Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 17:21

Il fait beau et chaud (contrepèterie Belge) et c’est bon ! 

frankensteinA  propos de Belge, je suis allée voir au Lucernaire une pièce du Belge Thierry Debroux, jouée par deux acteurs suisses : « Mademoiselle Frankenstein ».  (du mardi au samedi à 19h jusqu'au 23 avril) La demoiselle, c'est Marie Shelley, auteur à 19 ans du roman « Frankenstein ». Comment une si jeune femme a-t-elle pu inventer un tel monstre? De cette question posée par son interlocuteur, un certain Lazzaro Spallanzani inquiétant et ambigu à souhait, s'ensuit un face-à-face entre les deux personnages où la tension monte, jusqu'au final fort en émotion. 

Mary Shelley n’avait que 19 ans, mais au XIXe siècle, cet âge suffisait pour avoir un passé parfois douloureux, capable d’engendrer des monstres intimes. La jeune femme résiste à l’interrogatoire de Lazzaro dont on comprend vite qu’il est le portier de son inconscient, l’homme qui va lui permettre de révéler ce qui la hante. Ce faisant, le texte évoque l’Homme dépassé par les énergies et les innovations scientifiques qu'il ne maîtrise pas, question ô combien actuelle en ces périodes de fuites nucléaires et d’embryons à tout prix et parfois hors de prix. Le coup de théâtre survient quand à son frankenstein2tour Mary Shelley pousse Lazzaro dans ses retranchements et l’oblige à révéler qui il est. Le texte prend alors une portée universelle: comment devient-on ce qu'on est? Pourquoi certains êtres semblent-ils des monstres, et en sont-ils vraiment? Question à méditer par le président, si prompt à qualifier les criminels de monstres, sans s’interroger sur leur itinéraire, qui aurait pu être tout différent si quelqu’un leur avait prêté attention à temps. 

L'interprétation de Aline Gampert (Mary Shelley) et Frédéric Landenberg (Lazzaro Spallanzani), dans un décor sobre mais troublant, est d'une justesse impressionnante. On en oublie qu’ils sont comédiens, on est tenu en haleine, et on sort de là impressionné tant par le texte que par la performance.

Après le spectacle, prendre un verre en terrasse au mois d’avril sans avoir froid, en discutant avec des passionnés de littérature et de théâtre, fait partie des bonheurs qui donnent du prix à l’existence. Laurent Terzieff, dont je reste fan absolue, avait fait du Lucernaire son domaine. Il y règne toujours l’esprit de passion, de modestie et de courtoisie qui le caractérisait.

 fleur2.jpg

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

françoise 15/04/2011 10:31



à tous: oui, être hiors normes est-il être anormal?


à Reynald: il y a eu une enquête il y a une quinzaine d'années dans un pays nordique (le Danemark je crois) d'où ils ressortaient que les gens épanouis sexuellement, et notamment libertins,
commettaient moins de violences et délits que les autres et ni viols, ni agressions sexuelles. Je l'avais commenté en son temps dans le magazine où je bossais, mais je ne sais plus où j'ai rangé
l'article (peut-être pas gardé non plus, la place manque)



Reynald 11/04/2011 00:47



Un "monstre" n'est-il que le résultat de son dysfonctionnement ou de ses tares mentales, ou est-il aussi le résultat d'un formatage raté par la société.
Poser la question, c'est y répondre, bien-sûr !

Curieusement, les représentants de l'Etat ne semblent pas s'y intéresser.
Il n'y a bien évidemmnet pas de statistiques comparatives concernant la permissivité d'une société et la fréquence des crimes sexuels (qui restent l'écrasante majorité de morts violentes).
Pourtant, plus on veut réprimer un besoin naturel, plus on crée de souffrances. En diabolisant la sexualité, la société judéo-chrétienne fabrique des "monstres", qui agissent de manière plus ou
moins voyante.
Non contente de brimer un besoin naturel, cette société a institué la propriété privée des humains (n'est-ce pas une définition de l'esclavage?) par les lois et la morale du mariage.
Ces deux facteurs ont une importance déterminante dans les déréglements du comportement des humains.
La sexualité, c'est comme l'envie de pisser, plus on la réprime, plus ça fait mal.


En enlevant l'obligation de fidélité (et l'esprit de possession qui en découle) et en cessant de diaboliser la sexualité, on peut réduire la criminalité de 80%. Mais, quelle horreur, on
produirait des êtres LIBRES !

