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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 13:30

LCI, TV ô combien révérencieuse deviendrait-elle impertinente ? Vu ce matin un commentateur hilare raconter l’incroyable vente de l’Imprimerie Nationale. En résumé : en 2003- sous le gouvernement Raffarin- l’Etat décide de vendre les immeubles de l’Imprimerie Nationale pour 85 millions HT à Carlyle, fonds d’investissement américain. La promesse de vente ne donne lieu à aucun versement d’acompte par Carlyle alors que tout quidam qui achète un immeuble verse normalement 10% de sa valeur pour bloquer la vente. Carlyle ne signe la vente définitive que début 2006, sans avoir déboursé un centime d’euros d’intérêt ou de pénalité de retard, là encore à l’encontre de ce qui se passe normalement, tandis que dans le même temps, la malheureuse imprimerie Nationale est obligée de prendre un prêt-relais pour assumer ses dépenses, prêt qui lui (qui nous) coûte au final 5,3 millions d’euros. 

Bouquet final : en mai 2007, Carlyle revend les immeubles acquis pour 325 millions d’euros HT (certains articles de presse parlent même de 376,5 millions)… à l’Etat, qui va y installer les nouveaux locaux du Ministère des Affaires Etrangères. Ce qui, même si Carlyle effectue d’importants travaux de rénovation sur les bâtiments, constitue une plus-value d’au moins 200 millions d’euros en 4 ans ! L’Etat a été conseillé par le groupe Auguste Thouard (filiale de BNP- Paribas, ndlr) conseil en immobilier d’entreprise. 

L’affaire a été révélée par un article du Figaro faisant suite à la publication du rapport confidentiel de l’Inspection générale des Finances. En effet, l’Etat s’apprêtant à vendre pour environ 600 millions de biens immobiliers histoire de renflouer ses caisses, certains se sont émus des conditions de ces cessions…  

 

Outre la stupeur qui nous saisit devant ce genre de bévue- s’ils sont incompétents, c’est grave, s’ils sont malhonnêtes ça l’est encore plus- l’article du Figaro- pourtant peu suspect d’être révolutionnaire- et le commentaire ironique de LCI (idem) montrent que la « liberté de la presse » n’est menacée en France que parce que nombre de journalistes s’autocensurent. Nous vivons dans un pays, Dieu merci , où on peut recevoir un avertissement, voire être licencié lorsqu’on n’écrit pas « dans la bonne ligne » (je l’ai vécu plusieurs fois) mais rien de plus, contrairement à des pays où dire la vérité expo se à perdre la liberté ou la vie. Donc la première manifestation pour la liberté de la presse, ce devrait être la décision par chaque journaliste de refuser toute « reprise en mains,  et de faire du journalisme. Pas de la com’, pas de l’émotionnel systématique, pas de la collusion politicofinanciaro médiatique, pas du renvoi d’ascenseur : juste du journalisme.

 

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 00:58

Jeux de conquêtes : « L’extrême plaisir de séduire quand on est jeune et qu'on découvre le pouvoir infini que donne sur un homme socialement arrivé une jambe désirable, un sein à peine voilé ou un regard appuyé. Observer les visages tendus des autres joueurs et se sentir soi-même parfaitement calme… (« Le jeune homme au téléphone ») 

Jeux de rôles: « Lia voulait savoir comment baise un sexologue… Ce serait comme un jeu où on a le droit de faire tout ce qu’on veut pendant un quart d’heure. Notamment baiser dans un cabinet médical avec un professionnel du sexe » (Des désirs et des hommes

Mystère du désir : « Elle ne le trouvait pas vraiment beau : dans une foule elle ne l’aurait pas remarqué. Il ne ressemblait à aucun des hommes qui l’avaient troublé dans le passé. Mais en se penchant sur lui, en respirant sa peau, elle sentit le désir la submerger. Son cœur s’accéléra lorsqu’elle commença à parcourir son ventre et ses cuisses de baisers tout légers, jusqu’aux jambes, jusqu’au bout des pieds. » (L’algue fatale) 

