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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 10:55

...Pas celle que vous croyez.  Celle qui fait que l’économie repose davantage sur les emmerdements que sur le bonheur et la sérénité.  Ainsi, pendant mes vacances, je découvre que des photos que j’avais visualisées début juin dans mon bel appareil ont disparu : « erreur de lecture, vérifiez votre carte ». Il est plein  d’humour, mon Pana, qu’est-ce que je vais vérifier puisque je ne sais pas pourquoi ces photos se sont effacées ni à quoi ressemble une carte mémoire malade ? J’éteins l’appareil, le remets en marche et l’écran se rallume. Vieux réflexe pris avec l’ordinateur : 80% des pannes se résolvent en éteignant et rallumant tout. Je sais que mes propos vont faire frémir les grands manitous informaticiens (n’est-ce pas François Granger ?) mais le fait est là, je ne suis pas la seule à l’avoir constaté. Je peux à nouveau prendre des photos, mais au retour de vacances, une quinzaine d’entre elles, pourtant visualisées sur l’écran, ont à leur tour disparu. Disparu de chez disparu. Et pourquoi quinze et pas la totalité ? « Ca arrive, diagnostique un pote qui a l’air de s’y connaître. Y a un bug qui a corrompu certains fichiers. »

En fouinant sur des sites Internet, je découvre qu’il existe des logiciels pour récupérer les photos perdues.  J’en télécharge un, sans résultat. J’en essaie un autre : ô miracle, bonheur et volupté, le logiciel analyse l’ensemble de ma carte et récupère les photos (tandis que certaines, que j’avais heureusement déjà enregistrées, ont subi quelques dommages, genre coupées en deux par une barre grise).  Tout est bien qui finit bien, certes, mais j’interroge : s’il existe des logiciels qui récupèrent les photos perdues, pourquoi ne pas utiliser l’intelligence des ingénieurs qui les conçoivent pour fabriquer des cartes qui ne se corrompent pas pour un oui ou pour un non ou des appareils capables de fouiller tout seuls dans leurs mémoires?

C’est comme les virus informatiques. Tout le monde craint d’être infecté, d’où prolifération d’antivirus qui justement interpellent : si chaque fois qu’un virus apparaît, l’antivirus existe dès son apparition, que n’invente-t-on pas des ordinateurs insensibles à la contamination, ça ne doit pas être plus compliqué ?

Tout simplement parce qu'un appareil qui fonctionne parfaitement est moins rentable qu'un appareil qui a des pannes et suscite une activité de réparations, achat de gadgets protecteurs, remplacement de pièces, etc.  Sans oublier l’énervement causé par les pannes qui alimente la consommation d’antistress et achats compulsifs pour se calmer… Quand les bas nylon sont apparus, ils ne filaient quasiment pas, la fibre Du Pont de Nemours ayant une solidité fantastique… que les ingénieurs de la boîte ont été priés de modifier afin que les dames renouvellent leurs achats.  Jusqu’aux collants d’aujourd’hui si fragiles qu’on les file parfois au premier enfilage, ce qui favorise l’achat de vernis à ongles incolore pour stopper le désastre.

Le fin du fin : fonctionner en cercle fermé. Il y a quelques années, naufrage de l’Erika, plages noires et mouettes pétrolées. Pour débarrasser leurs plumes du toxique épais qui les étouffaient, on les a nettoyées avec un shampooing fabriqué par une firme réputée pour ses produits naturels, mais dont le capital, à l’époque (ça a changé depuis) appartenait pour une bonne part à … Elf Aquitaine/Total,  propriétaire de la cargaison de pétrole de l’Erika !

Ca me rappelle une chanson de Joël Favreau, musicien talentueux que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, guitariste de Brassens et Maxime le Forestier, qui écrivait déjà au début des années 80 :  

http://www.joelfavreau.com/

 

Ce sont les mêmes qui créent la solution et le problème, qui créent la maladie puis nous vendent les remèdes"...

A propos de remèdes, qu’est-ce qu’on va rigoler cet hiver quand la grippe saisonnière arrivera !  Surtout, à la moindre poussée de fièvre, mal de tête ou courbatures, appelez les medias, prévenez le centre de vigilance de la grippe H1N1, apprêtez vous à voir votre maison cernée de gendarmes comme celle d’un vulgaire anarcho gauchiste et mettez votre plus beau pyjama ou nuisette: la TV vous filmera, un envoyé spécial vous interrogera non sans avoir revêtu un masque et désinfecté son micro, avant de conclure que vous allez mieux, et même très bien, que vous allez d’ailleurs reprendre une activité normale, et qu’on n’a pas eu recours au Tamiflu pour vous soigner, juste à des médicaments comme pour un gros rhume. (dernier bulletin de santé des enfants grippés)

Pour avoir son quart d’heure de célébrité, en 2009, inutile d’être Andy Warhol, il suffit d’avoir la grippe. On vit une époque formidable !

 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 16:43

http://www.youtube.com/watch?v=OZIvrvl8gRo



Les vacances sont vite oubliées. Dès hier, enregistrement d’une émission pour France-Inter « Un homme, une femme, un café, l’addition » présentée par Laurence Garcia (diffusion prévue le dimanche 9 août de 1Oh à 11h, sauf avis contraire). Invités : Patric Jean, cinéaste belge qui se qualifie de « proféministe » considérant que seules les femmes ont le droit d’être féministes, les hommes pouvant juste les accompagner sur ce chemin.  Ce distingo m’a étonnée, d’autant plus que Patric n’a eu de cesse d’affirmer que homme et femme, c’est pareil, qu’il n’y a aucune différence biologique et que seuls les conditionnements sociaux et politiques ont abouti à  « la domination masculine » titre de son documentaire qui sera diffusé en France et en Belgique en novembre 2009.

