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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:03

 

 

285000 morts, 130 milliards de dollars, c’est le bilan record des catastrophes naturelles de 2010. D’après la compagnie d’assurances Munich Re, neuf dixièmes de ces catastrophes naturelles sont dues au climat. L’événement le plus meurtrier reste cependant le séisme en Haïti, avec près de 223 000 morts, sans parler des décès par choléra ou agressions…Mais comme les pauvres sont rarement assurés, Munich Re remarque que « cet épouvantable bilan ne se solde, sur le plan financier, que par  des pertes négligeables pour l’industrie de l’assurance »… Ouf!  

haiti3C’était il y a un an, et on allait voir ce qu’on allait voir : grâce à la générosité des citoyens, l’Occident allait reconstruire Haïti et la moderniser. Douze mois après, les Haïtiens vivent toujours dans la mouise, le choléra et la misère, et on se demande à quoi ont servi les millions de dons. En janvier 2010, après le séisme, j’avais écrit : « Les dons qui affluent sont sans doute indispensable dans l’urgence, mais relèvent de la charité comtesse de Ségur qui avait « ses pauvres » mais ne les fréquentait pas. Opter pour des échanges équilibrés entre individus et nations sauverait infiniment plus de vies. Au sens physique et moral. »  Je maintiens.

J’avais aussi envie de réagir aux propos sur Cuba de Jean-Luc Mélenchon, premier homme politique que j’entends avoir un avis nuancé sur le sujet. D’ordinaire, entre les apôtres béats de Castro- peu nombreux- et les ennemis jurés de ce qu’ils appellent « une dictature féroce »  alors qu’ils considèrent le sanglant régime Tunisien comme « une dictature éclairée » (si, si, je l’ai entendu !), il n’y a guère de place pour une analyse plus subtile, et notamment le fait, souligné par Mélenchon, qu’il faut regarder Cuba dans son contexte des Caraïbes et du blocus qui mine l’île depuis 50 ans et non avec nos critères à l’emporte-pièce de démocraties confortables. 

IMG_0071.jpgJ’ai déjà parlé ici et de mes voyages à Cuba : six, dont deux à titre professionnel où j’ai pu aller où je voulais, photographier partout et interviewer des cubains chez eux ou dans des lieux publics où ils ne se gênaient pas pour critiquer le régime à haute voix, tout en se déclarant attachés « aux acquis de la révolution ». Rien à voir avec les regards apeurés des vietnamiens à qui, en 1994,  je demandais simplement mon chemin ou s’ils étaient catholiques… Une de mes cousines a vécu 4 mois à Cuba pour y parfaire ses études artistiques, un ami y a travaillé 12 ans. Ils ont une vision bien plus positive du régime que les français restés en France informés par les medias d’ici, et ceux qui ne connaissent de l’île que les hôtels de Varadero et les cars d’excursion. 

img_0102.jpg

Pour ma part, j’en ai expérimenté les soins à la suite d’un accident de voiture. L’hôpital du village aurait fait fuir bien des gens tant il semblait sale, mais ayant vécu en Afrique et connu les dispensaires de brousse (notre mère nous a raconté cent fois l’opération chirurgicale d’un de mes frères, à la lueur d’une lampe tempête qu’elle tenait elle-même au-dessus de la table), je me suis assise par terre dans le couloir, attendant que mon mari se fasse soigner, et ai pu apprécier la qualité des médecins cubains… J’ai déjà raconté cet épisode.

 

 

Finalement, c’est intéressant de remonter dans le temps, on découvre des choses qui parlent après coup. Comme cette remarque d’un lecteur : « Je ne ferai aucun commentaire sur Cuba que je ne connais pas, mais je suis parfaitement d’accord avec vous en ce qui concerne le Burkina, à un détail près : « Chaque fois qu’un pays africain a voulu se libérer sans la tutelle de l’Occident, son chef a été tué. » Pour l’instant, Laurent Gbagbo a réussi à échapper aux nombreuses tentatives d’assassinat à son encontre. »

gbagbo-ouattara.jpgAujourd’hui, Laurent Gbagbo est pourfendu par la « communauté internationale » au profit d’Alassane Ouattara. Un ami, qui connaît bien l'Afrique, m’a dit :

« Gbagbo n’est pas un ange, loin de là, mais Ouattara non plus. Le soutien massif qu’il reçoit des « blancs » n’est pas un soutien à la démocratie, mais à l’homme qui leur convient aujourd’hui, pour leurs intérêts personnels. » Notons cette appréciation, et relisons la dans trois ans…

 

cuba_006.jpg 

 

La citation du jour revient sans conteste à Alain Madelin, dans l’intéressante émission d’hier  sur la crise économique et financière (France 2) : « Le capitalisme va d’erreur en erreur mais globalement il va dans le bon sens. » Et au bord du gouffre, fera-t-il un pas en avant ?

