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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 22:14

Over-blog et Deezer se sont associés pour nous permettre d’inclure directement des musiques dans nos billets. Voulant tester cette possibilité- je ne suis pas une « pro » du Net- j’ai fureté sur Deezer et retrouvé un slow d’enfer que tous ceux qui avaient 14/15 ans entre 1965 et 1970 ont dû pratiquer.  Alors je teste, pourvu que ça marche. Cliquez sur le lecteur si ce n’est déjà fait, ou sur ce lien:  
http://www.deezer.com/track/sag-warum-oh-why-T1247204   et souvenez-vous. ..
(Lisez lentement: chaque paragraphe correspond à un mouvement de la chanson: lent, lyrique, lent, avec du silence entrechacun, pour savourer le slow.

La voix grave de Camillo comme un chuchotement sensuel à l’oreille,  le rythme si lent qu’on peut pratiquement danser immobile. Les doigts du garçon frôlent avec précaution le dos de sa partenaire qui s’abandonne un peu, pas trop… Les cheveux de la fille caressent le cou du garçon, il ne sait pas si c’est juste bon ou si ça chatouille un peu. Ses mains à elle, posées sagement sur les épaules de son cavalier, remontent peu à peu et se nouent  derrière sa nuque, glissent sur quelques boucles, un fin duvet. Elle tourne la tête sur le côté, s’aperçoit que ses lèvres sont à un millimètre de l’échancrure de la chemisette masculine, à une seconde d’un baiser frôleur qu’elle ose poser sur la peau qui sent l’after-shave Aqua Velva

Envol lyrique du chanteur,  le garçon serre plus fort la fille contre lui. Il a les doigts moites, elle transpire dans la chaleur torride de la boîte. Elle est vêtue d’une mignonne robe courte en non tissé (un papier/tissu qui permettait de fabriquer des robes à trois sous mais avait l’inconvénient de craindre la pluie, sans doute pour cela que la mode n’a pas duré) elle se demande si le tissu va tenir ou se déchirer, la laissant nue au milieu du parquet. Excitation torride...

Oh ya… Seuls mots compréhensibles pour la majorité des danseurs. Oh ya ! Oh, oui, dis moi oui.  Les notes de basse vibrent là où il faut, la fille perçoit le désir du garçon, blotti contre le tissu si fragile de la robe, tout près, brûlant.  Il cogne contre son ventre, elle brûle d’envie de le toucher mais n’oserait jamais lui dire :

« Monsieur, laissez-moi vous toucher

Laissez-moi sentir votre peau

Sous mes doigts tièdes et légers

Je sais que votre corps est chaud

Warum, zag… Warum. Fin du morceau, lumière tamisée, patin final. Comme dirait Guy Bedos : « Et voilà le travail ».

Délicieuse initiation au désir que ces slows où l’on se lâchait la main sitôt la musique arrêtée, où les corps s’écartaient lentement l’un de l’autre. La lumière se rallumait, on clignait des yeux, un peu gênés. Le garçon disait : « T’as soif ? Tu veux un coca ? » Tous deux se dirigeaient vers le bar au fond de la salle, dans la lumière crue duquel elle découvrait qu’il avait beaucoup d’acné, quand même.

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans EROS
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 13:50

   "Mes chers compatriotes,

L'année 2008 s'achève. Elle a été rude. C'est la raison pour laquelle je veux penser d'abord à ceux que la vie a durement éprouvés, à ceux qui ont perdu leur emploi sans y être pour quoi que ce soit, à ceux qui sont victimes d'injustice, à ceux qui doivent affronter l'absence d'un être cher. Je vous avais promis fin 2007 de conserver les emplois d’Arcelor Mittal et d’aller chercher le pouvoir d’achat avec les dents. Comme vous le constatez, je n’en ai rien fait, mais j’ai toujours toutes mes dents, il en faut dans ce fichu métier où elle ne cessent de rayer le parquet. De toutes façons, si je veux favoriser les riches, ça m’oblige à défavoriser les pauvres, j’y peux rien . Or j’ai plus d’amis riches que d’amis pauvres. C’est normal d’aider d’abord ses amis, non ?

Je veux penser à nos soldats qui en ce moment même risquent leur vie pour notre sécurité et pour la paix. Je veux penser à leurs familles qui vivent douloureusement cette séparation. Et plus encore à ceux qui pleurent un fils, un mari, un fiancé, un père. Remarquez, quand on se fourvoie dans ce bourbier infâme qu’est l’Afghanistan, faut pas s’attendre à être accueilli avec des fleurs, mais j’adore être sur tous les fronts, ça fait Maître du Monde. Enfin quand je dis sur tous les fronts… je n’y vais pas personnellement.   

Pour tous les Français, cette année a été difficile.  Pour moi, je l’ai trouvée plutôt bonne : je me suis marié avec un top-qu’elle -est -belle -j’en -reviens -pas, j’ai commandé l’Europe, j’ai fait plein de voyages super et je rentre de vacances du Brésil. C’est comme mes potes qui ont multiplié leur fortune par vingt, y a rien qui va mal pour eux. Ils ne vendent pas- pas fous !- ils attendent des jours meilleurs et licencient pour faire quelques économies. Pratiques, les licenciements motivés par la crise, on vous persuade que c’est la fatalité et ça fait tenir tranquilles ceux qui travaillent, tant ils ont peur d'être virés.

 La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Vous voyez, c’est pas notre faute, ah ah ! Pour être franc, on savait que cette spirale de spéculation mènerait à la catastrophe, mais dans la finance, on raisonne à court terme : je gagne, je mets à l’abri dans un paradis fiscal, et je pleure ensuite pour que les Etats compensent mes pertes. Ca s’appelle privatiser les gains et socialiser les pertes.

Chacun d'entre vous en subit les conséquences. Surtout les pauvres et les classes moyennes, parce que nous- vous n’avez qu’à lire GALA ou Voici-  on s’amuse toujours dans des soirées richissimes. Mon copain Johnny a fait tapisser les colonnes de sa maison de Los Angeles avec du croco noir. Vous savez ce que ça coûte la peau de croco ? Non ? Moi, je peux vous le dire : c’est très cher, c’est très moche, mais ça en jette…set. Waouh, je fais des jeux de mots, j’adore ça.  

