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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 23:07

undefined « Travailleurs pauvres », « Travailler à en mourir », deux documentaires poignants et toujours cette question : pourquoi certains préfèrent-ils se suicider au lieu de casser la gueule à leur patron en lui expliquant courtoisement qu’il n’a pas le droit, PAS LE DROIT, de traiter les gens comme des étrons ?  La peur et la dépression nerveuse plutôt que la révolte… Avec pour lubrifier cette société qui va mal des psychotropes, vitamines, drogues en tous genres ou cours de relaxation, qui aident à supporter l’insupportable au lieu de le refuser.

L’affaire de l’UIMM a mis au jour  un autre fameux lubrifiant, qui « fluidifie » les relations sociales. 19 millions d’euros grâce auxquels, on l’imagine, on évite que les grèves ne dérapent en révoltes imaginatives. « Reprenez le travail, on vous paie une partie de vos jours de grève et vous la fermez ».

« On a vécu 150 ans en pensant que le progrès allait faire diminuer les inégalités. Et puis, il y a 15 ou 20 ans, du côté de Thatcher et de Reagan, un courant de pensée a pris le dessus, qui était que non seulement le progrès ne devait pas faire reculer les inégalités, mais que les inégalités étaient la condition la cause, le moteur du progrès. Et ceci entraîne un bouleversement du projet de société énorme : matérialisme, inégalités « peopolisation » croissants ».

La mondialisation malheureuse n’est pas le fait du hasard ou de la fatalité mais d’une idéologie parfaitement maîtrisée. Dommage que celui qui ose le dire sans lubrifiant soit François Bayrou dans un entretien au magazine GQ.  Non pas que je n’aime pas cet homme - il a de la culture, c’est fort appréciable- mais ses stratégies électorales n’ont hélas pas la fluidité et la clarté de la pensée ici exprimée. (pour être juste, celle des autres candidats non plus J )

Les associations humanitaires ne sont-elles pas aussi des lubrifiants de notre bonne conscience ?  J’y pensais en recevant une de ces lettres émouvantes dont m’assaillent les ONG depuis que, donatrice régulière de plusieurs d’entre elles,  mon nom circule dans leurs fichiers. Il s’agissait cette fois de donner des sous pour la réinsertion d’adolescents et adolescentes contraints à se prostituer. L’argent, expliquait la lettre, servirait à leur construire des hébergements et à leur apprendre un métier, ainsi qu’à informer les familles du danger que courent leurs enfants. Rien que de très louable, sauf que l’argent, si bien utilisé soit-il, n’a aucune action contre les trafiquants de chair fraîche, ni contre les clients adipeux et malsains qui vont se taper des gamins et des gamines à l’étranger. Donner pour les victimes sans interpeller vigoureusement les politiciens qui tolèrent ces réseaux maffieux, n’est-ce pas se résigner au pouvoir des trafiquants de chair fraîche ?

La pièce que nous donnons  au SDF pour ne pas nous sentir trop coupables d’avoir un toit n’est-il pas un lubrifiant de la misère, qui élude la question de la répartition des richesses produites ? Faire des dons aux associations de commerce équitable qui ne représentent que 2% environ du commerce mondial, n’est-ce pas se résigner à ce que 98% du commerce soit inéquitable, alors qu’il faudrait boycotter les produits inéquitables ou nuisibles à l’environnement et exiger de l’OMC  des règles de commerce mondial équitable ? Soutenir les associations pour la recherche médicale, n’est-ce pas admettre que les salaires des chercheurs et les crédits de la recherche restent misérables au lieu d’exiger que soient revues les priorités budgétaires ? Les caisses ne sont pas vides, le coût d’une seule campagne présidentielle tous partis confondus pourrait renflouer largement le Ministère de la Recherche. Etc, etc.

Mais tout en me disant que l’humanitaire et la solidarité émotionnelle sont les cache- misère de notre manque de courage, je donne quand même, en rêvant d’un refus collectif de tout ce qui nous indigne individuellement, en me reprochant de céder à la perversité du lubrifiant qui donne meilleure conscience et panse les révoltes.

Le lubrifiant, à mon sens, ne devrait servir que des perversités beaucoup plus intimes et savoureuses. 

