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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 13:31

Occupée par un livre à écrire, j'ai pas trop le temps de rédiger ici. Heureusement, un pote réfugié au sud de la loire m'a envoyé la diatribe d'un des piliers de bar du bistro de son village. A lire avec l'accent du sud du Massif central et un chouïa de gros rouge dans la voix, genre rocaille:

Môssieur, les grèves, ça coûte cher, alors pourquoi pas les éviter ? Pourquoi prendre une position dictatoriale, du style:" nous ne céderons pas » sans rien négocier avant? C'est une déclaration de guerre ouverte. 

Supprimer les privilèges ! Ca c’est un concept qui excite la hargne du peuple.  Sauf que les privilèges qui coûtent à la France, ne sont pas ces histoires de retraites. C'est du pipo ! Bientôt on reprochera aux balayeurs le coût exorbitant des manches à balais. 

Combien ont coûté les déplacements du président et de ses ministres pour aller serrer la cuillère à l'autre bout de la France à la mère Michu qu'a perdu son mec dans un affreux règlement de compte, ou au chat de la voisine qui s'est pris un pot de fleur sur la tronche, combien ça a coûté Ernest? Seulement en un an, tu peux me le dire? Tout pour que le mec Président puisse montrer sa tronche compatissante au JT de 20 heures( et moi je te le dis il en a rien à foutre, mais rien du tout…) C'est la politique cinéma, comme papa Bush, le mensonge à l'état pur. M'étonne pas qu'ils soient potes!  

 

Des bouchons de plus de 500 kilomètres....Au moment où le prix du baril pète le plafond. Ce serait intéressant de calculer combien l’Etat a encaissé en taxes sur les carburants pendant les grèves. Pain béni pour son déficit ! Plus ça dure plus ça rapporte. Personne n'en parle, c’est tout de même pas innocent, merde alors! Autre calcul à faire: inventaire de tous les matériels volants, terrestres et maritimes, des voitures de fonction, en passant par les motards de la gendarmerie, voitures de promenades pour pervenches en mal de PV, camions des gardes mobiles, Crs, police nationale, police régionale, l'armée de métier et ses deux chevaux à chenilles, les tests AD N, les cameras en vue de nous protéger contre une invasion massive des luxembourgeois, ça coûte combien, tout ça ? 

Voilà ce qu’il faut : chiffrer les dépenses inutiles organisées par ceux qui nous gouvernent et cesser de faire porter le chapeau à ceux qui gaspillent l'eau en prenant une douche, contre l'énorme gaspillage de l'eau par l'agriculture ou l’industrie, notamment l'armement. A quand les vérités chiffrées? Pas celles diffusées sur les chaîne s de TV. LES VRAIS CHIFFRES. 

Ah putain tout ça me donne soif. Remets nous ça, patron! Les Français sont des veaux! De Gaulle l'avait bien dit. On devrait tous être en grève, même toi l'aubergiste, tu devrais, au nom de la France et de tous les Français, refuser de nous servir à boire! Pas vrai les gars? Bon d'accord, je vais me présenter aux élections.  Voilà mon programme : Les économies proposées touchent exclusivement la classe dirigeante: tous à bicyclette, aucun voyage en avion, on remplace les déplacements par les e-mails, les politiques payent leur bouffe, salaires coupés en deux, tous logés dans des HLM, ils vont chercher leur mômes à l'école à pied, et font la queue dans les grandes surfaces. Suppression de la moitié de l'arsenal militaire...On verra si ils continuent à aimer la France, ces enfoirés de mes deux!!

 

 photo empruntées à mon ami Pierrick Bourgault sur son site "Bars du monde", sans rapport avec le diatribeur des montagnes.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 12:47

Le numéro novembre/décembre du Nouveau Consommateur est paru. Avec toujours une foule d’infos sur comment acheter mieux, moins et meilleur. (ouaip, je viens de trouver ce slogan, je vais le vendre à mon vénéré rédac chef !) et comme c'estun numéro pré-Noël, on y parle même de chocolat super bon. Plus des interviews sympas de gens chaleureux. Plus des articles pour comprendre comment on en est arrivé à cette société à la fois si riche de biens et si pauvre en bien-être, pour ne pas dire bonheur. Quelques extraits : 

Page 20 : « Le mal-être au travail comme les catastrophes climatiques relèvent de la même logique : on sait que ce mode de vie est destructeur et pourtant on le poursuit. Car changer suppose de s’affranchir du conditionnement idéologique, psychologique et social. La seule question valable : « Dans quelle société avons-nous envie de vivre ? »  

Page 31 : IS GREEN SO BEAUTIFUL ? (est-ce que l’écologie est si belle ?) 

