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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 12:20

Elle est gratinée la gueule de l’emploi, surtout quand elle a celle de  Frédéric Lefebvre, le roi des énormités. http://www.dailymotion.com/video/x91i4c_le-best-of-de-frederic-lefebvre_news . Dernière en date : « Et pourquoi les gens en congé de maladie ou de maternité ne continuerait pas à travailler, hein ? C’est pas parce qu’on a la jambe cassée qu’on peut pas faire marcher son cerveau ! » C’est sûr, même que la majorité des gens qui ont une jambe cassée doivent avoir plus de comprenette que le Lefebvre qui, lâchement, prétend vouloir favoriser le télétravail  sur la base du volontariat! Non mais, tu te fous de notre gueule ? Commence à favoriser le télétravail pour les bienportants qui ont tant de mal à le faire admettre à leur employeur, persuadé qu’un salarié qu’on ne surveille pas est forcément un fainéant qui va se la couler douce.  Donc, Lefebvre pas utile, arrête de nous prendre pour des crétins !

Par ailleurs, je ne sais pas si tu as déjà accouché, mais je peux t’assurer que c’est fatigant, et qu’après la naissance la mère, surtout si elle allaite et ne peut déléguer, dort très peu et passe sa journée à s’occuper du bébé : changer six fois les couches, câliner, promener, aller chez le médecin… C’est même le but du congé de maternité : favoriser la création du lien mère/enfant et un début de croissance harmonieux, deux conditions essentielles pour l’équilibre futur du gamin.  Tu crois pas que c’est important, à l’heure où on constate que des enfants de plus en plus jeunes sont déboussolés ? On fustige la violence à la TV (qui a sûrement un rôle) le laxisme des enseignants (à qui, depuis des lustres on  interdit de punir les élèves et, s’il le font, les parents portent plainte, génial pour l’autorité du prof !) et la démission des parents. Mais c’est quoi, la démission des parents, si ce n’est leur addiction au travail, soit involontaire lorsqu’ils pointent à 6h du mat’ et rentrent à 20h après deux heures de transports, stressés, humiliés et peu disposés à écouter leur môme, soit volontaire quand ils sont tellement accros à leur merveilleux petit pouvoir de faire chier les autres au nom de « l’entreprise » (ce qui ne les empêchera pas de se faire virer comme les autres le jour venu mais en attendant ils bichent de leur statut social) Comme m’a dit l’un d’eux d’un air dédaigneux un jour où je parlais en réunion de parents d’élèves du temps nécessaire à l’éducation d’un enfant : « Vous avez bien du temps à perdre ! Moi quand je pars le matin mes enfants dorment encore, quand je rentre le soir ils sont déjà couchés. » Ca vaut le coup de faire des gosses dans ces conditions. C’est pour quoi au juste ? Un élément de standing : ma voiture, ma maison, ma rolex, ma femme, ma maîtresse et mes gosses ? Mon cul, oui !  Donc voilà, Lefebvre : le congé de maternité, c’est indispensable, et le congé de maladie, ça sert à se soigner. La santé n’a pas de prix dit-on, mais toi tu trouves évidemment qu’elle coûte trop cher et que ces feignants de salariés doivent la financer eux-mêmes en travaillant pendant leur congé. Quand je pense qu’on s’est indignés que les chinois fassent payer à la famille les balles qu exécutent un condamné à mort…  Ca n’a pas de rapport ? Si, ça en a un : l’arrogance et le mépris des gens de pouvoir.

Car le vrai problème c’est cela. L’idée qu’ils ont que les citoyens sont dans l’ensemble une charge. D’ailleurs, on ne parle plus de cotisations sociales avec l’idée de partage que ça impliquait, mais de charges pour l’entreprise, en oubliant au passage que les salariés en  paient aussi. On ne parle plus de salariés mais de « masse salariale » qu’il faut réduire. Nous devenons des variables d’ajustement d’une société qui creuse les inégalités et méprise ceux qui n’ont pas de rolex à 50 ans.  On vous parle de « partenaires sociaux » en oubliant qu’un partenariat suppose l’égalité des parties alors que la base du contrat de travail est le « lien de subordination du salarié à l’employeur ». Conclusion : toute « réforme » qui prétend se faire sur la base du volontariat des salariés est une escroquerie. On l’a vu avec le « Travailler plus pour gagner plus » : des heures sup’ ont été imposées à des gens qui n’en voulaient pas, puis, avec la crise, des salariés qui souhaitaient en faire se sont vus répondre que c’était impossible. CQFD.