Nous étions d’accord sur nombre de points : oui, malgré les progrès obtenus, les femmes restent minoritaires dans toutes les instances dirigeantes et moins payées à poste et qualification égaux (voyez : on doit dire égaux à côté de qualification –féminin- juste parce qu’il y a poste –masculin- et qu’en grammaire comme ailleurs le masculin l’emporte sur le féminin, c’est une monde et c’est immonde tout de même !) Oui, les tâches ménagères restent majoritairement effectuées par les femmes et oui, les femmes battues ou verbalement et sexuellement agressées sont une réalité.

Par contre, où je me démarque de Patric Jean, c’est dans sa culpabilisation permanente d’être un « mec » qui l’a fait s’excuser lorsqu’il m’a tenu la porte en sortant du café : « Voyez, a-t-il dit d’un air piteux, encore un réflexe de mec ». J’appelle ça un réflexe de politesse, et même si c’est par galanterie, je ne suis aucunement choquée par la galanterie, bien préférable à la goujaterie !

L’astuce terrible des hommes,  c’est d’avoir persuadé nombre de femmes qu’elles trouveront le bonheur dans l’AAAAmûûûrrr, et que cet amour justifie tous les sacrifices, tous les renoncements, toutes les aberrations. Les machos brutaux ou grossiers ne méritent qu’une réaction : la fuite ! Or un nombre non négligeable de femmes affirment préférer les « vrais hommes » qu’elles décrivent comme des êtres dominants, protecteurs, gagnant plus qu’elles et possessifs ! Pire : voir dans le documentaire une femme expliquer qu’elle est battue est injuriée par son compagnon depuis 25 ans fait froid dans le dos ! Ce n’est pas à la seconde gifle qu’il faut s’enfuir et porter plainte, c’est à la première. Et même pas à la première gifle : à la première marque d’irrespect. Car l’irrespect d’un homme pour une femme, c’est comme tuer à la guerre : c’est difficile la première fois, ensuite il s’y fait très bien ( comme me l’ont raconté un certain nombre de combattants qui ajoutaient « c’est pourquoi il ne faut jamais commencer).  « Ah oui, répondent certaines femmes, mais ce n’est pas facile quand on est amoureuse. »

Bien sûr que ce n’est pas facile, bien sûr qu’on peut se tordre de chagrin parce qu’on quitte un homme, bien sûr qu’on peut être angoissée de se retrouver seule… mais avec un homme méprisant ou brutal, la rupture sera inévitable tôt ou tard, et si elle arrive tard, se fera dans la haine, les larmes et parfois même les coups et la mort. Mieux vaut que ce soit tôt, lorsqu’on n’est pas trop abîmée, pas trop dépréciée, quand on a encore un peu confiance en soi. Or la seule façon d’avoir confiance en soi, c’est de s’estimer assez pour mettre très vite des limites à ce que peuvent se permettre les autres avec ou plutôt contre soi. Pas seulement les hommes amoureux, mais aussi les employeurs, les copains, et même certaines femmes encore plus machos que leurs compagnons. La passion qui écrase et détruit n’est pas de l’amour, c’est du mythe romanesque,  une façon de combler un vide par un trop-plein hormonal.

Les hormones, Patric Jean ne voulait pas en entendre parler, estimant que virilité et féminité ne sont que des constructions sociales. Pourtant, c’est fascinant, ces molécules chimiques : un tout petit peu trop d’hormone thyroïdienne surexcite,  un tout petit moins vous fait raplapla.  Dans la revue « PREF », un transsexuel qui se pensait 100% homme dans un corps de femme s’est fait opérer pour ressembler physiquement à un homme. Il a dit dans son interview : « C’est quand j’ai eu les injections de testostérone que j’ai senti dans ma tête ce qu’est vraiment un homme. » Cette hormone donnait aux hommes préhistoriques l’agressivité nécessaire pour survivre dans un monde hostile.  Elle devait servir à faire face aux prédateurs, pas à être brutal avec les femmes.  Tout comme le cortisol et l’adrénaline permettent de réagir à un stress, mais doivent ensuite se calmer sous peine de provoquer des infarctus à ceux qui vivent constamment sous pression de ces hormones. Le problème n’est donc pas l’hormone, mais l’usage qu’on en fait…

De toutes façons, hommes et femmes sont biologiquement différents. L’un a un chromosome XY, l’autre est XX. Un chromosome de différence, c’est beaucoup de gènes dissemblables, au point que les généticiens disent qu’il y a plus de différences génétiques entre un homme et une femme qu’entre un homme et un singe. Ce n’est pas gênant, quand la différence biologique ne sert pas à établir une inégalité des droits.  Je déteste les stéréotypes féminins et masculins véhiculés par les medias pour des raisons économiques et politiques. Cependant, à l’inverse de Patric Jean qui ne voit dans les hommes que des oppresseurs et dans les femmes des victimes, je crois, pour les explorer depuis des années, que les hommes sont profondément fragiles et que leur sexe et les attributs de force, de domination et de réussite qu’on y attache et qu’on leur impose peuvent aussi être pesants, même si les machos- à fuir, je le répète- y tiennent.