 

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 18:45

 

cr5.jpgQuelques minutes de soleil en plus, et le moral va mieux. C’est purement subjectif, on ne voit pas encore clairement les jours allonger, mais on va vers le printemps, et du coup me voici en mode zygomatique sur plusieurs nouvelles.

Ca y est ! Après plus de 25 échanges de mails entre juin et décembre 2010, trois renvois en SAV et un peu d’énervement quand même, faut avouer, PIXMANIA a accepté de me rembourser l’imprimante Epson dont je vous ai parlé  récemment. Ce n’est pas tant l’argent qui me motive, mais plutôt le plaisir du combat gagné par petit David (moi) contre énorme Goliath du grand capital comme disait Georges Marchais et ne va pas tarder à dire Jean-Luc Mélenchon (qui, par parenthèse, a un langage et des arguments forts face à la langue de bois à droite et la langue de Moi des nombrilistes du PS). J’ai la spécialité de ces combats : deux contre la sécurité sociale, un en conseil des prud’hommes, un contre le DRH du groupe où je bossais Gagner contre ces mastodontes est un plaisir quasi orgasmique !

caron-toutsoncorps.jpgA propos d’orgasme, autre extension de zygomatique en entendant sur RMC une auditrice se plaindre à Brigitte Lahaie de la saleté des gens qu’elle rencontre en clubs libertins avec son mari : « C’est incroyable, certains ont des mycoses, et un jour, après avoir fait l’amour, on a dû quitter la cabine tellement ça sentait fort le sexe. »  Eh bien oui, ma petite dame, comme répondait Woody Allen à la question « l’amour physique est-il sale ? » -Oui. Quand il est bien fait. »  Une relation sexuelle, c’est un échange de salive, de sécrétions, de sueur, de bactéries et d’odeurs  qu’on n’apprécie qu’avec des gens qu’on aime ou qu’on désire.  Sinon, c’est aussi insupportable que si un inconnu vous proposait de cracher dans votre bouche.  Même un inconnu propre. 

Réjouissante encore, cette conversation entendue dans le train, par une dame qui braillait dans son téléphone mobile : « Ce matin, mon employée n’est pas venue. Je l’ai appelée pour lui demander pourquoi, elle me répond : « J’ai la gastro ». Je lui ai répondu : « Je l’ai aussi, mais moi, je suis venue. Et tu devineras jamais ce qu’elle m’a fait ! Elle a répondu : « Oui, mais moi je vomis ». Et elle a raccroché. » La fureur de la dame, qui s’est ensuite énervée avec ses doigts qui n’arrivait pas à composer un texto m’a donné le fou-rire. « Oui, mais moi, je vomis ! » Une réplique digne d’un sketch des Nuls.

nuages.jpgAutre fou-rire : j’ai demandé à ma banque de calculer combien je toucherai, disons entre 60 et 80 ans, grâce au Plan d’Epargne-Retraite qu’ils m’avaient fourgué quand j’avais 30 ans au motif que j’exerçais un métier précaire où la retraite Sécu risquait d’être rachitique. J’avais casqué 300francs mensuels (50 € ) pendant vingt ans, justement. Réponse piteuse de la dame : « J’ose à peine vous le dire. Ca vous fera un peu moins de 40 € par mois. » Même pas le montant de mes cotisations ? En  ayant épargné la durée maximum autorisée par ce fonds de retraite ?  « Jusqu’en 2008,  c’était un produit intéressant, a objecté la banquière, mais avec la crise… »  Eh oui, ma petite dame, quand on joue en bourse avec l’argent des épargnants et qu’on se plante, qui paie ? Le petit épargnant. Et voilà que Guillaume, le frère du Président veut nous inonder de fonds de pension privés…

vache.jpgDernier fou-rire : alors que le Grenelle de l’environnement programmait 6% de surface agricole en bio en 2012 et 20% en 2020, la loi de finances 2011 divise par deux le montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique. Dans la foulée, entre un éleveur Aveyronnais et un céréalier de la Beauce partisan des OGM, devinez qui a été élu président de la FNSEA ? Le second, évidemment !!!