L’amendement Lefebvre a été rejeté en commission, mais ce pittbull législatif ne lâche pas le morceau, il a dit qu’il y reviendrait. Plus grave : il est porte-parole de l’UMP, ami de NS depuis plus de 25 ans. Ce qui signifie qu’il est la voix de son maître. Et que son maître l’envoie au front tester la capacité de réaction du citoyen. NS, d’après le Canard Enchaîné, a terriblement peur de la révolution : « Les français ont coupé la tête à Louis XVI et sa femme était aussi une étrangère » aurait-il dit. Délicat pour Carla, cet homme est irrésistible. Il teste donc et jubile quand nul ne réagit ou quand « les manifestations ne se voient pas ».  Il veut voir jusqu’où il peut aller, jusqu’où la soumission va supporter l’inacceptable. Frédéric Lefebvre n’est qu’un missile, la mise à feu est ailleurs.

 

Conclusion idéale à ce billet, puisqu’il est libéré aujourd’hui, cet extrait de l’ITV de Julien Coupat recueillie par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot, le monde, 24/05/09)

Il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" [éditeur de L'insurrection qui vient]. ..Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion "décomplexée", une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique  La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"),


 


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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 21:35

Ecrire entr’ouvre la porte entre le conscient et l’inconscient, laisse filer ce que d’ordinaire on tait ou travestit. Dans ce que j’écris actuellement, il y a un couple d’émigrés déjantés, un jeune homme border line, une fille qui fuit le monde tel qu’il est devenu,  une militante déçue, une femme quittant une existence où elle a « tout pour être heureuse », un créateur d’imaginaire, une vieille dame indigne mais heureuse…  Derrière la façade, chercher les fêlures, les fissures. Là où poussent les fleurs.

Aucun de ces personnages n’existe dans la réalité et tous pourtant.  En écrivant me revient le souvenir de T… qui venait frapper à ma porte, un pack de bières à la main, un sourire mélancolique sur le visage : « Ma petite Françoise, on peut parler ? » T.  avait été infirmier de guerre au Liban. Un jour,  lui et son binôme ont été pris dans un guet-apens. Le binôme a été tué, T. massacré et laissé pour mort. Il s’en est tiré sans trop de séquelles physiques, les gens l’ont trouvé chanceux. Mais les séquelles psychologiques ne l’ont pas quitté : une amnésie totale, réveillée des années plus tard par un accident, où là encore son compagnon est mort et pas lui. Tout lui est alors revenu de la guerre, en cauchemars épouvantables où surnageait, lancinant, le sentiment de culpabilité d’être toujours vivant. Ce sentiment qu’éprouvent paraît-il les rescapés de toutes les guerres, qui ne racontent rien de ce qu'ils ont vu et vécu, sauf entre vétérans. T.  me parlait, je le prenais dans mes bras, l’encourageait à continuer mais il se taisait brusquement. « Non, Françoise, tu es indemne, je ne veux pas te mettre ces cauchemars dans la tête ». C’était déchirant. Un été où j’avais passé une semaine de camping près de chez lui, il m’a confié devant une canette sa décision de commencer une psychothérapie : « Je ne m’en sortirai pas sans cela. » Je l’ai approuvé.  Un mois et demi plus tard, en regardant à la TV des images de la guerre d’Irak, il s’est écroulé mort sur sa table à manger.  Pas eu le temps de voir le psy.

Dans un autre registre, il y a eu C. pleurant sur mon épaule un soir où il avait comme d’habitude noyé dans l’alcool son regret de n’avoir jamais été steward sur un paquebot. Il rêvait de faire le tour du monde, de lever l’ancre, et était devenu gratte-papier, le cœur lourd des horizons qu’il ne verrait jamais. Mort prématurément lui aussi. Et puis cet autre de 45 ans, qui s’est ennuyé toute sa vie au boulot et sans doute ailleurs…  Il a eu quelques occasions de changer de vie, des opportunités vers la trentaine, non saisies. Peur de se lancer, de perdre la situation sûre pour laquelle il avait été formaté dans sa jeunesse par des parents fiers de le voir faire une grande école, peur de décevoir son entourage. Il découvre aujourd’hui que d’avoir été si sage, si respectueux de tout, ne l’a préservé ni des risques de licenciement ni du regret de ce qui aurait pu être et ne sera jamais plus.