Bref, je suis persuadée que les hommes ont tout à gagner à une égalité économique, sociale et sexuelle entre hommes et femmes. Egalité ne signifiant pas identité. Je sais que le plus subversif dans « le lutinage » n’est pas d’affirmer qu’il est possible et sain d’aimer au pluriel- de plus en plus de gens le vivent- mais d’établir une égalité totale entre homme et femme sur ce plan aussi. D’ailleurs, combien de fois m’a-t-on traitée de « mec » à cause de mes idées… Et si depuis des années les journalistes m’interrogent inlassablement sur ma liberté amoureuse, ce n’est pas parce que je suis libre, c’est parce que je suis libre ET femme.  Et j’y tiens, c’est stimulant…

Pour illustrer ceci, une petite chanson « Les z’hommes » de Henri Tachan en haut… et une chouette vidéo de Lauranne Simpère en bas, « Education féminine avec Barbie »

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=55144082

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 23:23

Participé le 18 juin à l’émission de Brigitte Lahaie sur RMC, pour le Guide des amours plurielles. Durant une pause publicitaire, Brigitte m’a confié : « Quand on a exploré sa sexualité, on sait ce qu’elle apporte et ce qu’elle n’apporte pas. On peut alors avoir avec certains hommes des relations intenses sans sexualité, car on sait que la sexualité n’est qu’un élément parmi d’autres d’une relation amoureuse. Elle prend alors sa juste place. Malheureusement, il reste tant de tabous et de craintes que beaucoup de gens se focalisent sur la question sexuelle, au détriment du relationnel. »

Reçu le lien vers cette vidéo « Sarkozy, vampire des medias » à voir absolument. Tournée par des journalistes suisses, elle montre l’inféodation des journalistes français aux stratégies de communication du président.  Le stupéfiant n’est pas que celui-ci use et abuse de la communication télévisuelle. Comme dit en substance un journaliste : « NS a moins lu que ses prédécesseurs,  mais il a passé beaucoup de temps devant la TV. Il est significatif qu’il ait plusieurs fois dit à des  vedettes de l’écran : « nous faisons un peu le même métier ». On pourrait pourtant penser que la politique ne consiste pas seulement à jouer la comédie… » Le stupéfiant est que les journalistes se prêtent à ce jeu, qu’ils aient une telle fascination pour le strass, le protocole et l’apparat qui accompagnent les princes qui nous gouvernent… D’un pays qui a aboli la monarchie, c’est étrange.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=673809#vid=10784729


Déambulé avec ma fille aînée dans les rues de  Paris.  On regardait les soldes tout en bavardant, et c’était bien plaisant. Je lui ai demandé « Il y a des choses qui te plaisent ? », elle m’a répondu « Oui, mais aucune dont j’ai réellement besoin. » Idem pour moi. On a finalement rien acheté. Sans aucune frustration, car en cas de coup de cœur, bien sûr, on aurait succombé avec délice.  Céder à un coup de cœur, un vrai, ça ne se refuse pas. Mais en shopping comme en amour,  ils ne sont pas si nombreux, et c’est un plaisir de gourmet de rester sélectif…


Apprécié la poésie involontaire de certains spams traduits du coréen en anglais puis en français, le dernier en date avait pour objet : Gain de plus la ténacité et pour message : La puissance de votre flèche et faire de votre fille une fois de gémir! Je n’ai aucune idée du produit qu’il veut promouvoir mais à mon avis, c’est sexuel !

 

Discuté avec un lecteur de la dimension politique du Lutinage. « Imagine que les politiciens, les chefs d’entreprise, et même les citoyens travaillent sur leur ego pour être moins narcissiques, qu’ils décident de partager les ressources et le travail, cessent de se mettre en compétition systématique et troquent la domination contre le dialogue … ces principes indispensables pour vivre le Lutinage harmonieusement modifieraient considérablement la vie en société.   


Décidé de gommer de mon emploi du temps les relations qui me pèsent, les raouts professionnels (il y en a heureusement de moins en moins, crise oblige) et certains dîners qu’on accepte avec des gens dont on ne raffole pas. Cela me permettra d’avoir plus de temps pour les gens dont je raffole…


Terminé mon roman « Jouer au monde » dans la nuit de jeudi à vendredi, d’abord entre 1h30 et 3h30, puis entre 7h et 13h.  Ne reste plus qu’à lui trouver un éditeur, ou à l’éditer. 


En attendant, je m’arrache à votre affection pour partir quelques jours : vélo, nature et papotages entre copines J. J’en rêve ! Retour le 5 juillet.

 

 

 

 

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 10:29

Ce matin, je me suis réveillée en me disant « zut ! C’est lundi, faut que j’écrive un billetblog, le dernier date de vendredi ». Deux par semaine, rythme minimum mais mine de rien ça prend un temps fou : recherche d’idée, rédaction, mise en forme, recherche de photos… » puis réponse aux commentaires. Sans oublier la nécessité de programmer deux ou trois billets d’avance en cas d’absence, car la seule fois où je suis partie sans rien mettre et sans avertir les lecteurs de mon départ, j’ai reçu des réclamations en direct, via la rubrique « contact » : « ben alors ? T’es en vacances ? » avec un ton choqué qui s’entendait sans même que le mot soit en majuscules ou ponctué de smiley. C’est fou d’ailleurs l’inflation des smiley, j’ai même un correspondant qui m’écrit et, ne maîtrisant sans doute pas les codes smiley, met entre parenthèse (rires) ou mdr, ou ttr (très très rigolo, I presume) ça rappelle les feuilletons avec applaudissements et rires préenregistrés.

Bref,  quel bonheur de découvrir soudain sur l’un de mes blogs préférés un billet qui m’allait comme un gant : mille excuses pour ne pas faire de billet » http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2009/06/21/1188-mille-excuses

En fait de mille, il y en avait 30, dont j’ai copié/collé celles qui me parlaient bien ...

