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L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture

bonheur

Mercredi 18 avril 2007 3 18 04 2007 13:11

J’ai rencontré Jean- Marie PELT pour la première fois en 1974, à l’Institut Européen d’Ecologie qu’il avait fondé en 1972 à Metz dans l’enceinte d’un cloître franciscain. De là vient sans doute mon habitude de le surnommer révérend PELT. C’est amical. 

Ce fervent écologiste a popularisé auprès d’un large public, la notion de biodiversité (lisez « Les langages secrets de la nature », c’est un plaisir !). Il a alerté sur les pesticides, les OGM , le réchauffement de la planète, les maladies dues à l’environnement … Il sait que l’écologie est aussi urbaine : adjoint au maire à Metz, pendant 30 ans, il a empêché des aberrations architecturales, car, dit-il : « La différence entre les architectes et les médecins, c’est que les seconds enterrent leurs erreurs, tandis que nous subissons pendant des années celles des premiers. »

Sa foi chrétienne (et son âge peut-être) ne le prédisposent guère au sexe. Pendant des années, alors que nous nous entendions à merveille sur l’écologie, il considérait avec réserve mes écritures érotiques, me traitant de « petite coquine », ce qui reste somme toute affectueux. Jusqu’au jour où, au Festival Sciences-Frontières 2005, il m’a confié : « Je n’avais pas bien compris ce que vous écriviez. Je l’ai relu et j’ai découvert que ce qui vous anime, c’est avant tout une énergie d’amour ».  J’ai été drôlement émue…  

 

Le Festival Sciences-Frontières se prolonge désormais par une télévision sur le Net, véritable libre service en matière d’écologie, de développement durable et de sciences. On y voit des interventions de Boris Cyrulnik, Jacques Testart,  Bernard Weber… et Jean- Marie PELT, ainsi que des reportages bien fichus et des parodies rigolotes.  C’est sur www.terre.tv  Un peu fouillis pour s’y retrouver, mais ça vaut la peine de fouiller.

 

 

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 04 2007 20:16

Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil."

(Jean Giraudoux)

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Samedi 21 avril 2007 6 21 04 2007 19:40

Beau soleil ce samedi matin, je me suis levée tôt pour peaufiner l’organisation de la projection de « La grande amoureuse ». C’est à l’Entrepôt, dans le 14è arrondissement, lieu esthétique et éclectique : musique, expo s, jeunes talents et films d’antan, la programmation est un mix de cultures et de styles dans un  cadre chaleureux. 

 

Qui viendra ? C’est toujours l’inconnu quand on lance des invitations. Comme d’hab’, certains que j’attendais se sont décommandés ou ont oubliés, et d’autres que je n’espérais pas sont venus. En tout, une bonne quarantaine de personnes, des que je connais depuis plus de trente ans, d’autres tout récents. 

Il semble qu’ils aient aimé le film. La magie que Martine Asselin a voulu et su transmettre, avec un vrai talent et des mois de travail, est contagieuse.  

 

Après la projection on se retrouve au bar. Des amis se redécouvrent, ils s’étaient perdus de vue depuis des années, d’autres font connaissance, des groupes se forment. Je vais de l’un à l’autre, en sachant que je ne verrai pas tout le monde. Ce soir, je vais regretter de n’avoir pas eu le temps de parler à tel ou telle, mais c’est bon aussi d’observer de loin, sans intervenir, l’alchimie des conversations et des liens qui se nouent. C’est chaleureux, comme des strates de gaieté qui nous traversent. Il fait beau, la terrasse est ensoleillée, la lumière nous inonde. Certains décident de déjeuner sur place. Petites tables estivales, la matinée a un goût de vacances, le vin égaye nos syllabes…  

 

C’est un doux après-midi de printemps, un 21 avril 2007. Tous les 21 avril ne se ressemblent pas.

 

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 05 2007 18:22

Déguster une gaufre caramélisée, nappée de chocolat noir et de crème chantilly par un beau dimanche, ensoleillé juste ce qu’il faut… 

Passer une partie de la nuit avec des ami(e) s Belges, Québécois, allemands, français qui tournent et montent des courts métrages en 72h  maxi. Ca s’appelle un kabaret Kino, c’est un mouvement (Kino veut dire « mouvement ») de jeunes créateurs qui  ont décidé que pour arriver à faire des films, il faut… faire des films sans attendre un hypothétique producteur. D’où leur devise : « Faites bien avec rien, faites mieux avec peu, faites le maintenant. »  Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sentent bon le sable chaud J et surtout ils sont actifs, joyeux, solidaires, drôles et talentueux. Martine Asselin , réalisatrice de « La Grande amoureuse » est un pilier de Kino à Montréal. Elle a beau réaliser de beaux 52’ financés par des chaîne s, elle prend toujours son pied dans ces ateliers informels et si créatifs. 

Patrick, le plus gentil réal que j’ai jamais rencontré (excellent cuisinier en plus !)  réalise pour des musiciens des clips d’une stupéfiante beauté/ inventivité à partir de centaines de photos qu’il anime.  

 

Pendant ce temps, en mer, mon petit cousin Olivier croisait des dauphins, et à terre rencontrait des marins bretons du genre solide, des qui tanguent à cause des vagues sur le bateau, et à cause du chouchenn lorsqu’ils sont à terre.  « J’ai besoin de me retrouver comme cela seul en mer pour me ressourcer et réfléchir avec ce sentiment de liberté totale » m’écrit-il. Comme quoi on peut être marié et père de famille et garder du savoir vivre.  

 

Rentrer à Paris, prendre le temps ce matin de quelques confidences, caresses verbales, douceurs anticipées, avec un homme très occupé et cependant disponible depuis qu’il a décidé, dit-il, de prendre le temps de vivre. 

Se souvenir que le temps et le silence ne s’achètent pas, et c’est pourquoi ils sont infiniment précieux.

 

 

 

PHOTOS PRISES PAR OLIVIER

 

 

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Lundi 7 mai 2007 1 07 05 2007 18:57

« Il y a un club à Boulogne-Billancourt qui donne des cours de frivolités » Trop beau pour le croire. Qu’eussié-vous fait à ma place, coquins et coquines sinon vous précipiter d’un clic sur le message … pour découvrir que les frivolités sont une technique de dentelle avec une navette et des petits nœuds (oui, petits L ) . Poursuivant mon exploration de ce site qui s’appelle « L’aiguille en fête », je découvre des désirs insolites : « je cherche un motif de chèvre au point de croix » « … des grilles de vaches dans des positions diverses ( !!!)  à réaliser au tricot. » etc… Enfin de la douceur dans ce monde de brutes ! 

Notez dès à présent que le 9 juin, place du Palais Royal, se tiendra un grand jamboree de tricoteurs et tricoteuses. Jolies rencontres à prévoir dans le doux cliquetis des aiguilles (moi qui ai autrefois beaucoup tricoté dans les trains de banlieue, je conseille les aiguilles en bambou, au son bien plus zénifiant que celles en métal.) 

Il paraît que les hommes se mettent au tricot pour se calmer quand ils arrêtent de fumer et que c’est très efficace. Une étude scientifique  affirme que ça calme aussi leur rythme cardiaque. Sachant qu’un homme déstressé connaît des érections pimpantes parce que la circulation du sang inhérente au phénomène est meilleure en situation de détente, J'imagine bien des prolongements voluptueux à ce rendez-vous du Palais Royal. 

De nuit, les colonnes Buren, les aiguilles à tricoter et les portes cochères nombreuses peuvent constituer la toile de fond propice à des ébats que la morale réprouve et le plaisir approuve. On s’y retrouve ?

 

 

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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