Face à cette crise je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité je l'assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l'Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve. Depuis que les difficultés sont apparues je vous ai toujours dit la vérité et j'ai agi. C'était mon devoir. La vérité, c’est ce qui est en rose, même si elle n’est pas rose. Le discours en petits caractères bleus, c’est le discours parfait, pas une phrase çà changer, on ne peut qu’être d’accord avec, le mec qui me les rédige est vraiment un as du creux qui a l’air plein. Vous verrez, dès que j’aurai causé, les journalistes seront pleins de « Le président a délivré un message », « Le président a montré sa détermination », etc. Je me régale d’avance.

 Le pire aurait été que, dans cette situation, chaque pays décide sans se préoccuper des autres. Les initiatives que j'ai prises au nom de la présidence française de l'Union européenne pour coordonner l'action de tous les Européens et pour réunir les chefs d'État des vingt plus grandes puissances mondiales à Washington, ont permis d'éviter que le monde s'engage sur la pente du chacun pour soi qui aurait été fatale. De même, l'immobilisme serait une faute. Putain, cette phrase, ça fait Maître de l’Univers, carrément, j’en jouis rien qu’à la prononcer.  

J'ai promis que les mêmes causes ne produiraient plus les mêmes effets. Et comme le disait mon prédécesseur, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

La France a exigé des changements pour moraliser le capitalisme, promouvoir l'entrepreneur sur le spéculateur, sanctionner les excès inacceptables qui vous ont scandalisés à juste titre, pour redonner à la dimension humaine toute sa place dans l'économie. Nous obtiendrons des résultats lors du prochain sommet de Londres le 2 avril. On aura gagné un an, puisque la crise a commencé en mai 2008, juste quand DSK affirmait qu’elle était derrière nous. De toutes façons, qui a été sanctionné parmi les patrons voyous ? Les trois dirigeants de la Caisse d’Epargne. Les autres sont en poste, les parachutes dorés sont à l'abri dans leurs comptes bien verrouillés et le petit Kerviel écrit ses mémoires, ça donnera un film sur sa vie. J’irai le voir s’il joue dedans, il ressemble trop à Tom Cruise et Tom Cruise, c’est mon copain. Vous voulez que je vous dise la vérité : les mêmes causes produisent forcément les mêmes effets, la seule différence, c’est qu’on essaiera d’être assez malins pour ne plus se faire prendre !

Dans une période de crise comme le monde n'en avait pas connu depuis bien longtemps, j'ai essayé de changer l'Europe. Depuis toujours j'ai la conviction que l'Europe ne doit pas subir mais agir et protéger. Avec la réponse commune à la crise financière, la résolution de la crise géorgienne, la création de l'Union pour la Méditerranée, l'accord sur le climat et l'énergie, la preuve est faite désormais que c'est possible. Ce n'était qu'un premier pas. Il faut continuer car je reste persuadé que le monde a besoin d'une Europe forte, indépendante, imaginative. Vous imaginiez quoi ? Que j’allais dire : je reste persuadé que l’Europe est un ramassis de vieux pays sans imagination qui ne font pas le poids face à la Chine et aux pays émergents ?

Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. J'en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, Ne me parlez ni du paquet fiscal, ni des exonérations de charges pour les entreprises, ni du bouclier fiscal qui empêche de taxer les parachutes dorés et les revenus excessifs du capital, tout cela m’agace, ça fait frustré de sa race. Tout le monde ne peut pas être riche, sinon ça ruine la planète, et vous êtes bien écolo, non? 

 avec l'obsession d'obtenir des résultats. Après avoir préservé les économies de chacun grâce au plan de sauvetage des banques, ce sont les emplois de tous qu'il faut désormais sauver. J’arrive à dire cela sans rire alors qu’on vient d’annoncer 63000 chômeurs de plus…

Le plan de relance massif de l'investissement de 26 milliards d'euros qui a été décidé y contribuera. C'est un effort considérable. Des mesures ont été arrêtées pour sauver notre industrie automobile, en contrepartie de l'engagement des constructeurs de ne plus délocaliser leur production. Vous vous souvenez d’Arcelor Mittal qui avait promis de e pas fermer son site ? D'autres initiatives seront prises avec le fonds souverain dont nous nous sommes dotés pour préserver notre tissu industriel.

Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s'il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid.  Les difficultés, mes chers compatriotes, nous avons les moyens de les affronter. A condition d'être solidaires les uns des autres. Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. Putain, dire cela alors que je viens de supprimer la prise en charge du transport des handicapés, faut oser. Dans l'épreuve, la solidarité doit jouer sans que le travail soit découragé. C'est pourquoi j'ai voulu que soit créé le RSA, qui s'appliquera pour la 1ère fois en 2009. Désormais, chaque Français qui reprendra un travail sera encouragé, valorisé, récompensé. Et les licenciés devenus chômeurs  seront traités d’assistés, de gens qui ne veulent pas s’en sortir, de gauchistes même. Diviser pour régner, ce n’est pas moi qui l’ai inventé, mais ça marche du tonnerre. Le RSA, soyons juste, ce n’est pas moi qui l’ai voulu, c’est Martin Hirsh, et il a eu du mal à l’imposer, je vous le dis !

Pour nous en sortir chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes qu'il n'est pas question d'arrêter car elles sont vitales pour notre avenir. Vous aurez compris, j’espère, que ce monde nouveau dont je parle n’est ni écologique, ni fraternel, ni culturel, d’ailleurs je ne parle jamais de la culture dans mes discours, ça m’emmerde. Ce monde nouveau, c’est le même, en plus fort. D’ailleurs pourquoi aurais-je envie de changer un monde qui m’a si bien réussi ? Vous avez vu : Président de la République, je fais ce que je veux, je vais où je veux, je m’achète des avions quand je veux, je m’augmente tout seul mon salaire et j’ai une cour qui m’encense. Pourquoi voudriez-vous que j’ai envie de changer cela ?