Green is beautiful… c’est le slogan qui déchire aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley où de nombreuses sociétés bossent à présent sur le « développement durable ». L’écologie prend la délicieuse couleur du dollar…

On roulera vert, on se chauffera vert, on mangera vert, on s’habillera vert, mais toujours autant. Green ne sera réellement beautiful que si que l’écologie instaure plus d’équilibre et d’harmonie. Pas une mode ou une nouvelle addiction, un autre mode de vie. Je laisserai le mot de la fin à un vieil oncle, découvrant Internet : « C’est extraordinaire tout ce qu’on y trouve ! Mais tant d’infos qu’on n’aura pas le temps de lire… tu ne crois pas que c’est trop, est-ce qu’on a besoin de tout ça ? » 

ET POUR FINIR SUR DU GROS : 

Page 10 : COMMENT LA BANQUE DE L’UNION EUROPEENNE FINANCE LE PILLAGE DE L’AFRIQUE 

La BEI est l’institution financière de l’Union Européenne. … En Afrique la BEI est censée intervenir en faveur du développement mais semble l’oublier : ces six dernières années elle a accordé plus de 600 millions d’euros à de grands projets miniers en Afrique, et pas un centime pour l’éducation ou la santé. 

Son unique critère : la rentabilité, sans prise en compte des impacts sociaux ou environnementaux du projet. L’économie africaine ne profite pas du développement de ce secteur, tandis que les populations en subissent les conséquences très lourdes.   

Ce dernier papier est signé Anne-Sophie Simpère. L'aînée des deux filles.

J’aurais bien mis sa photo pour vous donner encore plus de raisons de l a lire , mais je pense qu’elle n’aimerait pas J Son papier vaut la peine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 13:10

Vendredi 16, gare de Lyon, ambiance de foire aux bestiaux, monde fou, des centaines de potentiels voyageurs les yeux rivés sur le panneau d’affichage attendent que le numéro du quai d’embarquement s’affiche.  A peine le chiffre apparu, c’est la ruée. J’arrive à me hisser dans un wagon, et m’assois sur le rebord de la plate-forme à bagages située au milieu de la voiture, bientôt rejointe par une jeune femme. Tous les sièges ont été pris d’assaut, mais l’ambiance est bon enfant. Un monsieur revendique sa place à une dame, celle-ci la rend sans difficulté « Mais je vous en prie, monsieur, je m’étais installée là au cas où, mais si vous avez une réservation, c’est normal que… » Il faut dire que dans ce train s’entassent les voyageurs ayant réservé, plus ceux dont les deux précédents T GV ont été annulés.  Le couloir est bondé de voyageurs assis par terre, dans le bar les tables sont devenues sièges de fortune.

 

Le train démarre, l’atmosphère se détend tout à fait, on craignait un blocage de dernière minute. Voyage peu confortable, certes, les barres métalliques de la plate-forme à bagages impriment des rayures sur mes fesses. Assis par terre, le compagnon de Delphine, ma voisine de plate-forme, a du mal à se concentrer sur son livre car il est constamment enjambé par d’autres voyageurs, mais nous prenons le parti d’en rire et surtout celui de bavarder.  Delphine est journaliste à  « la Provence », quotidien marseillais, alors on discute boutique, difficultés de ce beau métier qu’on continue néanmoins à aimer, lumière incroyable des calanques , dilemme entre écriture et contraintes éditoriales : comment écrire juste et bien quand on vous dit « fais-moi 17 lignes sur tel sujet avec un titre de 24 signes ? » Le formatage devient plus important que le fond, vaste sujet.

 

Un monsieur propose sa place à une dame, qui refuse en re merci ant pour la gentillesse. En temps normal, plus personne ne vous cède sa place. Le même, lorsqu’il se lève pour aller aux toilettes ou dans la voiture-bar prévient : « Prenez mon siège, ça vous reposera un moment. » On convient de faire un roulement- dix minutes chacun-. Bref, c’est convivial.