INTERMEDE MUSICAL

 


 

Et puis à l’inverse, heureusement, il y a P. qui a décidé un jour de quitter sa vie d’ingénieur pétrolier pour se consacrer à la musique, et G. qui a bourlingué de métier en métier au feeling, à l’instinct. Tous deux ont traversé des remous financiers, sentimentaux, sexuels, des maladies, des fureurs, des aventures… mais se retrouvent à 70 ans passés apaisés et heureux. Avec sans doute quelques remords mais pas de regrets.

La vie comme une donne de cartes dont il faut choisir lesquelles on jouera, ce qu’on peut accepter et ce qu’on doit refuser pour être fidèle à soi.  Connaître les règles du jeu social n’oblige pas à y croire.  L’héroïne de mes pages le dit à son meilleur ami : « Laisse moi au moins le luxe de n’y pas croire un instant ».  J’aurais pu le dire.  Jouer au monde, sans trop y croire. 


Je ne sais pas si j’arriverai à publier ces pages qui depuis des années me tiennent à cœur. Elles perturbent les éditeurs parce que je sors de la case « érotique » dans laquelle ils m’ont enfermée. « Vos lecteurs vont-ils vous suivre ? »  Je n’en sais rien. Mais j’irai au bout de ce livre. Qui finira peut-être comme cette chanson

 

 


 

 

 

JULIEN COUPAT EST DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE. RECONNAITRE CETTE ERREUR ET LIBERER COUPAT, MADAME ALLIOT MARIE, SERAIT DE VOTRE PART UNE PREUVE… D’INTELLIGENCE

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 14:12

Jerry est une chatte très sympa, un peu folle- pléonasme chez les chats- qui a pris l’habitude de se positionner à l’envers sur son bac à litière : la tête face au mur, les pattes en équilibre sur le rebord du bac, le cul à l’extérieur. Résultat : elle chie sur le carrelage, puis descend du rebord du bac, constate avec surprise qu’il n’y a rien dans les graviers et se met alors à gratter consciencieusement les murs et la porte voisine pour assouvir son instinct de propreté.

Avant même le petit-déj’, me voilà donc munie de rouleaux essuie-tout pour ramasser les choses, puis re-essuie-tout imbibé d’eau de javel pour nettoyer et désodoriser. Je jette le tout aux toilettes et tire la chasse. Ouf, j’ai bien mérité de la patrie. Je vais donc dans la cuisine,  ouvre le robinet, me lave les mains et emplit la bouilloire d’eau pour le café.  

Après, douche rapide,  passage aux toilettes vu l’effet diurétique des deux bols de café, puis je prends mon vélo pour aller à la gare. Je freine brutalement en côte pour éviter une voiture qui arrive sur le côté, du coup, ma chaîne déraille. Qu’à cela ne tienne, je mets le vélo sens dessus dessous, détend le dérailleur, tire sur un maillon. Deux tours de pédale et tout est correct… sauf mes mains pleines de cambouis. Je sors de mon sac un mouchoir en papier et enlève le plus gros. 

Arrivée à Paris, je vais aux toilettes de la gare me nettoyer les mains à l’eau chaude et au savon. Puis j’avise un panneau lumineux informant sur les précautions à prendre pour éviter la grippe A : mouchez vous dans un mouchoir en papier et jetez le dans une corbeille.

Pourquoi raconter cette passionnante tranche de vie ? Parce qu’elle est exceptionnelle sous ses dehors ordinaires, pour ne pas dire ennuyeux. Dans le monde,  2 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. 2,4 milliards n’ont pas accès à des toilettes décentes, sans même parler du confort du PQ et des serviettes en papier : se moucher dans un kleenex, boire au robinet,  faire pipi dans un endroit propre, faire disparaître son caca dans un tourbillon d’eau (potable chez nous, ce qui est un gaspillage scandaleux, quand fera-t-on deux circuits, l’un pour l’eau potable, l’autre pour les usages non alimentaires ?) tous ces gestes machinaux pour nous sont un luxe inaccessible pour eux.

L’absence d’eau potable et d’assainissement tue plusieurs millions d’enfants chaque année.  En respectant ces deux droits élémentaires, on sauverait plus de vies qu’avec les vaccins ou les médicaments.

Il y a quand même des humains plus chanceux que d’autres, même si tous les hommes sont censés naître libres et égaux en droits.

 

 





JULIEN COUPAT EST DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE. CELA FAIT PLUS DE SIX MOIS, SIX MOIS DE TROP. A QUOI CELA SERT-IL ?