 Durant l'année 2009, nous réformerons l'hôpital dont les personnels sont admirables de dévouement et de compétences, la formation professionnelle indispensable pour que chacun ait la chance d'un emploi, notre organisation territoriale que tant de conservatismes ont rendu inextricables, la recherche qui conditionne notre compétitivité. En gros, on va privatiser au maximum, parce que les vieux et les malades sont un marché d’enfer. Qui mégoterait pour que pépé et mémé soient bien soignés et que le gamin leucémique bénéficie d’un traitement de pointe ? Le cancer fait vivre plus de gens qu’il n’en tue, donc ça devient un marché et je crois à la loi du marché. Le service public, c'est de la poésie pour vieilles filles idéalistes. Et puis réorganiser les collectivités territoriales sous prétexte de simplification,  ça permet de transférer des pouvoirs des élus locaux sur des délégations contrôlées par des préfets… préfets directement dépendants du pouvoir central. Eh eh, la gauche qui se targue de gagner les élections locales va vite voir que ça ne  lui sert pas çà grand-chose.

 Je pense aussi à la réforme du lycée qui est nécessaire pour éviter l'échec de tant de nos enfants dans l'enseignement supérieur et l'injustice qui fait que tant de fils et de filles, de familles modestes n'ont pas les mêmes chances que les autres. J'ai demandé que soit pris le temps de la concertation, parce que prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n'est pas perdre du temps pour la réforme. C'est en gagner. En fait, ce sont les grecs qui m’ont fait changer d’avis. La contestation étudiante, ça fait vite boule de neige, les italiens aussi s’agitent, pas envie d’avoir un mai 68 en mars 2009! Faut calmer le jeu mais ils ne perdent rien pour attendre.

Je pense enfin à la réforme de notre procédure pénale si importante pour mieux protéger nos libertés individuelles, dont la nécessité s'est faite jour plusieurs fois de façon criante durant l'année écoulée.  Les sans –papiers poursuivis jusque devant les écoles et ce pauvre type incarcéré comme terroriste sans aucune preuve en savent quelque chose…

Mes chers compatriotes, toutes ces réformes, je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement, non par esprit de système mais parce qu'elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit. Ainsi, nous deviendrons plus compétitifs, plus innovants. Et en même temps, nous préserverons les valeurs qui font notre spécificité : le travail, l'effort, le mérite, la laïcité et la solidarité, sans laquelle aucun effort n'est acceptable. Travail, effort, mérite, ça fait trop penser à Travail, Famille, Patrie. C'est pour ça qu’on m’a conseillé d’ajouter Laïcité (alors que l’an dernier je ne jurais que par le fait religieux et le Pape !) et solidarité. J’ai accepté. Du moment qu’on ne me force pas à dire Liberté, Egalité, Fraternité.

 Enfin, la France continuera d'agir en Afrique, en Asie, et bien sûr au Moyen Orient où je me rendrai dès lundi parce que c'est la vocation de la France de chercher partout les chemins de la paix, comme c'est dans sa vocation d'agir pour les droits de l'homme. Mais je respecte les impératifs de marketing : Israël et Palestine, c’est très médiatique, tandis que si j’étais allé m’intéresser aux massacres de décembre en République Démocratique du Congo (400 civils tués, plus de 5 millions de victimes en dix ans) ça n’intéressait personne et ça gênait nos industriels qui exploitent là-bas les ressources du sous-sol.

 Mes chers Compatriotes,  la crise nous oblige à changer plus vite et plus profondément. Et vous allez en chier, je vous ai prévenus dès le début de cette allocution. La crise est une épreuve. Elle est aussi un défi. Ce défi là, je veux le relever avec vous. Vous pouvez compter sur moi. Nous avons des atouts considérables. Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d'énergie, d'intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l'avenir. Et comme je le disais en mai 2007 : « ensemble, tout est possible. » Vous avez vu : tout, vraiment tout. On peut même dire que la réalité dépasse tout ce que vous aviez pu imaginer.   

Nous allons sortir renforcés de cette crise.  Du fond du cœur je présente à chacun d'entre vous mes meilleurs vœux pour 2009.







Il ressentit un grand froid, l’impression d’être entouré de milliers de personnes dans un brouillard brouhahatique. Mais non, il n’y avait que sa tendre épouse qui lui donnait des gifles en lui souriant tendrement : « Que se passe-t-il ? Où suis-je ? »

-Ne bouge pas, ne t’agite pas, Mon Mari Maître du Monde, lui dit-elle d’une voix douce. Tu as eu un malaise en commençant ton discours. Le SAMU est venu mais tu sais comme ils sont débordés en ce moment : ils t’ont injecté du Penthotal- du sérum de vérité- au lieu d’un simple calmant. Erreur pas mortelle, rassure-toi, tu es vivant.

-Putain, qu’est-ce que j’ai dit, qu’est-ce que j’ai dit ???

La belle sourit : « Tu as dit la Vérité, mon amour, mais n’aie pas peur. C’est une allocution pré-enregistrée. On va la refaire et tu vas juste dire ton discours bleu. Bleu comme la Tour Eiffel derrière toi.

Il soupira, heureux. Personne, jamais, ne saurait la vérité.

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 12:51

Tout fout le camp, c’est le moment idéal pour penser autrement. Si on choisissait de créer notre réalité au lieu d’accepter celle qu’on nous impose ? Si on cessait de croire qu’on n’y peut rien? Si on se disait qu’il est en notre pouvoir de réenchanter le monde ? Car sans Utopie, le monde se fige et meurt.