  1. j'ai complètement oublié, c'est ballot ! 
  2. ... halte aux cadences infernales !  
  3. ... ma frange me tombe sur les yeux, je n'y vois plus rien. 
  4. ... je suis très fatigué en ce moment et je n'arrive pas à me concentrer 
  5. ... je travaille plus pour gagner plus (mais ça ne marche pas trop d'ailleurs) 
  6. ... je sors d'une séance de manucure et mon vernis à ongles n'est pas sec : je ne peux pas taper sur le clavier.  
  7. ... j'aime flâner sur les grands boulevards, y'a tant de choses, tant de choses, tant de choses à voir...  
  8. ... la touch "" d mon clavir n march plus, c'st assz g^nant j trouv.  
  9. ... je m'autocensure : j'ai peur que Sarkozy et ses sbires surveillent ce que j'écris.  
  10. ... j'ai un puzzle de 14000 pièces à finir (une reproduction d'un monochrome bleu de Klein).  
  11. ... j'ai une tendinite des deux poignets compliquée d'une luxation de l'épaule trois-quarts vrillée avec coup de pied à la lune.  
  12. ... mon *connasse* ordinateur a été *bordel* infecté par le virus informatique Gilles_de_la_Tourette et *grosse pute* je tiens à la tenue de mes billets *salope* 
  13. ... je n'avais pas envie et je me contrefous royalement des lecteurs.

 

Intéressante la dernière : pas envie… La seule vraie et bonne excuse, contrecarrée par le « il faut que j’écrive un billet sinon les lecteurs vont râler ». Moi qui m’insurge contre les « il faut » qui pourrissent la vie des gens sans raison, voilà que, ne me contrefoutant pas des lecteurs à l’inverse de ce cher TB, je me sens parfois obligée d’écrire tout en me posant des questions telles que : lecteurs, lectrices ? Quid de leur réalité, hormis les quelques-uns que j’ai rencontrés en vrai ? Pourquoi me sentir redevable de billets réguliers dont ils et elles se passaient fort bien avant que j’ouvre ce blog ? Qu’est-ce qu’une relation bloggueuse puisqu’on peut disparaître à tout moment sans prévenir ? Ca m’est arrivé d’aimer un blog et de sympathiser avec l’auteur, puis que celui-ci cesse d’y écrire, disparaisse, et que je ne sache pas son vrai nom, ni si il existait vraiment ou relevait d’une écriture automatique informatique, s’il était mort, etc.  Tout ce que je savais, c’est qu’il était passé dans ma vie comme une météorite,  et s’était désintégré de même, sans possibilité de retrouver sa trace. En contradiction totale avec mon goût des relations durables et réelles. En contradiction aussi avec mon désir de connaître les gens autrement que par la vue et l’ouïe (l’écrit/écran ou le téléphone), en sollicitant d’autres sens qui enrichissent la relation : ce n’est pas sexuel, c’est sensuel, je dirais même sensoriel.

Connaître les gens uniquement par Internet, c’est un peu comme connaître la mer en écoutant un CD de bruits de vagues ou en regardant des photos d’océan.  Internet est une merveille : on pense à quelque chose, on le googlellise, et on s’aperçoit que plein d’autres gens y ont pensé. Ca donne une impression de communauté d’idées sur lequel se fonde le succès de la toile- il paraît qu’il y a même un site de ceux qui ont essayé de récupérer la pièce du chariot de supermarché en enfilant le bitoniot sur leur propre chariot et pas sur celui de devant- ça donne aussi le sentiment que plus rien d’original ne peut être dit, que tout a été écrit ou pensé, mais cela, on le sait depuis longtemps : depuis les Grecs, comme dirait mon pote Nikos, on ne fait que peaufiner les découvertes du génie Hellénique. Mais cette merveille, loin de favoriser les relations réelles, peut les freiner. Je connais plein de filles qui draguent sur les sites de rencontres pour recevoir des dizaines de messages enamourés ou sexy par jour mais qui ne donnent jamais suite dans la vraie vie parce qu’elles n’ont pas suffisamment confiance en elle pour affronter la vraie rencontre et craignent de décevoir l’Homme. Ou parce qu’elles préfèrent être Reine d’un univers virtuel que candidate d’une entretien d’embauche amoureux. Une copine que j’ai appelée pour qu’on se voie parce que ça faisait un bail qu’on n’avait pas dîné et papoté ensemble m’a répondu « C’est vrai, ça fait longtemps, mais comme je lis ton blog régulièrement, j’ai l’impression de rester en contact avec toi. » Sauf que je ne sais pas qu’elle y vient, elle ne laisse jamais de com’ et que moi, je n’ai pas de nouvelles d’elle.

Alors voilà : pas de billet aujourd’hui, mais à ceux et celles qui lisent ce blog, je donne RV le 7 août à 20h sur le Pont des Arts à Paris pour pique-niquer. Sauf pluie battante, j’y serai.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 09:03

Foin de la morosité, il y a parfois des nouvelles réjouissantes ! 

Le magazine « Alternatives Economiques » s’est vu décerner le prix du meilleur magazine par un jury pas spécialement altermondialiste et a vu ses ventes progresser de 20% depuis septembre 2008. Ce n’est pas le Journal de Mickey, ça ne se lit pas en 20 minutes, c’est du solide sérieux et ça touche de plus en plus de gens. Parce qu’Alternatives Economiques parle d’économie autrement, propose de changer de logique de pensée et donne des pistes pour une économie, humaine, viable et vivable. Encourageant, non ? De son côté, Courrier International, pas franchement rock and roll non plus, a progressé de 4,4% sur la même période, preuve que les français ne sont pas tous franchouillards.