 

 

 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 15:00

Lucy Vincent, biologiste de l’amour, dissèque nos sentiments à l’aune des hormones et des neurotransmetteurs. Cette britannique a de l’humour, c’est presque un pléonasme… ce qui ne l’empêche pas d’être une scientifique rigoureuse.  L’amusant est que par la voie de la neurobiologie, elle arrive au même constat que moi par l’empirisme et l’observation sociopolitique : « La passion amoureuse n’est pas l’amour ». C’est pourquoi Lucy Vincent déconseille la séparation aux couples qui se disent après en moyenne trois ans : « Bouh… c’est plus comme avant », car  ils répéteront inlassablement ce cycle s’ils n’admettent pas qu’ils sont biologiquement programmés pour que la passion s’éteigne après ce délai et évolue vers un projet de vie.

A l’époque préhistorique, explique la chercheuse, on s’occupait du petit d’homme pendant  quelques années, puis il se débrouillait seul s’il avait survécu. De ce fait, le couple n’était pas destiné à durer longtemps. Aujourd’hui où nous avons pour ambition de mener nos enfants jusqu’à l’âge adulte avec de belles études, c’est-à-dire au bas mot 25 ans, le couple doit durer longtemps pour assumer cette tâche… mais la passion hormonale a toujours une date de péremption d’environ trois ans.  Il faut donc faire avec ce décalage entre les hormones et la durée de l’éducation d’un enfant.

« Alors, interroge le journaliste déconfit, le couple, c’est la fin de la passion ? – Pas du tout, sourit Lucy Vincent, il y a moult occasions de vivre des passions amoureuses… à condition de les mettre à leur vraie place et de ne pas les confondre avec l’amour. »


Bingo !  Que voilà un prologue approprié pour annoncer la sortie de mon « Guide des amours plurielles pour une écologie amoureuse » chez POCKET.  Amours plurielles rebaptisées Lutinage, pour des raisons expliquées dans le livre.


Comme son nom l’indique, ce livre n’est pas un mode d’emploi, mais un guide, que chacun peut adapter à son propre vécu, avec :

De « Ailleurs » à « Sexe », un glossaire sur la théorie amoureuse du Lutinage, suivi, pour chaque entrée, des questions qui m’ont été posées ou que je me suis posées à une époque où nul ne pouvait me conseiller. 

Un « guide de savoir-vivre des Lutins », à partir de situations concrètes authentiques, pour mieux faire face aux événements inédits que traversent les Lutins dans un monde officiellement monogame.

Des témoignages de Lutins et Lutines illustrant la variété des vécus à partir d’un même principe, preuve manifeste d’une évolution en profondeur des comportements amoureux. Ces témoignages montrent aussi bien les difficultés de ce mode de vie que le bonheur qu’il apporte.

Et comme je suis maintenant dans des désirs d’écriture totalement différents,  c’est la dernière fois que j’écris sur les amours plurielles, alors profitez-en !

 

 

 

A CARLA SARKOZY-BRUNI : SVP, POURRIEZ-VOUS DEMANDER A VOTRE MARI LA LIBERATION DE JULIEN COUPAT, DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE? IL PARAIT QU’IL VOUS ECOUTE…

 

Et pour la sociologie amoureuse,  « Autres désirs, autres hommes » mettait en scène une quincaillière, une chercheuse du CNRS, un bachelier homosexuel, une beurette des cités, un ouvrier, un aubergiste corse, une jeune Ivoirienne, un candidat à la présidentielle… au lieu des sempiternels cadres supérieurs à Rolex et belles voitures, de coutume dans les textes érotiques.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 01:28

Ce matin, devant un café, j’ai vu un bout de l’émission « Questions d’info » sur LCP dont l’invité était François Bayrou. Ce garçon a fait d’extraordinaires progrès dans l’expression de ses idées, et des idées il en a.  Il était réjouissant de le voir ignorer les questions à la hache des journalistes, genre « quelle décision prendriez-vous pour les universités », et  expliquer posément l’origine de la crise universitaire, le malaise des enseignants et où mènera la loi sur l’autonomie des universités si elle est appliquée. Réjouissant de l’entendre dire qu’une réforme, avant d’être votée, doit être discutée avec les intéressés et que vouloir passer au lance-flammes ne peut qu’attiser l’incendie.  Les journalistes piaffaient, ils n’ont plus l’habitude des analyses et d’une vision politique des choses, depuis deux ans, à chaque événement répond une loi, rarement appliquée du reste. Chiens méchants ?  Loi sur les chiens. Manège qui tombe ? Loi sur les manèges.

