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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 19:09

Him-li-co et autres contes" est un livre qui permet aux enfants et aux plus grands de voyager à travers l'espace et le temps, entrer dans un tableau et se retrouver au XIIIème siècle, rencontrer un homme qui ne mourra jamais, aller au centre de la terre, seule invention de Jules Verne qui n'a jamais été réalisée, tandis que les enfants de ces contes y descendent... en ascenseur.

Ils s'affranchissent du temps grâce à une minute oubliée, merveilleuse histoire dont je vous offre ici un large extrait lu par Françoise Cheritel:

https://soundcloud.com/user-611862450/extrait-minute-echappee

Et pour les plus grands, un peu d'érotisme pour oublier l'isolement et le confinement. Cadeau! Les audios livres complets sont aussi édités par Voolume et distribués sur toute les plate-formes, notamment Book d'Oreille, qui font un gros travail pour ne pas laisser le numérique aux mains des GAFA:

https://soundcloud.com/user-611862450/parking-de-nuit

https://soundcloud.com/user-611862450/erection-presidentielle

et puisque c'est bientôt Noël:

https://soundcloud.com/user-611862450/cadeau-de-noel

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 17:27
En juin 1973, Inspectrice stagiaire du Trésor, je réalisai que si le travail en soi était intéressant, jamais je ne pourrai supporter le formatage des fonctionnaires faits, comme me l'avait dit plaisamment un collègue, "pour fonctionner, comme leur nom l'indique". Mais comment me tirer d'un contrat de 7 ans qui, si je le rompais, me forcerait à rembourser deux années d'études financées par l'administration? (même système que le CAPES).
Un soir de blues, j'écrivis pourquoi je ne voulais pas être fonctionnaire, et je décrivais comment on fabrique des gens dressés à obéir, les réfractaires étant considérés comme indignes de la noble fonction publique. Le lendemain, toujours cafardeuse car je sentais que se jouait là une grosse partie, je me trouvai 100 rue Réaumur, devant l'immeuble de Hachette qui à l'époque abritait France-soir, France-Dimanche, Télé 7 jours... et ELLE, que lisaient plusieurs femmes de la famille. Et qui donc, m'intimidait moins.
Une intuition, une audace me firent grimper au 5è étage où il y avait peu de monde car fin juin les congés décimaient les effectifs. L'huissier à qui je dis que j’apportais un "papier" (terme journalistique pour article, comment le savais-je, quel diablotin me l'avait-il soufflé?)m'envoya chez Marie-Françoise Leclère, chef de rubrique "Société" à ELLE, en charge des sujets qui passionnaient les femmes après 68: avortement, droit des femmes, divorce, égalité femmes/hommes... Elle fut surprise quand, vêtue d'une mini-robe rouge à bretelles sur un chemisier blanc à manches ballon, je lui dis: "Je suis percepteur, je ne veux pas le rester et j'ai écrit pourquoi."
Elle n'avait jamais imaginé un percepteur de ce style, ni imaginé que je pouvais avoir du style, qu'elle résuma deux jours plus tard: " Vous avez tout à apprendre, mais vous avez une plume."
Huit jours plus tard, un ami travaillant au Ministère des Finances m'appela effaré: "C'est incroyable! Depuis ce matin, toutes les secrétaires sont envoyées au kiosque pour rapporter ELLE à leur chef de service. Même le Ministre en a demandé des exemplaires!" Le ministre s'appelait Valery Giscard d'Estaing . Moins d'un an plus tard, il devint Président de la République.
Paradoxalement, les "années Giscard" restent pour moi un souvenir radieux: c'était mon entrée dans le journalisme, avec des sujets à traiter pleins du bouillonnement contestataire des seventies, une rédactrice en chef (Daisy de Galard) qui m'a tout appris, depuis le titrage et calibrage d'un papier jusqu'aux commentaires de mode (!!!) en passant par cette maxime: " Un journaliste doit sortir, il n'est pas là pour garder les murs mais pour regarder, interroger, comprendre et faire comprendre."
Giscard a dépénalisé l’adultère, jusqu'ici passible de prison et plus sévère pour les "infidélités" des femmes, fait voter la loi légalisant l'avortement, et renforcé les droits du Parlement, si méprisés aujourd'hui...
Les années Giscard sont celles de ma jeunesse, des bouclages au Charlie-Hebdo historique, avec tous les amis aujourd'hui morts, des réunions féministes avec les "gouines rouges radicales", des papiers écologistes à la Gueule Ouverte ou au Sauvage avec Reiser qui m'invitait parfois à manger chez lui, dans son appartement du 14ème bourré de panneaux solaires.
Les années Giscard sont celles où j’espérais que "la gauche au pouvoir" changerait la vie, le monde. Le militantisme de cette époque, c'était un peu comme penser à un voyage avant le voyage, comme monter l'escalier avant de faire l'amour, comme faire sa valise en rêvant d’évasion. A l'arrivée surviennent les déconvenues à l'aune du rêve si longtemps attendu, la fin de l'espoir à partir de 1984, dont je ne suis pas encore remise.
 

