Ce dossier du « Canard Enchaîné », fort bien informé et pas sensationnaliste pour deux sous- on y parle plutôt de milliards de sous- rappelle que la fascination de Nicolas Sarkozy pour l’argent, loin de se limiter à des caprices d’ ado attardé ébloui par le clinquant, inspire une politique mûrie depuis des années, structurée autour d’une logique d’enrichissement financier pour une minorité de citoyens, politique prédatrice et atlantiste, qui creuse inévitablement les inégalités et n’a aucune vision écologique à long terme alors que tous les signaux d’alarme sont au rouge concernant les ressources naturelles de la planète.
Rapprochement qui tue avec deux infos d’hier : les émeutes de la faim éclatent un peu partout dans le
monde, alors que la plupart des pays du sud, s’ils maintenaient une agriculture vivrière au lieu de ne cultiver que pour l’exportation, notamment les céréales pour les biocarburants, seraient autosuffisants.
Les hôtels de luxe et les palaces- comme le Bristol à Paris, merveilleux hôtel dispensant plaisir des yeux et de la
bouche à ceux qui peuvent : 7000 € la nuit pour une suite ma foi fort attrayante- voient leur taux d’occupation exploser et les prévisions des bureaux d’études sont au beau fixe.
Pourquoi cette annonce rapide de la suppression de la pub sur les
Depuis 2005, Bouygues, propriétaire de TF1, souhaite revenir à du « lourd » dans l’industrie. Notamment jouer un rôle dans le nucléaire, secteur à la fois lucratif et stratégique, et pas seulement en assurant la partie béton des centrales. Bouygues a donc pris une participation de 32% dans Alstom entreprise du nucléaire en France avec Areva et EDF, Areva restant pour l’instant sous entier contrôle public. Anne Lauvergeon, à la tête d’Areva, a cependant affirmé qu’elle n’était pas hostile à un rapprochement avec Bouygues. En 2006, Dominique de Villepin s’était opposé à ce que l’Etat cède au privé des parts d’Areva, estimant que le nucléaire, secteur stratégique nécessitait d’être très « balisé » au niveau de la sécurité et des choix (on vend t-y une centrale à l’Iran ? à L’Irak ? à l’Arabie Saoudite, à la Corée du Nord ? etc…) et devait rester sous contrôle de l’Etat.
Par contre Nicolas Sarkozy est un partisan résolu des privatisations et Martin Bouygues, parrain de son fils, est un de ses
Ou alors de TF1. Sous réserves de vendre cher cette
Voilà le scénario qui court dans les milieux bien informés, comme on dit.
S’il est exact, les antinucléaires et ceux- dont je suis- qui craignent qu’un industriel privé soit moins rigoureux sur la sécurité et la maintenance des centrales nucléaires, moins regardant aussi sur les richissimes clients qui voudraient lui en acheter, tous ceux là ont intérêt à ne plus regarder TF1, de façon à faire chuter l’action. D’autant plus que le nucléaire financé par nos impôts, comme les autoroutes bradées au privé il y a peu, nous appartient.

Je l’avais lu il y a longtemps, jamais oublié. « Climats », d’André Maurois. Une histoire simple, le « pitch », comme on dit aujourd’hui, tient en quelques lignes : la vie amoureuse ratée d’un homme, d’abord marié à une femme si belle qu’il se consume de jalousie à l’idée qu’elle pourrait le tromper, puis remarié à une femme si dévouée qu’il s’ennuie avec elle. Dilemme universel entre la passion et l’amour quotidien, entre le goût du risque et le besoin de sécurité, entre le désir de posséder et celui d’être libre.
J’ai eu du mal à trouver ce livre à la médiathèque, il date de 1932 et dormait dans la réserve, jamais emprunté,
Tout ceci sur fond de France du début du XXè, entreprise héritée du père, emprise de
Qu’est-ce qu’un roman, si ce n’est cette qualité d’écriture qui fait entrer le lecteur dans la tête de personnages imaginaires, certes, mais si universels que 70 ans après on peut y reconnaître le fonds commun de sentiments qui, sous toutes les latitudes et à toutes les époques, créent les mêmes effets. Si ce n’est cette qualité d’écriture qui sait replacer ces sentiments dans une époque, un pays, un milieu social… et relativiser cette universalité, ouvrant ainsi la voie à une réflexion sur les conditionnements qui conduisent les humains à tel ou tel comportement.
Combien de chagrins d’amour évités si tout le monde lisait « Belle du Seigneur » et faisait sienne sa lucidité hilarante devant l’Amour ! Si tout le monde gardait en mémoire la conclusion de Swan sur sa passion pour Odette « Dire que j’ai gâché des années de ma vie pour une femme qui ne me plaisait pas… qui n’était pas mon genre. » Qui n’a pas vécu cette expérience de se dire, trois mois après un chagrin d’amour quasi mortel : « Mais qu’est-ce que j’ai pu trouver à ce type (à cette femme) ? » Qu’est-ce qu’un roman, si ce n’est l’art de transformer un concept- l’amour, la guerre, la liberté, l’angoisse- en histoire, et non l’inverse.
Souvent, je reçois des manuscrits dont les auteurs m’assurent : « Vous verrez, ma vie est un roman », faits de souvenirs rédigés avec application, en changeant les noms et les lieux. Sans prendre la distance nécessaire pour que l’histoire devienne à la fois universelle et relative,
André Maurois ressemble-t-il au héros de « Climats » ? Sans doute, on puise toujours dans son propre vécu pour écrire. Mais le lecteur ne se pose pas la question : Philippe Marcenat, son héros, existe,

Je suis enfin partie en vacances, trop débordée pour écrire ici. A la place d'un billet, voici un extrait d’un « Manuel d’économie domestique à l’usage des jeunes femmes » envoyé par la fille d’une amie, scotchée que ces conseils ne datent que du début des années soixante. Trop de jeunes femmes ignorent qu’en 1965 encore, une femme n’avait pas le droit de travailler ni d’avoir un compte en banque
NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
S'il rentre tard à la maison ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement
LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELL
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Si vous avez des petits passe-temps, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui en parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des
A LA FIN DE LA SOIRÉ
Rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s'il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI,
il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT,
acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui d’une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE PRATIQUE MOINS COURANTE, montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.
afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.
63% des français, surtout des cadres seraient d’accord pour travailler après 65 ans (sondage IFOP/ Le Parisien)
75% des français se disent stressés au travail, l’incertitude quant à l’avenir (54%) et le manque de reconnaissance (45%) étant les facteurs majeurs de stress, bien avant les conditions de travail ou le niveau des salaires, ce dernier item n’étant même pas cité (Sondage SOFRES/ Le pèlerin)
Faut-il en conclure : que les cadres aiment le stress ou qu'ils se sentent moins stressés et mieux reconnus que les autres salariés ? Que les travailleurs sont assez payés ou que le sentiment d'être traité comme un pion est plus douloureux que le manque d'argent? Que les sondages peuvent se contredire ? Ou simplement qu’on peut leur faire dire ce qu’on veut, selon qu’on cherche à soutenir le slogan « Travailler plus pour gagner plus » ou à réagir aux 400 suicides annuels sur le lieu de travail.