 

Je tente une échappée vers le bar, par dessus des dizaines de voyageurs plutôt souriants ( il y a quelques grognons, mais minoritaires).  A mon retour, arrêt en gare d’Avignon. Le galant prêteur de places, qui descend là, nous donne définitivement la sienne. « Vous oubliez vos magazines, monsieur ! » l’avertit quelqu’un. « Non, dit-il, je les laisse pour que d’autres en profitent. » - Alors là, bravo ! s’exclame ma voisine.  Il réplique en riant : « Je suis l’Abbé Pierre du T GV  » Je lui demande son nom, il s’appelle Eric. Retenez bien son nom : Eric, l’Abbé Pierre du T GV que je re merci e d’être ce qu’il est : « Ce n’est rien, dit-il avec du soleil dns la voix, c’est juste du partage, mais on a un peu oublié la société de partage, c’est dommage ».

 

Un jeune homme raconte, nostalgique : « Ca me rappelle 1995, mes premières grèves, j’étais minot, on faisait du stop et ça marchait du feu de Dieu. » Je m’en souviens : je m’étais déplacée à vélo sous la neige, ou en stop, et n’avais jamais eu plus d’un quart d’heure de retard à mes RV. A la fin de la grève, alors que le trafic restait quelque peu perturbé, j’avais voulu prendre des gens en stop, ils avaient refusé : « Non merci , on attend le bus. » Fin de crise, fin de la convivialité. 

 

Lundi 19, T GV de retour. Presque personne dedans, c’est un jour creux.  Un passager par rangée, jamais deux côte à côte, pas un mot, pas un bruit. Voyage confortable, mais tristounet et paradoxalement plus long que le précédent. Quelques regards se croisent puis vite se détournent ou se réfugient dans les pages d’un magazine.

 

Pourquoi faut-il être en crise pour que les gens se parlent ?

 

Cela étant, il serait intéressant de trouver un autre mode d'expression que la grève, quelque chose ciblé sur les interlocuteurs ( SNCF et gouvernement) et pas les voyageurs qui ne sont pour rien dans le conflit et ont eux aussi leurs soucis. Précision pour dire que comprendre un conflit ne veut pas dire ignorer ses répercussions négatives. 

 

 

 

 

 

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 11:52

Quelques mots sur les retraites avant de filer à la gare de Lyon dans l’espoir de trouver un hypothétique T GV

 

La suppression des régimes spéciaux est présentée comme une réforme égalitaire. Pourquoi les uns cotiseraient-ils 40 annuités et les autres 37,5 seulement ? C’est oublier que les cotisations des régimes spéciaux sont à un taux plus élevé que les cotisations du privé, et que la validation des annuités ne répond pas au mêmes obligations : dans un régime spécial, il faut avoir effectivement travaillé un an et cotisé sur toute cette période pour se voir reconnaître une annuité d’assurance. Dans le privé, c’est la rémunération qui est prise en compte : 200 heures de SMIC donnent droit à la validation d’un trimestre d’assurance ; une année peut être validée même si elle n’a été que partiellement travaillée. Plusieurs de mes potes ont ainsi eu l’heureuse surprise de voir validé un trimestre entier pour quelques heures de coaching professionnel (super bien payées) données dans une entreprise.

 

Il se trouve que j’ai bossé avec des spécialistes de la retraite il y a quelques années. Tous disaient que l’avenir n’était pas dans la retraite couperet égalitaire pour tous, mais dans la multiplication des possibilités de départ. Des retraites « en sifflet » (diminution progressive du temps de travail à 75, puis 60, 50% etc) avec rémunération mixte salaire + retraite, système qui permet de former son successeur et de se préparer au grand saut dans l’inactivité.  Des retraites liées à la nature du travail : obliger un chercheur passionné et en pleine santé à prendre sa retraite pour cause de limite d’âge alors qu’il a envie de continuer est tout aussi absurde que de pousser jusqu’à 60 ans des gens qui sont usés dès 55 ans.

 

Cette question des retraites cache deux problèmes de fond. Le travail, qu’il faut, dit-on, valoriser. Avez-vous remarqué que les gens qui ont un métier pas pénible physiquement, intéressant intellectuellement et valorisant socialement ne souhaitent pas s’arrêter à 60 ans ? Le pompon appartient aux hommes politiques qui à 80 ans et plus s’accrochent à leurs mandats électoraux parés de toutes les qualités précitées, plus une rémunération bien sympathique et la gloriole du pouvoir. Un bon nombre de chefs d’entreprise ne sont pas non plus des perdreaux de l’année, pas plus que quelques vieilles peaux du show-biz (c’est amical J ) : Henri Salvador, Juliette Greco, Charles Aznavour, Georges Moustaki et tant d’autres n’imaginent pas une seconde cesser de travailler avant leur dernier souffle.  Par contre, une caissière de supermarché, un ouvrier intoxiqué par des produits solvants, un informaticien de hot line et même un prof de collège de banlieue ont envie, ont besoin de s’arrêter tôt s’ils veulent profiter un peu de leurs vieux jours ailleurs que dans un fauteuil devant la TV. La première inégalité du système de retraite n’est pas dans la différence des cotisations, elle est dans l’espérance de vie en bonne santé et dans le plaisir qu’on trouve ou non à son travail où on passe un tiers de son temps au moins.

