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Désirs de lecture

                                                                    des questions, des réponses, l'ouverture des possibles

 

L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture
Lundi 8 juin 2009

L’odeur des bébés, subtil mélange de lait, de peau tiède, de couches souillées et de sueur douce. Odeur sereine, sublimée par l’amour inconditionnel des parents pour la moindre régurgitation de l’enfant.

L’odeur du travailleur en fin de journée, imprégnée de son labeur. Sueur forte, incommodante pour la majorité des gens, mais transformée par le désir en senteur fauve et virile. Excitante. Fragile. Il suffira de peu pour que la femme s’écrie à l’homme qui la prend dans ses bras : « Va te changer, tu pues la transpiration ! » Elle ne peut plus le  sentir. Son odorat avant son cœur et bien avant sa raison exprime le désamour.

L’odeur de l’amant endormi. Plaisir de humer sa peau satinée sans le réveiller, d’un souffle léger faire s’envoler un peu de ses effluves et constater, troublée, qu’il sent comme soi. Il y a parfois ce miracle de gémellité entre deux amants : ils ont la même peau, la même odeur, et donc ne se quittent jamais. Il leur suffit de passer leurs doigts au creux de leurs aisselles ou de leurs cuisses pour retrouver l’empreinte de l’aimé(e).

L’odeur sure des vieilles dames, comme on parle des pommes sures… Un peu aigrelette, un peu passée, mais adoucie par le parfum de rose de la poudre de riz qu’elles tapotent sur leurs joues avec une houppette, ultime coquetterie des femmes que nul ne regarde plus.  Odeur du temps qui passe et des souvenirs aussi : « Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle »…

L’odeur des trains de nuit qu’en rebelle suspecte j’aime regarder filer du haut des passerelles.  Métal chaud,  poussières brûlantes, herbes froissées le long des voies de campagne. Puis le silence au parfum d’étoiles.

L’odeur de mon île, là-bas, en Grèce… Avant même l’accostage du ferry parviennent aux narines les senteurs des Hélychrises italiennes, anisées, épicées, portées par un soleil ardent qui embaume l’iode et la mer, éveillant en moi des désirs d’oursinade.

Sentir le monde, les gens… Et se souvenir que l’argent n’a pas d’odeur.

 

 

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Lundi 20 avril 2009

Pas écrit ici depuis dix jours. Pas envie. Ca arrive…  et du coup j’ai fait plein de choses.

Quatre jours de montage vidéo avec ma fille Lauranne, plaisir de créer ensemble. Pareil avec les amis : les liens sont plus forts quand on bosse, nage, plonge, randonne, milite, etc. ensemble que lorsqu’on « s’appelle et on dîne. » Les amoureux n’échappent pas à la règle. Passée la phase hormonale,  les câlins s’affadissent s’il n’y a pas un univers à découvrir et des passions à partager. See, sex and songs...

Revisité le musée de Charroux (dans l’Allier, entre Vichy et Clermont-Ferrand) qui s’est enrichi de moult objets anciens de la vie quotidienne.  Dans tous les pays, je vais voir les musées d’Art et tradition populaires et constate que face aux besoins élémentaires, les humains inventent partout les mêmes objets : la roue ronde pour se déplacer vu que les roues carrées font mal aux fesses, des paniers pour transporter les aliments, des jarres pour le vin et l’huile… et pour les travaux, des outils qui ont TOUS pour but d’économiser l’huile de coude et l’effort, seules énergies disponibles durant des siècles. D’où l’invention du levier, de la roue dentée, de la poulie et de la manivelle…  
Parlez-en à Daniel, passionné d’horloge, qui restaure celles de Charroux et d’ailleurs. Il suffit d’un rien de déréglage dans une roue dentée pour fausser le temps.
www.charroux.com .


Non, je ne vous fais pas le coup du « c’était mieux avant », car dans ce village qui fût très actif pendant la Révolution française, les inventions d’aujourd’hui entrent en synergie avec les talents d’hier. Sans Internet, le bougitier (ben oui, le fabricant de bougies !)  aurait du mal à faire connaître ses créations au-delà des 320 habitants,
le savonnier qui travaille dans sa boutique pendant les sept mois où viennent des visiteurs ne pourrait pas poursuivre son activité en hiver, alors que grâce à son site www.savonnerie.net il expédie ses drôles de galets de couleurs dans le monde entier. 

Heureuse de mes nouvelles rencontres, je suis rentrée à la maison en calculant que si, de nature sociable, j’arrive à m’intéresser- je dis bien m’intéresser, pas seulement croiser- à une personne par jour, cela n’en fait qu’environ 350 par an (il y a des jours où je ne mets pas le nez dehors), soit 24 500 en 70 ans de vie sociale (5 à 75 ans), c’est-à-dire la population de Lisieux (Calvados) ou de Villeneuve la Garenne, soit O,O38% de la population de la terre, ce qui signifie que plus de 99,96% des terriens me resteront inconnus malgré mes aspirations voyageuses et liantes, et qu’évidemment 99,96% des terriens ignoreront jusqu’à mon existence ! Rien de tel que ce genre de calcul pour se rendre compte qu’une vie humaine est très courte et que soi- même on est un grain de poussière. Ca ramène les ego à de plus justes dimensions.