Bayrou parle de projet de société, de modèle social, de réduction des inégalités.  Il a une vision et l’esprit de synthèse. C’est un littéraire agrégé d’histoire si je ne m’abuse.   A la question : « Trouvez-vous normal que Monsieur Sarkozy nomme ses amis aux postes clés de l’économie ? » au lieu de s’indigner dans le genre « C’est un scandale, c’est le règne des copains et des coquins » (vrai, mais ne faisant pas avancer le schmilblik), il a répondu : « Oui, c’est dangereux car c’est antidémocratique. Les hommes politiques sont régulièrement soumis au vote et à l’alternance du pouvoir.  Les hommes de l’économique échappent à cette alternance.  Nommer ses amis aux postes clés de l’économie, c’est créer un réseau de pouvoirs qui échappe à la sanction du peuple. » 

Je n’avais pas encore entendu un homme politique rappeler cette chose évidente : le maillage de tous les pouvoirs avec une stratégie à long terme qu’il a résumée par : « L’accentuation des inégalités- les pauvres plus pauvres et les riches plus riches- n’est pas une conséquence de la crise ou une fatalité, mais est une volonté délibérée d’instaurer un système économique basé sur cette aggravation des inégalités. »  Bref, une émission – rediffusée aujourd’hui à 12h32 puis plusieurs fois dans la semaine- qui redonne de la substance à la politique et parle de projet de société et de démocratie, ça fait du bien. 

Ce fût réjouissant d’entendre un journaliste conclure : « nous allons finir par quelques questions plus politiques », hilarant de voir Bayrou rire « Parce que jusqu’ici vous pensez que je ne parlais pas de politique ? » et affligeant d’ouïr la question : « Monsieur Bayrou, que pensez-vous de Ségolène Royal ? » J J J

Je sais, je vais me faire honnir par certains copains, horrifiés que je puisse apprécier un homme de « droite » comme François Bayrou et risquer de nuire au PS, seul grand parti de gauche n’est-il pas ? Je sais aussi qu’aux élections proportionnelles qui permettent de faire entendre des voix d’ordinaires étouffées, je lorgnerai encore du côté des plus gaucho-libertaires (je ne dis pas anar, car en principe ils ne se présentent pas aux élections). Mais dans une élection binaire comme celles qu’engendrent notre Constitution……  François Mitterrand, à qui on pouvait reprocher des millions de choses mais sûrement pas de manquer d’intelligence, tenait paraît-il Bayrou comme le seul ayant une stature présidentielle… à part lui-même évidemment. 

 

J’ESPERE QUE N.S. CROULE SOUS LETTRES ENVOYEES POUR DEMANDER LA LIBERATION DE JULIEN COUPAT, N°D’ECROU 290173 PRISON DE LA SANTE, 42 RUE DE LA SANTE, 75014 PARIS DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE.

 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 16:00

            Monsieur le Président,

 

Le 15 novembre 2008, Julien Coupat a été emprisonné sur l’accusation  de « direction d'une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste ».  Six mois plus tard, aucun commencement de preuve n’a été apporté corroborant cette accusation. Aucune preuve n’a même été apportée que Julien Coupat ou son entourage ait une quelconque responsabilité dans des dégradations dont la seule conséquence a été le retard de quelques TGV.

 

La définition du terrorisme proposée par le Groupe de personnalités de haut niveau et le Secrétaire général de l'ONU en 2004 est soutenue par la France : « toute action qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir. »  A l’évidence cette définition ne s’applique en aucune manière à Julien Coupat, ni même aux dégradations constatées. 

Dès le mois de décembre, un juge des libertés et de la détention a accepté la remise en liberté de Julien Coupat, estimant qu’elle ne mettrait en péril ni l’ordre public ni la nécessaire poursuite de l’enquête. Le parquet a fait immédiatement appel de cette décision, et depuis, une troisième, puis une quatrième demande de remise en liberté ont été bloquées par le parquet. 

Monsieur le Président, il est regrettable que dans une démocratie, les juges du siège, réputés indépendants, soient régulièrement contrés dans leurs décisions par le Parquet hiérarchiquement soumis au Ministre de la Justice, donc au pouvoir politique. C’est la fin de la séparation des pouvoirs, principe essentiel pour la démocratie et les libertés dont vous avez la garde et la responsabilité, au nom du peuple Français. 

Monsieur le Président, les français ne comprendraient pas que vous mainteniez en détention un homme sur lequel ne pèse aucune charge sérieuse alors que vous vous êtes déplacé personnellement et êtes intervenu avec force auprès du président Tchadien pour faire libérer les membres de l’Arche de Zoe, qui avaient pourtant été jugés et reconnus coupables- même si leur intention humanitaire était sans doute sincère- de recel d’enfants et d’escroquerie. Ces condamnés à 8 ans de détention sont aujourd’hui libres alors que Julien Coupat reste en prison sans que l’enquête qui se poursuit depuis six mois ait pu prouver qu’il ait commis la moindre infraction. 