En parallèle, les magazines Télé baissent du fait du déclin de la télé-réalité et de la désaffection du public pour le petit écran (au profit d’Internet, souvent) tandis que chutent aussi les magazines « people » !  Ces magazines qui ont fait leurs choux gras en 2008 de la  « pipolisation des politiques » et constataient que NS en couverture avec Carla leur faisait vendre 50 000 ex de plus, souffrent depuis janvier 2009 d’un écroulement de ce marché juteux : - 20% pour Gala, Voici et VSD. -15% pour Closer,  et même -8% pour le vénérable Paris-Match. Dépêchés en pompiers d’urgence, les audits consultés concluent que ces sujets « lassent le public » et que par ailleurs la médiocrité des articles, rédigés à la va-vite, explique la désaffection. Eh oui, journaliste est un métier où il faut prendre le temps d’enquêter, réfléchir, vérifier ses sources, écrire en français et éviter les fautes d’orthographe. Toutes choses considérées comme insupportables aux propriétaires de presse dès lors qu’ils doivent payer des professionnels pour ce faire. D’où le recours massif à des stagiaires rémunérés au lance-pierres que nul ne forme et qui, les malheureux, doivent improviser à la va-vite des « papiers » avec pour principal recours le « copié/collé » sur Internet.  La pratique s’étend d’ailleurs à d’autres magazines.


« Dans un souci d’économies, la DRH limite le remplacement des salariés en congé maternité,  maladie ou formation, qui, selon le président, coûtent cher à l’entreprise »… Dans plusieurs services la rotation ininterrompue de stagiaires revient à pérenniser des postes réels et nécessaires qui ne sont pas pourvus par des embauches véritables… (La déléguée) alerte la direction sur le fait que ces pratiques de non-remplacement et de petites économies peuvent nuire à la qualité des journaux, et donc au retour de la pub et de la vente au numéro. (extraits de PV de réunion Direction/CE d’un groupe de presse féminine)

 



La mauvaise nouvelle, c’est que les dirigeants d’entreprise ne pensent qu’à réduire la masse salariale quand ils veulent faire des économies. La bonne nouvelle, c’est que  les résultats de cette politique se traduisent aujourd’hui en pertes  de chiffre d’affaires. Deux raisons de se réjouir : 1) Cette chute des ventes de magazines réalisés avec des bouts de ficelle va peut-être rappeler aux dirigeants de presse que payer correctement des gens pour faire leur métier est finalement rentable. Cela ne concerne pas que la presse : les nombreux retours d’objets « made in China » pour défauts de fabrication  ou risque pour l’utilisateur en sont une autre manifestation.

2) les lecteurs sont sensibles à la qualité rédactionnelle des magazines, lisent de plus en plus la Princesse de Clèves et tiennent à leur culture plus qu’à leur confiture ! http://punctum.blog.lemonde.fr/2009/02/14/lhomme-qui-sauva-la-princesse-de-cleves/

Reste une question : les gens qui lisaient GALA sont-ils les nouveaux lecteurs d’Alternatives Economiques ? :)


 

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:38

Récent documentaire sur Arte : une équipe allemande montre qu’il est très facile de placer 800 000 euros dans une banque en Suisse, au Liechtenstein ou en Autriche sans en préciser la provenance (donc blanchir des fonds frauduleux ou criminels) et en expliquant tout benoîtement qu’on souhaite échapper au fisc. Loin d’être choqué, le chargé d’affaires de la banque est même tout disposé à envoyer quelqu’un chercher les fonds pour que le riche dépositaire n’ait pas à se déranger, le client est roi ! A la fin du documentaire, un responsable du fisc allemand, citant nommément une des banques mises en cause explique que celle-ci agit dans l’illégalité la plus complète. Fin du film.  Il n’y a pas eu, il n’y aura pas de sanctions contre ces établissements, d’ailleurs selon le G20, il n’y pas de paradis fiscaux en Europe !

Autre documentaire : l’exploitation minière en République Démocratique du Congo, un des pays les plus dangereux du globe actuellement. Des sociétés minières se partagent le sous-sol du pays, polluent les eaux et le sol sans vergogne, les mineurs vivent dans des conditions épouvantables et sont payés au lance-pierres… mais tiennent mordicus à leur boulot polluant, épuisant, dangereux, vu qu’ils n’en ont pas d’autre. Très régulièrement, des ONG pointent le désastre social et environnemental provoqué par ces compagnies minières venues de tous les pays du monde. Fin du film. Hormis quelques sociétés soucieuses de leur image de marque, la majorité ne tient aucun compte de ces rappels à l’ordre, certaines éloignent les écologistes indésirables de façon… musclée.

2000 emplois sont supprimés chaque jour en France depuis le début 2009,  des espèces végétales et animales disparaissent à un rythme accéléré, les pesticides, hormones et autres substances cancérigènes polluent le sol et les eaux,  le budget militaire de la France- 185 milliards d’euros- est en hausse alors que « les caisses sont vides » pour les dépenses sociales, culturelles et sanitaires... Pendant ce temps les journaux télévisés font leurs choux gras des faits-divers et affirment sans rire qu’avec 28% de 43% de votants , l’UMP est le grand vainqueur des élections européennes et que les français ont approuvé la politique de réformes menés par NS. Les 57% d’abstentionnistes et les 72% de votants ailleurs qu’à l’UMP ? Gommés, sans que personne ou presque ne s’en émeuve !  Le journaleux d’aujourd’hui a tellement peur de perdre son emploi qu’il dit non pas ce que NS lui demande de dire mais ce que la direction de la chaîne, soucieuse de plaire en haut lieu, choisitde dire.  Autocensure à fond la caisse.