Vous me direz : tes deux dernières nouvelles n’ont pas de quoi faire rire. Mais si : elles permettront peut-être, en circulant, de faire que de moins en moins de personnes seront dupes de la société telle qu’elle est, et cette seule idée, franchement, me réjouit.

Il faut dire que les jours rallongent…

 

serifos yachtclub 

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 17:04

 

En 2009,   puis en 2010  je m’étais fendue d’une exégèse des propos de NS. Cette année, je ne les écouterai pas, pour cause de  lassitude. Quand NS dit en 2009 : « prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n'est pas perdre du temps pour la réforme. C'est en gagner. » et qu’en 2010 il fait passer en force la réforme des retraites, quand il affirme en 2010 : « je ne suis pas un homme qui renonce à la première difficulté, et la fiscalité écologique qui permet de taxer la pollution et d’exonérer le travail est un enjeu majeur » et qu’on voit ce qu’est devenue la taxe carbone, pourquoi écouter ses sornettes ?

En mars 2010, la petite phrase « L’environnement, ça commence à bien faire » a eu le mérite de clarifier la pensée du président. Je préfère cette franchise, au moins on ne peut pas dire qu'on ne savait pas.... Alors, ses vœux, je les aimerais sous cette forme :

congr_s_sarko.jpgMes chers compatriotes,

Il a neigé beaucoup il y a quinze jours, c’est normal, c’est l’hiver. En 1962, 75, 83, 95… il y a eu aussi énormément de neige, pas forcément en décembre, peut-être en janvier, mais cela ne change rien. Ce qui a changé, c’est votre propension à chercher un responsable à des phénomènes naturels. Ce crétin de Fillon qui accuse la météo, comme si la météo était responsable du temps qu’il fait ! Il y a quelques

jours, un retard de train de 26h, fatigant, agaçant, mais pas dangereux, (pas un mort ni un blessé à déplorer) vous a donné l’impression d’être « pris en otage » par la SNCF, qui, loin d’être une entreprise terroriste, était  simplement victime de la loi de l’emmerdement maximum. Le voyageur en rade est devenu un « naufragé du rail », quasi un héros, plus besoin de guerre pour lui donner des accents d’ancien combattant.

C’est ma faute : je vous ai tant habitué à m’occuper de tout, je vous traite tellement en enfants irresponsables pour qui chaque fait-divers entraîne une visite de ministre et le vote d’une loi dans la foulée, que  j’ai fait de vous ces anxieux  avides de sécurité, de risque zéro, d'aucun imprévu…  et disposés de ce fait à accepter toujours plus d’encadrement, de surveillance et de contrôle sur leurs vies. Et moins de libertés. Ca aide pour gouverner, vous ne pouvez pas vous imaginer…

 capitalisme-malade.jpgJe serai franc: rien dans ma politique n’est le fait du hasard, ni même de l’incompétence, n’en déplaise à certains. J’ai simplement une feuille de route imposée par les desiderata de ceux- pas les électeurs, les bailleurs de fonds- qui m’ont porté au pouvoir avec pour mission de démanteler ce qui reste du service public et des idéaux qu’ils nomment « marxistes » pour transformer la France en pays totalement libéral. Wikileaks a publié les télégrammes me jugeant certes susceptible et autoritaire, mais aussi meilleur ami des américains. C’est ainsi : les Etats-Unis me fascinent plus que les pays africains, je préfère les riches aux pauvres, je rêve davantage de yachts, de top-modèles et de soirées somptueuses que de pétanque, de sandwichs et de vin VDQS. Ma propension à satisfaire les grands de ce monde, qu’ils appartiennent au monde politique, économique ou médiatique est naturelle : ils sont le monde qui me plaît, m’attire, me fascine. Quand je ne serai plus Président, j’aimerais devenir aussi riche que certains, je l’ai déjà dit. 