Monsieur le Président, le maintien en détention injuste de cet homme laisse à nombre de citoyens, dont je suis, l’impression désagréable que Julien Coupat est détenu pour ses idées politiques. Il est inquiétant que la liberté d’opinion à laquelle nous sommes tant attachés par notre Histoire et notre culture semble ainsi menacée. 

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ». Cette phrase de Beaumarchais est en exergue de chaque numéro du Figaro, qui n’est pas spécialement un brûlot gauchiste ou anarchiste. C’est pourquoi, Monsieur le Président, au nom de cette liberté et du respect de la présomption d’innocence qui gouverne le droit français, je vous demande la libération immédiate de Julien Coupat. Vous en avez le pouvoir, vous l’avez prouvé maintes fois. 

Veuillez accepter, Monsieur le Président, l’expression de la respectueuse considération que je porte à vos fonctions.

 

Françoise Simpère 

 

Cette lettre est en accès libre. Vous pouvez la copier/coller, en utiliser quelques extraits, la mettre sur des blogs, l’essentiel est d’envoyer beaucoup de lettres et de se faire entendre au maximum. Je confirme qu’il n’est pas obligatoire de timbrer les lettres adressées à l’Elysée, mais que NS étant philatéliste, il est ravi quand on lui met un joli timbre :)

 

 

 

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 17:16

 

Désir : Tendance consciente et suscitée par quelqu’un aux plaisirs sexuels.

Amour : inclination envers une personne, le plus souvent à caractère passionnel, fondée sur l’instinct sexuel mais entraînant des comportements variés.

Orgasme : anciennement "irritation, hystérie". Auj : point culminant du plaisir sexuel.

Intime : Qui lie étroitement, par ce qu’il y a de plus profond.

Bigre, ça a l’air bien l’intimité si on en croit le dictionnaire ! Comment se fait-il qu’on en parle dix fois moins que de l’orgasme, de l’amour ou du désir ? Parce que c’est intime, sans doute, et indicible…

« Je suis intime avec Matteo, c’est le terme le plus juste. Amie, bien sûr, amante parfois, amour toujours. Impossible d’étiqueter ce que nous sommes l’un pour l’autre, c’est un lien subtil et qui n’a pas cherché à l’être. L’intimité  est venue sans que nous ayons voulu tout savoir l’un de l’autre, au contraire,  il y a entre nous une discrétion rare,  peu de mots, les sentiments affleurent par accident,  comme une vague mourante, parfois, laisse apparaître un caillou que nul ne soupçonnait. Je le découvre, mais je me découvre aussi… Peu à peu se construit le paysage de nos affinités et il nous faudra sans doute longtemps pour que l’image apparaisse dans sa totalité, si elle apparaît un jour. J’aime cette incertitude, ce plaisir de laisser la vie construire sans lui imposer de plans. Sans fébrilité et sans angoisses. » (Ce qui trouble Lola)

Bonheur d'exprimer les choses comme on les ressent : chuchoter « j’ai envie de toi » sans se formaliser si ce désir n’est pas partagé. Pouvoir dire « je ne reste pas ce soir » sans que l'autre se sente rejeté ou mal aimé.  L’appeler,  ne pas l’appeler, l’enlacer, l’embrasser, le vanner, le complimenter, se confier ou se taire, bref pouvoir être ce qu’on est sans craindre les conséquences de sa spontanéité. L’intimité débarrasse l’amour et le sexe des enjeux qui les parasitent si souvent. Elle donne la certitude de n’être pas en danger, que la personne intime vous aime assez pour ne jamais vouloir vous faire du mal. C’est rare. Même des gens qui s’aiment se blessent sans le vouloir, en le voulant parfois. On peut surmonter les blessures mais souvent l’intimité n’y survit pas.

« J’ai curieusement une confiance absolue en Matteo, je dis curieusement car c’est rare chez moi. Depuis Guido et quelques autres, j’ai toujours l’œil vers la sortie et un doigt sur la gâchette. »  

L’intimité s'épanouit mieux dans la durée, mais son regard infrarouge se joue du temps. Elle débusque derrière les modifications du corps et les strates des années ce qui a charmé et pourquoi. Elle se souvient des petits déjeuners, des fous-rires et des discussions. Elle s’intéresse aux mille petits faits et gestes qui transforment un inconnu en intime. Un petit-déjeuner, un massage, une soirée passée à reconstruire le monde, une façon de remuer la salade ou de se savonner sous la douche comptent autant pour l’intimité qu’un orgasme partagé.