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 20:07

Tervuren-1-post-ris--copie-1.JPGPetit déjeuner sur fond de musique grecque, perchée sur un tabouret de bar dans un hôtel qui ne s’appelle ni Eros, ni Aphrodite, mais Scandinavia… à Bruxelles. A l’arrivée du Thalys, ils étaient là tous les trois : Syolann, Longues Jambes et Vincent. Le club des « Simpériens », comme dit Vincent, car tous trois sont des amoureux pluriels, qui ont pris contact avec moi après avoir lu certains de mes livres et notamment « Aimer plusieurs hommes ». Ca me fait rire et me touche, cette espèce de secte du bonheur dont nous nous sommes sentis membres au fur et à mesure de nos échanges virtuels ou plumitifs. J’ai rencontré Vincent, sa femme Christine et leur petite Zoé il y a environ 18 mois, commandé un livre undefinedà Syolann qui m’a déjà servi de guide à Bruxelles et a rencontré Martine, la réalisatrice de « la grande amoureuse » ( détail qui tue : ce documentaire n’a pas été retenu par le Festival de films de femmes de Créteil où il aurait pourtant bien illustré les 30 ans du festival et les 40 ans de mai 68, mais a été sélectionné par un festival de films de femmes… en Turquie. Bah, comme m’a fait remarquer une copine « du temps d’Atatürk, les femmes turques votaient alors que Marie Curie ne le pouvait pas en France !)  Longues jambes m’a découverte par blog interposés, et nous avons rapidement constaté notre gémellité énergétique.

On a ri, on a beaucoup parlé, on s’est promené dans la nature et dans de belles expositions, on a dîné, déjeuné… comme si l’on se connaissait depuis des lustres, comme si l’on se reconnaissait. Cependant, je n’ai pas envie de parler en détail de ce week-end, pas plus que je n’aime parler en détail de mes amours. Même des gens proches ignorent l’intensité des liens que j’ai avec tel ou tel, y compris avec l’homme qui partage ma vie. Biens trop précieux pour être divulgués.

J’ai pourtant envie de parler de notre connivence immédiate alors que nous ne nous connaissions pour ainsi dire pas. De notre manière commune d’aimer : totalement. Les oreilles de nos amours, de nos enfants et de certains amis ont dû vibrer tant nous avons parlé d’eux, d’elles avec jubilation. Parlé aussi de notre envie commune d’un monde plus solidaire, moins pollué, plus artistique. L’érotisme, l’écologie et l’art procèdent de la même logique : Etre plutôt qu’Avoir. Même Vincent, qui avoue en riant sa passion pour les belles voitures, a choisi d’habiter dans une maison qui permet à sa femme et à son fils d’aller à l’école à pied, et lui-même marche chaque fois qu’il le peut dans sa ville.

Nous avons parlé aussi de la confiance, celle qu’on a dans les autres, celle qu’on a en soi, la seconde devant nécessairement précéder la première. Il faut avoir confiance en soi pour admettre de n’être pas l’Unique de quelqu’un et penser néanmoins qu’on vit avec tous ceux et celles qu’on aime une rencontre unique. Il faut avoir confiance, avoir vaincu bien des démons pour ne plus craindre l’abandon. CetSposteris--copie-1.jpgS… l’amour central actuel de Longues Jambes nous a rejoints le lendemain. Tous deux sont très amoureux. Je lui ai dit : « Tu sais combien elle t’aime ? » Il a souri : « Oui, je sais. » Il sait, et sait aussi qu’il n’est pas ou ne sera pas le seul. Confiance.

Longues jambes nous a quitté un peu plus tôt pour une réunion de parents d’élèves, Syolann pour retrouver sa fille qui avait passé le week-end avec son papa. Vincent m’a emmené chez lui, en famille où nous avons bu du café et mangé de la tarte en visionnant « La grande amoureuse ». Vie sans exclusive, qui nous permet d’être parents, amoureux, mariés, célibataires, adultes, gamins, sérieux et galopins dans la même existence.

Oui, s’il y a un mot qui résume pour moi ce week-end, c’est celui de jubilation.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 19:16

A propos des municipales, deux questions me taraudent :

1.       Depuis plusieurs mois, les questions écologiques sont considérées comme prioritaires par les français. Les signes d’essoufflement de nos ressources naturelles (forêt, énergie, biodiversité) les inquiètent. On les incite à « faire des gestes pour la planète » en vertu du slogan « l’écologie, c’est penser globalement, agir localement. » Alors, comment se fait-il qu’aux élections municipales, terrain privilégié pour agir localement, élections où une part de proportionnelle permet de faire entendre des voix plus originales que le duel UMP/PS, comment se fait-il que les Verts recueillent si peu de voix ? Comment se fait-il que les citoyens applaudissent Nicolas Hulot, achètent du « bio » et signent le pacte écologique, mais donnent leur bulletin de vote à deux partis qui sont à l’inverse de la logique écologique ? Certes, les Verts sont nuls en politique politicienne au niveau de leurs partis (trois écolos = deux partis J ) mais sans eux, croyez-le, jamais on n’aurait parlé des risques climatiques, énergétiques et sanitaires. Alors pourquoi ne pas voter pour eux aux municipales et permettre qu’au-delà des cris d’alarme on agisse enfin ?