homme_voiture.jpgMes chers compatriotes, je serai franc avec vous, c’est mon cadeau de nouvel An. Ma politique est et sera une politique de droite parce que je suis un homme de droite, décomplexé qui plus est. Ca me gêne de voir des SDF sur le trottoir quand je me promène, et j’avoue que  l’idée de logements sociaux à Neuilly m’a toujours débecqueté,  la ville dont j’ai été maire si longtemps est d’ailleurs la plus mauvaise élève en la matière. C’est cohérent : pourquoi irais-je m’occuper des pauvres, alors que les pauvres me font peur, qu’ils me rappellent  les récits de mon Père lorsqu’il est arrivé en France sans le sou, et que je trouve tellement plus excitant de boire du champagne avec une jolie femme qui me couve des yeux parce que je suis président de la République ?

 

Je m’occupe des gens qui me plaisent, n’est-ce pas normal ?

 Mes chers compatriotes, votez pour moi en 2012 si vous souhaitez que les retraites soient cédées aux fonds de pension, que les services publics soient privatisés (on vous dira « modernisés »), que la politique de santé dépende des laboratoires, que l’enseignement soitau service de l’économie et non de la culture, et que la culture soit confiée aux géants des nouvelles technologies. C’est un modèle de société qui peut vous séduire comme moi. Dans le cas contraire, si ce que je vous annonce comme modernisation vous semble une régression, un pur produit antisocial, ne votez pas pour moi.

ca-ta-plu.jpgVoilà, c’est dit : le fond de ma politique est tourné vers l’envie de bien séparer le haut du bas. Mon slogan à moi ne serait pas : » Demain, j’enlève le haut. Mais demain, j’enlève le bas. » Mes chers compatriotes, je ne me fais pas vraiment de souci : beaucoup d’entre vous, même déçus, voteront pour moi,  parce qu’eux aussi préfèrent les riches aux pauvres. Brad Pitt les fait rêver plus que l’épicier du coin,  les « people » plus que le commun des mortels, et la politique étant devenue un métier de comédiens qui fait élire le meilleur parleur, j’ai toutes mes chances. BONNE ANNEE 2011!

 plage.jpg

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 14:31

... les guitaristes inquiets.

 

 

mediator_guitare.jpg

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 17:56

 

le nom des gensWeek-end de neige, j’en ai profité pour glisser jusqu’au cinéma voisin et voir « Le nom des gens » de Michel Leclerc. Michel Leclerc, comme les supermarchés. Le héros du film s’appelle Arthur Martin, comme les cuisinières. Et l’héroïne Baya Benmachmoud, comme personne d’autre. Superbement interprétée par Sara Forestier, elle a un regard, des seins et des fesses sublimes qu’elle utilise pour la bonne cause : transformer des mecs de droite en mecs de gauche, juste en couchant avec : « Il y a un moment où ils sont vulnérables à ce que je leur explique, dit-elle en substance, c’est juste après avoir joui ». Et c’est ainsi qu’elle a transformé un responsable jeunesse UMP en éleveur de moutons écolo !

 

nom3Bref, Bayaà qui tous les bien-pensants disent « C’est Brésilien, votre prénom ? » « Non, c’est arabe ! » est comme les bonobos : elle règle les conflits en faisant l’amour, pas la guerre. Si  la révolution sexuelle existe, c’est bien par cette fille généreuse, idéaliste et tonique qui fait la révolution avec son sexe. Son chemin croise celui d’Arthur Martin (oui, comme les cuisinières) jospiniste à qui Lionel Jospin- débutant comédien dans ce film - affirme « un Jospiniste, par les temps qui courent, c’est plus rare qu’un canard macareux dans l’île de Ré ».

nom2Arthur est un chouïa coincé côté sexe, faut dire que ses parents ne respirent pas le bonheur charnel… Avec Baya il va découvrir non seulement ce bonheur là, mais aussi celui de remuer le monde non pas en gémissant et en devenant aigri, mais avec plaisir. Avec LE plaisir !

Tous les personnages- le père de Baya ouvrier/artiste qui n’ose jamais se faire plaisir, mais veut toujours faire plaisir aux autres, sa mère militante gaucho féministe,  ses copains ébahis de sa liberté de corps et de langage- sont fortement caractérisés (comédie oblige) mais jamais caricaturaux.