 

L’autre  problème de fond est la politique Sarkozienne dans son ensemble, qui demande toujours des efforts aux classes modestes et moyennes, et attribue des avantages fiscaux ou sociaux ou plus favorisés, sans s’oublier lui-même au passage. Cet étalage de sa fascination pour les riches et les puissants alors qu’il vous parle avec des tremolos dans la voix de supprimer les inégalités des régimes de retraite a quelque chose d’obscène.

 

En tout cas, ça ne le fait pas dans un pays dont la devise est liberté (fichiers, tests AD N, police omniprésente) égalité (paquet fiscal) et fraternité (monter les uns contre les autres, le privé contre le public, etc)

 

Et c’est peut-être cela confusément, que veulent dire tous les mouvements sociaux actuels.

 

 

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 23:00

Le libertinage, art subtil du XVIIIème siècle ayant été confisqué par des clubs échangistes ripolinant sous ce joli mot une vocation strictement sexuelle et com merci ale, je propose le terme « lutiner ». En hommage à un homme qui me dit un jour « J’ai envie de te lutiner » et Aphrodite sait combien il est doué pour cela.  Aux libertins laborieux, comment ne pas préférer la légèreté des lutins ? 

Lutinage en liberté comme une valse à mille temps….

Au premier temps, lutinage, explorer de nouveaux désirs, se découvrir différent(e) entre d’autres mains, se découvrir multiple, s’émerveiller : « dire que j’aurais pu passer à côté de ça. »  

Au 2ème temps, liberté, oublier le mensonge et les remords. N’avoir plus besoin d’alibi, ni de mentir, ne pas se sentir coupable, ne pas craindre d’être démasqué. 

Au 3ème temps, s'amuser d’être un OVNI au pays de ceux qui ne comprennent pas, de ceux qui "voudraient bien" mais ne peuvent pas. Pas à cause d’eux, bien sûr, mais de leur compagne ou copine ou femme, laquelle, de son côté déplore que son compagnon, copain ou mari soit exclusif et jaloux alors qu’elle aimerait tant aérer sa vie amoureuse.  Etrange comme beaucoup d’ hommes et de femmes aiment se persuader que leur partenaire est jalou(x)se… 

Au 100ème temps, liberté, avoir tant apprivoisé le sexe qu’il n’a plus rien de redoutable et tout de voluptueux, sans les milliers de dents pointues du péché qui mène droit à la mort puis à l’enfer, sans le venin de l’addiction qui mène droit à l’enfer, puis à la mort, comme une drogue dure. 

Puis au millième temps de la valse, quand le lutinage va de soi avec la même évidence que va l’éternelle respiration des vagues, quand il n’est plus esclave de l’excitation permanente, la transgression, l’obsession, l’orgueil… bref quand il ne pose plus question, pouvoir s’ouvrir à mille autres centres d’intérêt, comme un plongeur chevronné est capable d’admirer un tombant de gorgones sans se pourrir la vie avec son détendeur qui fuse, son manomètre couvert de buée ou sa stab  trop gonflée.  (OK, la comparaison est un peu technique, mais je me comprends fort bien, mon apprentissage en autonomie des profondeurs amoureuses ayant été parallèle à celui de la plongée en scaphandre autonome. J )

 

 

 

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 21:59

Jeudi dernier, vu au théâtre « Mon lit en zinc » de David Hare avec Laurent Terzieff. Terzieff est une pure passion depuis que j’ai 20 ans, j’ai vu 9 fois « les émigrés » de Mrozek au temps du Théâtre d’Orsay (après la gare, avant le musée) Il est la seule interview de ma vie où j’ai re merci é le ciel d’avoir pris un magnéto, tant j’oubliais de noter, noyée dans l'eau de son regard, d’un vert clair magnétique. Magnétique, il le reste diablement à 72 ans, avec des attitudes qui le font reconnaître au premier mot mais aussi une capacité à se faire oublier au profit du texte. Terzieff est un sculpteur de mots- son père était sculpteur- et la pièce comportait un certain nombre d’aphorismes dont je citerai le plus drôle :  « Tout le monde meurt après son dernier repas et pourtant tous n’ont pas été empoisonnés »

 

photo Francesca Avanzinelli

Mon lit en zinc raconte le face à face entre un hommes d’affaires, Quin (Terzieff) et Paul, ex-poète et alcoolique repenti. « Je ne bois plus une goutte d’alcool grâce aux Alcooliques Anonymes, je suis guéri. » dit-il en substance. 