Sans oublier le jeu, indispensable. L’intimité cultive les rituels idiots et les « private jokes » que ne comprennent que les gens concernés.  Aussi insaisissable et indéfinissable que le désir, elle est un royaume de connivences qui n’ont pas besoin de se dire, d’acceptation des fragilités de l’autre, d’humour devant ce qui d’ordinaire agace, de jubilation d’être totalement en confiance. L’intimité permet de lâcher prise, sans rapports de force ni angoisses. Autant dire qu’elle vit mal avec la passion, capable d’exiger, de marchander, de tuer parfois.


 


 

 

 


JULIEN COUPAT, N°D’ECROU 290173 PRISON DE LA SANTE, 42 RUE DE LA SANTE, 75014 PARIS EST DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE. LA SEMAINE PROCHAINE, IL EST IMPORTANT D’ETRE TRES NOMBREUX A ECRIRE POUR DEMANDER SA REMISE EN LIBERTE, TOUT A FAIT COMPATIBLE AVEC LA POURSUITE DE L’ENQUETE.

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:14

L’écologie amoureuse, Julien Coupat, un monde plus joyeux, libre et gratuit, être anarco-libertaire, Jouer au monde, construire sa vie comme une œuvre artisanale, la juste distance bouddhiste, la faillite économique et écologique, la passion, les injustices, l’Utopie… On a parlé de tout cela avec Laurence Garcia sur France-Inter. C’est diffusé jeudi 7 mai entre 5 et 6h du matin, et pour ceux qui dorment à ces heures, l’émission sera ensuite disponible sur le site de France Inter, émission 5 à 7. http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/cinqsept/

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Published by Françoise Simpère - dans Publications
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:31

J’étais partie pour écrire un billet doux, puis plein de choses m’ont énervée : les journalistes qui salivent d’excitation sur la grippe A H1N1, pour annoncer qu’il y a 2 cas avérés qui n’inspirent aucune inquiétude (sic) et sont rentrés chez eux !!!  A mon prochain rhume, vais-je faire un communiqué de presse ?  Puis un bactériologiste vient annoncer sur France 5 que les bracelets-montres  et les bagues sont pleins de bactéries. Ben oui, banane, il y a des bactéries partout, mais notre système immunitaire est équipé pour lutter contre la majorité d’entre elles et il existe même sur la peau des bactéries saprophytes utiles, indispensables pour éliminer les bactéries méchantes. Sauf qu’à force de mettre des antibactériens dans tous les liquides vaisselle et savonnettes, on élimine ces saprophytes et on laisse la place libre aux bactéries pathogènes. A propos de bactéries, il y en a plein dans la bouche. Comme disaient les féministes des années 70 « un vagin est plus propre qu’une bouche », ce qui est rigoureusement exact. Et pourtant, c’est si bon d’embrasser …

Enervée que les pubs alimentaires proposent presque toujours des réductions sur des trucs dégueu genre escalopes panées surgelées avec plus de panure que de viande (et quelle viande ???), fourrées avec un faux fromage bourré de graisses hydrogénées cancérigènes et boucheuses d’artères. Puis après l’annonce de la promo, slogan bonne conscience : « pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour ». On se fout de la gueule de qui, là ? Je bondis donc d’allégresse en voyant que Télémarket fait une promo -20% sur les fruits et légumes, les braves gens ! Clic, je commande mes végétaux, plus quelques bricoles, et le jour dit, on me livre les denrées… sans les fruits et légumes, « indisponibles ».  Bref on vous appâte avec une promo saine, et nicht promo ! Cerise (si j’ose dire) sur le gâteau, trois articles ont été facturés mais non livrés. J’appelle le service clients de TELEMARKET qui me promet un prompt remboursement. Trois jours après, rien. Je rappelle, on me dit que je bénéficie d’un avoir. Idéaliste, va ! Tu te fiches de la gueule du client en ne respectant pas les promos annoncées, tu ne lui livres pas ce qu’il a demandé, et tu lui fais un « avoir » parce que, bien sûr, après ces aventures, tu es sûr qu’il n’aspire qu’à une chose : commander à nouveau chez Télémarket ! J’exige un remboursement effectif qu’on me promet sous 72h mais, l’informatique étant « en disfonctionnement », cinq jours après, toujours pas de virement. En principe, il arrive demain, je vous tiens au courant…