Parlons technologie, c’est un exemple simple : sans un utopiste capable d’imaginer que des images, des sons et des mots écrits pouvaient traverser la terre via les ondes électromagnétiques, le téléphone mobile et Internet n’existeraient pas. Que font les scientifiques et les technologues, sinon inventer chaque jour des choses qui n’existent pas,  tester des idées pour voir si ça marche ? Pourquoi ne le ferait-on pas pour ce qui nous importe le plus : être heureux ?  Sans nous laisser paralyser par l’idée que ce n’est pas possible, les autres aussi se trompent, la preuve :

En l’an 2000, ils avaient prédit un énorme « bug » qui devait bouleverser toute la terre, enrayer les ordinateurs, les horloges électriques et même les grille-pains. Et comme les catastrophes prédites au 1er puis au 2è millénaire, celle du 3è n’a pas eu lieu.

Ils affirment depuis des années : « impossible de réduire la consommation de pétrole, le monde en a trop besoin ». Ben voilà qu’elle a tellement baissé, la consommation, que les pays producteurs ont décidé d’en extraire moins pour enrayer la hausse des prix. Au  passage, on notera que hausse et baisse des prix ne sont pas des phénomènes « naturels », mais le résultat de décisions politiques.

Ils prétendent : « impossible d’augmenter les salaires, avec la mondialisation, aucune entreprise ne peut survivre si elle ne délocalise pas ou ne licencie pas. »  Aux Etats-Unis, American Apparel est devenu le premier groupe de textile "Sweatshop Free". Le patron Dov Charney conçoit et fait fabriquer ses produits à Los Angeles, et dès l’origine, il a décidé de payer ses ouvriers 12,5 dollars de l’heure, quand la moyenne en Californie était de 8 dollars.  Lentement mais sûrement, il a grandi en réinvestissant tous ses bénéfices dans la société.

Les magazines de mode affirment : les  ados veulent des marques, c’est avec les marques qu’ils s’identifient comme une tribu. Les tee-shirts dont je viens de parler ne portent ni marque ni logo et font un malheur chez les jeunes.

Un maître-nageur m’avait dit : « Jamais tu ne nageras. ». Aujourd’hui je nage et plonge (avec bouteilles) jusqu’à 40 mètres de fond. 

« Aimer plusieurs hommes » ? Impossible chère madame, vous êtes une anormale, un cas isolé. Le site www.polyamour.info  vient d’ouvrir en France, il a ses homologues en Belgique et au Canada et on y découvre des gens absolument sympathiques, pas queutards pour deux sous, mais amoureux de l’amour et respectueux des autres, notamment en ces termes : « Ce n’est pas respecter l’autre que de s’engager pour divorcer quelques années plus tard », chose ô combien répandue de nos jours.

Il lui avait dit : « Je t’aime, quitte ton mari, viens vivre avec moi, je ne supporte pas de ne pas t’avoir complètement. » Elle a réfléchi, attendu, émue par une passion aussi romanesque qu’un conte de fées, mais hésitante parce qu’elle pensait aussi à lui, à sa femme, à ses enfants… » « C’est mon affaire, je me débrouillerai » promettait-il. Elle s’est décidée. Et alors il a compris qu’au fond, il voulait juste vérifier le pouvoir qu’il avait sur elle, mais qu’il n’était pas franchement décidé à quitter sa famille. Il l’a abandonnée en miettes… C’est à elle que je dédie le texte ci-dessous.  L’amour, comme le bonheur, n’est pas un conte de fées, mais une réalité à inventer. Tout de suite.  Sans se laisser parasiter par les idées reçues.

   

Laure avait beaucoup maigri. Ses yeux gris  semblaient d’autant plus  grands dans son visage, deux étangs par temps de brume, un peu voilés. Luc s’était assis près d’elle, elle ne disait rien, le regard dans le vague, mélancolique. Alors il avait approché la main, lui avait doucement caressé l’épaule, il voulait lui insuffler un peu de vie, un peu de douceur dans cette vie brutale. Il y allait avec précautions, ne pas la heurter, lui montrer l’amitié, la tendresse, il ne savait parler qu’avec ses mains, difficile de lui dire à quel point il l’aimait et à quel point il était malheureux de la voir dans cet état…. Brusquement, elle avait eu les larmes aux yeux, sa voix s’était brisée, tremblante : « Je n’aurais jamais dû te dire non,  j’ai été bête, mais bête…  Je refusais parce que tu parlais de baiser, pas d’amour, mais aujourd’hui c’est toi qui es là, pas mon mari qui me disait de si jolis mots d’amour ». Dix ans durant, elle avait refusé que Luc la touche, peur du désir, peur de son propre trouble, cultivant cette ambiguïté, ce jeu de ne pas vouloir tout en voulant sans vraiment vouloir, parce que vouloir tout de suite cela ne se fait pas, et qu’ensuite il est trop tard, on est amis et deux amis ne baisent pas ensemble, incroyable de se gâcher l’existence comme ça, et voici que l’existence lui jouait ce mauvais tour d’aller trop vite. Il est trop tard à présent… (« Ce qui trouble Lola »)

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 08:00





Et bonnes vacances à ceux qui partent ou bullent tranquillement chez eux!

J'ai comme un coup de flemme moi aussi.
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Published by Françoise Simpère - dans bonheur
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 16:11


La nouvelle l’avait pris de plein fouet par derrière, comme un sale coup de latte reçu dans la nuque. Il allait avoir 45 ans. Parcours impeccable : grande école, stage de deux ans aux USA, trilingue, la classe… Il habitait un appartement en plein ciel, partait au ski une semaine chaque hiver, plus un grand voyage par an. Voyage d’agence, il n’avait pas le temps de l’organiser lui-même. Ses gosses râlaient : « P’pa, pourquoi les pays se ressemblent tous ? » En Turquie , au Mexique au Sénégal, en Thaïlande, ils retrouvaient les mêmes quatre étoiles avec piscine,  animations, cours de jet-ski, cinq restaurants dont un grill sur la plage, les excursions bien encadrées et les boutiques de souvenirs siglés made in China. Il leur disait : « Ne vous plaignez pas, vous êtes des privilégiés ».  On lui demandait : « Que faites-vous dans la vie ? » Il répondait : « Je suis analyste financier au Crédit Noragrimutuel » et personne ne savait davantage ce qu’il FAISAIT.  Sa femme faisait de la peinture, suivait des cours de yoga,  restaurait des meubles achetés dans les brocantes, militait dans une association de consommateurs, allait au théâtre et au concert. » Mais personne ne lui demandait ce qu’elle faisait dans la vie, puisqu’elle ne TRAVAILLAIT pas ! 