-Non, vous n’êtes pas guéri, répond Quin, puisque vous ne DEVEZ plus boire une goutte d’alcool. Etre guéri, ce serait dire : « Je prendrais bien un verre… peut-être deux, puis je m’arrêterai là. » 

Et quand le journaliste veut aller à sa réunion, Quin lui lance : « Vous n’êtes plus addict à l’alcool, vous êtes addict à la culpabilité ». 

« Pour  David Hare estime Terzieff, il ne s'agit pas de savoir si la vie vaut d'être vécue mais de savoir si on veut la vivre et à quelles conditions. »   

Après la pièce, discuté une heure avec le couple d’ amis qui m’accompagnait, sur cette question des dépendances. Que sommes-nous sinon des dépendants ? Alcool, tabac, mais aussi jeu, argent, amour, sexe, travail, pouvoir, nourriture, compliments… (Autre citation : « Les louanges sont comme l’eau salée, plus on en a plus on a soif.) Toutes choses qu’on veut au-delà du nécessaire.  Les prédateurs de l’économie qui accumulent de colossales fortunes qu’ils ne dépenseront jamais, qui ne leur apporteront pas une once de bien-être supplémentaire, sont dépendants du chiffre sur leur compte en banque.  Ceux qui changent de voiture, de mobile ou de montre à chaque saison sont addicts à la nouveauté, chaque achat ne faisant qu’attiser l’envie du suivant. La définition de l’addiction est que la satisfaction du désir ne l’apaise pas mais fait augmenter la dose nécessaire. Jusqu’à la mort pour les drogues dures, jusqu’à la ruine pour le jeu ou la spéculation, jusqu’à la dictature pour le pouvoir.

Nous vivons une société toxicomane dont la seule chance réside dans une désintoxication joyeuse. Joueuse. Journée sans voiture ou sans achat comme proposait Longues jambes, pour le plaisir de s’apercevoir qu’on n’en meurt pas et qu’on se sent mieux exister quand on résiste à la dépendance que lorsqu’on y cède. Journée de masturbation câline pour se désintoxiquer de l’idée que le plaisir et l’amour dépendent d’autrui, pour le plaisir de découvrir qu’on les porte en soi, dans ce qu’on accepte de donner et non pas de recevoir. « Se masturber et payer soi-même son loyer » sont les deux premiers pas vers l’émancipation disaient les féministes des années 70.  Journée sans TV et sans Internet ( sans téléphone aussi, chiche ?) pour le plaisir de sortir et de dire au premier venu, au second et au troisième aussi : « Auriez-vous envie qu’on prenne un café ensemble ? » J’en rêve, je le ferai, pour le plaisir de savoir ce que ressent un homme lorsqu’on lui dit « oui » ou lorsqu’il prend un râteau. 

Il y en a des choses à expérimenter hors des addictions com merciales.

 

PS qui n’a rien à voir, spécial jeunes filles : j’ai commis une nouvelle érotique dans le numéro daté décembre du magazine « Bien dans ma vie » actuellement en kiosque. Intitulée « l’inconnu qui partage ma vie », elle parle du désir retrouvé en prenant de la distance, comme un tableau dont on s’éloigne révèle des richesses inattendues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 15:40

Le Grenelle achevé, tout le monde se fout de l’environnement : dans un an, OGM , pesticides, carburants et nucléaire continueront de polluer ( n’oublions par que si le nucléaire ne produit pas de dioxyde de soufre ou d’azote, il dégage de la vapeur d’eau brûlante et des déchets radioactifs qui s’accumulent) .  Sauver la planète ? Oh ouiiiii !!!! Mais pas question de changer un iota de ma vie pas forcément heureuse mais dont j’ai l’habitude, et changer ses habitudes aïe, aïe, aïe… Comme disait une journaliste d’Europe 1, « c’est dur d’être écolo, moi qui adore les bains » . Se passer d’un bain de 200 litres d’eau, quel l’enfer ! Qu’un africain consomme en moyenne 20 l pour se laver, boire, et faire la cuisine, cette journaliste l’ignore sans doute, c’est fou ce qu’il existe aujourd’hui de gens qui n’ont pas idée de se qui se passe au-delà du périphérique (La meilleure d’un copain : « Viens plutôt chez moi, chez toi c’est trop loin ». Comme je lui faisais remarquer que le chemin de chez moi à chez lui devait sensiblement être aussi long que l’inverse, il rétorqua, superbe : Oui, mais moi j’habite Paris. » ) 