Moralité ? Il n’y en a pas. Plus que financière ou économique, la crise est d'abord cette absence totale de morale, d’humanité et même tout simplement de bon sens qui fait qu'à ceux qui comme moi s’insurgent du cynisme ou de l’indifférence ambiants, on répond dans un ricanement : « M’enfin ! Tu rêves ou quoi ? Tu te crois chez les Bisounours ? »



 

 

 

 

 

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 10:28

Professeur de lettres et résistante, Micheline Maurel  a été déportée au camp de  Ravensbrück à l’âge de 27 ans. Elle a survécu et écrit en 1957 un livre intitulé « Un camp très ordinaire » qui reste l’un de ses seuls livres disponibles, ainsi que des poèmes sur sa déportation :

"Il faudra que je me souvienne
Plus tard, de ces horribles temps
Froidement, gravement,
sans haine
Mais avec franchise pourtant."

Avant de la « googleliser », je ne le savais pas. Pour moi, Micheline Maurel est l’auteur d’un recueil de contes qu’on m’a offert quand j’avais huit ans et dont je découvre avec le recul les graines qu’ils ont semé en moi.

« Him-li-co ou le 8è enfant » : l’histoire d’un couple ayant sept enfants blonds aux yeux bleus- de vrais petits aryens- dont les prénoms commencent par A(Alain) B (Brigitte) C (Charlie) et ainsi de suite, avec une alternance parfaite de garçons et de filles. Dans ce monde très ordonné survient une 8è grossesse et naît un petit garçon jaune aux yeux bridés. Le papa avait une grand-mère chinoise dont le portrait peint trône dans la salle à manger. Comme les parents attendaient une fille blonde aux yeux bleus qui se serait appelée H comme Hélène, ils n’ont pas prévu de nom de garçon et n’arrivent pas à se mettre d’accord. Jusqu’au soir où la grand-mère chinoise sort de son tableau et reprend le bébé. Les 7 frères et sœurs réalisent alors qu’ils aiment ce petit qui leur ressemble si peu.

Je vous passe les péripéties, mais à la fin, les enfants entrent dans le tableau et se retrouvent en Chine où est leur petit frère. Ils proposent de l’appeler Him parce qu’ils ne pensent qu’à Lui, et li-co pour faire plus chinois. La grand-mère rend alors le bébé et les enfants le ramènent chez eux en ressortant du tableau.

Changer l’ordre établi, accepter la différence, s’unir pour résoudre un problème… que de graines intéressantes dans cette histoire.

 

Une autre que j’adorais, "le prince d'Yvoire": une petite fille se sentait seule dans la cour de l’école où les autres élèves la détestaient. Pour se consoler, elle lisait des légendes du temps jadis. Un jour, caressant du doigt l’illustration du château où vivait le gentil chevalier de ses rêves, elle sent la porte s’ouvrir, entre et se retrouve au XIIIè siècle face au chevalier qui n’est guère plus âgé qu’elle. Au Moyen-Age, on était adulte à l’adolescence !

La fillette ramène le garçon chez elle, les parents l’accueillent sans difficulté (toujours cette fameuse tolérance !) et la fillette est enfin heureuse d’aller à l’école puisqu’elle a un ami. Sauf qu’elle a la trouille que celui-ci retourne dans son époque. Elle déchire donc la page du livre avec le dessin du château et met les morceaux dans un tiroir. De ce jour, le chevalier tombe malade. Une fièvre que le docteur appelé ne sait pas comment guérir. La petite fille lui dit : « C’est peut-être parce que j’ai déchiré l’image du château qu’il est malade ? –Peut-être, dit le docteur,  parce que tu l’empêches de rentrer chez lui si un jour il le souhaite. Il ne faut pas retenir les gens de force, paas essayer de les enfermer. » Alors la petite fille recolle les morceaux de l’image, les montre à son ami qui sourit… et guérit. Bien évidemment, il n’eut jamais envie de partir puisqu’elle le laissait libre, et ils vécurent heureux…. Sans que le conte ajoute « et eurent beaucoup d’enfants. »

Je veux bien être pendue si cette histoire n’a pas influencée mes choix amoureux !

Une dernière pour la route : le soir de Noël, juste avant minuit, une minute s’échappe de l’horloge, lasse d’être emprisonnée dans un cycle immuable. Cette minute rebelle se pose partout : sur la main du général qui va signer la déclaration de guerre et stoppe son geste, sur la tête du prof qui doit ramasser les copies dans deux minutes, donnant un délai supplémentaire aux élèves, sur le bourreau qui doit déclencher la guillotine et arrive à temps l’ordre de gracier le condamné, etc… Bref, cette minute de réflexion permet d’éviter plein de drames… ce qui ne fait pas l’affaire des mathématiciens, politiciens ou astronomes qui ne supportent pas de ne plus maîtriser le temps et cherchent à capturer la rebelle. Je ne me souviens plus si elle est ou non rattrapée, mais je me souviens de la jubilation que m’apportait cette minute en liberté qui arrivait à changer le monde.



Tolérance, liberté,  action… je ne me doutais pas que Micheline Maurel avait mis en œuvre ces valeurs dans sa vie de résistante et déportée. Enfant, j’adorais surtout le merveilleux qui permettait d’entrer dans les tableaux, de traverser les miroirs et de s’affranchir du temps (Jouer au monde, en quelque sorte J )  Mais quand je mesure l’influence inconsciente que ces histoires ont eu sur moi, je me dis qu’au-delà des parents, des profs et autres éducateurs, l’influence du cinéma, d’Internet ou de la TV sur les valeurs qu’auront nos enfants est forcément majeure. D’autant plus qu’ils y passent encore plus de temps que nous n’en passions à lire.


Un de ces quatre, je vous parlerai de Paul Berna.