 

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 17:19
Trois heures à occuper entre deux enregistrements d’émissions. D’ordinaire, j’écris dans un bistrot, y déjeune, vais visiter une expo… Mais en temps de confinement, tout est fermé. Où me poser pour grignoter?
Une banque? Un coin de cimetière? Une église? Une tente de dépistage Covid19? Un service public (déjà fait un jour de pluie, l’accueil est mitigé, j’avais mangé debout dans un coin, loin des guichets, en attendant que passe l’orage.)
Je finis par dénicher un petit square, des bancs poussiéreux avec une seule empreinte de fesses par banc, la distanciation sociale est respectée! Je pose les miennes sur la surface ainsi nettoyée et mange avec les doigts comme les autres esseulés en mal de bars, de cantine, de resto d’entreprise…
Quelques coups de fil professionnels, vingt pages de lecture: plus qu’une heure trente à tuer. Il ne pleut pas, mais fait frisquet quand on reste immobile. Je trouve refuge dans une sanisette, et me sens tout émue quand une voix de synthèse me susurre alors que j’appuie sur la chasse pour pipi:
– Merci d’avoir choisi un débit économe.
Enfin une voix quasi humaine, écolo de surcroît!
Plus qu’une heure quinze avant mon rendez-vous. Je décide de marcher droit devant moi pendant une demi-heure, puis de revenir sur mes pas et j’arriverai avec un peu d’avance au rendez-vous, ça se fait…
Paris est étrange avec ses bars, restos et boutiques closes. Closes mais pas fermées: au fond des établissements, des silhouettes fantomatiques s’affairent à préparer des nourritures à emporter, un resto propose des “paniers de fruits et légumes de la ferme” (la ferme, quelle ferme?), on prétend que les français ne savent pas s’adapter, j’admire au contraire leur obstination à exister malgré le coup de gomme sur la vie de la ville.
La notion de commerces essentiels me laisse rêveuse: librairies fermées, mais une papeterie ouverte. Ainsi qu’un bazar de gadgets divers à tous les prix, un vendeur de serrures et cadenas, et un autre de rubans, fils et autres articles de mercerie.
Dans une rue piétonnière, un restaurant propose des plats à emporter… et du café en gobelets de carton, pas de plastique: je m’arrête, demande un café pour réchauffer mes doigts gourds. Le patron me désigne une table sous la terrasse couverte, et déserte:
- Là, vous aurez moins froid.
- Mais les clients sont interdits?
Il sourit: “Si on vous demande quelque chose, vous êtes la serveuse et vous êtes en pause.”
Waouh! Un désobéissant humain et souriant: dès que son resto rouvrira, sûr que j’irai y déjeuner!
 
 
 
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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 15:45

Longtemps, j'ai cherché l'idée unificatrice qui me permettrait de récuser la jalousie, l'oppression des peuples, le racisme, l'esclavage, l'exploitation au travail, bref les rapports de pouvoir, car il me semblait que les amours plurielles dont on m'a fait une spécialité (!), ne sont que le premier centimètre d'un fil d'Ariane qui permet de remettre en cause bien d'autres pouvoirs que la norme amoureuse. Même si, reconnaissons-le, on trouve des machos et des jaloux/ses chez des personnes combattant par ailleurs toutes sortes d'oppressions.

Ce fil conducteur- "l'autre est une personne, donc un sujet libre"- je l'ai senti en réalisant que s'il me semble naturel que mes amours aiment qui elles veulent (Amour, féminin au pluriel) je n'apprécie pas en revanche que l'on m'emprunte un stylo ou un pull sans me demander mon avis. A quelqu'un qui s'étonnait que je ne sois pas jalouse d'être "trompée" mais que je défende "jalousement" un objet m'appartenant, je répondis:

- C'est simple: une personne est un sujet, donc un être libre de choisir sa vie, son ou ses amours, d'aller et venir ou de travailler selon ses désirs... Je n'ai pas à lui dicter sa conduite pas plus que je ne supporte qu'on me dicte la mienne.  Lui dire si cela me plaît ou non, si je ressens des émotions négatives ou positives à son égard, bien sûr, mais sans imposer ce que moi, je pense bon. Aucune personne ne m'appartient, pas plus que je n'appartiens à quiconque. En revanche mon pull, mon stylo, mon vélo... sont des objets qui m'appartiennent et sur lesquels je me donne un droit de regard."

