Lucy Vincent, biologiste de l’amour, dissèque nos sentiments à l’aune des hormones et des neurotransmetteurs. Cette britannique a de l’humour, c’est presque un pléonasme… ce qui ne l’empêche pas d’être une scientifique rigoureuse. L’amusant est que par la voie de la neurobiologie, elle arrive au même constat que moi par l’empirisme et l’observation sociopolitique : « La passion amoureuse n’est pas l’amour ». C’est pourquoi Lucy Vincent déconseille la séparation aux couples qui se disent après en moyenne trois ans : « Bouh… c’est plus comme avant », car ils répéteront inlassablement ce cycle s’ils n’admettent pas qu’ils sont biologiquement programmés pour que la passion s’éteigne après ce délai et évolue vers un projet de vie.
A l’époque préhistorique, explique la chercheuse, on s’occupait du petit d’homme pendant quelques années, puis il se débrouillait seul s’il avait survécu. De ce
fait, le couple n’était pas destiné à durer longtemps. Aujourd’hui où nous avons pour ambition de mener nos enfants jusqu’à l’âge adulte avec de belles études, c’est-à-dire au bas mot 25 ans, le
couple doit durer longtemps pour assumer cette tâche… mais la passion hormonale a toujours une date de péremption d’environ trois ans. Il faut donc faire avec ce décalage entre
les hormones et la durée de l’éducation d’un enfant.
« Alors, interroge le journaliste déconfit, le couple, c’est la fin de la passion ? – Pas du tout, sourit Lucy Vincent, il y a moult occasions de vivre des passions amoureuses… à
condition de les mettre à leur vraie place et de ne pas les confondre avec l’amour. »
Bingo ! Que voilà un prologue approprié pour annoncer la sortie de mon « Guide des amours plurielles pour une écologie amoureuse » chez POCKET. Amours plurielles rebaptisées Lutinage, pour des raisons expliquées dans le livre.
Comme son nom l’indique, ce livre n’est pas un mode d’emploi, mais un guide, que chacun peut adapter à son propre vécu, avec :
De « Ailleurs » à « Sexe », un glossaire sur la théorie
amoureuse du Lutinage, suivi, pour chaque entrée, des questions qui m’ont été posées ou que je me suis posées à une époque où nul ne pouvait me conseiller.
Un « guide de savoir-vivre des Lutins », à partir de situations concrètes authentiques, pour mieux faire face aux événements inédits que traversent les Lutins dans un monde officiellement monogame.
Des témoignages de Lutins et Lutines illustrant la variété des vécus à partir d’un même principe, preuve manifeste d’une évolution en profondeur des comportements amoureux. Ces témoignages montrent aussi bien les difficultés de ce mode de vie que le bonheur qu’il apporte.
Et comme je suis maintenant dans des désirs d’écriture totalement différents, c’est la
dernière fois que j’écris sur les amours plurielles, alors profitez-en
!
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A CARLA SARKOZY-BRUNI : SVP, POURRIEZ-VOUS DEMANDER A VOTRE MARI LA LIBERATION DE JULIEN COUPAT, DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE? IL PARAIT QU’IL VOUS ECOUTE… |
Et pour la sociologie amoureuse, « Autres désirs, autres hommes » mettait en scène une quincaillière, une chercheuse du
CNRS, un bachelier homosexuel, une beurette des cités, un ouvrier, un aubergiste corse, une jeune Ivoirienne, un candidat à la présidentielle… au lieu des sempiternels cadres supérieurs à
Rolex et belles voitures, de coutume dans les textes érotiques.
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Bonheur d'exprimer les choses comme on les ressent : chuchoter « j’ai envie de toi »
L’intimité s'épanouit mieux dans la durée, mais son regard infrarouge se joue du temps. Elle débusque derrière les modifications du corps et les strates des années ce qui a charmé et
pourquoi. Elle se souvient des petits déjeuners, des fous-rires et des discussions. Elle s’intéresse aux mille petits faits et gestes qui transforment un inconnu en intime. Un petit-déjeuner, un
massage, une soirée passée à reconstruire le monde, une façon de remuer la salade ou de se savonner sous la douche comptent autant pour l’intimité qu’un orgasme partagé.
« La monogamie et son inséparable compagne, la jalousie, engendrent des heurts, des dangers et des maux incompatibles avec le calme, l’harmonie et la confiance indispensables à l’amour
et au bonheur. »
Ces phrases ne sont tirées ni d’un de mes livres, ni d’une des innombrables discussions qui se tiennent sur les sites polyamoureux, où
Non. Ces
phrases sont tirées d’un livre paru en …
Cet
ouvrage prône donc la polygamie masculine pour pallier le penchant naturel des
Il avait d’ailleurs attiré l’attention des parlementaires sur « l’ampleur du problème sexuel de 18 millions d’européennes que le surnombre des femmes, le massacre des mâles et
l’égoïsme de la monogamie condamnent aux misères physiologiques et morales du célibat. »
Georges
Enfin, une femme lui proposa de rédiger le symétrique du livre la Maîtresse légitime. Beau joueur,
Sur Internet, des passionnés de la faculté de Rouen et de l’institut Flaubert ont ouvert un site
personnages qui finissent par échapper à leur créateur.
Ce dont je suis sûre, c’est que lorsque j’achève un texte à l’ordinateur et l’imprime après l’avoir corrigé 10,
15, 20 fois… je trouve toujours des choses à modifier à la lecture sur papier.
Il paraît que les derniers e-books reproduisent à s’y méprendre la page d’un
« vrai » livre. Certes. Mais le contact tactile n’est toujours pas le même. Visualiser (un écran) ou toucher (le papier) ce n’est pas la même chose, tous ceux qui ont tenté l’amour
virtuel sur Internet vous confirmeront que cela peut être plaisant mais a peu à voir avec une véritable étreinte.
gars sympa, qui, divine providence, habitait la même région qu’elle.
Eh bien, à ma grande déception, le G20 n’a pas d’un iota changé de logiciel de pensée. Que proposent-ils ? De donner des milliards aux banques et aux entreprises qui ont
failli, de relancer la consommation qui devrait au contraire être réduite dans les pays riches pour que les autres puissent accéder au minimum décent, de soutenir
Bref, le G20 cherche à colmater les brèches d’un système en faillite mais familier, au lieu de
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