 



Actualité du « guide des amours plurielles » :

Lundi 15 juin à 20h, discussion au Café de l’Amour, Bistrot St Antoine,

58 rue du Fbg St Antoine à Paris. Inscriptions sur www.cafedelamour.fr

Jeudi 18 juin émission  « Lahaie, l’amour et vous » sur RMC, 14h/16h

Plusieurs ITV radio à écouter sur  http://www.polyamour.be

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 12:27

L’odeur des bébés, subtil mélange de lait, de peau tiède, de couches souillées et de sueur douce. Odeur sereine, sublimée par l’amour inconditionnel des parents pour la moindre régurgitation de l’enfant.

L’odeur du travailleur en fin de journée, imprégnée de son labeur. Sueur forte, incommodante pour la majorité des gens, mais transformée par le désir en senteur fauve et virile. Excitante. Fragile. Il suffira de peu pour que la femme s’écrie à l’homme qui la prend dans ses bras : « Va te changer, tu pues la transpiration ! » Elle ne peut plus le  sentir. Son odorat avant son cœur et bien avant sa raison exprime le désamour.

L’odeur de l’amant endormi. Plaisir de humer sa peau satinée sans le réveiller, d’un souffle léger faire s’envoler un peu de ses effluves et constater, troublée, qu’il sent comme soi. Il y a parfois ce miracle de gémellité entre deux amants : ils ont la même peau, la même odeur, et donc ne se quittent jamais. Il leur suffit de passer leurs doigts au creux de leurs aisselles ou de leurs cuisses pour retrouver l’empreinte de l’aimé(e).

L’odeur sure des vieilles dames, comme on parle des pommes sures… Un peu aigrelette, un peu passée, mais adoucie par le parfum de rose de la poudre de riz qu’elles tapotent sur leurs joues avec une houppette, ultime coquetterie des femmes que nul ne regarde plus.  Odeur du temps qui passe et des souvenirs aussi : « Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle »…

L’odeur des trains de nuit qu’en rebelle suspecte j’aime regarder filer du haut des passerelles.  Métal chaud,  poussières brûlantes, herbes froissées le long des voies de campagne. Puis le silence au parfum d’étoiles.

L’odeur de mon île, là-bas, en Grèce… Avant même l’accostage du ferry parviennent aux narines les senteurs des Hélychrises italiennes, anisées, épicées, portées par un soleil ardent qui embaume l’iode et la mer, éveillant en moi des désirs d’oursinade.

Sentir le monde, les gens… Et se souvenir que l’argent n’a pas d’odeur.

 

 

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 10:43

J’ai parlé il y a plus de deux ans ici même : http://fsimpere.over-blog.com/article-4964700.html , de ce merveilleux tapis roulant ultra rapide à Montparnasse qui ne marchait jamais. Tellement jamais qu’il va être démonté, car de pannes en chutes, il a amplement démontré son  inutilité. La RATP a tout essayé, elle a même recruté des hôtesses pour expliquer aux usagers comment utiliser la chose… quand elle daignait fonctionner,  mais c’était décidément trop rare.  Coût du fiasco : 5 millions d’euros, ce que perçoit – à la louche- un prof en vingt ans d’activité. On vit une époque formidable...

Pour les parisiens et assimilés : je serai au « Café de l’Amour » (si, si, ça existe, c’est comme un café philo sauf qu’on n’y parle que d’amour !) le 15 juin à 20h au bistrot St Antoine, 58 rue du Fbg St Antoine, près de Bastille. Pour en savoir plus : www.cafedelamour.fr . Et pour les non parisiens, émission de Brigitte Lahaie le 18 juin sur RMC, de 14h à 16h (rediff le même jour à partir de 23h)


De source bien informée, comme on dit, j’ai appris que France Télévisions a reçu comme consigne de parler au minimum de l’Europe et d’insister sur le désintérêt des français pour les élections du 7 juin et le probable fort taux d’abstentions, ce qui décourage d’avance d’aller voter. Ainsi l’UMP, avec plus de 25% des suffrages exprimés, pourra pavoiser, même si 26% de 43% (les abstentions sont estimés à 57%) représentent à peine plus de 11% des électeurs inscrits !

Mais la vraie raison de voter à ces élections est que LA MAJORITE DES DECISIONS QUI INFLUENT SUR NOTRE VIE QUOTIDIENNE SONT DESORMAIS PRISES AU NIVEAU EUROPEEN. Que par ailleurs la majorité libérale actuelle au Parlement Européen a prévu (et demandé à la France) D’ACCELERER LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS ET CE QU’ILS APPELLENT LA MODERNISATION DE L’ECONOMIE. On sait tous ce que représente cette modernisation en termes de chômage et de démantèlement social. D’où l’intérêt d’avoir un contre-pouvoir pour le social, l’écologie et la lutte contre la corruption qui gangrène tout : à Bruxelles, me disait Paul Lannoye, député européen, il y a deux lobbyistes derrière chaque député !

Plus que des politiques, il faut élire des députés bosseurs, qui étudient les dossiers, sont compétents pour le faire et vont aux séances.  Avec ce site http://www.parlorama.eu/fr/  vous pouvez voir qui est assidu ou non. Les ténors des listes françaises sont parmi les plus mal notés. Cohn-Bendit, pour l’Allemagne, a été plutôt assidu. Sa colistière Eva Joly n’a jamais été députée européenne, mais elle a donné, y compris en risquant sa peau, dans la lutte contre la corruption. Du côté d’autres « petites listes », il y a bien des personnalités intéressantes… et d’autres qui restent dans la pure stratégie politicienne.