2.     La seule question qu’agite les medias est celle des alliances pour le second tour,  comme si ce que décident les partis allait forcement être suivi sur le terrain. Quand on s’aperçoit que des électeurs ont été capables en 2007 de voter le Pen au 1er tour et Ségolène au second, ou même Ségolène au 1er tour et Sarkozy au second, voire Besancenot au 1er et Sarkozy au second, l’efficacité des consignes des partis paraît dérisoire, mais plus dérisoire encore, hélas, la signification d’un bulletin de vote qui peut passer d’un bord à l’autre en deux semaines… A croire que les gens votent par bonne ou mauvaise humeur et non pour une vision de la société dans laquelle ils aimeraient vivre et voir grandir leurs enfants.

Heureusement, la semaine s’annonce riche : ce soir à 21h sur ARTE, ne manquez pas le documentaire sur Monsanto, la firme des pesticides, des OGM et du président Bush dont elle a largement financé la campagne il y a 4 ans.

Et partir de vendredi, l’exposition sur le Chat de Philippe Geluck à qui j’ai emprunté l’illustration de ce billet. ( Porte de Versailles, dans l’enceinte du Salon du Livre). 

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:53

De retour d’un week-end en Belgique. Flemme d’écrire.  

bruxelles-copie-1.jpg Carte postale trouvée au Musée de la photographie de Charleroi. Photo Pol Piérart.

What else?

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 12:02

paris.jpgJe suis allée voir « Paris », le dernier film de Cedric Klapish.  Le pitch : un jeune homme (Romain Duris) atteint d’une grave malformation du coeur attend une transplantation cardiaque. Du coup, il regarde plus intensément la vie. » Sa vie, c’est Paris, pas le Paris bo-bo (comme dit la marionnette de Delanoë dans les Guignols « Honteux, ce film, on n’y parle pas de Paris-Plage, on n’y voit pas un Velib’ ! ») Effectivement. On y voit Paris et des gens qui ne sont ni dans la com’, ni dans le cinéma, ni dans la presse : une assistante sociale, un prof de fac, un sans-papiers camerounais, un architecte, une étudiante, des forts des Halles, un marchand de légumes, une boulangère, un SDF, etc. Tout ce monde se croise comme dans un film de Lelouch où d’un puzzle éparpillé surgit finalement l’histoire.  Dans « Paris », il n’y a pas d’histoire, plutôt des histoires. Comme me dit une cousine : « Des gens simples qui vivent des choses compliquées ». En fait, pas si compliquées, juste le menu fretin de nos vies, avec leurs contradictions et leurs émotions. Cedric Klapish l’a-t-il fait exprès ou inconsciemment ? Les hommes qui se veulent forts apparaissent fragiles, souvent un peu cons, les femmes qui assurent énergiquement au quotidien laissent affleurer une solitude poignante dès qu’elles se lâchent. Et par dessus tout cela, deux constantes : le désir qui surgit n’importe où en regards, en étreintes brèves, en séduction (sublime strip-tease de la merveilleuse Juliette Binoche,  assistante sociale dans le film, qui dégage plus d’érotisme en s’effeuillant de son jean, son pull et ses baskets qu’une danseuse du Crazy !) désir qui reste la seule parade à la grisaille quand le reste fout le camp. Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils encore à se désirer ? Parce que, sans doute, c’est le seul moment où rien n’a plus d’importance que l’autre, que son corps, ses regards et la lumière qu’on essaie d’allumer dans ses reins. undefined
Moment magique, bref, selon l’expression d’un de mes potes, grand séducteur : « D’abord elles exultent, très vite elles exigent. »