 

Pour en revenir à l’écologie, pourquoi ce tollé contre Chris tine Lagarde ? Le choquant, c’est que cette femme quelque peu « Madame- Figaro –prout- ma -chère » propose aux autres ce qu’elle ne fera jamais elle-même, à savoir délaisser autant que possible la voiture au profit du vélo, de la marche ou des transports en commun. La manie des ministres de sauter dans un avion à tout bout de champ ne donne certes pas l’exemple, et je ne parle pas de Nicolas S. j’aimerais lui faire son bilan équivalent Carbone à ce Président qui déclame tant d’intentions écolos . Mais le conseil en soi de Chris tine Lagarde n’est pas idiot, il aurait été donné par Nicolas H ulot lors d’une de ces soirées « Spécial environnement » qui fleurissent sur toutes les chaîne s (quand je pense qu’il y a 4 ans, on m’a refusé deux projets d’émissions écolos au motif que ça n’intéressait personne…)  tout le monde aurait voté oui au vélo, pedibus et autobus.  87% des français pensent qu’il faut réduire l’utilisation de la voiture. Ce n’est donc pas le conseil en soi qui est à rejeter, mais le fait qu’il est donné par une ministre dont l’objectif affiché est de décomplexer les riches est de réhabiliter l’argent dont on ne savait pas, le pôvre, qu’il était si mal en point dans un pays où les hauts revenus ont progressé sensiblement, jusqu’à atteindre + 172% pour le salaire présidentiel.  Et comment réhabiliter l’argent, notamment des pétroliers : 12 milliards de bénéfices annoncés par TOTAL pour 2005, avant même la hausse du prix du brut. Comment ? En faisant clamer au bon peuple qu’il veut son auto, qu’il veut pas de vélos ! Et tant pis pour l’effet de serre, tant pis pour la pollution génératrice de troubles pulmonaires et de cellules cancéreuses (le 95 sans plomb contient une dose de benzène dix fois supérieure aux doses admises comme cancérigènes), tant pis pour l’épuisement des ressources pétrolières, les générations futures se débrouilleront.

 

Idem pour la consommation. Vouloir un taux de croissance et une consommation toujours plus élevés dans une planète aux ressources limitées est un non-sens. D'ailleurs le bonheur ne se résume pas à un taux de croissance, et  tant mieux, car sur une planète où 80% des ressources sont accaparées  par 20% de la population, ça ferait 80% de malheureux, ce qui est heureusement faux. Sans compter les riches pas heureux.

 

Donc, sachant que consommation et bonheur sont deux choses différentes, sachant que depuis plusieurs années on s’insurge contre la débauche com merci ale qu’est devenu Noël, sachant que les gens ont surtout besoin de considération, de fraternité et de convivialité, valeurs non monnayables, il est réjouissant que 26% des français envisagent de dépenser moins pour les Fêtes. Mais non, les medias larmoient sur la misère de ceux qui ne partiront pas en vacances ou se passeront de foie gras ou de champagne à Noël. N’est-ce pas indécent de s’indigner de ne pas surconsommer, de s’en mettre plein la lampe pour se précipiter le lendemain sur les articles « comment gérer les excès de Noël avant ceux du Nouvel An ? » puis d’acheter des kits de régime hors de prix afin de perdre les kilos laissés par la dinde aux marrons et les chocolats ? Tandis que des pauvres, des vrais, dorment dans le froid, ou alors bravent la mort et la prison pour quitter des pays de misère ou des dictatures hostiles. Où, c’est sûr, il fait chaud et comme dirait Aznavour « la misère est moins pénible au soleil ».   