L’important est de se rappeler que si on ne s’intéresse pas à l’Europe, l’Europe s’intéressera à nous. Autant voter pour choisir ceux qui vont le faire !

 

Juste pour le plaisir des yeux... Bon week-end!

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 14:49
et pour le fun, j'ajoute cette chanson, remise au goût du jour par une série sur France 2

Chouette, un coup de soleil, ça faisait longtemps que je l’attendais. Attrapé en Auvergne (en Bourbonnais pour être précise), devant moult bouteilles et nourritures terrestres. La vie peut être simple comme un repas estival dans un jardin. 

Comme l’était la vie des enfants qui ont aujourd’hui 40, 50 ans et plus… 

Je me souviens, nous étions une bande de gosses de 6 ans (moi) à 14 ans. Le jeudi, on partait jouer dehors sitôt le petit déj’ avalé. A nous la liberté !  Un jour où on jouait à Tarzan,  Jane a voulu sauter sur les épaules de Tarzan.  Tous deux sont tombés de l’arbre où ils avaient grimpé. Fracture du bras pour Tarzan. Notre bande de gosses a emmené le blessé au dispensaire, d’où il est ressorti le bras plâtré.  On a joué ensuite plus calmement et le soir, on l’a ramené chez lui pour expliquer la chose à sa mère : « Très bien, a dit celle-ci, vous avez bien fait de l’emmener tout de suite au dispensaire. » Quand je raconte ça à mes filles, elles hallucinent : « Aujourd’hui, disent-elles, on appellerait les pompiers et le SAMU, les parents du blessé porterait plainte et les enfants seraient interrogés par la police pour établir les responsabilités. Puis on ferait une loi interdisant aux enfants de jouer à Tarzan ou de grimper aux arbres. »

Rentrée en France, je me souviens que le curé qui s’occupait de notre groupe de Guides de 12 à 15 ans avait une forte tendance à venir inspecter notre camp d’été à l’heure où nous faisions notre toilette dehors, en slip et poitrine à l’air. Ca nous faisait rire : « Le pauvre, comme il a pas le droit de se marier,  il veut voir comment sont faites les femmes ! » Je ne me souviens pas que ça nous ait perturbées plus que ça.

Un soir, rentrant de randonnée, nous avions trouvé le camp désert et un mot : « Nous avons enlevé vos cheftaines, voici les consignes si vous voulez les revoir vivantes. » Il fallait suivre un jeu de piste et arriver en un lieu mystérieux en pleine nuit, en pleine forêt, le tout avec une boussole, une carte et une lampe de poche.

A l’arrivée au rendez-vous, des silhouettes masquées nous imposaient des épreuves – comme avaler, les yeux bandés, des grains de raisin épluchés, épépinés et salés, dont la maîtresse de cérémonie nous assurait qu’il s’agissait d’yeux de biche, on y croyait presque. En fin de jeu, victoire, nos tortionnaires enlevaient les masques : c’était les cheftaines, évidemment, et la soirée s’achevait autour d’un feu de camp.  Nous avions appris à faire du feu en forêt en prenant toutes les précautions pour qu’aucune brindille enflammée, aucune braise ne s’envole. Nous avions- et respections- la consigne d’éteindre tout parfaitement, de recouvrir les cendres de terre et d’effacer toute trace de notre passage. Moyennant quoi, après trois semaines de camp, le champ du paysan ne se souvenait même plus qu’il nous avait accueillies.

Je me souviens de jeux idiots, en primaire.  J’étais Buck John le cow-boy, ma meilleure copine Cassidy, et nous pourchassions les indiens. Oui, je sais, nous étions imprégnées des comics de l’époque où l’ennemi était forcément l’indien. Un jour, nous en avons attrapé un, l’avons ligoté et jeté derrière un buisson du Parc Lardy, près de chez moi. Nous sommes ensuite allées goûter… et l’avons oublié. Le malheureux a été délivré par un passant et ne nous a pas dénoncées. Le passant ne lui a d’ailleurs sans doute pas demandé « qui t’a fait ça ? Où est le coupable ? » Pour lui, c’était un jeu de gamins, rien de très grave.

L’enfance devrait être, le moment de l’insouciance,  un moment de liberté où sauf réel danger, les parents laissent  leurs rejetons expérimenter le monde,  découvrir des sensations,  explorer leur territoire, assumer les conflits et les bonheurs qui forgent les meilleurs souvenirs d’amitié et rendent capables, plus tard, de supporter un échec et de se débrouiller en cas de difficulté. D’avoir confiance en soi, en somme.


Ce qui m’épate, c’est que les gamins dont je viens de raconter l’enfance- et il y en eut de plus aventureuses, j’étais relativement timorée-  puissent devenir des parents qui portent plainte quand leurs gosses se bagarrent,  font des lois pour les protéger de tout- manèges, chiens, bonbons,   leur téléphonent dix fois par jour, bref ne leur lâchent pas les baskets et confisquent l’enfance de leurs rejetons comme s’ils ne voulaient pas que ceux-ci deviennent adultes :« L’idéologie sécuritaire génère des inhibitions au lieu de rassurer. L’enfant ne joue plus dans la rue, ne sort plus tout seul, est surveillé en permanence par les parents via le téléphone mobile ou même une caméra dans certaines crèches. Tout est réglementé, encadré. Cette recherche de sécurité absolue empêche la prise de risque et l’innovation, et elle freine l’évolution.  Les gens obsédés par l’idéologie sécuritaire votent pour un sauveur qui les prendra en charge, ils perdent confiance en leurs capacités à évoluer. ( Boris Cyrulnik, in le nouveau consommateur n° 27)

 


 Ma photo de CE2: Où suis-je?

 

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