L’autre constante, après Eros, est forcément Thanatos : le regard et le sourire de Duris partant à l’hôpital en taxi et se disant (en substance, je n’ai pas la phrase exacte en tête) : »Ils ne se rendent pas compte la chance qu’ils ont de simplement flâner dans la rue, marcher où ils veulent, râler… » Un tel message, répondant à mon billet « Le temps d’apprendre à vivre » ne pouvait que me toucher…

undefinedEncore quelques lignes pour parler de l’enquête sur la sexualité des français qui fait grand bruit. D’abord pour en souligner les écarts de commentaires. Sur France 2, on nous affirme que l’âge moyen du premier rapport sexuel n’a pas changé en 30 ans : un peu plus de 17 ans, pour les filles comme pour les garçons.  Je le crois volontiers, en 1972 une enquête avait donné ces chiffres... que le Nouvel Obs a zappé, puisqu’il affirme que l’âge moyen a baissé de plus de 3 ans chez les filles !

Ce sont d’ailleurs les filles, les femmes, que l’enquête présente comme de nouvelles Amazones, à l’aise dans leur petite culotte comme d’autres dans leurs baskets, en citant des chiffres sur le nombre de partenaires, leurs pratiques, etc.  Ce genre d’enquête me laisse sceptique : où faire la part de la vérité et celle de la mode ? Autrefois, si j’en crois un certain nombre de biographies intimes et de confidences de vieilles dames (j’ai travaillé plusieurs années dans un magazine pour « vieux »), les femmes avaient des amants et des enfants adultérins dont elles faisaient prudemment porter la paternité au mari. Cela ne se disait pas, on affirmait haut et fort être fidèle. Aujourd’hui, il est mieux porté de s’affirmer libérée. La parole s’est incontestablement « décomplexée », donc avouer quelques amants, ça le fait. Je suis presque sûre d’ailleurs qu’elles en ont avoué moins que la réalité, non pas parce qu’elles ne s’en souviennent pas comme elles le prétendent, mais parce que, aujourd’hui encore, s’il est bon de paraître à l’aise avec le sexe, mieux vaut ne pas  sembler trop salope… Des « salopes », les hommes en rêvent lorsqu’ils écrivent des textes sexuels ou parlent sur les forums du Web, mais pas chez eux.

Pour obtenir la parité dans la sexualité considérée comme un sport de combat, écrit le Nouvel Obs, les femmes souffrent d'un lourd handicap : les hommes paniquent dès qu'elles se montrent performantes. «C'est moi qui ai dragué mon mec, dit une Lyonnaise. Je lui ai pris la main au cinéma. Il me le reproche encore cinq ans après. Il a peur que je fasse ça avec d'autres.» Les prédatrices ne font pas recette. Malgré les progrès de l'émancipation, le temps n'est pas encore venu. 

Une petite analyse de texte montre ô combien le temps n’est pas venu.

La sexualité considérée comme un sport de combat : ne vient-il pas à l’idée du journaliste qu’on peut « Aimer plusieurs hommes » undefined
avec des sentiments et une qualité relationnelle et pas forcément pour aligner les conquêtes, consommer du sexe ?

Les hommes paniquent dès qu’elles se montrent performantes : que vient faire ici la performance, sinon conforter l’idée que le sexe- idée ô combien mercantile et macho- est une activité à rentabilité obligée. Ne vient-il pas à l’idée du journaliste d’écrire « dès qu’elles se montrent spontanées ? »

Les prédatrices ne font pas recette : une femme qui exprime son intérêt ou son désir pour des hommes n’est pas sensuelle ou sympathique, c’est une « prédatrice ». Au secours !

Un peu plus loin dans l’article, le journaliste considère que la difficulté des femmes âgées à trouver des partenaires vient des préjugés sur l’âge. Sans doute en partie. Mais aussi- eh oui, mon bon monsieur, vous êtes fragiles- parce que passé 70 ans, il y a un net déficit d’hommes, ceux-ci étant plus enclins à mourir prématurément.

Ces enquêtes m’amusent d’autant plus qu’il m’est arrivé d’y répondre n’importe quoi, au point d’être rappelée par le directeur d’enquête, affolé à l’idée que j’ai pu avouer tant de perversions (que je ne pratiquais d’ailleurs pas toutes…).

Certaines ambiguïtés sont aussi très réjouissantes, comme celle-ci. Pénétration anale : 37% des femmes ont essayé, ainsi que 45% des hommes. Mais essayé comment ? Comme pénétrants ou pénétrés, par un homme ou par une femme ?

