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Désirs de lecture

                                                                    des questions, des réponses, l'ouverture des possibles

 

L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture

En vrac

Mercredi 4 octobre 2006

Il y a en ce moment une rétrospective Jacques Doillon à la Cinémathèque, et notamment demain 5 octobre à 17h la projection du film "l'An O1" inspiré par la bande dessinée éponyme de GEBE. "On arrête tout, on réfléchit, et c'est pas triste". C'était ma bande de chevet quand j'étais étudiante, on y parlait déjà des vrais et des faux besoins, de surconsommation, de devenir acteur et non spectateur de sa vie... le tout avec la fausse naïveté et la vraie humanité de GEBE, qui est mort il y a deux ans et me (nous) manque toujours. Bises à Nicole, sa femme.

"Qu'est-ce qu'elle t'a dit à l'oreille, Marianne James, pendant que tu lui dédicaçais ton livre?" Ca vous excite, hein, de le savoir? Eh bien tout simplement elle m'a dit: "Moi, c'est Marianne", et je lui ai répondu "Je sais, je vous connais". Sympa, cette femme qui joue les grandes gueules mais ne s'imagine pas que tout le monde sait son nom parce qu'elle passe à la TV. Accessoirement, elle regrettait comme moi cette émission/ mitraillette où on vous pose des questions binaires: "Faut-il, ne faut-il pas... (sucer, tromper, être fidèle...) sans attendre ni écouter la réponse. Le plus amusant est ce qui se passe après, quand on discute avec les invités dans les coulisses, ou quand on écoute les commentaires des techniciens, maquilleuses, stagiaires... 

S'il y a parmi vous quelqu'un capable de m'expliquer pourquoi Avid Xpress pro refuse de digitaliser les images que je lui propose, et assez convaincant pour l'obliger à le faire, je passe volontiers un après-midi avec... Ca m'énerve, ces messages d'erreur incompréhensibles!!!!!

Par Françoise Simpère
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Jeudi 19 octobre 2006

23h30 dans le métro. Face à moi deux filles toutes "gaîtes", un peu pompettes, une brune, une blonde. Elles se marrent, se montrent des photos, je glisse un coup d'oeil, la brune me propose aussitôt de les regarder. Bref, on se parle, on rigole, elles sont hilares, autour de nous les gens ne mouftent pas, c'est drôle comme dans le métro les gens parlent peu, ou seulement à voix basse. Et rarement avec des inconnus.

Le hasard veut qu'on prenne le même train de banlieue. Elles me demandent ce que je fais comme métier. "Vous écrivez? Ca doit être un chouette métier"... Je sors d'un tunnel d'écriture, 9h/19h non-stop, à la fois fatigant, et grisant. Comme quand on court: passé la période d'échauffement vient une phase jubilatoire où on sécrète des endorphines, hormones du plaisir, shoot absolument naturel. Je parle de tunnel parce que je n'en sors pas. Même l'ordinateur fermé, je pense à ce que j'ai écrit, à ce que je vais écrire... Je leur parle du rythme, de la structure, de l'enchaînement des idées, primordiaux en écriture, plus que les mots parfois.

Que j'écrive des "trucs érotiques", ça les fait kiffer un max, évidemment. Je leur raconte la trame d'une de mes histoires, celle qui sans doute leur ressemblera le plus. Peut-être qu'elles la liront quand le livre paraîtra, au printemps prochain. En attendant, j'espère que ce que je leur ai raconté leur restera. Ambre, Claudia, ne confondez pas le désir et l'amour, l'Amour est délicieux, le Désir aussi, mais ils n'ont (presque) rien à voir. En sachant cela, en sachant que vous pouvez flasher sur un crétin par pur désir, ou aimer un mec qui semble pas top à vos copines mais chez qui vous décelez ce quelque chose en plus qui donne envie de continuer, vous aurez fait un grand pas. Entre autres, vous saurez dire "oui" quand vous aurez vraiment envie sans vous croire obligées pour cela de tomber amoureuses, vous saurez dire "non" quand vous ne voudrez pas, sans céder au chantage affectif du beau crétin qui vous dit "Si tu m'aimes, fais-le..."

Photo extraite du film "Nos meilleures années" (Dieu que Mattéo était beau!)

Par Françoise Simpère
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Samedi 18 novembre 2006

A 19 ans, avec mon premier salaire d'Aide Temporaire en surnombre au Ministère des Finances, j'ai acheté cette combishort que ma mère me refusait au motif qu'il était idiot de dépenser de l'argent pour une fantaisie qui ne durerait qu'un été. Cette photo prise hier prouve :

 

 

 

 

 

 

1. Que ma mère avait tort et que je suis aussi fidèle à mes combishorts qu'aux hommes que j'aime. 2) qu'on n'est pas obligée, comme le prétendent des gynécologues chagrins, de prendre 15 kilos entre 20 et 50 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 13 ans, j'ai déniché cette combishort qui a beaucoup voyagé :

 Maldives, Egypte, Australie, Ile de Ré, Mayotte, Bénin, Hollande, Camargue, Iles Caïman, Thaïlande...Tous ceux qui m'ont rencontrée en plongée, reportage ou randonnée à vélo l'ont connue. Mais hélas, tout s'use et depuis un an j'écumais les boutiques à la recherche d'une nouvelle combi, en vain. 