Certes, c'est aisé à théoriser, plus difficile à intégrer totalement dans son quotidien. Toute rencontre comportant son lot de difficultés, il est tentant de vouloir les maîtriser en maîtrisant l'autre, tentant d'évaluer l'importance de l'amour qu'une personne nous porte à l'aune du pouvoir qu’on a sur elle. Les rapports de force existent même lorsqu'ils se parent d'oripeaux affectifs. Tentant de profiter de son statut social pour dominer l'autre, de créer des échelles de valeur qui ne sont que des escabeaux du pouvoir. De s'évaluer soi-même à l'aune du regard des autres, se comparer...

Il faut du temps non pas pour admettre, mais pour ressentir au plus profond de soi la liberté des autres même quand elle peut nous heurter. Du temps pour apprendre à assumer sans se victimiser les incertitudes de toute situation, à cultiver l'attachement/détachement qui permet de conjuguer sentiments et autonomie, désir et indépendance, loin des passions dévorantes et des relations de pouvoir. Attachement/détachement qui aide à se forger un ego fort mais pas arrogant, à garder du recul sur les louanges comme sur les critiques, à vivre les ruptures et les deuils avec tristesse mais sans désespoir.

C'est long, mais ensuite quel soulagement! En n'ayant plus envie de possession ni de pouvoir- et en refusant que quiconque exerce un pouvoir sur soi- on accède à une liberté intérieure qui permet non seulement de ne plus ressentir de jalousie (amoureuse, professionnelle, familiale) mais aussi de ne plus accepter de travail humiliant, de se moquer du regard jugeant d'autrui et de se garder soi-même de juger hâtivement. Le travail devient un échange matériel: force de travail contre argent, mais pas soumission ni crainte hiérarchique où on perdrait son âme.  Chaque différence devient un enrichissement: ta culture, ta couleur de peau, tes croyances ne sont pas les miennes mais elles ne déterminent aucune supériorité de moi sur toi ou de toi sur moi, même si nos discussions peuvent être vives et exprimer des désaccords. On échange, on ne cherche pas à avoir raison ni à dominer, on apprend à stopper les conflits inutiles, à se garder des relations toxiques.

Se méfier alors de la grammaire, car il existe des pluriels bien singuliers. Considérer l'Autre comme un sujet, c'est respecter sa liberté. Considérer les autres comme ses sujets, c'est se prendre pour un Monarque.

https://www.youtube.com/watch?v=98uUxfo_eMw

 

 

 

 

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 10:09

Par une soirée automnale je suis allée voir "Le bonheur des uns..." film de Daniel Cohen dont j'avais apprécié "Le prénom". Le thème du film était intéressant: "Comment le succès d'une personne influe sur le regard que porte ses ami.es sur elle, et modifie son propre comportement?" Comme le succès était littéraire, j'étais aussi curieuse de voir si le milieu de l'édition présenté cadrait avec ce que j'en connais. Curieuse aussi de voir comment serait exprimée à l'écran ce sentiment si ambigu qu'est la jalousie. Ambigu, car la jalousie- amoureuse et professionnelle- s'exprime généralement à l'égard de gens qu'on aime ou apprécie, la vie des autres nous laissant de marbre.

Hélas, ce film est affligeant, caricatural: avec une Florence Foresti horripilante qui ne sait manifestement pas que crier et grimacer ne suffit pas à créer un personnage, une Bérénice Bejo si niaise qu'elle en devient insipide malgré son sourire et ses grands yeux toujours adorables, un Vincent Cassel absolument pas convaincant dans son rôle de macho un peu crétin. Seul François Damiens tire- un peu- son épingle du jeu... par comparaison avec le vide abyssal de ses partenaires. Quant aux dialogues, ils sonnent si faux, les situations décrites sont tellement "clichés", qu'on ressent un ennui profond...

Ajoutons que faire croire qu'un premier roman vend 50 000 ex en une semaine (alors que la moyenne des ventes d'un premier roman tourne autour de 400 ex) et que l'auteur ainsi comblé publie son second roman quelques mois après, c'est condamner les éditeurs à recevoir des milliers de manuscrits d'auteurs potentiels persuadés qu'ils vont faire fortune, et c'est surtout- plus grave- nier la somme de travail, de technique et d'énergie que requiert l'écriture d'un roman. Donner à penser qu'un traitement de texte ou un cahier et un stylo permettent à tout un chacun d'écrire un livre ou qu'une caméra rend n'importe qui cinéaste, c'est nier l'immense travail que requiert chaque œuvre, la nécessité de construire un scénario, l'importance du travail de préparation comme de finitions, bref c'est insultant pour eux... Bizarrement personne ne pense être artiste peintre en achetant une boîte d'aquarelles, ou musicien de talent en grattouillant sa guitare (quoique, si, quelquefois...)Enfin, parmi les invraisemblances du film qui en est truffé, on n'a jamais vu l'auteur d'un seul livre, même à succès, être décoré Chevalier des arts et lettres, et annoncer que l'auteure jouée par Bérénice Bejo a eu le Prix interallié est invraisemblable puisque ce prix est réservé aux romans écrits par des journalistes, alors que Bérénice, dans le film, est vendeuse de fringues. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, c'est le signé évident d'un manque de travail et de rigueur. Dommage, car le thème de la jalousie et de la réussite était intéressant, espérons qu'il sera un jour traité par un vrai cinéaste.