Mine de rien, ce film jubilatoire distille plein de messages sur les préjugés, le racisme quotidien, les hommes, les femmes, la politique… mais des messages légers et profonds, alors que tant de films restent lourds et superficiels.

Vous aurez compris, j’ai aimé. Beaucoup. Les deux hommes qui m’accompagnaient aussi. Il faut dire que l’abattage joyeux de Sara Forestier et le jeu sobre et subtil de Jacques Gamblin servent parfaitement le film.

 

 Joyeux noël aux Bonobos et assimilés! 

 

 

Depuis ce matin, les commandes sur le site sont accompagnées d’une question angoissée : serai-je livré(e) avant Noël ? La réponse est « oui » pour les commandes parvenues chez nous d’ici mercredi midi… sauf neige ralentissant les transports. Alors commandez tout de suite:il y a plein de promotions sur

 

 www.autresmondesdiffusion.fr

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:13

 

bel--ne.jpgAllez, c'est la fin de semaine, mieux vaut rire de ce merveilleux dialogue avec une créature de rêve appelée conseillère virtuelle. A la différence des agents en chair et en os capables de vous dire: "je ne peux pas vous répondre, je ne suis qu'une plate-forme..." 

Léa - PayPal :

Bonjour, je suis Léa, votre conseillère virtuelle. Je suis là pour répondre à vos questions sur PayPal.

En quoi puis-je vous aider ?

Vous :

Bonjour, on me demande de confirmer une carte sur mon compte professionnel, mais je n'ai qu'un compte bancaire. Par ailleurs, je refuse d'envoyer par courriel copie de papiers d'identité ou attestation de domicile. Comment les envoyer par courrier normal? Merci

Léa - PayPal :

Votre phrase est trop longue pour que je puisse l’analyser. Pourriez-vous la reformuler ?

Vous :

Non, je ne peux pas, dites-moi où contacter une vraie personne

Léa - PayPal :

Que recherchez-vous exactement :

- Comment contacter mon acheteur/vendeur ?

Vous :

Comment contacter un responsable Paypal parlant français ?

Léa - PayPal :

Que cherchez-vous précisément :

- Comment contacter mon acheteur/vendeur ?

Vous :

Vous êtes conne ou quoi?

Léa - PayPal :

Cela me semble insultant. Je préfèrerais discuter plus poliment. Que puis-je faire pour vous aider ?

Vous :

Me donner un téléphone où appeler une vraie personne

Léa - PayPal :

Que puis-je faire pour vous aider ?

Vous :

Me donner un téléphone où appeler une vraie personne

Léa - PayPal :

Puis-je vous être utile ?

Vous :

Apparemment non, vous ne servez à rien

Léa - PayPal :

Je regrette de ne pas avoir pu vous aider.  Je suis un agent virtuel, je ne peux pas répondre à toutes les questions. Je n'ai sûrement pas compris votre demande et je vous prie de m'en excuser. Je vais travailler pour essayer d'éviter que cela ne se reproduise.  

Désirez-vous savoir comment contacter PayPal?

serifos2008-9.jpgDe ce bref dialogue on déduit  que Léa  a été programmée pour reconnaître les insultes, puisqu’elle réagit au quart de tour au mot « conne », ce qui laisse supposer qu’il a été prévue qu’un certain nombre d’internautes  s’énervent face à l’inertie de ladite pour résoudre leur problème! Il serait intéressant de voir si elle réagit à d’autres injures, si ça vous tente,  venez raconter ici…

Par contre, Léa n’a pas été programmée pour répondre à une question aussi simple que « Comment contacter directement un responsable Paypal ? » d’où on en déduit que lesdits responsables ne tiennent pas à côtoyer leurs chers clients.

 

Comme ceux de Pixmania, d’ailleurs, M. James Felix, responsable client, demeurant pour moi un avatar plus qu’une vraie personne. Tiens, ça me fait penser que je dois le relancer aujourd’hui…

 

kangourou.jpg Les illustrations n'ont rien à voir avec le sujet, elles sont là juste pour le plaisir.