Appris, comme vous sans doute, qu’un brave type a été mis en garde à vue 24h pour avoir reçu un SMS d’un vague copain disant « pour faire dérailler un train, t’as une solution ? » Plaisanterie stupide - quel vrai terroriste enverrait un tel message ? – mais qui a ameuté flics et justice. Ce qui suppose que nos SMS sont surveillés par Bouygues et consorts devenus auxiliaires de police. Bizarrement, aucun article ne dit ce qu’il est advenu de l’auteur du message. Désormais, tu es coupable de recevoir un message ! C’est grave, cette hystérie sur de prétendus anarco /autonome /libertaire /gauchistes  tandis que les escrocs qui ont foutu l’économie en l’air et tant de gens au tapis émargent aux parachutes dorés. C’est gravissime que la contestation d’un système en faillite économique, écologique, sociale et morale, soit assimilée à du terrorisme. Car ce qui est reproché à Julien Coupat, ce sont à l’évidence ses idées politiques puisqu’à ce jour aucune preuve qu’il ait commis le moindre acte délictueux n’a été apportée. 

Je me demande comment on ose appeler « modernisation » la destruction organisée d’une société où jusqu’ici un diplômé trouvait du travail, un travailleur gagnait un salaire, un malade était soigné qu’il soit riche ou pauvre, où les services publics étaient considérés comme un bienfait et non une charge et marchaient plutôt bien. Toute cette organisation sociale permettant aux gens de vivre ensemble pacifiquement et plutôt heureux a été démantelée pour le bénéfice de quelques-uns, au risque de provoquer des violences désespérés des autres, dont on fera mine de s’étonner…

Je parlais de ceci et de bien d’autres choses encore il y a quelque mois avec mon amie Rosemay, avec qui mon cher et tendre, plus d’autres amis et moi-même avons vécu neuf ans en communauté, de 22 à 31 ans. Devenue procureur, elle me racontait les dérives de la justice et la pesanteur de la hiérarchie avec un fatalisme souriant, à la Réunionnaise qu’elle était. Elle est morte aujourd’hui 6 mai, après cinq ans de bagarre contre ses cancers- plus meurtriers ô combien que la grippe AH1N1 !- et du coup mes révoltes sont mélancoliques.

Pour elle, cette chanson que nous avons chanté ensemble tant de fois.

 

 

 

http://www.deezer.com/tra

 

 

 

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans Humeur
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 01:10

SI VOUS AVEZ QUELQUES MINUTES CE WEEK-END ENTRE DEUX CUEILLETTES DE MUGUET, PRENEZ LE TEMPS D’ENVOYER UNE CARTE A  JULIEN COUPAT, N°D’ECROU 290173 QUI DOIT BIEN SE MORFONDRE A LA PRISON DE LA SANTE, 42 RUE DE LA SANTE, 75014 PARIS OU IL EST DETENU DEPUIS LE 15 NOVEMBRE 2008, SUR UNE ACCUSATION DE TERRORISME SANS AUCUNE PREUVE.

SA 4ème DEMANDE DE MISE EN LIBERTE A ETE REJETEE PAR LE PARQUET LE 29 AVRIL, ALORS QUE DES LA SECONDE LE JUGE DU SIEGE CONSIDERAIT QUE SON MAINTIEN EN DETENTION N’ETAIT PAS JUSTIFIE PAR LES BESOINS DE L’ENQUETE NI LES NECESSITES D’ORDRE PUBLIC.













DES A PRESENT, TAILLONS NOS CRAYONS ET AFFUTONS NOS STYLOS POUR QUE LE 15 MAI- 6 MOIS DE DETENTION INJUSTIFIEE- L’ELYSEE CROULE SOUS LES LETTRES DEMANDANT LA LIBERATION DE JULIEN COUPAT. CA NE COUTE RIEN, LE COURRIER AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST DISPENSE D’AFFRANCHISSEMENT. A TRANSMETTRE A VOS AMIS…

JE NE CONNAIS PAS JULIEN COUPAT. JE DEFENDS LE PRINCIPE SELON LEQUEL LA DETENTION PROVISOIRE DOIT RESTER L'EXCEPTION DANS UNE DEMOCRATIE DIGNE DE CE NOM. PAR AILLEURS "LA MONTAGNE" QUOTIDIEN REGIONAL PEU REVOLUTIONNAIRE A PLUSIEURS FOIS CONSACRE DES PAPIERS AUX "JEUNES DE TARNAC" TRES APPRECIES DANS CE VILLAGE POUR LEURS ACTIVITES CONVIVIALES ET SOLIDAIRES.

 


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