"Héritières" est un western en format court. Mais derrière ce projet, outre chaque membre de l'équipe, tous professionnels et motivés, il y a 5 ans d'écriture et de réflexion, et des heures de réunions et de préparation.

https://www.facebook.com/205336589530248/videos/385086105863145/

 

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 08:15

Qu'ils/elles nous ont gavé.es, les chantres de la sagesse Bouddhiste, hindouiste, Zénistes avec leur injonction à "vivre le présent" sans regards sur le passé, sans projections sur l'avenir, seul moyen, selon ces gourous d'arriver au bonheur ou au moins à la sérénité.

Eh bien nous y voilà! Un peu forcés, faut dire, obligés de vivre l'instant présent et uniquement lui, car d'un jour à l'autre, d'une semaine à l'autre, l'avenir est devenu flou et même sans aucune visibilité. Exemples: une présentation de bières artisanales dans un village de l'Allier, prévue samedi 3 octobre, a été annulée trois jours avant cette date par les autorités "pour raisons sanitaires" sans la moindre considération pour l'énergie, l'argent et l'espoir des organisateurs. Le week-end précédent, le festival "Tournée générale" à Paris proposait aux consommateurs de plusieurs bistrots du 12ème arrondissement des spectacles de poésie, danse, musique, théâtre où chacun prenait la responsabilité de sa protection: masqués, à distance de son prochain ou sa prochaine pour les consommateurs assis, voire regardant le spectacle depuis l'extérieur pour ne pas côtoyer le moindre humanoïde.Malgré ces contraintes, j'ai été frappée par les yeux qui brillaient, le bonheur dans les regards, l'envie de participer, de communiquer... et me suis dit que la culture, quelle que soit sa forme, est décidément aussi vitale que la nourriture, indispensable à l'équilibre mental, essentielle pour la santé. Mais voilà qu'Anaïs Heluin, l'une des instigatrices du festival qui regroupe moult passionnés et bénévoles me dit qu'avec la fermeture des bars à 22h, le programme du week-end suivant est tout chamboulé, voire amputé. Ce qui met évidemment en péril cette initiative financièrement fragile.

L'instant présent, my foot! Que vaut-il lorsqu'il est impossible de prononcer cette simple phrase: "Tu fais quoi à Noël?" vu qu'à Noël on ne sait pas si on pourra se déplacer, s'il y aura relâchement ou aggravation des contraintes, si la musique sera toujours considérée "covidogène" par les autorités ( tant d'absurdité noue le plexus!) ou si une grippe saisonnière bien virulente aura provoqué tant de décès que le Corona, par comparaison, semblera véniel. Que vaut le présent lorsque tout projet est soumis au bon vouloir de préfets dont on se demande s'ils sont réellement compétents en santé publique, vu que les médecins eux-mêmes ne s'entendent pas sur la cohérence de la politique sanitaire. Que vaut le présent lorsque le passé si proche- il y a moins d'un an- semble à des années-lumière, comme un paradis perdu malgré les problèmes sociaux et économiques qu'il contenait, tout simplement parce qu'il laissait une part d'espoir, de liberté et de possibilité de luttes. Maintenir la population sous contraintes et menaces d'amendes sous prétexte de la protéger, c'est faire fi de son bon sens, lui intimer qu'elle est "irresponsable", l'infantiliser, lui enlever tout projet d'avenir face à un présent sans espoir.

Voilà pourquoi il est essentiel de soutenir celles et ceux qui continuent à imaginer les jours d'après, à proposer de l'enthousiasme, de la poésie, de la contestation, de l'indignation et du plaisir. Merci à Tournée générale à qui je souhaite un avenir poétique et prospère, merci à Douze films qui a décidé de lutter contre la morosité ambiante en se lançant dans un projet de western féministe, écologiste et engagé, une folie par les temps qui courent, mais ainsi que le disait la Rochefoucault: " Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il pense."

 

 

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 16:38

Depuis quelques nuits, j'occupe mon insomnie de 4h du matin- heure, selon la médecine chinoise où l’énergie du rein va rejoindre celle du foie et/ou du poumon mais elle pourrait le faire sans me réveiller!- j'occupe donc ce temps nocturne et silencieux en picorant le délicieux livre de Pierrick Bourgault: "BISTROSCOPE" ( éditions CHRONIQUE) "histoire de France racontée de cafés en bistrots" avec une foule d'illustrations d'époque et de photos qui font de ce livre ce qu'on appelle un "beau" livre, comme s'il y en avait de laids.