La nouvelle l’avait pris de plein fouet : l’argent qu’il avait placé en stock-options avait fondu. Virtuellement, certes, mais s’il s’avisait de vendre, la perte serait bien réelle. Et comme une nouvelle n’arrive jamais seule, il faisait partie du prochain plan de restructuration. Il rentra chez lui. L’appartement était vide. Sa femme était partie chez ses parents préparer les fêtes de Noël, il la rejoindrait en train.
Les enfants vivaient loin. Il se demanda quel âge ils avaient à présent, il n’avait jamais réussi à mémoriser leur année de naissance, ça énervait la plus jeune quand il croyait qu’elle avait 8 ans alors qu’elle en avait 10. Aujourd’hui, elle vivait au Costa Rica où elle avait monté une entreprise de café bio. Le fils aîné était musicien en Australie. L’un et l’autre avaient voulu voir comment étaient vraiment les pays en dehors des hôtels quatre étoiles. Philistins, épiciers, tandis que vous caressiez, vos femmes…
http://www.frmusique.ru/texts/b/brassens_georges/philistins.htm


Il chercha ses fiches de paye dans un classeur. 20 ans de vie professionnelle, 242 feuilles de papier, l’épaisseur d’un livre. « Le roman de ma vie se résume à deux centimètres et demi de papier plein de chiffres. » Il s’attendrit en retrouvant le montant de son premier salaire, le seul qui l’avait rendu fier. Pour le reste, la vie avait roulé
sans qu’il s’en rende compte… Il se demanda ce qu’il allait faire du reste. A la gare de Lyon, un jeune homme lui tendit un tract.




« Le jour de ma mort, je me souviendrai de l’odeur des embruns en Bretagne, d’un baiser échangé sous un réverbère, de la chanson qui le matin me donne envie de pleurer ou me met la joie au cœur,  parfois la même, http://www.youtube.com/watch?v=1EI4v9zmwA0  
d’un voyage en car à flanc de montagne avec de somptueux paysages, d’une marche nocturne le long des quais de Seine après le dernier métro, durant laquelle je me disais que cette ville dure, sale, bruyante… est aussi de celles dont on tombe amoureux lorsqu’on lui parle à l’oreille, du vagabond avec qui j’ai échangé quelques mots et connu un peu mieux son périple de Bosnie en France, des poissons méditerranéens qui me frôlaient et laissaient sur ma peau les bulles de leur souffle comme des millions de pépites d’argent, du silence de l’aube au bord d’un lac, des dernières confidences de mon père ou de ma mère avant leur mort,  du bruit de succion des nouveaux-nés lorsqu’il tètent leur mère avec une énergie stupéfiante, de mes doigts enlacés aux tiens, caressant  millimètre par millimètre tes phalanges si douces, de l’odeur d’herbes chaudes d’une soirée d’été, du bonheur de s’endormir sous les étoiles, des mots d’amour qui suivent l’amour, du bruit du ressac en bas d’une falaise, de l’odeur du pain chaud sortant d’une boulangerie, des étoiles filantes au mois d’août, des ballons de vapeur sortant de ma bouche en hiver…
Mais je ne penserai pas une seule seconde à mon travail ni à mon pouvoir d’achat. Le jour de ma mort, je veux emporter dans ma tête un patrimoine de vie. »

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans Humeur
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:52



Mercredi 17, point final à 10h. Impression achevée à 13h. Manuscrit rendu à 18h. Il était temps, trop de concentration et de tension commençait à me fatiguer, d’ailleurs, j’ai tout relâché dimanche soir : syncope dans ma salle de bains. J’ai l’habitude, quand je suis crevée, je me retire du monde. Relâchement total, trou noir, aucun souvenir de ce qui s’est passé entre le moment où je me suis dit « Vais me coucher, j’suis crevée » et  mon réveil vautrée sur le carrelage. Une minute d’évanouissement détend mieux que trois heures de sommeil, et puis c’est bon de voir en se réanimant le regard inquiet de mon cher et tendre, on se sent choyée tout soudain 
J  .

Dans ce monde poutt-poutt comme dirait Bori, chanteur québécois à la voix basse et brume dont je vous recommande particulièrement la chanson « les choses » sur http://www.postedecoute.ca/catalogue/album/bori-bori  il est bon parfois de fuir (Eloge de la fuite, lien à gauche). Si l’évanouissement n’est pas votre tasse de thé, je suis allée voir Pep Bou, un catalan faiseur de rêves à base de bulles de savon ondulantes comme des miroirs déformants dans lesquelles il enferme ses songes tandis que des mains de son pianiste glissent comme des perles irisées les notes rondes de Debussy. En fin de spectacle, il entre sans hésiter en costume et chaussures dans un bac plein de liquide savonneux- gamin, il devait être du genre à « jouer à l’eau »- et finit sa danse rêveuse, blotti dans une bulle géante.  www.pepbou.com



Pas de quoi rire, le monde actuel ? Oh que si, mieux vaut en rire pour montrer les faux-semblants et les vrais mensonges des entreprises qui affirment laver plus vert. 4200 internautes ont voté sur le site des Amis de la terre (http://www.amisdelaterre.org/)  pour élire les Prix Pinochio des plus gros mensonges en matière de développement durable. And the winners are : le groupe
Louis Dreyfus pour le non respect des droits humains (exploitation et esclavage au Brésil pour la production d’éthanol) et Areva pour les prix « Environnement » : graves incidents nucléaires au Tricastin et « Greenwashing » campagne faisant passer le nucléaire pour une énergie propre !  Dit comme ça, ce n’est pas drôle. Présentée hier à l’Entrepôt (Paris 14è) par de jeunes comédiens pleins de verve, la remise des prix était un spectacle hilarant, d’où on sortait plus intelligent,  pas mal !  Nous y sommes allés avec Anne-Sophie, l’aînée de mes filles, qui invective depuis plus d’un an la Banque Européenne chaque fois qu’ils financent des projets d’exploitations minières polluants et dangereux. Autant dire qu’elle a du boulot !