Mais si à l’inverse je pense qu’à 50 ans, au rythme précité, j’ai été amenée à m’intéresser à 15750 personnes- la population de Guéret, dans la Creuse- cela signifie que je dois consacrer du temps à 43 d’entre elles par jour, si je veux garder le contact avec chacune, ne serait-ce qu’une fois par an. Ce qui est évidemment impossible, à moins de ne rien faire d’autre.  Ou de lâcher en cours de route quelques uns des liens noués, mais lesquels ? Bref, mon goût des autres a certainement nui à ma carrière et à mon sommeil, mais il m’a permis aussi d’être fort peu consommatrice vu que je n’ai pas de temps à perdre avec des objets inanimés. Il m’a permis aussi d’écrire des livres où se mêlent réalité et fiction, dont certains ont été achetés par plus de lecteurs que je ne pourrais rencontrer de personnes dans toute ma vie, et poum, voilà que tout ça me donne le vertige.

A part cela, la Verveine du Velay et les macarons concoctés par une Charloise (=habitante de Charroux) dont je tairai le nom étaient  grandioses.




CE 20 AVRIL, JULIEN COUPAT, N°D’ECROU 290173, EST DETENU DEPUIS 157 JOURS, TOUJOURS SANS AUCUN INDICE PROBANT DE CULPABILITE. CE SERAIT ABSURDE ET RISIBLE SI CE N’ETAIT PAS UN DENI DE JUSTICE GRAVE? A RAPPELER SANS CESSE
Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Mardi 7 avril 2009
... mais juste une petite annonce. Y-a-t-il un lecteur ou une lectrice de Paris ou proche banlieue parisienne qui pourrait prêter à Martine Asselin (la réalisatrice Québécoise de "la Grande amoureuse") un siège auto pour enfant de 8 mois pour la période du 28 avril au 18 mai? Merci d'avance!
Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Lundi 16 février 2009

Rimouski est une ville du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette à environ 325 km au nord-est de la ville de Québec. Elle regroupe environ 57 250 habitants, incluant 15 000 étudiants[3], sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent. Il y fait parfois assez froid, mais les programmateurs culturels n’ont pas froid aux yeux et, comme je l’ai déjà constaté au Québec, on s’y interroge sur des sujets « tabous », sans réticence et avec curiosité.  « La grande amoureuse » a été diffusée une dizaine de fois sur la chaîne québécoise Canal Vie et a été sélectionné pour le prochain festival de cinéma de Vancouver, en octobre 2009. Côté diffusion TV en France, toujours rien à signaler.

Fiction

Le Cinéma Paraloeil de Rimouski invite la population à un Spéciale St-Valentin sans tabou qui se déroule sur deux soirs, le vendredi 13 février 17h et 19h30 puis le samedi 14 février 17h. Pour ceux et celles qui n’ont pas froid aux yeux...

Vendredi 13 février
17h : LA GRANDE AMOUREUSE
de
Martine Asselin | 2007 | 52 min.

Pourquoi serait-il mieux d’aimer une seule personne que plusieurs? C’est la question que se pose Françoise Simpère, une écrivaine française résolument hors-normes – « mais tout à fait normale » – qui a décidé de vivre sa vie à sa manière, en maintenant des relations avec plusieurs amoureux à la fois. Réalisé par une jeune cinéaste de Québec, La grande amoureuse dresse un portrait attachant de cette mère de deux enfants, mariée depuis plus de 30 ans, dont la manière de vivre en choque certains et en inspire d’autres.

19h30 : SEPTIÈME (Wolke 9)
de Andreas Dresen | Allemagne | 2008 | v.o. allemande avec s.-t.f. | 94 min.

Au coeur de ce film allemand – sélectionné au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard – il y a la vie amoureuse et sexuelle d’une sexagénaire, Inge, qui tombe follement amoureuse de Karl, célibataire de 76 ans. Mais Inge est mariée depuis trente ans à Werner, un professeur à la retraite enlisé dans ses habitudes. Oeuvre érotique et audacieuse, qui questionne la liberté d’aimer des personnes âgées. Suivi d’une discussion en présence de l’Association des retraités de l’UQAR et l’Association des aînés et aînées de l’UQAR. EN REPRISE LE SAMEDI 14 FÉVRIER À 17H.

 











AUJOURD’HUI 16 FEVRIER, JULIEN COUPAT EN EST A SON 94è JOUR DE DETENTION,TOUJOURS SANS AUCUNE PREUVE QU’IL AIT COMMIS LE MOINDRE FAIT DELICTUEUX. EXIGESONS SA LIBERATION,QUI N’EMPECHERAIT NULLEMENT L’ENQUETE DE SE POURSUIVRE SI NECESSAIRE

 


Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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Vendredi 6 février 2009

 … à écrire sur les difficultés hommes/femmes, la misère sexuelle ou la lutte des classes quand tout est magistralement résumé dans cette petite perle que j’ai en vinyl et ai retrouvé sur le Net. Merci Web du grand tout qui répond à toutes mes questions existentielles et trouve des références sur n’importe quel sujet, y compris « Betterave rouge en Roumanie » (146 000 références tout de même) « recette du pipi de rat » (24500 références) ou « paupiettes en peau de couille » (1040 références) je ne me lasse pas de ce jeu.

http://www.musicme.com/Henri-Tachan/albums/L'integrale-(Vol.-3)-(1974-A-1978)-3298492261734.html?play=01_15#


 

AUJOURD’HUI 6 FEVRIER, JULIEN COUPAT EN EST A SON 83è JOUR DE DETENTION SANS PREUVE. IL NE POURRA PAS SE PROMENER TRANQUILLEMENT AU SOLEIL COMME VOUS OU MOI

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : bonheur
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