Pierrick est un passionné des bistrots qui l'ont vu grandir, et il adore l'Histoire, comme les histoires. Le mélange des deux est passionnant, tricoté en courts chapitres, promenade sans suite logique, juste à l'inspiration, parce qu'un titre ou un autre interpelle. J'ai adoré les anecdotes du temps de la Révolution, où l'on découvre que les sans-culottes ne passaient pas leur temps à imaginer un monde nouveau ni à se demander comment passer de la Royauté à la République, mais bien plutôt à boire, lutiner les filles et même pire, et se battre entre mecs une fois imbibés d'alcool.

L'histoire de France commençant bien avant les Francs et en dehors de la Gaule, le début du livre évoque le temps des cavernes et celui des antiquités Grecques et romaines. La Grecque ne se souciait guère d'ouvrir des tavernes- bien que le mot lui soit resté, on nomme encore aujourd'hui "Tavernes" les restaurants typiquement grecs- ni des estaminets, car tout étranger qui souhaitait boire, se restaurer voire dormir était accueilli chez l'habitant au nom de l'hospitalité, Philoxénia ( Фίλοχένίά ) qui signifie littéralement "amour de l'étranger", soit l'exact opposé de la xénophobie.

Cela m'a rappelé qu'il y a tout juste 25 ans, lors de mon premier voyage à Serifos, j'étais allée avec un ami explorer l'île à pied, et notamment un tout petit village nommé Galani, quelques maisons perchées au milieu d'un paysage aride. Il faisait une chaleur d'enfer et nous mourions de soif, quand nous aperçûmes une terrasse avec deux tables et quatre chaises: un bistrot, une taverne! A peine étions nous assis qu'une vieille dame en noir nous apporta un cruchon de vin blanc glacé avec deux verres, du fromage de chèvre et des tranches de pain. Service rapide s'il en était! Une fois désaltérés et rassasiés, nous demandâmes la note, rare chose que je sais dire en grec, et là, surprise: avec des gestes et quelques mots de grec et d'anglais, la vieille dame nous fit comprendre qu'elle ne tenait pas une auberge et que nous étions tout simplement chez elle:

- J'ai vu que vous aviez soif et faim, alors je vous ai apporté à boire et à manger.

Malgré notre insistance, elle refusa qu'on la paye si peu que ce soit.

Les Romains poursuivirent cette tradition d'hospitalité mais l'organisèrent en ouvrant des tavernes payantes, où tout client était bienvenu et bien accueilli. Pierrick Bourgault raconte que Macédonius le Consul fit graver cette inscription sur la façade d'une auberge de Cibyre: "Pour moi, que tu sois d'ici ou d'ailleurs, tu es mon hôte: demander qui tu es, d'où tu viens, qui sont tes aïeux, cela ne fait pas partie de l'hospitalité".

On me dira que les temps ont changé, en référence aux horreurs du camp de réfugiés de Moria, sur l'île de Lesbos. Ce serait oublier que les Grecs- et plusieurs ONG- portent à bout de bras ces réfugiés depuis 7 ans, que le camp prévu au départ pour être un lieu de transit rapide de quelques jours d'une capacité maximum de 750 personnes, a vu sa situation se détériorer jusqu'aux accords entre la Turquie et l'Union européenne en 2016, qui a transformé Moria en centre de détention gardé par l'armée et interdit aux journalistes, avec 7000 réfugiés en 2020, lorsque s'est déclaré l'incendie qui l'a détruit.

Ce serait oublier aussi que malgré leur situation économique plus que précaire, les habitants de Lesbos et d'autres îles ont apporté durant des années secours, nourriture et accueil aux naufragés des bateaux de migrants, jusqu'à ce que la charge devienne si lourde, les heurts et les violences si quotidiennes qu'ils n'en puissent plus. Et que cette situation insupportable favorise la montée des groupes d'extrême-droite dans le pays.

Mais à Galani, toujours joli village, les vieilles dames sourient toujours aux promeneurs et les rires d'enfants font vibrer l'air parfumé de l'odeur des figuiers. Ce n'est sûrement pas un hasard si au Musée Cycladique d'Athènes, il n'y a aucune statue de guerrier, mais plusieurs statues d'hommes levant leur verre. Hospitalité rime avec fraternité.

 

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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 21:44

Je suis une personne sur plus de 7 milliards de terriens, c'est-à-dire presque rien, et longtemps je me suis dit que vu le nombre d'habitants sur cette planète, la masse de données personnelles récoltées par les GAFA relevait de la botte de foin gigantesque dans laquelle je n'étais qu'une minuscule aiguille.

