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bonheur

Mercredi 28 novembre 2012 3 28 /11 /Nov /2012 13:12

image-sites-400px Noël approche, je vous offre un cadeau : un nouveau site pour  « Autres Mondes » plus simple, plus gai, plus coloré, réalisé par « Douze filmsstructure dont la taille artisanale est inversement proportionnelle au talent. Merci pour ce beau, très beau travail et notamment cette superbe vidéo à faire rêver les enfants comme les parents.

http://www.autresmondesdiffusion.fr/himlico.html

couv century3 copieNoël approche, faites-moi un cadeau : envoyez le lien de ce site à vos amis, parlez-leur de nos livres et CD, offrez- en pour Noël, vous les rendrez heureux. Si chaque acheteur nous en avait amené un autre, nous aurions pu publier d'autres livres et vous faire découvrir des textes oubliés ou inédits qui parlent de liberté, de plaisir et de mondes plus souriants.

autres_d_sirs.jpgCela n'a pas été le cas, même si les lettres enthousiastes de certains m'ont réchauffé le cœur. Il y a davantage de buzz pour une mini-caméra « trop super top » ou un clip coréen que pour des livres artisanaux écrits et produits en France. Les bonnes intentions du genre «consommer local et favoriser les petits producteurs » en restent souvent aux intentions. Pourtant  il suffirait de presque rien pour que ces intentions deviennent réalité.

 Allez-y, je compte sur vous, les manuscrits en attente aussi...


banniere nouveau site

 







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Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 23:28

... quand tu sais que ce n'est pas une ville noire, comme disent ceux qui n'y sont jamais allés. 

 

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... quand tu sais que la Cathédrale, construite en andésite (pierre volcanique) n'est pas noire mais gris anthracite tirant sur le violet... que l'arkose est un grès blond et la pouzzolane une roche volcanique rosée. Et que tout ceci donne une ville kaléidoscopique.


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      ... quand par 12° extérieur, tu continues à prendre l'apéro en terrasse.

 

P1030555terrasse retouchée

 

 

 

 

... quand tu t'amuses de voir les touristes ébahis devant ce trompe-l'oeil, s'approcher pour voir ce qui est vrai, ce qui est faux...


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... quand tu prends une dernière photo avant de repartir par l'Intercités et que tu te demandes pourquoi tu repars...

et pour d'autres quand: link

 

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Mercredi 31 octobre 2012 3 31 /10 /Oct /2012 09:02

glacier.jpg La beauté est dans la justesse absolue, quand rêve et réalité coïncident. Tant de dépits et de regrets naissent du lancinant sentiment qu’il existe un gouffre entre la vie réelle et la vie rêvée. Vivre en porte-à-faux «  nuit grave  » à la santé. Certains médecins prétendent même que la plupart des dépressions viennent de cet écart entre ce que l’on pense et ce que l’on dit, entre ce que l’on dit et ce que l’on fait.

 

 

Réduire cet écart, traquer partout la justesse rendent la vie belle.

 

crépuscule milos-copie-1

Justesse des idées. Ne pas être dupe, résister à la tentation du lieu commun et de la théorie à la mode, derrière chaque concept lancé sur le marché «  les nouvelles amazones  », «  les nouvelles rencontres amoureuses  » «  les nouvelles lois du commerce  » chercher la justesse ou la manipulation. Qui cette idée sert-elle, quelles conceptions du monde, et au bout du compte, ces conceptions sont-elles les miennes ?

 

Elaborer ses propres valeurs, ne rien croire sans l’avoir soi-même expérimenté, donne à l’existence une saveur exquise, celle de dessiner soi-même les contours de sa vie pour en faire une création aussi belle que possible. Découvrir parfois que ce qu’on vous disait impossible était tout à fait possible, il suffisait d’oser. La peur déforme les traits, oser les embellit, l’audace rend l'âme joyeuse et les joues roses  !

P1000348.jpgJustesse des mots, jubilation de l’écrivain. Passer des heures et davantage devant une phrase qui a du sens, écrite en bon français, plutôt élégante et bien rythmée, mais dont on sent au creux du ventre que ce n’est pas encore cela. La relire, chercher, puis en désespoir de cause, aller marcher quelques instants dans une allée après la pluie, quand les rayons du soleil renaissant font surgir des effluves de la terre  : troublante odeur d’ozone des lendemains de pluie… On inspire et soudain vient l’inspiration, ce mot qu’on cherchait, qu’on avait au bout de la langue surgit comme une évidence, mot qui donnera à la phrase sa justesse et sa beauté. Il n’y a guère de sensation plus jubilatoire, à part peut-être le désir, le vrai. A différencier de l’envie, velléitaire, de l’excitation, organique, ou de la convoitise, intéressée.