Pour le sarkozysme, la solution miracle lorsque la cocotte-minute siffle, c'est de mettre une pierre sur la soupape de sécurité. Il feraient tous bien mieux de mettre des boules Quiès et d'aller
dormir !
Mais non, la The réponse de la The nana du gouvernement (l'inoxydable Roselyne), c'est de criminaliser le recours à la prostitution lorsqu'il faut lâcher un peu de pression.
Si au moins, elle pouvait demander à ses potes médica-menteurs de faire quelque chose pour soigner la surdité........
Mais non, même l'autosatisfaction est diabolisée.

Et avec tout ça, il faudrait être étonné que des personnes pètent les plomps pour n'avoir pas eu la force mentale de se foutre des interdits moraux.
Chaque fois que l'on juge des crimes sexuels, il manque deux accusées dans le box: les Eglises et la société.





Andiamohttp://perso.wanadoo.fr/hobbyclubJe suis al 08/04/2011 13:24



C'est quoi être "normal" ?


Personnellement je n'ai jamais bien su, je porte des lunettes, je suis mince après avoir été maigre, maintenant je suis ridé... Est-ce NORMAL Docteur ?


-GRRRMBLLH !


-Parlez plus fort : je deviens sourd (en plus)



marin 07/04/2011 14:34



Quand j'entends parler de monstre, jerepense immédiatement à mes cours de biologie du développement et d'embryologie. Ce scours sont magiques par pleins d'aspects, par touts
leurs aspects. Puis, vers la fin, on parle de certaines molécules. Les molécules tratogènes, la chimie qui bouleverse l'équilibre génétique, ou biologique, pour déformer un foetus et en faire un
monstre. Oui, le monstre est celu iqui a trop ou pas assez d'organe, de chair ; celui qui a éé assemblée pas selon la coutume, l'habitude. Pas former selon la moyenne et là je me permets ce
glissement hasardeux, dangereux q ui me fait débouler dans le cours de psychologie médicale et qui nous définissait la normale comme la moyenne statistique.


Cette définition m' a permis d'enfin trouver le chemin qui ne venait pas du
bien et du mal et qui permetait de vivre entre le et le "ce qui est mauvais pour moi>>. Enfin mon esrit scienctifique rejoignait mon
esprit existancialiste. J'arrivais à tordre ces sacro-saintes
2000 années de répression judéo-chrétienne.


Mais c'était les années sida. Rappelez-vous le fameux débat : devait-on dire
sidaïque ou sidéen ? Certains vouliaent caractériser l'homme malade comme un monstre et les autres caractériser le malade comme un homme pas vraiment malade. Quand l'homme se fait miroir d'un
autre. Tous voulaient fuir les réalités. Là, la moyenne statistique me renvoyait la difficulté de dire les choses sans vouloir  de normalisation castratrice, en boomerang
violent.


Je gardais vaine , ma résolution de définition du "normal". Depuis je erre.
Je m'en fous total. Je regarde droit dans les yeux tout le monde et ça m'empêche pas de leur sourire aux anormaux. En fait, j'ai jamais trouver personne de bien normal. Personne. Nullepart. Tous
au singulier de l'indicatif présent.



Présentation

  • : JOUER AU MONDE
  • JOUER AU MONDE
  • : "Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
  • Contact

AUTRES MONDES

Depuis le 31/12/2013, le site Autres Mondes n'est plus actif, mais vous pouvez toujours aller y voir   la superbe vidéo d'Himlico

et la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes",  toutes deux réalisées par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr) 

Pour être informé de la disponibilité de "Aimer plusieurs hommes"et de "Himlico et autres contes", contacter: simpere.autresmondes@gmail.com 

  "Autres désirs, autres hommes" étant épuisé en version papier, il a été réédité en ebooks regroupant les nouvelles par thèmes: Que vous aimiez le sexe entre amis (sex-potes), les aventures insolites (Belles rencontres) la transgression (Jeux et fantasmes) vous y trouverez votre compte.  En vente chez IS éditions   et sur la plupart des plate-formes de livres numériques, plus FNAC, Amazon, etc. Sexe-potes.jpg

 
 

 

 


 

Recherche

FAN-CLUB

Françoise Simpère (nouvelles de)

ma vie, mon oeuvre, mais surtout mon oeuvre

LIVRES QUE J'AIME

                                                                                                 lien-guide.jpg  

                                          
                                                                    des questions, des réponses, l'ouverture des possibles

L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture