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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:22

causette couvDans la pléthore de magazines féminins, Causette fait figure d’OVNI : aucune pub de cosmétique, pas de pages modes, de « spécial minceur » ni de courrier du cœur. Or il plaît de plus en plus aux femmes, grâce à qui ce magazine bimestriel est devenu mensuel. « Plus féminine du cerveau que du capiton », c’est le slogan de ce magazine dit « féminin » que plein de garçons devraient lire pour devenir (encore) plus intelligents. Le numéro de février est particulièrement réjouissant. On y trouve de la politique (« Qui mettra la finance au pas ? ») pas ennuyeuse et bien écrite, de la culture pas forcément consensuelle (Stanislas Merhar, Marcel et son orchestre, Botul…) des reportages originaux (luxure en salle de garde) et la fameuse rubrique « On nous prend pour des quiches » qui recense quelques merveilleuses stupidités du machisme ordinaire.

Ce mois-ci, ce n’est pas une quiche, mais 24 que raconte Causette, puisqu’il est demandé de voter pour « la Quiche d’Or » précédemment remportée par « Nadine Morano (2010) et « le dico des filles »(2011). Vote ultra difficile tant les quiches sont savoureuses. Pour ma part, je ne retiendrai pas « le bilan de Sarkozy », bien qu’y soit rappelées pas moins de 15 promesses non tenues du Président, car la quiche, on la lui servira au printemps. En revanche, j’hésite entre la quiche 4 : Crème anti-rides Geogirl pour les 8/12 ans ( il n’est jamais trop tôt pour fabriquer des névrosées),  et la quiche  15 : serviette hygiénique parfumée au thym (qui permet de savoureux quiproquos « ca sent bon maman, t’as fait une pizza ? – Non, mon chéri, j’ai mes ragnagnas. ») Incroyable l’imagination des pubeux pour faire croire aux femmes qu’elles sont moches et grosses, sentent mauvais et suintent de partout…

chiens-de-garde.jpgAutre plaisir du week-end dernier, le documentaire: «Les Nouveaux chiens de garde »,  On y voit Alain Minc affirmer en février 2008  qu’on doit s’extasier devant l’extraordinaire plasticité du capitalisme sans lequel nous serions face à une crise grave, puis le même conclure en avril/mai que la crise est passée (DSK aussi : « la crise est derrière nous » disait le meilleur économiste de France) puis, en octobre 2008, chercher des pansements à cette foutue crise.

Tous les économistes sont-ils des charlatans ? Non, pas tous, un bon nombre alerte depuis des années sur l’argent fou et la fin d’un système gangrené jusqu’à la moelle par la corruption et la finance spéculative. Mais ceux-là, on ne les écoute pas. Les experts de la télé, qui sont là pour modeler 80% de l’opinion publique, les Minc, Godet, Cohen, tous présentés comme d’éminents universitaires- ce qu’ils sont- mais en omettant de préciser les liens étroits qu’ils entretiennent avec les entreprises du CAC40 et les politiciens, ces experts qui se sont trompés avec une obstination touchante s’obstinent dans l’erreur et continuent de marteler : « Trop d’Etat, manque de flexibilité, assistanat.. » avec une subtile sémantique qui transforme les cotisations sociales- outil de redistribution de la richesse produite- en « charges sociales » pesant sur les malheureux patrons.

sarko_grimace.jpg« Alléger les charges patronales pour favoriser la compétitivité et l’emploi : 20 ans qu’on nous le serine, 20 ans que ça ne crée aucun emploi ni empêche les entreprises de délocaliser vu qu’ailleurs, là où des gamins nettoient les cuves des pétroliers en s’empoisonnant le sang et où des fillettes cousent 15h par jour pour 15 € par mois environ, les profits sont toujours plus gras et que le profit, c’est la raison d’être du capitalisme.

20 ans que les mêmes « experts » serinent la même antienne à la gloire du capitalisme avec une conviction que rien n’entame, ni la crise, ni les faillites des banques, ni la dégringolade des Bourses.

Depuis des décennies- marrant de les voir débuter tout jeunes et peu à peu se dégarnir, prendre du bide et des paupières flasques, mais ne pas changer d’un iota leur laïus ultralibéral, depuis des décennies  donc, Michel Godet , par exemple, ne cesse de répéter que les français ne travaillent pas assez et ne sont pas assez compétitifs, au mépris des statistiques du BIT qui montrent que la France est un des pays à plus forte productivité et compétence de ses salariés. D’anciens virulents gauchistes comme Michel Field, qui prônait « la lutte armée contre le capitalisme », rentrent dans le rang pour le plaisir sans doute de faire partie du club très sélect du « Siècle », qui, une fois par mois, réunit journalistes, politiciens et hommes d’affaires à l’Automobile Club, place de la Concorde. L’important n’est pas d’être politicien, industriel ou journaliste, c’est d’être du même monde…

Quiconque s’intéresse à l’actualité depuis longtemps reconnaîtra bien des choses vues et entendues, mais « Les nouveaux chiens de garde » synthétisent et mettent en évidence le martelage de l’opinion publique et la façon dont toute autre parole est éludée ou discréditée.

En définitive, les Français qui continuent à contester les mesures libérales et à clamer qu’ « un autre monde est possible » - ceux qu’on présente comme des râleurs ou des « décroissants »-  montrent une belle liberté d’esprit face au matraquage dont ils sont quotidiennement l’objet. 


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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 13:15

pecheMon cousin Olivier dont j’ ai déjà parlé ICI,  est en train de réaliser son rêve de tour du monde à la voile et en famille. Parti il y a quinze mois, il a connu bien des galères. A travers le récit rédigé par sa femme  et le blog de sa fille Audreyon perçoit les galères de météo, le mal de mer et les avaries du bateau d’autant grainplus prégnantes que leur budget pour cette équipée est restreint. Plus d’une fois, j’ai admiré sa femme Virginie, qui ne partage pas la même passion du bateau qu’Olivier mais a accepté de l’accompagner dans son rêve, en sachant que toutes les tâches quotidiennes –provisions, cuisine, rangement, soutien scolaire des études à bordenfants qui travaillent par correspondance- seraient plus difficiles qu’à terre. Audrey et Damien, redoutaient aussi de quitter leurs copains. Vivre plusieurs années sur un voilier rien qu’avec ses parents, quand on a 13 ans au départ, ça peut faire peur… Mais Olivier tenait à ce voyage, pour que ses enfants comprennent qu’il existe d’autres façons de vivre que la consommation occidentale, d’autres paysages que les centres commerciaux, d’autres loisirs qu’Internet. (même s’ils l’utilisent pour communiquer pendant ce voyage).

capvert2Et de fait, au fur et à mesure qu’ils expérimentent et vivent des aventures dont une seule leur aurait paru insurmontable il y a deux ans, ils découvrent le plaisir de découvrir d’autres pays et d’autres habitudes, d’être en contact direct avec la brésilnature et la mer, et surtout de rencontrer des personnes qui, comme eux, ont choisi de larguer les amarres pour s’ouvrir l’esprit. Des personnes hospitalières, toujours prêtes à partager, aider et vivre de bons moments avec eux. L’inconnu cesse de faire peur pour devenir un être humain avec qui on parle et fraternise. L’opposé de l’ambiance sécuritaire qui fait de tout étranger un danger…

cap vertEh oui, les voyages forment, et pas que la jeunesse. Ils sont à l’inverse du tourisme qui promet « l’aventure en toute sécurité avec guide francophone », et parque les clients dans des hôtels où ceux-ci ne verront pas un autochtone, excepté parmi le personnel de service. Ils rendent plus libres et autonomes. Est-ce pour cela que l’on tente de dissuader les gens de voyager ? En tout cas, c’est l’impression qu’on a en lisant les conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires étrangères (MAE). Les consulter donne envie de se planquer sous sa couette sans bouger tant le monde y est présenté comme dangereux, farci d’individus louches qui n’en veulent qu’à votre peau et votre porte-monnaie. Le langage dit « diplomatique » n’est pas ici de mise, au contraire :

5 terroristes ont été arrêtés à Melbourne en août 2009 alors qu’ils préparaient un attentat visant une base de l’armée à Sydney et 5 autres avaient été arrêtés en 2005 à Sydney. Le risque terroriste existe donc en Australie. (sans un seul attentat avéré, notons-le…)

Deux affaires de piraterie survenues en août et septembre 2011 doivent inciter les plaisanciers se rendant au Venezuela à redoubler de vigilance.

Allemagne : On constate un développement de la petite délinquance (vols à la tire) dans les zones touristiques et dans les grandes villes. Des agressions racistes sont régulièrement signalées.

Belgique : Malgré une diminution de la délinquance, les vols de liquidités et de documents d’identité restent très fréquents, en particulier dans les gares

La question du terrorisme en Grèce n’est pas close même si le démantèlement du groupe terroriste du "17 novembre" a mis un terme à vingt sept années d’attentats revendiqués par ce mouvement.

Bref, faites gaffe dès que vous sortez de chez vous, même dans des pays réputés très sûrs :

Une faible délinquance au Canada et un sentiment général de sécurité n’excluent pas un comportement citoyen afin de prévenir tout type de vol d’objets de valeur (bijou, appareil photo…) ou de documents administratifs

 Le MAE nous prend aussi pour des crétins infantiles : D’une manière générale, l’attention des visiteurs peut aussi être appelée sur le respect nécessaire de la réglementation et des usages locaux (code de la route). (Suisse)

Attention, je ne fais pas d’angélisme et suis la première à voyager sans bijoux précieux, avec peu d’argent sur moi, à garder mes papiers d’identité à l’hôtel (avec photocopies sur moi, et fichiers desdits papiers sur clé USB) et à éviter les quartiers « chauds » si je voyage seule. Mais l’expérience- et pas que la mienne- montre qu’on rencontre plus de gens accueillants que de malfrats dans l’immense majorité des pays. A la décharge du MAE, on peut dire que les ambassades ne voient que les voyageurs en détresse, ce qui déforme leur vision du monde, tout comme un gynécologue est persuadé que la ménopause est une épreuve affreuse car il ne voit que les femmes qui en souffrent. Mais le résultat est là : le MAE fout la trouille et exacerbe la peur de l’étranger. 

La France est la 1ère destination touristique au monde. Sans doute parce qu’elle a la chance de ne pas faire partie des pays visés par le MAE. J’imagine la présentation qu’en ferait notre cher ministère, rien qu’en copîant/collant des phrases réelles et en remplaçant le pays concerné par la France.

greve-generale.jpgLa violence routière est la première source d’insécurité en France. La plus grande vigilance est recommandée aux piétons et cyclistes dans leurs déplacements. Il arrive fréquemment que des manifestations sociales bloquent les circuits touristiques. Ces actions sont parfois violentes. Il convient d’éviter les zones où surviendraient de tels mouvements et de se renseigner au préalable sur les préavis de grève annoncés. 

L’autre source d’insécurité est la petite et moyenne délinquance. La surveillance dans les lieux publics des sacs de voyage est donc vivement recommandée. Le nombre de vols à l’arraché dans les grandes villes, près des sites historiques, dans les transports en commun reste important.

Ajoutons, pour suivre l’actualité :

flics 5Plusieurs affaires d’assassinats et de viols en 2011 doivent inciter les voyageuses à ne pas s’aventurer seules dans les bois et forêts. De même, il est recommandé de ne pas laisser sortir les enfants sans un adulte en raison de cas de pédophilie régulièrement signalés. En cas de contrôle de police, il est recommandé de ne pas résister et de ne pas chercher à parler aux policiers afin d’éviter une garde à vue pour outrage ou une conduite en centre de rétention pour tout étranger dont les papiers ne seraient pas parfaitement en règle. L’attention des voyageurs est attirée sur le fait que l’alcoolisme en France est une cause majeure d’accidents et d’agressions : les voyageurs  éviteront de trinquer avec des inconnus susceptibles de les dévaliser après les avoir fait boire.

Nom d’un diplomate, comment peut-on vivre dans un pays aussi risqué ?


coucher de soleil

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:05

joueraumonde COUV4bisAujourd'hui « Jouer au monde » fait ses premiers pas et j’en suis aussi émue que pour un enfant. Quinze ans de gestation, ça crée des liens d'amour avec ses personnages. A cette euphorie, un seul bémol : la date de parution: 2012, année électorale. Bémol car- ce n’est un secret pour personne- je souhaite ardemment l’avènement d’une autre logique de société: économie écologique, partage des ressources et fraternité au lieu de l’arrogance et du culte de l’insécurité qui caractérisent la droite. Cela ne signifie pas pour autant que je suis béate à l’idée qu’un membre du PS arrive au pouvoir, car nous avons déjà donné, nous les plus de 50 ans! Une part de « Jouer au monde », dans ma vie comme dans le livre, vient de là. De la certitude que si une élection peut nous débarrasser d’un fâcheux, elle ne garantit aucunement un changement de société si nous ne prenons pas notre destin en mains. 

Dans un chapitre de « Jouer au monde », Marine raconte le 10 mai 1981 :

 mitterrand81.jpegA 20h, lorsque devait apparaître à la télévision le visage du nouveau président, Marine était au théâtre. A Bobino précisément, où Guy Bedos avait interrompu son spectacle. Le visage levé vers l’écran géant, il faisait les cent pas en murmurant « Ca y est, cette fois ci, ça y est ! ». Toute sa vie, Marine se souviendrait de la pluie de roses rouges sur la scène à l’annonce du résultat, des gens qui s’embrassaient et d’un couple de vieux entonnant « Le temps des cerises » avant de fondre en larmes de joie:

« Ca nous rappelle 36 ! »

Vers 22h, alors que le bal battait son plein place de la Bastille, un orage éclata, violent, sur la capitale. Marine y vit comme un symbole : l’eau purificatrice allait donner naissance à un monde nouveau.

Plus tard, c'est la déception lorsque, « à l’épreuve des faits », les espoirs se délitèrent :

Marine en fut blessée à l’aune des espoirs qu’elle avait nourris et se demandait, comme pour un amour déçu ou trahi, à quel moment, et pour quelle raison ils lui avaient menti.

« Ils avaient des idées et pas le pouvoir de les réaliser. Ils ont aujourd’hui le pouvoir, mais plus la volonté de réaliser leurs idées », se plaignait-elle à des amis.

« Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument, » lui rétorqua un camarade énarque, ravi de cette citation qu’il présentait comme une fatalité quasi biologique.

Zut, me dis-je, raviver cette période ne va pas arranger les affaires de la gauche… Scrupule analogue à celui que veulent faire naître en toi les gens du PS lorsqu’ils t’enjoignent de « voter utile » et de ne pas disperser les voix sur les « petits candidats » (essentiellement Melenchon, Joly, Poutou côté gauche) pour contrer Marine le Pen.  

eva jolymelenchon-copie-1Tout d’abord, la notion de « petit candidat » me hérisse, elle est contraire au principe républicain d’égalité. De quel droit certains s’estiment-ils plus grands que d’autres ? Si on mesurait la grandeur d’un candidat à sa droiture et son courage, Eva Joly serait gagnante. Si on la mesurait à la proposition d’un vrai projet de société et au charisme qui donne envie de le réaliser, Jean-Luc Melenchon serait vainqueur.

Deuxio, le coup du « vote utile », on nous l’a fait en 2002 et on s’y est fait prendre, alors qu’a postériori, il était évident que Jean-Marie père de Marine n’aurait jamais obtenu plus de 40% des voix. Et même si… aurait-ce été la faute des électeurs, ou celle des « grands candidats », trop mauvais pour susciter l’envie de voter pour eux ? Il y a quelque chose d’indécent à faire peser le poids de l’échec sur les électeurs !!! Comme j’ai répondu à un ami proche du PS : « Si Jospin avait été bon, j’aurais voté sans hésiter pour lui dès le premier tour, si Hollande était bon, ce serait pareil : je ne vote pas pour ou contre un parti, mais pour ou contre des idées, une vision de la société et accessoirement un candidat. Ca commence à bien faire, ces caciques de la politique incapables de reconnaître leurs erreurs. »

Au lieu de diaboliser Marine le Pen, réaction idiote car elle se pose en martyre et ça lui rapporte des voix, pourquoi ne s’interrogent-ils pas sur le fait que beaucoup d’électeurs de Marine viennent des classes modestes, qui votaient autrefois PC, ont vu le parti communiste disparaître sous l’hégémonie du PS et ne se sont pas reconnus dans la gauche boboïsante que n’épargnaient ni les scandales, ni l’arrogance ? Comment voulez-vous que des gens qui triment et se font empapouter jusqu’à la moelle depuis quarante ans puissent se reconnaître dans le train de vie et les manières d’un DSK ou d’un Kouchner, pour ne citer que les plus symboliques ?

Un de mes amis bosse avec des ouvriers pour la plupart intérimaires et immigrés de seconde génération. Ces derniers sont abstentionnistes ou votent le Pen. Pas parce qu’ils y croient, juste parce que « tant qu’à voter, autant faire chier les autres en votant  Marine ».  A l’argument selon lequel leur championne risque de les faire chier en tant que noirs ou descendants d’immigrés même s’ils sont français, ils haussent les épaules : « De toutes façons, on est des loosers, y en a pas un qui s’est occupé de nous, alors tant qu’à être looser, autant se marrer en les faisant un peu chier. »  OK, ce n’est qu’un exemple et il existe heureusement des pauvres qui votent avec leur cerveau, mais il ne faut pas non plus, sous prétexte de « politiquement correct » omettre le fait que si l’opposition riches/pauvres et la lutte des classes sont bien réelles, les riches ne sont pas tous immondes, et les pauvres ne sont pas tous intelligents, le pourcentage de connerie existe dans toutes les couches de la société. Donc ne pas omettre que bien des gens qui ont en bavé sous Sarko voteront à nouveau Sarko parce qu’un mec marié à une Top model et qui roule les épaules, ça leur plaît, ça fait "zy-va" qu'a réussi.

affaires-gens-manger-argent-_-tjo0021.jpgSi seuls les riches votaient à droite, jamais celle-ci ne serait élue puisque les riches représentent moins de 20%des gens, dont 10% seulement de richissimes. (de plus il y a des riches qui votent à gauche, si, si !) Il faut donc admettre que dans les 51% d’un président de droite, plus de 30% viennent de gens qui, logiquement, n’auraient pas dû voter pour lui… et s’interroger sur ce qui fait l’échec renouvelé de la gauche. En effet, depuis 1958, avènement de la 5ème république, on a vécu 40 ans avec la droite et seulement 14 avec la gauche. Même pas 14 ans: 12, puisqu’il y a dans ces 14 ans deux ans de cohabitation  avec Jacques Chirac comme Premier Ministre de Mitterrand. Il y a évidemment une raison majeure: la domination par les medias et par les financiers des campagnes, qui sont les décideurs réels vu qu'ils tiennent les manettes internationales financières et boursières. Certes. Mais ça n'oblige pas non plus à se soumettre. 

 Par simple souci d’équité, il serait juste que la droite, élue par la moitié de la population +1, laisse la place à la gauche, qui en représente autant. Une vraie gauche, capable de lutter contre la financiarisation de l’économie dont même des économistes de droite disent aujourd’hui qu’elle est une catastrophe intégrale contre laquelle rien n’a été fait depuis 2008 malgré les promesses des uns et des autres. Pour choisir, voir quels candidats apportent de vrais engagements sur ce point. Mais quels que soient leurs engagements, se souvenir du passé et en aucun cas ne leur signer un chèque en blanc. 

Qui que tu sois, futur(e) Président(e) ce sont les citoyens qui joueront le 3ème tour et t’auront à l’œil.

chat-hypnotiseur.jpg

 


 

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 00:36

amoureux trio2011, ce n'est pas la pire nouvelle, a été l'année d'une médiatisation sans précédent des pluriamoureux, avec souvent une vision réductrice. Entre les journalistes qui cherchaient des trios (un homme avec deux femmes ou deux hommes avec une femme), ceux qui voulaient savoir « comment on s'organise avec autant d'amants (le « autant » n'étant jamais quantifié mais reflétant le fantasme de l’interviewer) les sceptiques voulant prouver que cela ne peut pas marcher et les convaincus opposant le modèle usé de la monogamie au modèle flambant neuf du polyamour, sans prendre garde au fait qu'on peut être pluriamoureux et vivre également des périodes de relation unique, on a réalisé combien ce sujet, comme tout autre d’ailleurs, est jugé à travers le prisme déformant de la culture, l’histoire et la logique personnelle de chacun, en gommant toute complexité.  Complexe pourtant, car au- delà de l'affirmation selon laquelle il est possible d'aimer ouvertement et sincèrement plusieurs personnes, admise aujourd'hui par 67% des auditeurs de Brigitte Lahaie (il y a dix ans, à peu près le même pourcentage affirmait que c'était totalement impossible) au-delà de cette affirmation/définition donc, il n'existe pas deux façons identique de vivre des amours plurielles, et ce choix sera même vécu différemment par toute personne au cours de sa vie, en fonction des encontres et de sa propre évolution. Difficile d'expliquer cela dans une interview d'une heure, réduite après montage à 1 minute trente. Mais au-delà de cette spécificité journalistique, les prismes déformants existent partout.  

homme_champignon.jpgLes libertins voient surtout le côté multipartenaires des pluriamoureux qu’ils considèrent comme des libertins, disons... sentimentaux. Exunt en revanche les interrogations sur la construction d'une famille de Lutins, sur les conséquences juridiques d'unions plurielles et stables dans un pays de tradition monogame, sur la liberté d'aimer et le territoire personnel de chaque partenaire.

première couvLes serial monogames, qui quittent leur partenaire chaque fois qu’ils ou elles en rencontrent un(e) autre se demandent si les pluriamoureux ne seraient pas des gens qui « n'ont pas le courage de divorcer. » Certains, qui m’ont connue lors des « quarantièmes rugissants » ( « Aimer plusieurs hommes », p. 117 et suivantes) s’étonnent dix ans après que je sois toujours mariée, persuadés que je devais divorcer. Inutile d'expliquer qu'un homme et une femme peuvent sortir séparément sans être brouillés pour autant, inutile de rappeler que le choix du pluriamour est bien antérieur à la quarantaine agitée, inutile de souligner que tout couple de longue durée, monogame ou poly, traverse des périodes houleuses qu'il peut surmonter, ils ne l’entendent pas. Pour eux, le polyamour est le  cache-misère de couples en rupture ou un compromis pour sauver le conjugo. Un couple en crise, ça divorce! S'il ne le fait pas, c'est qu'il manque de courage et se ment à lui-même.  Etrange d'ailleurs comme les divorcés, autrefois stigmatisés, sont aujourd'hui regardés plus favorablement que les pluriamoureux...

ecran3.jpgLes frustrés voient ces derniers comme des épicuriens, des jouisseurs effrénés qui mènent une vie amoureuse débridée et insouciante. Inutile de leur dire que, de même que toute mère se demande parfois devant un nourrisson braillard ou un ado renfrogné pourquoi diable elle a pondu des mouflets (tout en les adorant) toute personne mono ou poly, se demande parfois ce qu'elle fait avec son ou ses partenaires débiles. L'avantage du Lutin est de pouvoir fuir le ronchonchon du moment et se refaire une santé avec un amoureux mieux disposé, qui contribue à lui rendre la sérénité nécessaire pour ne pas trucider le ronchonchon. L’inconvénient du polyamour est que  plusieurs amoureux signifient aussi plusieurs risques de crise. Si chacun fait la sienne l'un après l'autre, c'est comme avoir deux filles espacées de six ans : douze ans d'adolescence à affronter, il faut une santé de fer !  L'avantage du pluriamour, c'est que le goût de l'indépendance autorise à claquer la porte en disant « Vous me fatiguez, je me retire dans mon tipee et reviendrai quand tout sera calmé ». L'inconvénient du pluriamour est que l'habitude d’être attentif à chaque relation amène immanquablement à se demander si on est responsable ou non de cette épidémie de ronchonchonnerie. Bref, c'est une vie passionnante mais ni 100% épicurienne, ni 100% facile. Cependant, inutile de l'expliquer aux frustrés, ils ne retiennent qu'une chose : vous avez une multitude de jolis souvenirs amoureux alors qu'ils se demandent encore s'ils vont oser aborder la collègue de bureau qu'ils croisent chaque jour dans le RER.

mouette.jpgLes lubriques considèrent le polyamour comme l'autorisation de « s'envoyer en l'air » sans risque de révolvérisation par un(e) conjoin(e) jaloux(se). Combien de lettres de lecteurs sur le thème « j'ai eu la révélation avec vos livres, c'est comme ça que je veux vivre, dites-moi comment convaincre ma femme d'être Lutine, elle est  très possessive. » Inutile d'expliquer qu'on ne rend pas une personne moins possessive en lui brandissant sous le nez « le Guide des amours plurielles » comme une méthode A Mimile de l'adultère heureux, mais plutôt en la rassurant sur ce qu'elle représente et sur l'amour qu'on lui porte, bref en allant sur son terrain et en l'aidant à dissiper ses craintes et son manque de confiance. Trop compliqué pour un simple alibi au désir d'adultère, que le lubrique exprime en faisant passer l' opposante au polyamour pour une fieffée rétrograde. ( par parenthèse, les pluriamoureux ne condamnent pas la monogamie, ils font juste un autre choix)

joueraumonde COUV4bisBref, ce qui semble évident à certains est Martien pour d'autres, pas plus bêtes qu'eux. Question de logique de pensée différente. A un Lutin qui me demandait comment faire pour ne pas gêner ses trois amoureuses – dont chacune connaît l'existence des deux autres sans pour autant les fréquenter-  si elles se trouvaient invitées à la même soirée que lui, j'ai répondu qu'il n'était nullement obligé de les câliner en public ensemble, et même pas l'une après l'autre. « La vie amoureuse s'appelle vie privée, ce n'est pas pour rien. » (ça c'est dans « Jouer au monde ») Alors même si l'on est très heureux d'être un Lutin, même si on jubile d'avoir acquis une liberté amoureuse dont on ne se croyait pas capable, même si on découvre avec délices la variété et la multiplicité de ses désirs,  ce sont des jardins privés qu’on n’est pas obligé d'ouvrir à tout le monde, sous peine d’être incompris « vu de l'extérieur » .

 

jerry-perch-e.jpg

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 12:58

joueraumonde COUV4bisLe 18 janvier, sort mon roman : « Jouer au monde ». Comme le blog ? Oui. Si ce n'est que le roman n'a pas ce titre à cause du blog. C’est le blog qui s'appelle « Jouer au monde » à cause de ce livre qui me tient à cœur depuis plus de quinze ans.

Dans ces années 90, je trouvais que la vie, contrairement au vin, ne se bonifie pas avec le temps. Les uns après les autres, mes amis perdaient leurs enthousiasmes en même temps que leurs cheveux et se rangeaient dans les mêmes logements, mêmes distractions, mêmes lectures, même ennui... Conformistes et résignés à l'être. Deux chocs pétroliers et plusieurs crises– déjà!- avaient gommé les utopies  au profit de l'économie. Depuis 1986 à peu près, on avait le sentiment qu'une certaine vision du monde, utopiste et généreuse, s'écroulait, terrassée par l’argent-roi et les traders voraces déjà très « bling-bling »

fran_oise_27.jpgJe refusais cette donne si peu affriolante et me posait sérieusement la question : pour rester fidèle à soi-même et ne pas « se ranger », faut-il être forcément dérangé ? (mes choix de vie personnel et professionnel ayant été souvent qualifié de folie j’avais quelques raisons de me le demander.)

funambule.jpgAlors j’ai pris un congé sans solde de trois mois et écrit « Jouer au monde », dont les deux héros, Antoine et Marine, ont le don de créer leur propre univers pour résister à la morosité du monde adulte. Autour d’eux se sont greffés une vieille dame sensuelle et fantasque, une communiste désabusée en plein chagrin d'amour, un hôtelier homosexuel surendetté,  deux baroques émigrés d'Europe de l'Est, un businessman gréco-romain joueur et philosophe, la mère de Marine, sereine, et celle d'Antoine qui a voulu vivre plusieurs vies en une. Tous posent à leur manière deux questions : « Que faire de sa vie ? Que fait la vie de nous ? » Dans ce maelström insolite,  la rencontre d’Antoine et Marine  se joue sur le fil du désir, fragile, si fragile... A la fin de la toute première version, Marine mourait pour ne pas décevoir Antoine. Histoire d’amour tragique, forcément  tragique. J’étais alors en pleine recherche existentielle…

Je me rappelle, comme un souvenir lumineux, le coup de fil personnel de Dominique Aury, auteur d’Histoire d’Ô : « J’ai lu votre manuscrit, je voudrais vous en parler, venez me voir chez Gallimard ». C’était quelques années avant sa mort, elle avait 85, 86 ans…. Elle descendit lentement l’escalier et me dit : « J’ai beaucoup aimé votre roman, on y suit très bien le déchirement de Marine et d’Antoine, mais je voulais vous prévenir : aucun éditeur ne le prendra. – Pourquoi ? – Parce qu’il n’est pas dans l’air du temps, et aujourd’hui on publie ce qui est dans l’air du temps ». Deux autres éditeurs ayant eu la même réflexion, je rangeai mon manuscrit, tout en notant soigneusement les critiques que je trouvais intéressantes.

première couvdsirsQuand je l'ai repris, du temps avait passé.  « Aimer plusieurs hommes » et quelques autres titres m'avaient permis de trouver comment, au lieu de regretter le temps des rêves, agir pour transformer ceux-ci en réalité. « Jouer au monde », toujours, mais  pas pour le fuir. Pour y vivre pleinement. Du coup, il devenait absurde de faire mourir Marine. Une autre fin s'est imposée, certains personnages ont pris de l’importance, d’autres en ont perdu, j’ai élagué, corrigé, réécrit… et repris mon parcours des éditeurs dont je retiens deux souvenirs. Le refus le plus original que j’ai jamais eu : « J’ai lu votre manuscrit. Très bien écrit, très bien construit. Les personnages sont attachants. Et alors ? Alors je ne crois pas que je saurai le lancer. Pourquoi ? Je ne sais pas. »   Le bonheur le plus grand, bien sûr, fut l’acceptation du roman par l’éditrice, trentenaire, qui m’a dit : « Même si cette histoire se situe à une époque que j’ai peu connue, je m’y suis reconnue. On y trouve les questions que l’on se pose à l’entrée dans la vie adulte, quand on redoute la laideur des jours ordinaires. »

C’est une histoire d’amour à une époque charnière de l'Histoire, une pure fiction dont aucun des personnages n’est inspiré d’une personne réelle. Pourtant, en le lisant, mon cher et tendre m’a dit : « J’entends ta voix derrière chaque phrase, c’est le roman qui te ressemble le plus. »  C’est sans doute pour cela qu’il me tient tant à cœur…


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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 15:41

sarko_masqu_.jpgJe n’écouterai pas cette année les vœux du président et vous n’en aurez donc pas l’exégèse. Pour les nostalgiques, j’ai fait cet exercice en janvier 2009,  réitéré en janvier 2010, puis imaginé le 31 décembre 2010 (pour l’année 2011) ce que pourraient être les vœux rêvés du président. Vous avez donc de la lecture en perspective, surtout les nouveaux lecteurs, et c’est certainement plus instructif de relire des discours anciens avec du recul que de se fader des promesses qui n’engagent, comme disait l’autre, que ceux qui y croient.

En 2012,  mieux vaudra parler non pas de vœux, mais de bilan,  et ne pas oublier quelques petites phrases ou promesses du Président dérisoires à l’aune d’aujourd’hui. Je ne les citerai pas, on a du temps pour se rafraîchir la mémoire, profitons encore de la « trêve des confiseurs ».  Allez si, une seule, car elle est terrible : « Si je suis élu, en 2008, plus personne ne dormira dans la rue ».

capitalisme-malade.jpgA part cela, l’année 2011 a été fascinante, fatigante. Année de chute : de la Bourse,  du système capitaliste, de nombreux dictateurs, bûcher des vanités (DSK, Delarue), disparition de Ben Laden. Chute, aussi, d’une certaine idée du « progrès » mise à mal par Fukushima, centrale vendue comme bardée de systèmes de sécurité et capable de résister à tous les séismes. Enfin parmi les bonheurs de 2011, l’idée - qui fait son chemin- d’une réelle démocratie, la redécouverte par les jeunes que l’action collective et la solidarité sont importantes et que le bonheur ne se résume pas à un taux de croissance, ni au dernier gadget électronique.

Il reste à le prouver et à le vivre. C’est le vœu que je forme pour 2012, plus un de caractère privé : que l’an prochain à la même date, tous ceux et celles que j’aime soient encore là pour qu’on s’embrasse à minuit.

 

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lecture.jpgAh si, encore un vœu : que vous fassiez tous provision de livres sur le site « Autres Mondes », afin que nous puissions poursuivre cette aventure et vous proposer d’autres écrits stimulants. (cf à droite de ce blog)

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 15:04

mari_5.jpg« J’emprunte les hommes mariés et je les rends en bon état ». C’était le titre d’un papier écrit pour  Cosmo il y a longtemps. De fait, jamais je n’ai eu la moindre idée de « voler » un mari.  Pas par vertu, mais parce que leur façon d'être ne me donne pas souvent envie. J’aime les artistes, les sensibles, les indépendants, les joueurs, les hommes libres, les déjantés, mais pas ceux qui pointent à la daube tout en se plaignant de leur épouse et en rêvant d'ailleurs dans leur costard/cravate,  c'est fou ce qu'il en existe. Or autant j'adore les vieux couples pleins de tendresse l'un pour l'autre, autant l'hypocrisie de certains maris me glace la libido.

fran_oise_1007_aquarelle.jpgD’ailleurs, je corrigerai aujourd’hui le titre de mon article. Je n’emprunte pas les hommes mariés, ce sont eux qui me contactent, à propos de mes livres, bien sûr.  Avec le naturel que vous me connaissez, si un homme souhaite me rencontrer, j’accepte généralement, parce que j’adore découvrir des gens nouveaux, et je propose un dîner parce que les déjeuners coupent trop la journée de travail. Immédiatement, gêne du monsieur : « C’est-à-dire… un dîner… ça ne va pas être possible… ma femme est très jalouse… - Où est le problème ? Dites-lui que vous dînez avec moi, il vous arrive parfois,  j’imagine, de dîner avec une copine ? »  Alors là, surprise !  Outre la réponse « Non, cela ne m’est pas arrivé depuis notre mariage » qui me scotche littéralement à l’idée que le conjugo soit un tel enfermement, certains répondent « Oui, mais si je dis votre nom, elle ira vous « googleliser », et en voyant ce que vous écrivez, sûr qu’elle refusera. »

cartable.jpg Bien sûr, où avais-je la tête ? Une femme qui écrit « Aimer plusieurs hommes » et des romans érotiques ne peut être qu’une saute-au paf  de nature à éveiller la jalousie de toutes les épouses convenables ! Sauf, mesdames, que la jalousie ne vous préserve en rien de l'adultère. Elle est d'autant plus inutile que ces maris effrayés- mais aussi, disons-le, flattés par la jalousie de leur épouse- sont les plus prompts à chercher l’aventure sans aucune réflexion.  A proposer la botte sans ambages à l’hôtel ou dans leur bureau, avant ou après déjeuner, comme une pulsion irrésistible qui en dit long sur leurs frustrations. Les hôtels du 8ème arrondissement- celui des bureaux- sont nombreux à louer leurs chambres entre 12 et 15h à des maris qui payent en liquide  pour ne pas être trahis par un ticket de carte bleue indiscret. Bonne affaire pour l'hôtelier, autant qui échappe aux impôts… (sauf lorsqu'un inspecteur des Impôts comme j'en ai connu un, pense à comparer les notes de blanchisserie et le nombre de serviettes théoriquement utilisées par les clients déclarés, et trouve un écart qui prouve la location des chambres au noir.)

pinbio2.jpgInterdire le dîner par jalousie est donc aussi inutile que de dire à sa fille « rentre avant minuit », comme si minuit sonnait l'heure où le carrosse devient souris et la pucelle femme déniaisée. Il n'y a pas d'heure pour faire l'amour. Les sites de rencontre regorgent d’hommes mariés se prétendant tous cadres supérieurs ou PDG gagnant + ou – 100 000 € par an, à croire qu’ils imaginent toutes les femmes vénales. Moi, c’est le genre d’arguments qui me ferait courir d’emblée à l’autre bout de la planète auprès d’un type sans le sou mais plein d’autres atouts ô combien plus convaincants. Ces traders du sexe, donc, proposent un verre en fin d'après-midi dans un bar d'hôtel et plus si affinités. Ils rentrent chez eux à 19h30, 20h, harassés par « cette réunion de brainstorming qui n'en finissait pas... »  Ceux-là croient prendre toutes les précautions pour que jamais l’épouse ne les soupçonne mais sont d’une imprudence incroyable. Une copine qui s’était inscrite à un site sous un pseudo, avec une adresse mail et un numéro de mobile réservés à ce petit jeu, eut la surprise de recevoir une demande de rencontre discrète de la part de son propre époux, qui avait certes pris un pseudo mais carrément publié des photos de lui sur sa fiche ! Par jeu, elle lui demanda son mail et son téléphone, et le bougre lui donna ses vraies coordonnées, au risque, comme elle le lui expliqua, de se trouver en butte au harcèlement s'il tombait sur une maîtresse possessive. (Pour la petite histoire, tous ces échanges se passèrent à distance et jamais, jamais le mari ne sut qu'il avait dragué sa propre femme).

u14353277.jpgQuand la testostérone les travaille, ils perdent tout bon sens. Comme cet homme qui ouvrit de grands yeux alors que je lui rappelais l’obligation du préservatif : « Tu peux  avoir confiance en moi, je suis un homme fidèle », à quoi je répondis qu’il se trouvait présentement tout nu et en bonne disposition face à une femme- moi- qui n’était pas son épouse, ce qui me semblait en contradiction avec la notion classique de fidélité.  Il soutint sans rire que j'étais la première depuis son mariage, mais je restai inflexible et nous nous contentâmes d’un thé, durant lequel je lui expliquai qu’au cas improbable où j’aurais réellement été sa seule tentation, lui n’était pas la seule mienne et qu’il se devait donc de prendre des précautions pour protéger son épouse.  Incroyable qu’il faille leur rappeler ces élémentaires choses, mais c’est ainsi. J’ai dû faire davantage pour la promotion de la capote que moult campagnes de prévention télévisées.

fou4.jpgParlons aussi des maris surexcités d'être « célibataires » pendant que madame est en vacances de neige avec les enfants, et qui emmènent leur conquête chez eux, sans imaginer qu’une maîtresse malicieuse peut abandonner négligemment sa petite culotte sous le lit, juste pour le fun.  Ou parce qu'elle est jalouse de l'épouse, cela arrive aussi.  Un des épisodes les plus hilarants fût cette soirée de ma coloc avec son amant, énarque et polytechnicien mais dépourvu de tout sens pratique, qui, voulant lui préparer un café  afin de célébrer leur premier dîner en tête-à-tête chez lui, oublia de mettre le couvercle sur le moulin. (Véridique ! Quand on pense que le pays est dirigé par des types de ce genre, ça fait peur...) Les deux amants passèrent la soirée à nettoyer la cuisine constellée de café moulu, l'époux étant pétrifié à l'idée que sa femme puisse découvrir son infidélité.

Je me souviens d’un  copain qui me racontait à longueur de déjeuner- « dîner ? Impensable, ma femme n’accepterait pas » - ses aventures galantes qui le poussaient souvent, c’était un sentimental, à envisager de quitter femme et enfants pour une exotique donzelle. Je passais mon temps à lui répéter qu’il était dans une phase hormonale  irréaliste ne justifiant aucunement de mettre en péril son foyer, d’autant que l’exotique donzelle, 9 fois sur 10, aurait été bien embêtée de le voir débarquer chez elle, ses valises à la main. C’était hilarant d’entendre ensuite son épouse se gausser de telle ou telle amie « cocue »  et affirmer « mon Nestor, lui, est un homme fidèle, je suis tombée sur le bon numéro. » (Il ne s’appelait pas Nestor, évidemment.) Ce fût moins drôle lorsque, m’ayant entendue à la télévision, l’épouse décida que j’étais infréquentable, même à midi, et interdit à son époux de me revoir… ce qu’il accepta. Je m’en consolai en me disant que je ne perdais pas un ami, puisqu’il avait été incapable de révéler à sa femme que sans moi, il l’aurait sans doute quittée dix fois et que sa jalousie était donc fort mal placée.

L’amant fringant a parfois peu de rapport avec le mari, c’est ainsi qu’une romancière dont j’ai oublié le nom éloigna de son compagnon une jeune maîtresse. Elle avait emprunté le téléphone de ce dernier et envoyé un message à la demoiselle: « Ma copine est absente, viens chez moi ce soir ». Joie de l’amoureuse, qui se précipita et fut accueillie fort gentiment par la légitime qui l’amena face au monsieur avachi en survêt’ sur le canapé, le nez rouge et gonflé et la peau luisante, pour cause de gros rhume : « Tu reconnais ton Prince charmant ? Tu le veux ? » Ben non, elle n’en voulut pas et s’enfuit à jamais.

Que cette anecdote console toute  maîtresse « back street » qui se lamente à l'idée que son merveilleux amour va être indisponible jusqu'au 2 janvier, pour cause d’obligations familiales. Qu'elle l'imagine quittant en catimini la table du réveillon pour lui envoyer un texto « Joyeux Noël, ma chérie », qu'elle imagine son air coupable quand sa femme le cherchera « Nestor ! Où es-tu ? Viens découper le chapon ! », qu'elle visualise sa hâte à enfouir son mobile dans sa poche et sa crainte que quelqu'un lise malencontreusement son message alors qu'elle-même peut lui en envoyer un très torride sans aucun risque, qu'elle imagine la grasse matinée qu'elle va faire le 26 décembre après un réveillon d'enfer entre potes, tandis que l'époux/amant, terrassé par la gueule de bois et la dinde aux marrons trop sèche, sera réveillé à l'aube par les hurlements de ses enfants ouvrant leurs cadeaux de Noël...  Qu'elle imagine... Tiens, ça va mieux, là, non ?


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ASCENSEURSi vous avez l'excellente idée d'offrir des livres "Autres Mondes" pour les fêtes, sachez que les dernières commandes servies seront celles arrivées au plus tard le 23 décembre à 14h, et que les livraisons seront interrompues jusq'au 30 décembre, oui, on s'offre une petite trêve. Dépêchez-vous de commander!

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:17

teeshirt-001.jpgSouvent je suis surprise que tant de gens, accaparés par mille choses à faire, remettent au lendemain le fait d’appeler leurs amis alors qu’un coup de fil peut ne prendre qu’une minute, le temps de  dire « je pense à toi, on se voit dès qu’on a un moment, OK ? »  Tellement plus chaleureux que le rituel : « C’est sympa d’appeler, justement  je pensais à toi ce matin ! » auquel je réponds généralement « Si tu pensais à moi, banane, fallait appeler, ça m’aurait fait plaisir.  Le temps est court, si court…

Un premier copain est mort quand j’avais 15 ans, un second l’année de mes 19 ans. Depuis, il y en a eu foule d’autres… dont l’un m’avait inspiré ce texte.

Depuis des années, depuis que toute la bande s'était dispersée, nous ne nous rencontrions plus qu'épisodiquement. Il m'est arrivé de rester un ou deux étés sans l'apercevoir, parce qu'il avait pris ses vacances ailleurs, fuyant comme tous les méridionaux le midi grouillant d'estivants. Cela ne m'affligeait pas excessivement. Je laissais un mot dans sa boîte à lettres, un message à la voisine qui m'assurait, appuyée des deux mains sur son manche à balai, qu'elle ne manquerait pas de lui transmettre "bien des choses" de ma part.

P1010369.jpgOn s'écrivait peu, on se téléphonait rarement. Il n'empêche qu'on pouvait le faire. On aurait dû le faire plus souvent. Aujourd'hui, je regrette les mots qu'on ne s'est pas dit, les moments qu'on n'a pas vécus, ces années opulentes où nous nous permettions de gaspiller des heures entières. A vingt ans, vingt-cinq ans, nous dilapidions les années avec une insouciance extrême. Notre ennemi d'alors était l'ennui bien plus que la fuite du temps. Le bougre avait parfois même tendance à s'étirer trop pour notre goût. Entre la sieste aux heures les plus chaudes, l'heure de l'apéro et celle de l'après-dîner, il nous arrivait de nous demander que faire pour tuer le temps.  C'est plus tard qu'on s'aperçoit qu'il s'est sournoisement accéléré. C'est plus tard qu'on ressent le désir de se poser face à la mer en respirant le plus lentement possible, de regarder les vagues sans esquisser le moindre geste qui pourrait précipiter le mouvement des aiguilles de la montre, et de garder le silence, parce qu'on s'est aperçu que le bruit, lui aussi, est dévoreur de temps.



 Ce n'est pas pour vous plomber, mais j'adore cette chanson... c'est un frisson.

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:56

« Ca me troue le cul ? » Etait-ce « Zazie » (pas la chanteuse, celle de « Zazie dans le métro ») qui répétait cela chaque fois qu’elle était stupéfaite ? Non, à la réflexion, c’est trop trivial pour l’époque de Zazie, ça doit être plus récent. N’empêche que tant de choses me le trouent en ce moment qu’il pourrait faire office de salière.

Ca me le troue, donc de voir des peuples se débarrasser de dictateurs au prix de dizaines de vies perdues et se doter trois mois plus tard de dirigeants encore plus réactionnaires que les précédents.  Quoique il faille être lucide : 100 000 manifestants sur une place ça semble faramineux, mais si le pays compte 10 millions d’habitants, ça ne fait jamais qu’1%, les autres n’ont pas forcément la même veine libératrice.

D’entendre des journalistes sur France Info dire ce matin à propos du procès de Jacques Chirac : « Tout de même, si le président est condamné, n’est-ce pas un problème pour la démocratie, ça atteint la fonction présidentielle. » Heureusement, l’interlocuteur a répliqué : « Le vrai problème pour la démocratie, c’est la corruption des dirigeants. »

A propos de démocratie, ça me le troue très,  très grave, le coup d’état financier et silencieux qui consiste à NOMMER à la tête de deux pays (la Grèce et l’Italie) des dirigeants issus de la banque Goldman Sachs, celle là même qui a montré à la Grèce comment falsifier ses comptes et a ensuite spéculé sur la dette grecque. D’une part, cela consiste à demander à confier l’incendie aux incendiaires, d’autre part, c’est passer par-dessus la démocratie. Berlusconi et Papandréou, si contestables soient-ils, avaient été ELUS : dans une démocratie, ce n’est pas à des technocrates de nommer les dirigeants d’Etats souverains.

Et n’oublions pas le nouveau directeur de la Banque Européenne, Mario Draghi, lui aussi ancien dirigeant de Goldman Sachs, banque poursuivie aux Etats-Unis pour sa responsabilité dans la crise financière. Sur ce coup, les USA sont plus combatifs que l’Europe.

Ca me le troue toujours d’entendre Merkozy Sarkel ne parler que de surveillance des Etats, contrôles,  Sanctions… (‘Surveiller et punir », vous vous souvenez ?) sans dire et encore moins faire quoi que ce soit contre la pourriture du système financier : en 2007, les paradis fiscaux représentaient  11 000 milliards de dollars, je n’imagine même pas une telle somme. En 2011, après des rodomontades sur « la moralisation du système », ils représentent 20 000 milliards de dollars (enquête « Envoyé Spécial »)

Un trou de plus en entendant les medias affirmer que not’ président a acquis une stature présidentielle (il serait temps, après 4 ans !) en gérant la crise, alors que chaque plan annoncé est aussitôt suivi d’une baisse de la Bourse et d’une attaque des marchés financiers qui en veulent toujours plus pour eux, moins pour les populations.

Seuls les vieux qui n’ont plus rien à perdre osent enfin dire la vérité. Michel Pebereau, ex de BNP Paribas avoue enfin que « ce fût une grave erreur d’avoir mis toute sa foi dans la régulation par l’économie de marché » et VGE rappelle que l’euro reste une monnaie forte et que la crise actuelle est entretenue et manipulée par les medias, avec la bénédiction des Etats-Unis qui ne rêvent que du démantèlement de l’Europe.

Cela dit, ça me gonfle- ça change des trous- que l’argent soit devenu un objectif en soi, une idéologie et non un simple outil de gestion. Il y a infiniment plus de richesses créées dans le monde qu’il y a vingt ou trente ans, mais beaucoup plus d’inégalités et de misère, cherchez pourquoi…

Comme disait récemment Patrick Viveret, citant je ne sais plus qui : « l’homme s’obstine à créer l’enfer sur une planète paradisiaque ». Et pire, fait croire qu’il n’y a pas d’autre choix. Heureusement, de plus en plus de gens commencent à penser le contraire.

De tout cela et de bien d’autres choses nous parlerons samedi 17 décembre de 5 à 7h du matin (faut-il qu’on vous aime pour se lever aussi tôt avec le froid qui vient !) à l’émission  de Laurence Garcia, sur France Inter. 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:39

stress_boulot2.jpgL’anxiété provoquée par un flot continu d’informations négatives contre lesquelles on a le sentiment d’être impuissant constitue ce que le Pr Henri Laborit appelait « inhibition de l’action ». Elle est à l’origine de troubles mentaux, maladies cardiovasculaires et cancers. En effet, le stress qui en résulte perturbe l’équilibre psychique, augmente le taux de cortisol et d’adrénaline (hypertension, arythmie cardiaque) et altère les défenses immunitaires, rendant l’organisme incapable d’éliminer les cellules cancéreuses qu’il fabrique.

On me dira qu’il faut 15 ans pour développer un cancer et que leur augmentation n’a donc rien à voir avec la crise économique. Certes, on verra ces cancers d’ici 15 ans. Mais ils augmentent depuis plus de 20 ans, malgré les campagnes anti-tabac, anti-alcool, anti-tout… Dans le film « Mon oncle d’Amérique », Laborit montre qu’un rat soumis à un stress meurt rapidement s’il se sent impuissant, alors qu’il survit s’il a une possibilité de réagir. Retrouver la maîtrise de sa vie, c’est bon pour la santé.

Trois réactions sont possibles :

révolution lybieLutter de front : s’indigner, prendre la Bastille, casser la gueule à son patron, incendier des usines, manifester, faire la révolution, la guerre, couper la tête au roi. Efficace mais brutal et de portée limitée. Voir comme certains peuples éliminent un tyran pour se doter trois mois plus tard de dirigeants plus rétrogrades que le précédent.

Retourner l’agression contre soi : dépression, suicides, repli sur soi, drogue, alcoolisme, pétages de plomb. Fréquent- il suffit de lire les fait-divers- mais inefficace pour aller mieux, et décevant. Pourquoi se détruire par peur d’être détruit?

laborit1.jpgLa fuite, prônée par Henri Laborit dans son livre « Eloge de la fuite ». Fuir, ce n’est pas forcément partir à l’autre bout du monde. Ce peut être tout simplement faire un pas de côté par rapport à la société. Rejeter les conditionnements des medias et de la publicité, se libérer de la consommation/ consommation, s’exprimer dans l’art, la culture, les rapports humains, s’offrir des plaisirs gratuits, considérer l’argent comme un outil d’échange et non un objectif, cesser d’avoir peur de l’Autre, des autres… C’est jouissif, ça déstabilise un système fondé sur la frustration et la compétitivité et c’est bon pour la santé.

TRES FACILE ET GRATUIT:

Renvoyer les courriers publicitaires dans les enveloppes T histoire de faire payer le port aux harceleurs. Mettre un « Stop-Pub » sur sa boîte à lettres.

Enlever ses sous des banques douteuses et les déposer dans une banque plus éthique (Nef, Crédit coopératif). Participer à des monnaies solidaires.

Echanger ses compétences (une heure de cours de yoga contre une heure d'aide juridique) via les réseaux d’échanges genre SEL ou spontanément : on n’a pas forcément besoin d’une structure pour changer.

caresse3.jpgMasser ses ami(e)s et se faire masser par eux (elles).

Héberger et se faire héberger gratuitement (« couchsurfing », échange de logements)

Refuser les crédits à la consommation, qui emprisonnent et appauvrissent.

Garder son téléphone mobile, son ordinateur, sa machine à laver... tant qu'ils fonctionnent.

Faire du troc et des dons d’objets: il y a assez de biens dans ce pays pour équiper des millions de foyers sans bourse délier.

baisers2.jpgSe réserver des jours sans infos. Passer moins de temps sur les « réseaux sociaux », plus avec ses amis.

Parler à des inconnus sans crainte : la majorité des violences, viols et par définition incestes sont le fait de proches.

img_0057.jpgRefuser d'être joignable en permanence.

Comme au Québec, saluer le conducteur de bus et les passagers.

Sourire, chanter, respirer à fond, marcher aussi souvent que possible.

FACILE ET PEU COÛTEUX

Au lieu de passer au large ou de jeter une pièce sans rien dire, saluer le mendiant, parler un instant avec lui, lui offrir une boisson chaude en hiver.

chatlit.jpgLire des livres en papier, écouter de la musique en live, peindre ou colorier avec des pinceaux et des crayons, modeler avec de la terre, bref, oublier de temps en temps le « clic » souris au profit des cinq sens.

Répondre n’importe quoi aux instituts de sondage, pour rendre leurs études inexploitables.

 vin1.jpgInviter des copains chez soi au moins une fois par semaine, façon auberge espagnole où chacun participe.

Cultiver quelques légumes dans son jardin ou sur son balcon

Soutenir les artistes et associations qui s’autoproduisent, les petits labels, les éditions indépendantes, les vrais libraires, les AMAP, bref tout ce qui fait un pas de côté par rapport à l’économie dominante.

CHANGER LE TRAVAIL

t-shirt_2_petit.jpgInspecteur des impôts : vérifier en priorité les gros contribuables (hélas, pour les très gros, il faut l’autorisation de la hiérarchie)

Inspecteur du Trésor : accorder des délais de paiement en cas de rappel.

Agents de fournisseurs d’eau, électricité, gaz : éviter de couper les compteurs des familles en difficulté.

koala_dort.jpgTravailleurs sous pression : ralentir la cadence, refuser la gestion par le stress, ne pas répondre à un ordre aboyé, organiser une pause repos générale en cas de fatigue (on peut licencier un travailleur qui se couche par terre, mais pas les licencier tous !)

Pour tout le monde, et en particulier les policiers : refuser tout texte discriminatoire, raciste ou sexiste, ils sont illégaux.

Attaquer les entreprises qui arnaquent, refuser de travailler pour rien ou presque, saisir les Prud’hommes, devenir au besoin procédurier.

Ce ne sont que quelques pistes,  la liste ne demande qu’à être complétée.

 

canal.jpg

Quiétude en plein Paris...

 

Jouez avec Autres Mondes: jusqu'au 10 janvier, un quizz peut vous permettre de savoir ce que sont devenus Harro Baz et Marie Sirtaki,  de lire un conte inédit de Micheline Maurel et de gagner un exemplaire de "Autres désirs, autres hommes." (cf colonne de droite)

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Depuis le 31/12/2013, le site Autres Mondes n'est plus actif, mais vous pouvez toujours aller y voir   la superbe vidéo d'Himlico

et la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes",  toutes deux réalisées par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr) 

Pour être informé de la disponibilité de "Aimer plusieurs hommes"et de "Himlico et autres contes", contacter: simpere.autresmondes@gmail.com 

  "Autres désirs, autres hommes" étant épuisé en version papier, il a été réédité en ebooks regroupant les nouvelles par thèmes: Que vous aimiez le sexe entre amis (sex-potes), les aventures insolites (Belles rencontres) la transgression (Jeux et fantasmes) vous y trouverez votre compte.  En vente chez IS éditions   et sur la plupart des plate-formes de livres numériques, plus FNAC, Amazon, etc. Sexe-potes.jpg

 
 

 

 


 

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