J’ai gardé la plus belle évasion pour la fin : un spectacle de danse  de Dave St Pierre plein de danseurs et danseuses nus. Les danseurs ont envahi les travées et certains se sont assis sur les genoux des spectateurs. J’ai eu cette chance et peux garantir que palper les fesses d’un danseur est un bonheur de sculpteur, je me suis prise pour Michel-Ange. A la fin du spectacle, les danseurs glissent sur un sol trempé d’eau comme sur une patinoire, on croirait des sirènes qui se croisent et se frôlent, puis leurs corps nus finissent enlacés, magnifiques. De quoi s’évanouir, mais cette fois ci de plaisir !

 

 

 

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:13

Pas le temps d’avoir des idées de billet, je souque toujours en attendant l’arrivée au port. Voici donc un feuilleton : le récit de mes démêlés avec la société POWEO., que je n’ai pas réglé avec son service Clientèle, mais avec le service de presse, voie infiniment plus efficace. J’en remercie ici le responsable.

Donc, le 30 octobre, je lui envoie un mail dont voici quelques extraits :

Monsieur, bonjour,

Je suis journaliste et tiens à vous faire part des méthodes douteuses qui ont cours dans la société POWEO dont vous assurez le service de presse.

En juin dernier ma fille Lauranne a été démarchée par une envoyée de POWEO au motif de vérifier sa consommation d’énergie et de lui proposer un contrat plus écologique. Ma fille, sensible à ces arguments, a montré la facture d’EDF que lui demandait la démarcheuse, soi-disant pour étudier son cas, en réalité pour relever le numéro du point de distribution.
Lorsqu’on lui a demandé de signer le contrat, ma fille a répondu qu’elle ne pouvait pas le faire, parce qu’elle allait déménager fin  juillet. « Laissez nous un téléphone, a dit la démarcheuse, on vous recontactera. Fin juillet surprise : lorsque nous appelons EDF pour résilier l’abonnement, on nous répond que c’est déjà fait. Nous nous apercevons alors que, en possession du numéro de point de distribution, POWEO s’est substitué au contrat EDF sans nous avertir et sans
notre consentement. Nous avons averti EDF, qui nous a fourni immédiatement le moyen d’annuler le contrat POWEO frauduleux.
Mais aujourd’hui, en consultant le compte bancaire de ma fille, je m’aperçois que POWEO lui a prélevé 18,12 € le 18 juillet et 90,08 € le 25 septembre alors qu’elle n’a aucun contrat chez vous et n’habite plus le logement où elle a été démarchée depuis fin juillet. Elle n’a par ailleurs fourni aucun RIB. Mon banquier, interrogé, m’a dit qu’il était facile d’obtenir les coordonnées bancaires avec le numéro de mobile de quelqu’un et j’ai donc compris pourquoi on le lui avait demandé.
J’ai fait opposition sur le compte, mais il vous reste à nous rembourser les sommes indûment perçues plus les 14€ de frais d’opposition= 122,20 €. Si la somme n’est pas créditée d’ici le 8 novembre, je lancerai un «buzz » par l’intermédiaire de mon blog et de tous les bloggers qui viennent me lire. En quelques jours POWEO et son PDG, M. Beigbeder qui souhaitait être patron du MEDEF seront connus comme une société qui a lésé des milliers de particuliers, l’UFC « Que choisir » de Bretagne a d’ailleurs lancé un appel à témoignages auprès de victimes comme ma fille. Je n’hésiterai pas à agir aussi par voie de justice, assistée par l’UFC. Par ailleurs, mon blog étant référencé à RMC, Direct 8, France 2 et France Culture, nul doute que ce buzz aura une large audience. Bien évidemment, le Canard Enchainé sera averti également.
A l’inverse, si vous avez l’honnêteté de vous excuser de ce procédé par lettre et de nous rembourser, je ferai savoir que vous n’êtes pas responsable des agissements douteux de quelques éléments isolés. Par les temps qui courent de concurrence effrénée entre fournisseurs d’énergie, il est de votre intérêt de veiller à votre réputation, d’autant que vous vous targuez d’avoir le meilleur service clientèle !!!

Très cordialement

Le message a porté, le directeur de la com’,  m’a répondu dans les deux heures.

-----Message d'origine-----
De :
Ivan Roussin
[mailto:ivan.roussin@poweo.com]
Envoyé : jeudi 30 octobre 2008 20:43
Objet : Re: drôles de méthodes

Bonjour Madame,

J'ai bien reçu votre mail et vous re
mercie de m'avoir signale un dysfonctionnement particulièrement grave.
Je suis actuellement en vacances et ai demande aux équipes de POWEO de voir ce qui s'est passe grâce aux éléments que vous avez envoyés.
Je vous tiens au courant de l'évolution du dossier. Merci encore.

Cordialement.

Ivan Roussin

Directeur de la communication
Poweo

 

 

Huit jours après, nous avons été crédités des 14€ de frais bancaires,  le reste de la somme n’ayant pas pu être payé en raison d’un … problème informatique. :) Un mail à M. Roussin a réglé le problème informatique en un clin d’œil, puisque nous avons été remboursés deux jours plus tard. Je le remercie encore au passage de son efficacité.

Je raconte la mésaventure lors d’un dîner. Quelques jours plus tard l’une des convives m’envoit ce témoignage d’un agent EDF, dont voici l’essentiel :

J'ai été contacté par une personne qui s'est annoncé comme l'EDF me précisant que dans le cadre de baisse du prix de l'énergie il souhaitait étudier avec moi une proposition et il fallait que je tienne à la disposition du commercial une facture EDF pour permettre mon identification. A ma question : si vous êtes bien l'EDF pourquoi avez vous besoin d'une facture puisque vous avez accès à mon contrat sur l'ordinateur ? Réponse : c'est pour faciliter la démarche.
Nous l'avons reçu avec mon mari, et avons sagement écouté son baratin, à ma première question : êtes vous bien l'EDF , réponse : oui bien sur madame nous sommes mandatés par eux et partenaires pour offrir à nos clients le meilleur prix de l'énergie, donnez moi votre facture.
 