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 18:00
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Prenons un yaourt nature, basique. C’est fait avec du lait entier ou demi écrémé et des ferments lactiques précis qui donnent à la chose son statut de yaourt. Si on met de l’acidophilus ou du bifidophilus, ça n’a plus le droit de s’appeler yaourt, ça s’appelle lait fermenté. Le yaourt est bon pour la flore intestinale- les médecins en prescrivaient autrefois systématiquement en même temps que les antibiotiques, pour reconstituer la flore mise à mal par les antibios. C’est bon au goût, plein de calcium et généralement toléré par les gens qui ne supportent pas le lait.

Ce qui précède était une réclame pour le yaourt : ça informe sur la qualité du produit. Point barre.


Posons à présent le yaourt nature, basique, dans la main d’une fille sublime, à hauteur des seins, là où s’attarde normalement l’œil de l’homme. undefinedOu alors dégusté à la cuillère par une fille au regard … prometteur et au sourire extatique, qui se suce ensuite l’index avec volupté,   ça vous rappelle quelque chose petits coquins… Dans l’inconscient de l’homme se met en marche un cinéma  sexuel du genre « il a le yaourt, il aura la femme » tandis que dans l’inconscient de la femme le yaourt s’associe avec l‘image de la femme sublime, sensuelle, canon.  Musique langoureuse, slogan en incruste  « Yaourt Goudorgasme, le plaisir à l’état pur. »                                      
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Ceci est une pub : ça n’apprend rien sur le produit, ça joue uniquement sur le registre émotionnel, souvent sexuel- femme en bas résille sur un capot de voiture, café nommé Désir, etc- ça pousse à l’achat pulsionnel de n’importe quel produit.  Sans la pub transformant le fumeur en cow-boy, qui aurait eu seulement l’idée d’aspirer l’âcre fumée sortie d’un cylindre de papier bourré de tabac et enflammé à une extrémité? Qui songerait à  ruminer toute la journée un bout de  pâte à mâcher ?

Ecoutons maintenant une musique, lisons une page d’un livre… On est séduit, ou pas.  

La différence entre un yaourt et un livre ou une musique, c’est que le premier a besoin d’une mise en scène pour séduire, sans aucun rapport avec ses qualités propres, tandis que les  seconds se suffisent à eux-mêmes : on achète un livre après en avoir lu un extrait ou la 4è de couverture, ou parce qu’on apprécie l’auteur, on achète une musique parce qu’on l’a entendue et qu’elle nous plaît, ou qu’on apprécie l’artiste. L’émotion d’un texte ou d’une musique sont intrinsèques au texte ou à la musique, l’émotion du yaourt est nulle si on ne flatte la libido. On pourrait dire qu’elle est intrinsexe.

D’où une suggestion :

Réservons la pub produits aux chaînes de TV privées qui considèrent leurs programmes comme des intermèdes permettant de vendre du temps de cerveau disponible (le pauvre Le Lay, cette phrase va le poursuivre jusqu’à la tombe !)

Autorisons les chaînes publiques à proposer à un tarif accessible des espaces  payés par les éditeurs, maisons de disques, maisons de production, musées, galeries, théâtre, festivals… destinés à faire connaître- et peut-être vendre-  la production culturelle à un large public.  Cela permettrait de faire connaître des auteurs ou artistes nouveaux, sans contredire la vocation culturelle du service public, tout en lui apportant une source de financement non négligeable.

Si quelqu’un lit ce blog et connaît Christine Albanel, qu’il n’hésite pas à lui en donner l’adresse.

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 14:46

undefinedPrintemps de fin d’enfance. J’ai 13 ans et demi. En septembre prochain je vais rentrer en seconde, changer de lycée. Il fait froid dans la cour de récré, le vent soulève des brindilles et du sable, mais je ne les sens pas, je ne sens rien, que cette révélation : dans quelques mois, cette cour si familière où j’ai tant joué, couru, bavardé, sera un souvenir. Le temps, qui jusqu’ici me semblait souvent long a pris une vitesse insensée, une accélération qui ne se calmera pas, je le devine. Jusqu’ici, je cherchais à tuer le temps, ce jour là je réalise que c’est lui qui me tuera. Qu’avec toute la volonté du monde, plus jamais je n’aurais dix, onze ou douze ans. Et qu’il est donc hors de question de ne pas vivre intensément chaque minute. Même si comme les chats j’espère me réincarner plusieurs fois, dans le doute je préfère ne pas m’abstenir et m’attacher à apprécier assez ce voyage ci pour n’avoir aucun regret à son terme.