 

 

 

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:33

J’ai déjà parlé ici   des allumés qui prétendent avoir une liaison non pas avec moi, Françoise, mais avec l’auteur, la personne publique, persuadés que ce serait prestigieux pour impressionner leur entourage. Ils sont heureusement peu nombreux et pas intéressants. En revanche, d’autres  m’affectent davantage…

mari_s3.jpgChaque semaine, je reçois au moins une lettre ou un mail d’un homme éploré qui me demande conseil, soit parce qu’il a une relation hors mariage, ou que sa femme en a, ou que tous deux souhaitent en avoir mais ne savent pas comment s’y prendre pour préserver leur couple, ou que  l’un et l’autre souffrent de ces amours extérieures, l’un par remords, l’autre par regret.  Par chance, de moins en moins envisagent de se suicider ou de révolvériser l’infidèle, c’est un progrès.  Ils m’écrivent parce que, disent-ils : « Vous avez une telle expérience de l’amour et du couple… »  

st_valentin.gifJe réponds. Toujours. Parfois longuement. Parfois à plusieurs messages successifs. Pas par devoir d’auteur soucieux d’assurer le service après-vente. Juste parce qu’ils semblent avoir besoin d’aide.  Même si certains me disent que je suis stupide de perdre du temps pour des inconnus, je me sentirais mal de jeter leur message à la corbeille… Alors je peaufine les mots qui les aideront le mieux à affronter la réalité, j’essaie de décortiquer leurs contradictions et leurs mythes amoureux. Ce qui est périlleux : s’attaquer à un mythe, c’est énorme, surtout un mythe amoureux. J’essaie aussi de dédramatiser, sachant d’expérience que le chagrin d’amour est comme le mal de mer : sur le moment on souffre le martyre, on accepterait de mourir pour que la douleur (ou les nausées) s’arrêtent, mais ce n’est pas grave. Ca passe dès que la tempête s’apaise et on se demande avec le recul comment on a pu se rendre aussi malade.

reglisse.jpgEt ça marche !  Leur dernier message commence souvent par « je ne sais comment vous remercier… ». J’ai envie de leur répondre : « en achetant mes livres, en les faisant connaître, en m’envoyant des réglisses ou des truffes en chocolat… » mais c’est illusoire. Ils ne le feront pas. Car dès qu’ils vont mieux, silence radio !

Ces lecteurs cherchaient une Nautamine du chagrin d’amour, un Lexomil pour angoisse affective, et après usage, ils jettent le tube.

Ce qui est extrêmement désagréable, car JE NE SUIS PAS UN TUBE DE LEXOMIL et j’aimerais qu’après avoir rempli ma messagerie de complaintes douloureuses, ils aient parfois l’idée de m’envoyer un message pour rien. Juste pour prendre de mes nouvelles. Pas pour me raconter leur vie sur une pleine page un an ou deux plus tard en concluant : « Vous, je sais d’avance que vous allez bien » ou « je ne vous demande pas de vos nouvelles, je suis sûr qu’elles sont bonnes. »  

monstre.jpgCe qui me met doublement en colère : d’une part, qu’est-ce qui leur fait croire que je vais TOUJOURS bien ? Ils sont dans ma tête, ces lecteurs ? Ils me connaissent ? Non. Ils se font une image qui les rassure et s’y tiennent. De plus, même si je vais bien- ce qui est majoritairement le cas- pourquoi ne seraient-ils pas attentifs à quelqu’un qui va bien ? Parce que seuls les tristes seraient intéressants ? Parce que seul les chagrins seraient créatifs et donneraient l’impression de vivre intensément ? Parce que l’époque est ainsi faite que seuls les dépressifs, les trains en retard et la neige qui tombe seraient dignes d’intérêt ? Eh bien ce n’est pas avec un tel état d’esprit qu’on va avancer sur le chemin de l’autonomie où le bonheur n’est pas garanti, certes, mais où on assume ses moments de doute en se disant « bon, j’atteins le fond, je ne vais pas tarder à remonter ». Comme me disait un ami romancier après 20 ans d’analyse : « Longtemps j’ai cru qu’être malheureux me rendait intéressant, aujourd’hui j’ai compris que j’étais surtout emmerdant. »

Ca vous écorcherait les ongles de prendre trente secondes pour écrire : « Comment allez-vous ? J’aimerais avoir de vos nouvelles » ???  La plupart des filles savent faire ça. Alors, les mecs, si les filles en sont capables, pourquoi pas les hommes, qui sont si tellement forts et supérieurs !!! « Oui, mais… on ne voudrait pas vous déranger », bredouillent certains, reprenant leur casquette de lecteur qui n’ose pas perturber l’inspiration de l’écrivaine. Mais ça ne vous a pourtant pas dérangé de m’envoyer des pages entières de lamentations en me demandant de vous aider, alors pensez : trois lignes juste amicales,  ça ne risque pas de me déranger. Et ça ne devrait pas vous gêner.

