiques » et la désobéissance civile. Le vote délègue à des élus le soin d’agir à votre place, au mieux des intérêts du peuple. Ce serait bien s’ils le faisaient, mais hélas, une fois élus, ils ont tendance à oublier qu’ils ne sont que des mandataires… La manifestation est une supplique adressée aux élus : « on n’est pas contents, changez de politique ». Là encore, on est dans la plainte et non dans l’action, et on voit le résultat… La grève coûte cher à ceux qui la font…
La désobéissance civile non violente- « ce n’est pas dans notre logique d’imposer de la souffrance, dit avec humour X. Renou, même à un adversaire » - n’est pas seulement médiatique et ludique, même si elle a ces deux caractéristiques utiles (faire connaître une revendication) et sympathiques (le mode ludique suscite mieux l’adhésion de l’opinion que la violence). Désobéir est une stratégie d’action : définir un objectif, analyser les difficultés, repérer les points faibles de l’adversaire, et s’appuyer sur ces divers éléments pour choisir une action susceptible de faire avancer les choses. Intelligent de remettre la stratégie et l’action au centre de la réflexion.
En sortant de la Librairie, un membre du collectif « Jeudi
Noir » www.jeudi-noir.org me salue. Marrant, je ne l’ai jamais vu, mais lui m’a reconnue. Il trouve que la démarche
des « Amours plurielles » participe au désir de « changer le monde » en s’interrogeant sur les a priori qui gouvernent notre vie amoureuse :
appropriation, pouvoir, normes imposées. Enfin une analyse qui se démarque des questions sempiternelles: « Vous n’êtes pas jalouse ? L’idée que votre mari pourrait vous quitter
ne vous fait pas peur? Si on a ce qu’il faut à la maison, pourquoi aller voir ailleurs ? etc, etc. Toutes ces questions me sont à nouveau posées vendredi 26, lors de l’enregistrement d’une émission pour Europe
1 : « Et si c’était
ça le bonheur ? » (Diffusion mardi 30, de 15h à 16h) J’y réponds avec l’impression de saturer, de radoter, mais le
sujet semble encore iconoclaste, dirait-on …
Samedi 27 : la « no Sarkozy Day »- sur le modèle du No Berlusconi Day qui avait mis 350 000 italiens dans la rue- a rencontré peu d’écho dans les medias. La pétition signée par près de 400 000 internautes sur Facebook, ne s’est concrétisée que par quelques milliers de manifestants. Plaisir tout de même d’entendre un manifestant- cadre ex-sarkozyste- dire qu’il ne supporte plus de voir se creuser le fossé entre les riches et les pauvres depuis qu’un de ses amis, qui a un travail, est néanmoins obligé de dormir dans sa voiture. La misère devient réelle quand elle frappe un proche. Qu’il y ait peu de monde était peut-être le signe de l’envie de passer un jour sans même penser à NS.
27 mars, soir : que signifie éteindre quelques minutes la Tour Eiffel et d’autres bâtiments « contre le réchauffement climatique » quand on vient de faire capoter Copenhague et de renoncer à la taxe carbone ? Du foutage de gueule. Du coup, j’ai pas éteint ma lumière, marre des symboles qui ne servent à rien !
Dimanche : champagne et moult zakouskis chez moi pour fêter Noël (oui, on a le Noël tardif avec un de mes frères, c’est une tradition
ma foi bien sympathique). A la réflexion, je trouve le champagne une boisson surfaite. Le Pomerol 1991 oublié à la cave et savouré jeudi avec des amis m’a procuré plus d’émotion.
P.S. J’ai sympathisé avec la libraire de « Résistances », et du coup, si vous avez envie de feuilleter « Aimer plusieurs hommes », vous en trouverez des exemplaires chez elle. ( 4 Villa Compoint, 75017 PARIS, M° Guy Mocquet ou Brochant) Plus des milliers d’autres livres intéressants, des conférences et rencontres diverses, une salle de lecture et une ambiance calme et chaleureuse.
Pour fêter l’arrivée des beaux jours, ouvrez le cercle des lecteurs des éditions Autres Mondes. Vous y avez déjà commandé au moins un livre? Parlez-en autour de vous. Si deux de vos amis commandent à leur tour, vous recevrez un cadeau à choisir parmi 4 propositions sur http://www.autresmondesdiffusion.fr/joomla1.5/
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Françoise Simpère (nouvelles de)
ma vie, mon oeuvre, mais surtout mon oeuvre
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