Deux ans plus tard, un copain meurt noyé dans l’Allier. Je l’ai raconté dans « Aimer plusieurs hommes » : En prenant conscience que l’on peut mourir à 17 ans, j’ai perdu ce jour là mon insouciance. J’ai su, de façon irrémédiable, que l’on n’est jamais sûre que l’homme qui vous tient dans ses bras un jour sera là le lendemain, que ce soit la mort, la lassitude ou une autre femme qui vous l’enlève. Cette conscience de la mort me pousse à consacrer beaucoup d’attention aux gens que j’aime tant qu’ils sont vivants et à peu me laisser atteindre par des conflits sans importance…. De là date certainement mon appétit de vivre, à la mesure de la conscience que j’ai de la brièveté de l’existence. » 

Conscience pas morbide du tout, au contraire, qui vous transforme en explorateur de la vie curieux de tout, comme un voyageur de passage : à l’échelle cosmique, une vie humaine, ce n’est rien. Je m’y balade avec passion et détachement, les deux ne sont pas incompatibles et mettent en évidence les effets de manche et les illusions de la comédie humaine. Conscience qui rappelle à tout instant que « ce qui ne tue pas rend plus fort » et incite à oser : oser demander sans crainte, oser refuser de même. Relativiser les peurs, les chagrins, les conflits… et goûter avec acuité les minutes heureuses.  Ne courir qu’après l’argent nécessaire, et renoncer au superflu contre du temps qui, lui, ne s’achète pas. Savourer les plaisirs du corps et du cœur, les livres, la musique…. Refuser de se laisser pourrir la vie par des gens toxiques.  Et lutter aussi contre la pire injustice, celle qui fait mourir, vieillir ou souffrir prématurément des humains : la guerre- sachant qu’à l’échelle cosmique, les ennemis d’hier seront bientôt des amis, mourir pour des idées…- la pauvreté (un enfant sur trois en Afrique n’atteint pas l’âge de 5 ans.) les conditions de travail : en France, les cadres vivent globalement 8 ans de plus que les ouvriers. Injustice suprême que celle qui réduit ou enlève le seul bien qu’on ne peut pas acheter : le temps de vivre.

Les « boomers » n’ont connu aucune guerre et peu de mortalité infantile. De quoi se sentir quasi invincibles, mais voilà que ça commence à dépôter fort du côté des copains : cancers, AVC, accidents. Carlos, Jean-François Bizot, Fred Chichin. Ceux qui restent se dépêchent de goûter la saveur d’une peau et le vin frais vermeil… de « profiter de la vie », comme ils disent, alors qu’ils s’étaient jusqu’ici englués dans le boulot, le paraître, les ambitions. Sauf qu’ils ne sauront pas quel goût cela aurait eu avec vingt ans de moins. Sauf que jamais plus ils n‘auront 40 ans, jamais plus ne verront leurs enfants grandir… C’est fait, et ils n’ont rien vu passer.

Alors je pense à ces quarantenaires qui soupirent quand je leur demande « Ca va ? » « Pfff… j’suis crevé ».  « Trop de boulot… » « On vit comme des cons, je voudrais changer, mais faudrait un déclic ». Un déclic du genre cancer ou accident dont ils réchapperont, amochés mais VIVANTS, pour enfin décider de savourer leur existence comme une gourmandise unique ?

ET POURQUOI PAS MAINTENANT ? 

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 22:26

La grève récente des caissières de supermarché qui a forcé certaines grandes surfaces à baisser le rideau a prouvé que ces dames si peu payées, si peu considérées, si surveillées, sont vitales pour que l’entreprise fonctionne (sous réserves qu’elles ne soient pas remplacées par des caisses automatiques, faites gaffe les filles. Problème : le coût en a été lourd pour elles : 16 jours de grève pour des femmes qui n’arrivent déjà pas à vivre avec leur salaire complet, c’est dur. D’où la nécessité de trouver des rapports de force plus efficaces, donc d’autres moyens d’action.

En vrac, quelques idées :

Sachant qu’un tiers du chiffre d’affaires des grandes surfaces est réalisé le samedi, programmer les grèves de caisse uniquement le samedi. 4 jours de grève qui amputent d’ 1/3 l’activité de l’entreprise devraient l’inciter au dialogue social.

Mais toi aussi, ami consommateur, tu peux agir :

Tu trouves qu’il y a trop de suremballages sur un produit ? Enlève les et jette les en vrac dans le rayon.