Puis je me suis aperçue que chaque fois que je publie sur Facebook un post à propos d'un de mes livres auto-édités, je suis inondée de publicités ou "informations sponsorisées" sur des éditeurs indépendants, des ateliers d'écriture, des "conseils pour devenir écrivain" (là, après plus de 20 livres publiés chez moult éditeurs différents, je serais presque vexée! cheeky), mais le lien entre post et pub est évident: Facebook!

Puis j'ai réservé un billet pour une destination X. Sur le site de la compagnie aérienne, via Lilo et non pas Google. Il n'empêche: j'ai reçu des messages sur ma boîte mail me proposant des nuits d'hôtel dans la destination choisie, ou des locations de taxi. Ce qui signifie que les algorithmes font le lien entre le site consulté, mon mail, et la ville où je me rends. Déjà moins cool.

Ce billet avait été acheté depuis mon ordinateur de bureau. Ce qui n'a pas empêché Google, ou plutôt Google Maps, sur mon smartphone, de me suggérer de télécharger le plan de la ville où j'allais me rendre. Pas idiot comme conseil, je l'ai suivi et ce plan m'a servi, mais j'ai éprouvé un léger agacement à l'idée que mes déplacements tout ce qu'il y a de personnel sont suivis à la trace par des 0.1.0.1.0.1.0.1. auxquels je n'ai pas été présentée et à qui je n'ai surtout rien demandé.

Tellement attentionnés, les GAFA, tellement à l'affût de nos vies et de notre profil de consommateur, que j'ai, en téléchargeant le plan de la ville en question, découvert que Google Maps m'avait installé, sans que j'intervienne le moins du monde sur l'appli, le plan de Clermont-ferrand et de l’Auvergne où je me rends assez souvent, ceci "en tenant compte de vos déplacement les plus fréquents". Or, dans 90% des cas, je désactive la fonction localisation ("position") de mon téléphone, je le laisse très souvent éteint ou je le mets en mode hors-ligne. C'est dire si je ne suis pas la plus bornable ni la plus bornée des abonnées, et pourtant, "ils" savent bien des choses sur ma vie, y compris sans doute ce que j'achète car rien de plus facile, avec les paiements sans contact que la Covid19 à favorisés, de suivre à la trace vos achats. Sans même parler des paiements via le téléphone collectés pour établir votre profil de consommateur et votre solvabilité malgré tous les codes de sécurité censés garantir la confidentialité.

Drôle d'impression que de me sentir ainsi maternée, scrutée par des algorithmes, qui font de même avec tous les humains un tant soit peu connectés, dans l'espoir d'orienter nos achats, nos votes, nos indignations et nos choix de vie. Pas de chance avec moi: la fièvre acheteuse ne m'a pas davantage saisie que le coronavirus (test négatif!) mais je me doute bien que si les GAFA le font, c'est que ça leur sert, et que si ça leur sert, c'est que c'est rentable. Et qu'entre les mains de personnes mal intentionnées, cette main-mise sur nos vies a priori indolore peut devenir diablement nocive.

 

 

 

 

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9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 13:57

J'ai déjà parlé ICI des baby-boomers, génération d’après-guerre née entre 1946 et 1956, génération pléthorique et gâtée, terriblement gâtée par la vie.

J'en ai parlé ENCORE avec indulgence- puisque j'en fais partie- mais aussi et surtout parce que cette génération charnière est la dernière à avoir été élevée selon des principes transmis depuis des siècles par chaque génération.

Certes, elle a balancé ces principes désuets par dessus les moulins, dans la joyeuse effervescence des seventies, mais elle sait qu'après elle, les transmissions ne se feront plus d'humain à humain mais par voie numérique, algorithmique et pour tout dire terriblement manipulatoire, un million de fois plus prégnante que les principes éducatifs d'antan, et un million de fois plus fragiles car une manipulation chasse l'autre, tout et son contraire devient la règle, les injonctions contradictoires une façon comme une autre de gouverner en rendant les gens fous et qu'elle se dit: "Comment en est-on arrivé là". Car les baby-boomers, ne l'oublions pas, rêvaient en majorité de construire un monde meilleur, ah! ah!

Loin de les plaindre, je souhaiterais aujourd'hui que leurs enfants et petits-enfants poussent un cri de colère du genre:

Vous avez eu la chance de voyager en deux-chevaux à travers l'Iran, L'Afghanistan, la Syrie, le Liban, le Pakistan, l'Inde... qui nous sont inacessibles aujourd'hui pour cause de sales guerres décidées pour la plupart par des gens de votre âge.

Vous avez traversé la planète, en long, en large, en travers et en avion à des coûts "Guide du routard", et vous nous demandez aujourd'hui, au nom de la planète, de renoncer aux voyages aériens.