Le désir est obstiné, gratuit, mystérieux  : pourquoi cet homme, cette femme, cette peau précisément  ? La réponse est limpide  : parce que. Point. D’une justesse confondante  : rien à expliquer ni à justifier. Justesse n’est pas justice.Il n’y a pas plus injuste que le désir, qui ne naît ni du mérite, ni des qualités de l’autre, mais d’une évidence  : cet autre entre en vibration avec moi, créant des harmoniques imprévisibles d’une beauté à rire et pleurer à la fois, musique de l’inconscient qui se révèle.

img_0127.jpg

Justesse de la musique soumise à des lois rigoureuses sous ses oripeaux d’artiste, ses fantaisies colorées, ses accords plaqués, ses arpèges glissant sur la peau comme des perles de nacre. Les notes parlent à nos cellules un langage précis. Selon les moments on sera d’humeur jazzy ou Schubert, assoiffé de rock flamboyant ou alangui par un fado où se mêlent sur le fil de la mélodie la joie et la mélancolie. Pure émotion, la musique touche parfois si fort qu’il faut l’arrêter avant que le cœur n’éclate, plonger dans le silence pour retrouver son calme.

 

 

Justesse encore, le silence et le temps. En cette ère bruyante et pressée, ils sont devenus un luxe d’autant plus absolu qu’ils ne s’achètent pas. A savourer très vite avant que quelqu’un, désemparé que les mots se soient tus, ne murmure  : «  un ange passe  ».

(fragments d'un texte écrit il y a plusieurs années. Avec des images pour le plaisir...)

 

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Mercredi 10 octobre 2012 3 10 /10 /Oct /2012 14:15

lecture.jpgLes salons du livre sont légion et ne se valent pas tous. Quand les organisateurs croient que seules les vedettes médiatiques attireront le « grand public » (cette expression m'étonne toujours : y-a-t-il un petit public, versus un grand qui serait soit supérieur au petit, soit au contraire massifié, beaufisé ?) les visiteurs deviennent chasseurs d'autographes et de photos plus que d'échanges sur les livres ou l'écriture. Je me souviens avoir été ainsi mitraillée par une jeune femme au Salon du livre de Paris : elle déplaçait mes livres, les arrangeait à sa guise, me tournait autour avec son appareil, puis disparut subitement, sans m'avoir adressé un mot, après avoir fait sa moisson de clichés !

équipe gradignanGrâce soit donc rendu au 8ème salon « Lire en poche» qui s'est déroulé à Gradignan ce week-end dans la douceur du climat aquitain, quoique plus grisaillou que prévu. Ce salon municipal mobilise une année durant une équipe de quatre personnes, plus, le mois précédent l'événement, une multitude d'employés de la ville qui acceptent avec bonheur de se transformer en chauffeurs, hôtesses, logisticiens, manutentionnaires, animateurs... pour le plaisir de participer à un événement dont ils sont fiers et qui, selon l'expression de l'un d'eux « nous ouvre un autre monde tout en nous faisant découvrir les talents cachés de nos collègues. » Sans oublier les établissements scolaires étroitement associés à cette promotion de la lecture auprès des jeunes.

Teaser82741730Dans certains salons, l'auteur ne sait comment se comporter. S'il salue le visiteur, celui-ci s'éloigne prestement, voire décrit un large cercle dès qu'on lève les yeux vers lui. Si on garde les yeux baissés, certains prennent cela pour de l'indifférence et s'éloignent tout autant. Les auteurs connaissent alors les affres du vendeur en prêt-à-porter qui ne sait s'il vaut mieux laisser le chaland fouiller dans les rayons ou s'approcher : « Puis-je vous aider ? » avec le sentiment que le client s'agace: « Il cherche à me fourguer sa marchandise. »