 Heureusement, mon frère, en poste au Bénin, dénicha le couturier qui, muni de la combi voyageuse, en fit des copies variées : en lin brillant, pour mariage et cérémonies,  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en coton jaune pâle, déjà inaugurée et appréciée par les bo-bos de l'Ile de Ré,  

 et en jaune ethnique qui fera fureur l'été prochain à Paris-Plage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Alors toi, bloguer ou blogueuse fasciné par cette merveille, prouve qu'Internet peut faire la renommée d'un couturier inconnu. Diffuse la nouvelle : là-bas, à Cotonou (Bénin), au bout du pavé des Haies Vives (en face du marché aux légumes) Evariste, gardien et tailleur est le magicien de la combishort, vêtement à la fois seyant, confortable et joyeux. Que vos commandes affluent chez cet honnête artisan et que la combishort soit le « must » des saisons prochaines.  (crédit photo : Bernard Simpère , oui celui-là même qui depuis 30 ans sait s'adapter et évoluer dans mon univers de folies douces)

 

Par Françoise Simpère
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Mercredi 22 novembre 2006

Concurrence déloyale ou sortilège Vaudou par un couturier concurrent?  Je m'aperçois que les magnifiques photos de combishorts mises en ligne il y a deux jours ont été remplacées par un cadre vide avec une croix.

Je fais mon enquête et j'essaye d'y remédier. N'hésitez pas à me renseigner si vous savez ce qui se passe dans les méandres de la toile qui transporte les pitits pixels de couleur.

Par Françoise Simpère
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Jeudi 11 janvier 2007

Saturation des discours creux sans doute, j’ai aujourd’hui l’humeur rebelle et l’esprit frappeur… ( J

J’ai trouvé Augustin Legrand extrêmement pressé de faire lever le camp aux SDF du canal Saint Martin alors que chacun sait que le droit au logement opposable décidé par le  gouvernement n’est qu’une jolie annonce, inapplicable tant qu’il n’y a pas de logements disponibles, ce qui prendra pas mal de temps : demandez à l’abbé Pierre et à l’association Droit au Logement qui militent depuis des décennies sur le sujet… Pardon d’avoir mauvais esprit, mais Augustin aurait-il été si pressé s’il n’avait pas dû partir tourner un film en Amérique Latine ?   

 

A l’émission de Brigitte Lahaie, sur RMC, un homme venait confier sa détresse : il y a 4 ans, il a eu une aventure même pas extraconjugale (il n’est pas marié) mais en cachette de sa copine. Embêtant mais pas mortel (espérons qu’il s’est protégé, ce genre d’homme extrêmement vertueux a une fâcheuse tendance à oublier le préservatif) Le problème est que la dame d’un soir lui a écrit une lettre enflammée et qu’au lieu de la détruire il l’a gardée… ce qui fait que son amie l’a trouvée. Et qu’au lieu d’avouer l’ évidence en demandant pardon, il a nié. Ce qui n’empêche pas la jeune femme, pas dupe, de le titiller régulièrement : « T’es sûr que tu n’as rien fait ? » Bref, au lieu d’assumer son acte (dont il est d’ailleurs allé se confesser !) et de se consacrer à la femme qu’il aime, il le ressasse sans cesse au point d’en devenir quasi dépressif. Et cet homme si secret qui ne veut surtout pas que sa compagne sache, ne trouve rien de mieux que de venir raconter son histoire à des milliers d’auditeurs… dont peut-être la femme de sa vie.   

 

Depuis quelques jours, on commence à connaître les propositions des autres candidats. Divine surprise : que ce soit Corinne Lepage , Olivier Besancenot, José Bové ou François Bayrou, tous ont un discours sensé et construit, et des propositions concrètes. Pourquoi seuls les deux candidats soutenus par « de grands partis » s’obstinent-ils à faire de la politique spectacle ? 

Alain Juppé aurait dit lors d’une conférence au Canada : « La profession d’homme politique est la plus mal jugée par les français, à égalité avec les prostituées ». Je proteste : les prostituées, elles, donnent du plaisir à leurs clients!

A quoi tient le destin : tu réussis la traversée de l’Atlantique à la rame dans une baignoire, tu es un héros, tu te noies tu es un crétin inconscient. 

Halte aux dégâts de la TV : après avoir endormi les enfants des années 70 avec Pimprenelle et Nicolas, elle récidive sur les mêmes avec Ségolène et Nicolas.

 

 

 

 

« Mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche » : j’ai entendu ça dans un sketch, mais de qui ? Vous le savez ?

du temps que j'étais belle et rebelle...

 

 

 

Par Françoise Simpère
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