Heureusement, il y a des exceptions, et je remercie Aurélien B. qui depuis plusieurs années m’envoie deux mails par an uniquement pour garder le contact, et que je vois grandir en sagesse et en équilibre. J’espère qu’il lira ces lignes. Et les autres aussi !

 

koala.jpg 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 19:16

 

 

singes.jpgCa en fait du ramdam, cette histoire de WikiLeaks ! Et que je t’organise des tables rondes, et que je te fais peur avec « la dictature de la transparence », tandis que d’autres hurlent que « la dictature, c’est au contraire le secret »… le drôle étant que les deux ont raison : celui qui détient la connaissance et ne la partage pas garde le Pouvoir … mais un pays où nul ne dispose d’un jardin secret, où rien de sa vie, son œuvre, son cul et ses avoirs fiscaux ne reste inconnu devient vite un enfer. Quand tous les murs ont des oreilles, les bouches se ferment et le silence s’abat sur les habitants. 

A moins… à moins d’être honnête, intègre et d’avoir assez confiance en soi pour ne rien avoir à cacher  C’est en substance ce que prétend Julian Lassange, l’un des fondateurs de WikiLeaks, en disant vouloir mettre à la portée de tous les secrets des puissants, afin que ceux-ci, se sachant observés,  aient à cœur de rester intègres. 

Cependant, autant la divulgation des documents sur la conduite des soldats américains en Irak était importante, autant « révéler », que NS est susceptible et irritable ou que plombier.jpgles Etats-Unis traitent Chavez de « fou » a une portée limitée. Chaque semaine, on trouve des « révélations » bien plus croustillantes dans « le Canard Enchaîné », chaque semaine de hauts fonctionnaires donnent des infos à cet hebdo satirique, et pourtant- même si l’envie les en démange- nul n’oserait interdire le Canard du territoire, ni mettre en examen tous les fonctionnaires soupçonnés d’être à l’origine des fuites. Les seules fuites qu’ont essayé de repérer les « plombiers » du Canard c’est avec des micros dissimulés qu’ils l’ont fait… et ça a été mal vu. Tout comme le Watergate avait coûté son job au président américain Richard Nixon. Il ne fait pas bon s’attaquer aux « sources » des journalistes, il existe d'ailleurs une loi en France destiné à les protéger : 

« Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources.

Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources…le  fait de chercher à découvrir les sources d'un journaliste au moyen d'investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d'identifier ces sources. »

La liberté de la presse, en démocratie, c’est sacré. Même si la dépendance à l’argent et à la publicité conduisent nombre de medias à une autocensure qui édulcore singulièrement leurs propos, la censure au sens d’interdiction est extrêmement mal vue… sauf pour WikiLeaks.  où l’on voit moult décideurs privés ou publics chercher désespérément le moyen de se débarrasser de cet encombrant informateur .

En entendant des journalistes comme Catherine Nay, ou un ancien ministre comme Hubert Vedrines se déclarer très préoccupés de l’atteinte à la démocratie que constituerait WikiLeaks, j’éprouvais une sorte de malaise. Ce qu’ils défendaient n’était pas la liberté d’expression, ni même la compréhensible nécessité de préserver la vie privée et certains secrets (notamment lors de négociation pour faire libérer des otages), mais plutôt leurs prérogatives de journalistes et d’hommes de pouvoir. Avec WikiLeaks, et plus généralement avec Internet, l’information circule partout, à toute vitesse, et devient accessible à tous. Avec le risque inhérent à l’outil : mal utilisé, il peut devenir un instrument de propagande ou de propagation de fausses nouvelles, de rumeurs…

 jouer.jpg                                  

Mais pour WikiLeaks, nul ne conteste la véracité des documents publiés. Ce qui gêne, c’est que ce site apporte à la masse des citoyens des informations autrefois réservées à quelques-uns. Certes, la fracture informatique existe, tout le monde ne dispose pas d’un ordinateur et d’une connexion, mais de plus en plus de gens peuvent communiquer entre eux, s’organiser, savoir… et l’outil, devient convivial, au sens Illitchien du terme : savoir maîtriser son environnement pour être maître de sa vie.