Vous avez arrosé les sols de pesticides cancérigènes, ajouté des additifs nocifs dans l'alimentation et fait qu'aujourd'hui les cancers avant 40 ans, l'infertilité des femmes et les spermatozoïdes tout flapis des mecs ne sont plus du tout une rareté mais une fatalité que vous avez créée et dont vous n'avez pas subi les effets car il faut des années de malbouffe pour en pâtir, et vous chantez les louanges du "Bio" après des décennies d'agriculture intensive, les louanges du local après avoir promu "la mondialisation heureuse".

Vous avez connu la parenthèse enchantée "avec pilule et sans SIDA"  tandis que nous avons commencé notre vie amoureuse sous latex ou polyuréthane, vous avez joyeusement et gratuitement baisé en plein air entre les buissons de la plage du cap d'Agde tandis que nos coquineries sont aujourd'hui encadrées par des clubs libertins, des sites de rencontres ou des "ateliers érotiques" évidemment payants et sécurisés, deux tue-l'amour évidents.

Vous n'avez pas eu à chercher du travail, il y en avait à moins de cinq stations de métro ou de car de chez vous, vous pouviez quitter un emploi dégradant, un autre vous tendait rapidement les bras, tandis que nous Ubérisons, auto-entrepreneurs à qui on fait miroiter une prétendue liberté quand il s'agit en réalité pour nos employeurs de s'offrir des travailleurs qui ne coûtent aucune cotisation sociale.

Vous pouviez chanter et brailler dans les rues sans que circule aussitôt une pétition contre vous, tandis que vous signez aujourd'hui des pétitions contre les musiciens, les bars-spectacles qui se battent pour survivre et la moindre fête avec décibels qui vous empêchent de dormir, pauvres choux!

Et voilà qu'aujourd'hui c'est encore à cause de vous, les baby-boomers, qu'on pourrit la vie de 80% de la population en interdisant les fêtes, les manifestations culturelles, les concerts ... et en imposant le port du masque y compris dans la rue pour certaines villes avec ce simple argument martelé dix fois par jour dans les médias: "Le virus circule toujours et 90% des morts concernent les plus de 65 ans". C'est-à-dire les baby-boomers- 20% de la population- qui, une fois de plus, régentent la vie des plus jeunes avec un égoïsme confondant.

Bon sang, mais allez vous faire foutre! Si vous avez peur, portez le masque ou mieux: restez chez vous. Si vous n'avez pas peur parce que vous êtes solide ou ne craignez pas de mourir, sortez tranquilles: personne ne vous crachera à la figure et il y a longtemps que nous savons dire à nos ami.es: "J't'embrasse pas, je suis enrhumé". Donc on ne vous embrassera pas, sauf si vous le demandez, on se tiendra à distance de vous, mais LAISSEZ-NOUS VIVRE, pensez à vos petits-enfants à qui vous êtes en train d'inculquer l'idée que l'autre, le corps de l'autre est dangereux ( on s'est débarrassé de la religion pour épouser l'hygiénisme, merdalors!), pensez à votre adolescence, à l'émotion du premier baiser que les ados d'aujourd'hui ne peuvent faire masqués, ou s'ils s'y risquent, embrasseront avec l'arrière-pensée qu'ils font quelque chose de mal, de dangereux, exactement comme les ados des années 80 se sentaient coupables lorsqu'ils omettaient le préservatif.

Vous qui avez vécu en liberté, laissez-nous libres!

Je précise, pour que ce soit clair, que je suis baby-boomeuse et trouve infiniment malsain de gâcher la vie matérielle et psychologique de millions de plus jeunes à cause de moi, qui suis assez grande pour savoir si et comment je souhaite gérer ma santé.

https://www.youtube.com/watch?v=dCHi5apc1lQ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 16:17

 

Dernier épisode de cette série sur “LES PETITES MAINS QUI FONT LA CULTURE” avec Lauranne, co-fondatrice de l’association “Douze Films”,  qui œuvre autour de deux pôles : le laboratoire artistique (création audiovisuelle, expositions photographiques et plastiques, réalisation de courts métrages) et les ateliers de transmission par l’image.