On veut te fourguer 4 crèmes chocolat et 4 crèmes vanille dans un lot alors que tu n’aimes que le chocolat ? Exige de n’acheter que les crèmes au chocolat. (J’ai testé : la caissière commence à dire « ce n’est pas possible », on appelle le directeur, et comme la loi interdit la vente forcée par lots, il ne peut que s’incliner. Sauf si la vente en lot est assortie d’un rabais).

Ton caddie ( marque déposée) coûte de plus en plus cher ? Exprime ton mécontentement avec le sourire et si possible une dizaine de comparses. Un jour de grosses courses et de queue intense au supermarché, laissez la caissière enregistrer vos courses, que vous laissez sur le tapis roulant ou remettez en vrac dans le caddie.  Lorsque la dame annonce la somme due, soupirez : « C’est trop cher ! Désolé, je ne peux plus. Gardez tout, je renonce. » Et partez, les mains dans les poches. La panique que font dans la comptabilité des dizaines de caddies enregistrés et non payés (ce n’est pas du vol puisque vous laissez tout sur place), la panique que crée l’obligation de dégager les caddies des caisses et  remettre les produits en rayon devrait inciter les responsables de la grande distribution à plus de décence dans leurs prix... et dans leur communication.

Auchan, comme Carrefour et les autres se sont targués d’une belle âme écolo en supprimant les sacs en plastique en caisse. Sauf que ces sacs, depuis des années, étaient en matière rapidement biodégradable (c’était d’ailleurs un argument publicitaire) Ils servaient aussi de sacs poubelle, indispensables par respect pour les éboueurs. Maintenant, il faut acheter des sacs poubelle… en plastique hyper solide et difficile à éliminer. Quant aux sacs de caisse verts « réutilisables en sacs poubelle », ils sont facturés 3 centimes d’euros. Et qui c’est qui s’est fait avoir au nom de l’écologie ? Le client, encore.

Côté écologie et nutrition, voici la dernière pub reçue par mail, une gamme spécialement conçue pour les enfants : du sucré, du gras, du nutritionnellement inutile et cher, de la bonne base pour faire des gamins obèses et le tout en mini conditionnement, bonjour le gaspillage d’emballages ! Je leur ai envoyé un mail furieux pour le leur dire, fais-le aussi ami de la santé et de l’écologie. info@auchandirect.com]

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Enfin, n’hésite pas à boycotter les denrées inutiles : eau en bouteille (celle du robinet est excellente), sodas, plats préparés : 1,50€  le kilo de carottes, 10,50€ le kilo de carottes râpées du rayon traiteur qui a perdu l’essentiel de ses vitamines, ça fait cher de la râpe, et yaourts à boire en petites bouteilles qui n’a d’intérêt qu’en cas de diarrhées avérées (j’ai lu les études scientifiques). Pour les jours de transit normal, un yaourt nature tout bête a plus d’intérêt nutritionnel, pour dix fois moins cher.

Tout ceci va faire baisser le taux de croissance, car le secteur de la grande distribution est important dans le PIB, tout en améliorant TA santé et TON pouvoir d’achat, ami lecteur. Ce qui prouve que ton bien-être ne passe pas forcément par la croissance économique mais plutôt par ton autonomie face aux forces terribles du marché J soutenues par les sirènes lancinantes de la publicité.

 

 

 


martine-ob-se.jpg(casterman/l'internaute, la dernière en stock)
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:42

jeu2.jpgL’humour, politesse du désespoir ? Ou façon de mettre une juste distance avec l’événement pour éviter que les indignations quotidiennes ne conduisent à l’infarctus ? Sourire, jouer, au lieu de s’énerver. Au lieu de répondre à une insulte en disant « Casse toi alors, pauvre con ! »- premier degré, pas une once d’humour- se souvenir qu’à un badaud qui hurlait sur son passage « Mort au con », le Général de Gaulle répondit : « Vaste programme… ». Qu’entendant quelqu’un crier « Connard » sur son passage, Jacques Chirac se précipita, tout sourire et main tendue : « Enchanté, moi c’est Jacques Chirac ». La classe…

Pourquoi s’énerver contre les représentants en salle de bains qui téléphonent deux fois par semaine, alors qu’il est si jouissif de les harceler de questions sur le matériau de la baignoire, la garantie attachée aux robinets et le débit de l’eau avant de conclure « C’est passionnant mais voyez-vous, j’ai décidé de ne plus me laver par solidarité avec les peuples qui manquent d’eau ».