Qu’Internet échappe aux crânes qui l’ont inventé- au départ des militaires- est assez insupportable à ces crânes là. Que des citoyens lambda puissent communiquer, se regrouper, s’organiser, lancer des pétitions, s’informer en dehors des journaux télévisés déplaît. 

Et dans les débats enflammés qui ont eu lieu, c’est un ambassadeur, mais aussi (surtout) un écrivain, Jean-Christophe Ruffin, qui a eu la position la plus cohérente, en faisant remarquer que s’il faut se protéger des rumeurs et de l’agitation du Web, la dictature consiste plus souvent à museler l’information qu’à la diffuser larga manu. Décidément, les littéraires ont du bon…

 

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 12:28

Pour se mettre du rose aux joues et oublier le froid, cette jolie carte postale que m'a envoyé un lecteur.  Vive les architectes facétieux...

 

 

Architeture eros II

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:27

 

fuite.jpgTrès peu dormi cette nuit, énervée par le sentiment qu’un rouleau compresseur est en train de détruire le monde que j’aime pour le remplacer par une jungle inhumaine, que toutes les analyses sur les crises économiques, sociales, politiques, écologiques ont été faites et bien faites, mais qu’il n’y aura aucune décision bénéfique de prise- on le sait déjà pour le sommet de Cancun sur le climat- parce que ce qui est en route est décidé par ceux qui en profitent. Et qui veulent conserver et augmenter leurs privilèges en écrasant ce et ceux qui les gênent. Bref… Heureusement, il y a les livres, et la capacité qu'ils ont à émouvoir et faire jubiler... 

chatlit.jpgMichel Tremblay est un fils d’ouvrier, qui fût ouvrier lui-même. Il découvrit très tôt la lecture parce que sa grand-mère lui demandait chaque jour d’aller chercher pour elle des livres chez la voisine. A force de faire le coursier, le petit garçon se disait que les livres, ça devait être génial, puisque sa grand-mère y passait  tant de temps. Il raconte dans « Un ange cornu avec des ailes en tôle » sa découverte du théâtre grec d’Eschyle : 

 

« Je lus trois ou quatre fois de suite le premier monologue du veilleur posté sur les remparts d'Argos avant de bien saisir tout ce qu'il conte­nait : j'allai consulter mon Larousse pour les mots Atrides, Argos, Ilion, Agamemnon, je fis de l'analyse de texte comme on me l'avait enseigné à l'école en disséquant les phrases trop compliquées…. Et lorsque je fus convaincu de bien comprendre le tout, je relus le monologue à voix haute et les larmes me vinrent aux yeux. Que de choses étaient dites en si peu de mots, à peine une page de texte !  Quelle beauté ! Ça ne ressemblait à rien de ce que je connaissais, ce n'était pas immédiatement reconnaissable ou compréhensible pour moi, mais, l'analyse terminée, le texte bien saisi, quelle joie débordait de mon cœur !

 

zeus.jpgPourquoi ne m'avait-on jamais parlé d'Eschyle à l'école ? Était-il réservé aux seuls privilégiés des collèges classiques ? En étions-nous indignes, nous les enfants d'ouvriers ? … Quand je terminai la lecture d’Agamemnon j'y avais mis l'après-midi complet parce qu'il y avait beaucoup de choses que je ne saisissais pas du premier coup — j'eus l'impression d'être devenu quelqu'un d'autre, d'avoir grandi, évolué en quelques heures, d'avoir entrevu des possibilités qui me concernaient personnellement et qui transformeraient ma vie d'une façon défi­nitive. »

 

Chaque lecteur a en mémoire un livre ou quelques pages qui ont transformé sa vie ou tout simplement l'ont rendu heureux. Ce bonheur a aussi incité Michel Tremblay à écrire et devenir un romancier, scénariste et auteur de théâtre reconnu. Comme quoi, la littérature classique peut être un ascenseur social, n’en déplaise à ceux qui ne comprennent pas l’intérêt de faire lire « la Princesse de Clèves » à des collégiens de classes- à tous les sens du terme- défavorisées.

 

 

eros.jpg
 

 

 

 

 

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