UNE ÉNERGIE COLLECTIVE

Comme beaucoup d’adolescentes, Lauranne rêvait d’être comédienne, mais son bac option cinéma lui fait découvrir que l’aspect technique du cinéma la passionne. L’été suivant, elle travaille six semaines au Festival du micro cinéma à Montréal (Québec) et découvre le mouvement Kino: “Faites bien avec rien, faites mieux avec peu, mais faites le maintenant”. Elle y apprend qu’il est possible de fabriquer un court-métrage en quelques jours grâce à un travail d’équipe de passionnés, qui n’hésitent pas à participer aux films des uns et des autres, échangeant leur matériel et leurs compétences.
Au retour à Clermont-Ferrand, Lauranne fonde Volkino, qui pendant plusieurs années - même après son départ pour Bordeaux -  réalisera chaque mois des courts-métrages projetés en public avec des moyens financiers dérisoires mais une bonne dose d’énergie et de créativité. 
Volkino m’a appris comment fonctionne une association. En France, la vision de l’associatif est parfois réduite à une organisation dilettante, alors qu’à l’international, on ne fait pas de différence entre entreprise et association : les deux travaillent aussi efficacement, seul les distingue leur statut juridique.”
Son BTS audiovisuel option montage et postproduction en poche, Lauranne effectue plusieurs contrats de montage dans des boîtes de production parisiennes: “ J’aime le montage parce que c’est de l’écriture en images, ce qui transforme le scénario écrit en film. C’est créatif. Or, dans les boîtes de prod’ TV, j’ai rencontré des monteurs talentueux, mais contraints à monter sans originalité des émissions pour lesquelles ils n’avaient aucune estime, aucune admiration. Boulot bien payé mais frustrant.”
À Bordeaux, nous étions quelques anciens du BTS à souhaiter travailler ensemble. C’est ainsi qu’est née “Douze Films” sous forme associative. À force de travailler sur des résidences de spectacles, de réaliser des teasers pour des musiciens ou des compagnies théâtrales, on s’est lié avec une myriade de professionnels du spectacle qui me permettent, sur n’importe quel projet, de trouver la ou les personnes dont nous avons besoin.
Au départ, “Douze Films” est centrée sur la création artistique, avec un fonctionnement de Compagnie : chacun peut apporter son projet auxquels tous les autres peuvent participer bien que l’apporteur de projet en reste le porteur, chacun a ses propres compétences mais tous ont une certaine polyvalence. Anaïs, par exemple, (cf épisode 6) initialement graphiste, a assumé des fonctions de script ou accessoiriste sur certains tournages. De son côté, Lauranne suit une formation pendant un an pour acquérir les notions juridiques, administratives et marketing indispensables. De plus, pendant quatre mois “Douze Films” bénéficie d’un accompagnement durant lesquels des intervenants leur expliquent comment construire un poste en administration, trouver des subventions, mieux gérer l’association. "Nous sommes également très aidés par notre bureau, dont la présidente a travaillé dix ans dans l’audiovisuel et en connaît bien les rouages. Notre secrétaire générale, docteure en sciences de l’éducation, relit tous nos projets artistiques pour les adapter à des projets de transmission."

                 illustration Anaïs Dubuet

L’ÉDUCATION A L’IMAGE

En 2015,  Lauranne part trois mois au Brésil participer à “Cinema No Interior”, projet d’éducation à l’image destiné à des habitants qui n’auraient jamais accès aux métiers du cinéma sans cette formation.

"J’y ai énormément appris, y compris à comprendre le Portugais ! Au retour, j’avais envie à mon tour de transmettre cette éducation à l’image avec l’équipe Douze Films. Nous avons réalisé un premier projet avec des personnes âgées atteintes d’Alzheimer. Le résultat a dépassé nos attentes quand la fille d’une de ces personnes nous a dit: “Vous avez réussi à faire sourire ma mère, à remettre de la lumière dans son regard!”   Des décideurs du département avaient assisté à la projection et nous ont proposé d’autres appels à projets. Peu à peu, notre compétence en éducation à l’image a été reconnue, et certains membres de Douze Films s’y sont beaucoup investis. Nous tenons à faire appel à des professionnels de la culture pour ces ateliers. En revanche, nous travaillons en équipe avec les  animateurs.trices ou éducateurs.trices des structures pour assurer le lien avec les participant.e.s.  
 

OÙ VA LA CULTURE?
Douze Films” ne vise pas que des publics dits « fragiles ». "On n’est d’ailleurs pas forcément d’accord avec ce terme qui ostracise des personnes qui partagent avec nous des histoires et des parcours complexes avec une force de vie incroyable. Notre objectif est de permettre à tous les gens qui ont envie de réaliser un film de le faire en connaissant les codes inhérents à cet art. C’est un grand plaisir quand nous organisons une projection, d’entendre les gens reconnaître : “On voit la différence quand c’est fait avec des professionnels”.
Nous avons aujourd’hui des relations assez pérennes avec nos partenaires, ainsi qu’avec des associations qui travaillent dans la même direction que nous. Loin de se mettre en rivalité, on se soutient, on les considère comme des partenaires et il va falloir se serrer les coudes…
Indépendamment de la crise sanitaire, la question se pose vu la réduction constante des budgets: comment faire un travail professionnel sans moyens suffisants? Va-t-on transformer les professionnels de la culture en animateurs, ou demander à des animateurs de faire un travail culturel pour lesquels ils ne sont pas formés? Va-t-on “ubériser”  notre travail en le confiant à des auto-entrepreneurs sous-payés qui accepteront n’importe quelles conditions pour échapper à la précarité? Toutes ces interrogations posent la question du projet culturel d’un pays dont l’identité, pendant des siècles a justement été d’incarner la culture au sens large du terme.

 

 

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