Alors il prend son contrat et me donne la doc, à ma grande surprise je m'aperçois que c'est POWEO et non EDF.
 
Mon mari demande comment ils peuvent pratiquer 10 % de moins, réponse : les gens d’EDF bénéficient de trop d'argent, ce sont les abonnés qui payent les vacances à leurs enfants, ils sont surpayés, c'est pour çà que vous vous êtes surtaxés et en plus ils ont l'électricité gratuite, et voilà comment en supprimant ces avantages on pratique des tarifs plus compétitifs.

 

Alors là il était bien tombé, avec nous militants syndicaux ! On lui a confirmé que cela nous plaisait de payer pour les enfants d’EDF et que c'est grâce à des combats que les salariés EDF avaient des avantages sociaux.

 

J'ai refusé de continuer je lui ai dit que j'allais informer EDF de leur approche,

Alors là colère noire, il s'est levé d'un bond m'a dit qu'il n'était pas à ma disposition et que j'allais regretté de ne pas signer son contrat.  
Je lui ai dit poliment de se casser et il a dégagé très en colère.
 
Alors si mon témoignage peut servir contre ces pratiques illicites et usurpation d'identité menaces sur les ménages…

 

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:10

Mardi dernier m’a fille me transmet ce  mail envoyé par… POWEO, société de grande persévérance :

Votre référence client : 1038459960

Cher Client,

Votre facture POWEO du 09/12/2008 est disponible dans votre Espace Client POWEO dont le code d'accès est : 1038459960.
Le montant sera prélevé sur votre compte vers le 24/12/2008.
Pour visualiser votre facture, cliquez sur le lien :
http://client.poweo.com.
Si vous souhaitez des explications sur votre facture, cliquez sur le lien :
http://www.poweo.com/bien-lire-sa-facture.
Pour toute
information complémentaire, vous pouvez contacter votre Service Clients POWEO : http://www.poweo.com/contact.
Nous vous rappelons que vous avez également la possibilité d'effectuer un autorelevé de votre compteur en renseignant votre index sur votre Espace Client POWEO ou encore en le transmettant à votre Service Clients POWEO.
Nous vous re
mercions pour votre confiance et vous assurons, cher Client, que nous déployons toute notre énergie pour mieux vous servir.

 


Rebelote auprès du service de la com’ avc copie au service clientèle :

----- Message d'origine -----
De :
françoise

À : Ivan Roussin (yvan.roussin@poweo.com )
Cc : Service Clients
Envoyé : Thu Dec 11 19:16:17 2008
Objet : RE : drôles de méthodes

Monsieur,
J’ai le sentiment que POWEO continue à avoir des pratiques com
merciales des plus douteuses-  après en avoir parlé à des amis
, j’ai reçu des témoignages de personnes escroquées comme ma fille. De plus, le service client n’a pas compris vos consignes, vu le mail qu’il vient d’envoyer à ma fille. NOUS N’AVONS AUCUN CONTRAT CHEZ VOUS ET SI VOUS CONTINUEZ JE PORTE PLAINTE ET LANCE LE BUZZ DONT JE VOUS AI PARLE, JE REGRETTE DE NE PAS L’AVOIR FAIT ! Merci de faire le nécessaire pour que nous cessions d’être importunés, c’est inadmissible !
Très cordialement,
françoise
Simpère
http://fsimpere.over-blog.com


M. Roussin, une fois encore, et j’espère pour la dernière fois fait le nécessaire auprès du service clientèle :

Bonsoir madame,

Je vais bien évidemment vérifier ce nouveau dysfonctionnement (tout aurait du rentrer dans l'ordre) et vous demanderais de bien vouloir donner mes coordonnées aux personnes qui se sont manifestées pour des cas analogues.
Je vous re
merci
e pour nous alerter.
Très cordialement.
Ivan Roussin

Voilà qui est fait. N’hésitez pas à faire circuler ce récit. Pour que les entreprises cessent de démarcher comme des bandits, il faut que nous utilisions notre pouvoir de consommateurs et d’internautes : ne pas se laisser faire, le faire savoir,  et agir en groupe. Sans consommateurs et sans salariés, aucune entreprise ne survit, il faut qu’elles en prennent conscience.

Je préviens de ce pas monsieur Roussin qu’il va sans doute recevoir des courriels.

 

 

 

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 09:00

Il fait un froid de canard sec (pas le canard, le froid). Dimanche dernier, je suis allée faire un tour sur un marché de Noël, on y vendait des trucs si laids et si chers que j’ai été guérie de toute velléité de fièvre acheteuse. Excepté à un stand tenu par de solides Polonais qui expliquaient au chaland que « Pour bien boire vodka, un litrrrre par personne, fô vodka blanche, surrrtout pas vodka orange, trrrrès mauvais pour ventrre, vodka orange ». J’ai résisté à la vodka et suis repartie avec un bocal de harengs au vinaigre et oignons et un bocal de cornichons aigre-doux. Depuis, je me nourris de salade de pommes de terre/harengs/oignons/herbes ou salade verte, trrrès bon, nourrissant, équilibré et pas cher. Un yaourt et trois dattes par là-dessus, et voilà. Même dîner avant-hier et hier soir, très reposant, délicieux, celui d’hier soir à 22h20, mais le déj’ était à 14h30. La douche, ça peut être 8h, 15h ou minuit… Entre ces occupations vitales, j’écris. Seule. Mon cher et tendre est en mission à Ouagadougou, les filles à leur travail. Je ne parle qu’à mes chats, et encore.  Sur mon océan de mots, je scrute l’horizon, coupe, colle, réécris, relis... Toutes les trois heures je fais un break car les yeux explosent sur l’écran, les petits vaisseaux éclatent, on ne me fera pas croire que c’est sans risques, ces luminosités clignotantes qui dessèchent la cornée.