 

Ca m’énerve, cette incohérence entre la débauche de sentiments et la réalité cynique,  cette façon de larmoyer sur la misère puis de faire un détour pour éviter le mendiant du quartier, ça m’énerve d’entendre un adhérent du MEDEF dire dans le doc « J’ai très mal au travail » : « Autrefois on s’affrontait en faisant la guerre, aujourd’hui c’est dans l’entreprise. » Ca m’énerve de lire sur une affiche de pub du T GV pro : « Ici la guerre économique fait rage, mais elle ne fait pas de bruit. » Ca vous manque tellement la guerre, les mecs ?. Il vous en faut toujours, des terrains de jeux où prouver que vous êtes fort et puissant en écrasant le voisin ? La virilité,  pour vous, c’est toujours la violence ? Ou, plus cyniquement, la guerre ne vous intéresse-t-elle que parce que le marché des armes est le plus lucratif au monde, avant ceux de  la drogue, de la prostitution et de la publicité ?  Et qu'une pub de voiture vous a mis dans la tête « Il a l’argent, il a le pouvoir, il aura la Femme. »

 

Cette société n’est plus immorale, elle est a-morale. Le mot morale semble désuet, presque, au point qu’être honnête, aujourd’hui, rime avec être bête. Exemple : « Tu déclares tous tes revenus ? T’es maso ou quoi ? »

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 00:02

Fou- rire en entendant une journaliste radio raconter sa visite de l’ expo sition  « le Zizi sexuel » (Cité des sciences, Pte de la Villette à Paris, jusqu’à fin 2008) en compagnie d’enfants de 9 à 13 ans. On aurait cru un reportage dans une jungle hostile où l’explorateur tente d’exorciser ses peurs en riant bêtement au moindre frisson de feuilles d’arbres.

 

Contempler la feuille à l’envers, jolie expression pour « faire l’amour », plus guère usitée, dommage, elle ne fait d’ailleurs pas partie de l’ expo .  Le « Zizi sexuel » est une expo didactique, BDisante ( merci Titeuf !)  hygiénique et même psychologique puisqu’on y parle des émois du premier désir et de comment ça fait quand on tombe amoureux. Ca reste néanmoins très technique, résumant le coït à « le garçon met son zizi tout dur dans la fente mouillée de la fille » ce qui,  faute d’émotion et de trouble, amène les personnages de BD à demander: « et ça lui fait pas mal ? »

 

Ceci m’a rappelé une conversation avec un ami : « A 17/18  ans, me dit-il, je trouvais que faire l’amour était très agréable, et j’aurais bien aimé le proposer à mes copines comme un plaisir aussi naturel et sympa que « on se fait une toile » ? Elles se récriaient aussitôt, scandalisées : « Ca va pas, non ? On est copains  ! » Je leur proposais justement parce qu’on était copains , qu’on s’aimait bien, et je n’y voyais aucun mal, au contraire, mais elles ne l’entendaient pas de cette oreille. Celles qui me « cédaient », comme on disait à l’époque, me faisaient comprendre qu’elles acceptaient pour me faire plaisir, parce qu’elles étaient amoureuses et qu’elles savaient que les garçons ont besoin de « ça. » Le «ça » prononcé à mi-voix avec un air mi-dégoûté, mi-sulfureux. »  Cet ami en avait donc conclu que  pour les filles, faire l’amour était ennuyeux, voire pénible, d’où sans doute les soupirs et gémissements qu’elles laissaient échapper. Il a mis des mois à réaliser qu’il s’agissait de manifestations de plaisir!

 

Devenu adulte, comme bien d’autres d’ailleurs, il a un faible pour les « vieilles copines », des ex datant parfois de sa jeunesse avec qui il renoue épisodiquement depuis des années, des amies avec qui, de temps à autre, surgit le désir (mutuel) d’un câlin… L’amitié amoureuse, ce mélange d’amitié et de désir qui engendre des relations délicieuses, sans enjeux, sans rapports de force, est un sentiment précieux. Mais rare. Souvent du fait des filles. Dommage, car la confiance de l’amitié associée à l’altruisme du sentiment amical, permet ce lâcher prise dont on sait qu’il est indispensable au plaisir.

 

Pour en revenir à l’ expo le « Zizi sexuel », les réactions des jeunes visiteurs confirment ce que j’avais déjà constaté : ce qui est dit (ou fait) trop tôt heurte alors qu’il suffit d’attendre l’âge propice pour en apprécier les délices. Une gamine de 9 ans est choquée à l’idée d’un baiser « avec la langue » alors qu’elle y trouvera grand plaisir avec son premier petit copain quelques années plus tard. Même chose pour la fellation ou toute autre caresse, qui ne deviennent voluptueuses que lorsque le corps de l’autre inspire de la volupté, ce qui ne se fait pas en un jour. Prendre le temps du flirt est chose bien exquise. ( Tien s, un alexandrin !)