« Lire en poche », centré sur le format poche, échappe à cette relation purement commerciale. Certes, les auteurs sont ravis qu'on achète leurs livres mais ce n'est plus simple question d'argent (les droits d'auteur sur un poche sont infimes), plutôt plaisir de voir que des personnes aiment ce qu'ils écrivent. Les visiteurs n'ont plus peur qu'on veuille vider leur porte-monnaie, car en poche, on se fait plaisir avec 5 euros, on est riche de lectures futures pour 20. Et comblé par la beauté de l'objet, car les « poches », désormais, ne sont plus un sous-produit du grand format imprimé serré sur du papier au rabais, mais de très beaux objets.

chatlit.jpgDu coup, fini le débat stérile sur « la fin programmée du livre papier face au numérique » ! A voir le plaisir des gens à soupeser un livre, le feuilleter, en caresser le papier- plus du tout au rabais, il y a du bouffant, du couché mat ou lisse, du bible, de l'offset- admirer des couvertures qui sont parfois de pures œuvres d'art, on constate qu'au-delà du contenu, l'objet livre est partie intégrante du plaisir de lire, et que ce plaisir lui-même diffère sensiblement selon le support : « Le numérique, c'est pratique en voyage, ou pour des textes techniques, mais pour s'évader dans la fiction ou l'Histoire, pour lire au lit, rien ne vaut le vrai papier. » Conclusion : cessons ces débats conflictuels et préservons le papier comme le numérique pour ce que chacun a d'irremplaçable.

atelier petitsIdem pour l'éternelle lamentation sur « les enfants qui ne lisent plus ». L'affluence des enfants et des ados sous le chapiteau consacré à la littérature « Jeunesse » prouve qu'on peut aimer les jeux vidéos ET la lecture, surfer sur Internet ET savoir encore ouvrir un dictionnaire, bref qu'au lieu de raisonner en opposition et exclusion, mieux vaut là encore raisonner en complémentarité. C'est peut-être moins excitant, mais c'est plus réel et plus constructif. D'ailleurs, les auteurs de littérature « jeunesse »- un secteur florissant de l'édition- annoncent des tirages à faire pâlir d'envie tous les auteurs...

autres_d_sirs.jpgA « Lire en poche », j'ai rencontré des lecteurs et lectrices qui aiment des romans pas forcément tête de gondole des supermarchés et posent des questions sur la façon d'écrire avec un réel intérêt pour la chose. Des lecteurs et lectrices qui vous disent pourquoi ils vous apprécient. Leur jugement m'a confortée dans l'idée qu'au lieu de sortir des bouquins formatés pour « répondre à la demande du moment », à faire des coups éditoriaux qui ne durent que le temps d'un engouement au détriment de ce qu'on appelle le fonds éditorial (les livres faits pour être lus et vendus au-delà d'un an)  les éditeurs auraient intérêt à stimuler et encourager ce que chaque auteur a de spécifique, et lui laisser le temps de trouver ses lecteurs. Des avis reçus, je retiens que ce qui plaît dans mes écrits est l'humour, capable de dédramatiser des sujets difficiles ou tabous, et l'émotion : « Vous aimez les gens comme vous aimez vos personnages, avec bienveillance ». Ca fait du bien à l'ego, et me donne du grain à moudre pour répondre aux sollicitations commerciales contraires à ma nature.

Enfin, quel plaisir de découvrir que les lecteurs de Gradignan, Bordeaux et alentours, bref du Sud-Ouest, aiment les écrits coquins, non pas avec trivialité mais avec un délicieux pétillement dans les yeux, à 20 ans comme à 75 et plus ! On ne saurait attendre moins d'une région où les vins sont des nectars et la gastronomie un savoir-vivre.

Seul bémol, le spectacle d'ouverture, un peu trop « conceptuel » et élitiste...

 

joueraumonde COUV4bis

Un bonheur ne venant jamais seul, j'ai trouvé à mon retour un mail de lecteur me détaillant longuement le plaisir et l'émotion qu'il avait éprouvés à la "dégustation"- c'est son mot- de "Jouer au monde",

son étonnement de se reconnaître dans certains personnages,  ses interrogations sur tel ou telle autre et sa demande de précisions sur le processus d'écriture, à laquelle j'ai immédiatement répondu.

Voici de quoi booster l'envie d'écrire, à rebours des doutes qui me saisissent parfois sur l'utilité d'aligner encore des mots,

des phrases, des idées, des histoires, dans un océan littéraire déjà débordant.