J’ai déjà écrit ici mon agacement devant l’ostracisme contre les hommes seuls dont font preuve tant de clubs libertins. M’agace aussi le « dress code » qui interdit le pantalon aux femmes, dress code extrêmement ringard, car sur la plupart des sites, les femmes sont photographiées en guêpière ou « haut sexy », porte-jarretelles et bas résille occultant totalement l’érotisme délicat de la jupette de tennis et des socquettes blanches, de la blouse d’infirmière ou du treillis militaire (si, si, l’uniforme sur une femme excite certains hommes). Occultant en fait toute imagination, tout jeu…

A quoi bon s’énerver contre ce conformisme ? J’ai préféré téléphoner à un club pour demander si, faute d’hommes seuls,  une femme seule pouvait accaparer trois maris sans que les épouses ne s’en offusquent, si en kilt écossais et ballerines vernies j’avais mes chances, si je pouvais réaliser tel ou tel fantasme (choisis parmi les plus étranges J ) le tout d’un ton badin comme si je discutais du prix des yaourts et des céréales. Plaisir exquis de déstabiliser l’interlocuteur, peu habitué à ce naturel. Le sexe en club est sécuritaire : la pub ne cesse de rassurer l’éventuel client en lui expliquant que tout est fait pour éloigner les importuns, garantir le chic de la soirée, sélectionner une clientèle choisie, permettre de réaliser en toute sécurité ses fantasmes les plus fous. C’est un peu comme le tourisme de masse, l’aventure en car climatisé et hôtels 4 étoiles all inclusive dans lesquels les seuls indigènes présents sont le personnel de service. 

On s’imagine la société libérée, tolérante, mais elle l’est au sens où l’entendait Clémenceau (ou Claudel, les avis divergent) : « La tolérance ? Il y a des maisons pour ça ». Hors les lieux consacrés, jouer au monde dans la vraie vie, débusquer les peurs, se libérer des schémas, c’est autre chose ! Je rêve d’inverser les rôles en abordant des messieurs pour leur proposer un verre. J’en ai parlé à quelques copains qui, quasi unanimes m’ont dit qu’ils détesteraient être abordés de la sorte. « Une fille qui m’aborderait comme ça, naturellement, je me dirais qu’elle doit le faire tout le temps, qu’elle est un peu… spéc… enfin, tu vois… » Oui, je vois.

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 16:58
Un auditeur de RMC, patron d’une entreprise de nettoyage explique comment il augmente le pouvoir d’achat de ses salariés : « En semaine, on travaille pour des entreprises, on peut rien faire. Mais le samedi, on nettoie chez des particuliers. Je demande au gars de nettoyer dans le même temps trois appartements au lieu de deux, et il touche 8€ de l’heure, 30% de plus que d’habitude ».  

Envie de lui faire remarquer que si le gars nettoie dans le même temps 3 logements au lieu de 2, son rendement a augmenté de 50%, pour lequel il ne touche que 30% de plus.  TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS, le summum du progrès social.

Et le type de conclure : « Ca marche, les gars sont contents, et en augmentant la masse de travail, j’ai pu réduire le nombre de salariés. » Eh oui, quand on fait faire des heures supp’ aux gens, ceux qui les font touchent plus d’argent mais ça ne crée pas un seul emploi, ça a même tendance à les réduire.

Et c’est ainsi que le fameux « travailler plus pour gagner plus »  peut aboutir à faire travailler plus des gens qui gagnent proportionnellement moins et à en mettre d’autres au chômage. Glissement pernicieux de la sémantique : il y a encore quelques années « Je gagne plus » signifiait : « J’ai été augmenté ».  !

Jean-Jacques Bourdin n’a pas remarqué ces détails fâcheux. Pas le temps : c’était la pause pub et l’annonce d’un jeu permettant de faire gagner… des climatiseurs aux auditeurs de RMC, à qui on demande de faire « de petits gestes pour la planète » vu que c’est la formule à la  mode, tout en leur fourguant en cadeau des climatiseurs qui consomment de l’énergie  et rejettent plein de calories dans l’atmosphère, merci pour l’effet de serre !

Et au fait, ceux qui gagnent plus d’argent, ils peuvent enfin payer à leurs petits nenfants les pâtes et le lait qui ont si tant tellement augmenté ? Non, ils boivent, si l’on en croit le Top 10 des achats en supermarché : Pastis, eau en bouteille et Coca-Cola! Pour lire la suite du classement voir www.canalblog.com/cf/fe/tb/

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