 

 

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 12:54

Je bosse actuellement avec des gens bien, c’est fou ce que ça me donne la pêche. Partager des enthousiasmes stimule la créativité.  Semer des ondes positives aussi.

Par exemple, l’histoire de cet industriel italien, entendue au JT : Paganini de la pâte alimentaire, il a fait le pari de vivre un mois avec le même salaire que ses ouvriers. Dès le 20 du mois, il s’est retrouvé sans le sou, en a conclu qu’il était impossible de vivre avec si peu d’argent. Il a aussitôt augmenté tous ses ouvriers de 200 euros par mois. Ceux-ci n’en reviennent toujours pas ! 

Sympa encore, l’histoire lue dans "Marianne", de Chumbee, koala érotomane prêté par le zoo d’Edimbourg au zoo de Shönbrunn. Les autrichiens ne disposaient en effet que d’un mâle koala pas du tout porté sur la chose. Chumbee, lui, mange, dort et  fait l’amour (un sage…) à un rythme qui rend admiratif ses gardiens. Et- preuve que bonheur et plaisir sont contagieux - le mâle frigide, au spectacle de cette libido débordante, s’y est mis à son tour. Les femelles koala sont comblées ! Le koala de la photo N'EST PAS Chumbee!

 

 

Sur France Ô, belle remarque d’un journaliste : « Les technocrates devraient voyager un peu, de préférence dans des pays pauvres, pour se rendre compte que l’intelligence n’est pas proportionnelle au PIB. »  Ca va sans dire, mais ça va tellement mieux en le disant ! 

Hilare fus-je en lisant la remarque d’un écolo commentant la propension de Jean-Louis Borloo à proposer une bouffe ou un verre dès que les discussions s’enlisent : « Il a une descente que je n’aimerais pas remonter en Vélib’. » 

Vendredi, interview avec Jeanne Cherhal. Vous savez combien cette fille distille d’intelligence et de sensualité dans ses chansons. Pareil au naturel. Que les farfadets de sa Bretagne natale la préservent de toute tentation de frime,  elle a assez de talent pour pouvoir s’en passer. Elle termine en ce moment une tournée, dernière date à Paris, le 21 décembre. (rens : www.totoutard.com )  

 

Samedi, retournée voir la pièce de la Compagnie Aleph : « Kaléidoscope », devenue aujourd’hui « Requiem enchanté ». Enchanteur. Depuis mon post de juin (Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », 24 juin 2007) le capitaine pirate est devenu maître du temps, et cette transformation donne à cet oxymore (Requiem enchanté) une dimension métaphysique. Si cette phrase vous semble obscure, allez voir la pièce, vous ne le regretterez pas. (www.compagniealeph.com) Après le spectacle, attardez vous au bar avec un verre de vin chilien, pour admirer les aquarelles de René Olivares, peinte au doigt… et au vin justement. Très belles.  

 

En début de semaine, stage de dessin et sculpture. Plaisir sensuel de patouiller dans l’argile et de se mettre du fusain plein les doigts. Plaisir intellectuel de voir le bloc de terre prendre vie et muscles.  Rien à voir avec la retouche photo sur ordinateur, mais je s’amuse bien quand même avec ces outils technologiques qui me font jouer à Andy Warhol, le talent en moins.  

 

 

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 15:04

" Mange quelques zakouskis, je les ai faits moi-même". L'ami russe a des pommettes hautes qui font paraître son visage triangulaire et ses yeux plus enfoncés qu'ils ne le sont. Tout à l'heure, peut-être, tracerai-je avec mes doigts les contours de ce triangle. Pour l'heure, je me souviens d'un crépuscule paisible où J*** s'était allongé sur mon lit pour bavarder. Il faisait très chaud, il était en slip de bain, moi en robe d'été. Il avait le torse étonnamment velu, de véritables bouclettes brunes et denses. Je n'aime pas les poils. C'est donc tout à fait amicalement que mes doigts s'y promenaient. J*** guida ma main. Je la lui abandonnai. Nos deux mains se rencontrèrent sur son sexe, emmêlées, lentes d’abord, puis fébriles. Je les ai regardées faire, jusqu'à la jouissance. Plaisir de voyeuse. Gouttelettes blanches sur les boucles noires, odeur d'amour. J*** m'a souri: "Ils sont bons, tes zakouskis". La phrase, prononcée avec un terrible accent du midi m'est restée. Elle a donné pour toujours à tous les zakouskis du monde, l’exquise saveur du désir en suspens.  Tout à l'heure, je dessinerai du bout des doigts ce visage en triangle...

 

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