 

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Mardi 11 septembre 2012 2 11 /09 /Sep /2012 10:55

sankara.jpg

parce que d'abord, si nous ne payons pas, les bailleurs de fonds n'en mourront pas, soyons en sûrs. Mais si nous payons, c'est nous qui allons mourir, soyons-en sûrs également. » Cette phrase d'une brûlante actualité a été prononcée dans les années 1980 par Thomas Sankara, qui dirigeait alors le Burkina-Faso, ex-République Centre-Africaine. J'ai déjà eu l'occasion de parler de cet homme qui avait choisi le nom du pays Burkina-Faso qui signifie « le pays des hommes intègres » et imposait à son peuple une rigueur et une honnêteté peu courantes en politique. Les Burkinabé lui devaient l'éducation et le logement gratuits, des centres de santé, et une amélioration considérable du statut de la femme. Sans oublier la culture, avec un rayonnement international, comme le Festival Panafricain de cinéma et de télévision à Ougadougou, et à Bobo-Dioulasso, des rassemblements de musiciens venus du monde entier étudier les percussions africaines. Il a été assassiné il y a presque 35 ans, le 15 octobre 1987. Relisez le billet que j'ai écrit en 2007, il prouve au moins que j'ai de la constance dans les idées... et qu'en 5 ans, hélas, rien ne s'est arrangé par rapport à ce que j'écrivais alors. La conclusion est quasi la même que celle de ce billet.

L'Afrique ne se résume pas à un éternel débat sur les bienfaits ou les méfaits de la colonisation, ou à des reportages misérabilistes sur les famines, les conflits ethniques ou la corruption des dirigeants. Tout ceci existe, bien sûr, comme ailleurs dans le monde. En revanche, ce qui est rarement mis en valeur est le dynamisme de ce continent dont beaucoup de pays connaissent de forts taux de croissance malgré le pillage de leurs ressources naturelles par certaines multinationales  la joie de vivre des populations qui frappe tellement les touristes, étonnés qu'on puisse avoir l'air heureux en possédant si peu, et un art de trouver une utilité à tout objet, même périmé, même abîmé et de faire bruyamment la fête à la moindre occasion.

diaspora-web.jpg Pour découvrir cette Afrique qui bouge, cette Afrique moderne et positive, précipitez-vous sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris où se tient jusqu'au 16 septembre seulement, quel dommage ! une exposition de panneaux passionnants sur ce que devient l'Afrique depuis les indépendances de ses pays (avec quelques références à la période coloniale pour expliquer le cheminement). C'est tonique, surprenant et positif dans une France qui ne cesse de se lamenter et de croire que la fin du monde est arrivée alors que c'est juste la fin d'un monde, pas forcément si idyllique, qui se profile. Après l'Occident, l'Asie conquiert aujourd'hui la planète, mais comme le prévoit Jean d'Ormesson- oui, le ravi de la vie dont l'humour et la culture non bling-bling font qu'on lui pardonne presque d'être de droite- Jean d'Ormesson, donc, prévoit qu'en 2050, l'Afrique sera à son tour le continent où il faudra être, « the place to be » comme disent les snobs.

Allez-y, ça stimule le moral. Moi, ça m'a émue de retrouver dans certains panneaux des bribes d'enfance et de jeunesse: Gabon, Sénégal, Niger, Burkina-Faso, Côte d'ivoire, Bénin... tous ces pays parlent en moi, je connais encore par cœur le « tcha-tcha de l'indépendance » qui se chantait en 1961 et j'ai encore en mémoire les mots de mon père, bouleversé par l'assassinat de Patrice Lumumba, charismatique leader politique au Congo : « Pour une fois qu'ils avaient un type bien, capable de faire passer le pays de la colonisation à la démocratie, ils l'ont tué, quel gâchis ! » « Ils », on l'a su des années plus tard, c'était les dirigeants Belges de l'époque, soutenus par la CIA qui craignait que le Congo ex-Belge devînt communiste. Toujours la même obsession. Cette obsession qui a abouti au Congo-Kinshasa puis à la République Démocratique du Congo, aujourd'hui l'un des pays les plus dangereux au monde, et qui a poussé tant d'autres dans les bras de l'intégrisme religieux.

 

affiche intouchables

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la superbe vidéo d'Himlico

 

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  et de regarder la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes", toujours réalisée par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr)

 

http://www.autresmondesdiffusion.fr/aph.html

 

 

 

A écouter: Voyage en moi majeur, émission du 17 février 20123, avec Alex Taylor en pilote et moi en commandant de bord (ça se recoupe...)

 

 


 

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