Ecrire, manger, se laver, dormir…. Comme une transat en solitaire, il suffit de remplacer écrire par naviguer. Et ce n’est pas si désagréable d’être obsédée par un but à atteindre, de tenir le cap et de fermer son cerveau au reste. Concentration épuisante et reposante à la fois. C’est bon de ne plus se disperser et d’avoir le sentiment  d’être seul maître à bord. On se demande parfois ce qui peut pousser les navigateurs solitaires à entreprendre des expéditions où ils vont en chier, avoir froid, prendre des risques et ne voir personne pendant des jours.  A cause de cela, je pense. Le monde plus simple, moins tonitruant. Quand ils reviennent à terre, ils sont partagés entre le plaisir de retrouver leurs proches, de dormir dans un lit sec et de boire du thé qui n’a pas le goût de sel, et le regret de cette griserie sereine que donne la solitude quand on la choisit. La semaine prochaine, je ressentirai la même chose. Sauf que je bois du chocolat qui a le goût de cacao et pas de sel…

Hier, quittant ma planète pour passer nourrir les chats à la maison, j’ai vu ce qui se passe en Grèce. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.  Le lien social qui se délite entraîne inévitablement de la violence surtout dans un pays comme la Grèce où l’hospitalité et le partage- j’en ai déjà parlé ici- sont une tradition antique. Or, là comme partout, les services publics, les retraites, l’éducation et la culture qui créent du lien social et de la solidarité sont démantelés. Au profit de la corruption et du profit. 

Je me pose juste une question : pourquoi ceux qui souffrent de cette destruction et sont plus nombreux que ceux qui la décident continuent-ils à supporter une situation qui les rend malheureux ? Parce qu’ils aiment leurs dirigeants ? Même pas ! Alors ?

Enfin, avant d’aller faire mon quart de nuit, j’ai regardé un bout de documentaire (Arte,Thema) sur les lobbies chrétiens qui investissent l’U.E. à Bruxelles. Edifiant !  Dans le genre intégristes intolérants, peuvent faire un concours avec les intégristes islamistes. Qu’ils croient ce qu’ils veulent n’est pas dérangeant, c’est la base de la laïcité, mais qu’ils laissent les autres libres de croire ou non ! Une fois de plus, j'ai constaté que François Bayrou a des mots très justes : ce catholique convaincu et fervent laïque ( et vice-versa) a dit : « La religion quand elle sort de la sphère privée, c’est de la nitroglycérine » et encore « Le pouvoir doit dire à la religion « bas les pattes » et la religion doit dire au Pouvoir « bas les pattes ». Si on mélange les deux, on retourne aux Croisades ».  Brave François, les gens se moquent de lui et pourtant il est un des rares à avoir une vision globale et humaniste de la société.

 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 08:18

Mars 2008, Jacques Attali rend public son rapport sur l’économie française où on trouve cette phrase, réjouissante avec le recul : « Attendre la crise (pour agir) serait suicidaire car elle ne viendra pas : l’euro et l’Europe nous en protègent, heureusement. » (Le Monde, dossiers et documents.)

Mai 2008 : « La crise financière est derrière nous » (Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI) ( Le Figaro) A propos du FMI, justement : « En Afrique, ce n’est pas la crise financière des banques qui est au centre des préoccupations, c’est plutôt le fait que les prix des denrées alimentaires ont fortement augmenté. Les politiques dictées par le FMI et la Banque Mondiale sont directement responsables de cette augmentation. » (Eric Toussaint président du Comité pur l’annulation de la dette des pays du Tiers-monde, RFI)

« Aucune réglementation de l’Etat Fédéral ne pourra jamais être supérieure à la régulation du marché" (Alan Greenspan face au Congrès américain dans les années 90). De 1987 à 2006, Greenspan a dirigé la Réserve Fédérale américaine, organisme qui fédère les grandes banques et établissements financiers de Wall Street. Aujourd’hui, il est en plein désarroi : «  J’ai trouvé une faille dans le système capitaliste. Il ne marche plus, il faut en changer. »

Soit l’économie est chose trop sérieuse pour la confier aux économistes, soit la crise ne les dérange pas, ni ceux qui les emploient, pour qui l'argent continue à couler à flots.

Porsche : 6,4 milliards d’euros de bénéfices au 1er semestre 2008, + 51% par rapport à l’année précédente, Rolls-Royce : 6,3 milliards d’€ de commandes au troisième trimestre.

Danone : +15% de bénéfices en 2008 par rapport à 2007, Total : 4 milliards d’euros de bénéfices pour le seul troisième trimestre 2008.

Remboursements d’impôts à 15066 contribuables fortunés du fait du bouclier fiscal: 16 380 € en moyenne par personne. ( source : commission d’évaluation des finances.)

Le sénateur UMP Philippe Marin propose que les particuliers ayant perdu en Bourse puisse déduire leurs pertes de leurs revenus dans la limite de 10 700 €.  « Privatiser les gains » « socialiser les pertes ». 

Selon une étude la Mafia est la plus importante entreprise Italienne, avec en 2008, 130 milliards d’euros de C.A dégageant 70 milliards de bénéfices.

Conclusion optimiste, ou utopiste :

« La bulle financière explose, la pauvreté, la faim et les inégalités gagnent du terrain dans le monde… la planète est dégradée, les ressources sont limitée et la survie des espèces n’est plus assurée. Cette concomitance inédite de difficultés constitue pourtant une chance historique de transformer le monde et d’y vivre mieux… La régulation collective des marchés aujourd’hui souhaitée pourrait s’accompagner d’une régulation individuelle des désirs. Elle est déjà apparente dans certaines stratégies d’adaptation à la crise ou de résistance à la société de consommation… » (Gérard Mermet, sociologue, auteur de « Francoscopie », dans le Monde, dossiers et documents) 

 

 

 

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