Evidence du désir : « Il a baissé la lumière, s’est assis en tailleur sur le matelas et m’a fait signe de m’asseoir face à lui dans la même position. Puis il a pris ma main, l’a posée sur son sexe qui était mince et dur. J’ai souri : « Je croyais que tu n’avais plus envie… - Je sais, mais tu émets des vibrations particulières. Il y a longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Caresse-moi, fais-moi du bien. » Il avait un pantalon de toile fluide, un peu comme un saroual, fermé par un lacet que je n’ai eu aucun  mal à desserrer. En dessous, il ne portait rien et ma main a senti tout de suite sa peau, la chaleur de sa bite légèrement humide à l’extrémité. Nous ne disions pas un mot. Je caressais sa verge, je caressais ses couilles qui roulaient et gonflaient entre mes doigts, si absorbée par le trouble qui me gagnait que j’ai à peine réalisé que ses doigts à son tour me fouillaient. (Les latitudes amoureuses) 

Intimité: Elle s’assoit sur la chaise de la cuisine tandis que Matteo prépare le café. Il est nu, il a des fesses superbes, elle le  lui dit. Il rit, tourne la tête et lui jette un regard affolant de fille, le même regard qu’Adrien, qui la trouble à nouveau.  Il s’en rend compte, recule vers elle, lui met le cul à hauteur du visage, ondule à deux centimètres de ses lèvres. Lola veut l’esquiver, lui ordonne d’arrêter, mais il se frotte à elle, lascif, voire lascive. Elle éclate de rire : « Matteo, tu es une allumeuse, une petite salope d’allumeuse, arrête tout de suite » […] Il la regarde dans les yeux, joueur : « N’est-ce pas que je te plais ? »  Sa bouche est mutine, son sourire provocant. En riant,  Lola le prend à la taille, le force à se lever et lui claque les fesses avec un plaisir extrême, puis elle les lui écarte et y entre la langue. A cet instant, elle aime tout de lui. (Ce qui trouble Lola) 

Imaginaire sans tabous: Elle-même découvrit qu’une clé à pipe porte bien mal son nom mais peut servir à d’autres usages pénétrants, que le silicone liquide destiné à lubrifier les dérailleurs de vélo ouvre à des sports de glisse autrement plus profonds… Bref, du gant de bricolage en fin latex jusqu’aux serre-joints, en passant par les pinces crocodile capables de mordre voluptueusement ses seins, ou le film plastique- d’ordinaire vendu aux pressings pour emballer le linge propre- dont elle emprisonna bien serré Damien, ne laissant à nu que sa verge devant laquelle elle s’agenouilla, la quincaillerie paternelle s’était transformée en antre du plaisir où l’imagination remplaçait avantageusement le côté « hyper realistic » des godes de sex-shop. (Autres désirs, autres hommes ) 

Suppression des « petites cases » : « Tu ne m’as pas enculé… » […]  « Et alors ? Tu n’as pas joui ? -Oh si ! C’était géant…  

-J’avais envie de ça, te montrer qu’un pédé n’est pas qu’un enculé, te sortir de la tête ces préjugés de sexualité primaire dont les hétéros nous affublent et que tu as forcément puisque tu viens, par définition, d’une famille hétéro : tout homosexuel est né d’un couple hétéro, preuve que ce n’est pas héréditaire ! Jouir entre hommes , Stéphane, c’est pouvoir tout faire : se caresser, se pénétrer, chacun son tour prendre ou être pris, se faire mal pour se faire du bien, être tendre ou brutal. C’est goûter nos odeurs et nos jus dont on n’a pas peur parce qu’on a les mêmes. On est semblables, donc on n’a peur de rien. »  (Autres désirs, autres hommes

Découverte de soi : Je n’avais pas peur de grand-chose, excepté de moi, et tu m’as délivrée de cette peur de moi, rendu mes excès adorables. Pourquoi toi ? Parce que. Moment propice, j’y étais prête, mes pérégrinations sur la planète des hommes m’ont autant appris sur moi que sur eux, la vie est une savante alchimie d’instants vécus qui complètent peu à peu le puzzle.  J’ignore ce que sera l’image achevée,  tant mieux. Si je la connaissais, si je la programmais, je crois que je n’aurais plus envie de vivre, les certitudes m’angoissent … (Ce qui trouble Lola) 

Pourquoi tous ces bouts de texte ? Pour répondre à l’étrange question d’un  ami : « Finalement Françoise, ce que tu aimes, c’est baiser ou rencontrer des gens ». ?  Si le sexe n’était que baiser ou jouir, on s’en lasserait vite. Certains s’en lassent vite à cause de cela.  Mais lorsqu’il permet d’affronter les mystères de l’autre et ses propres mystères, ombre et lumière, désirs et répulsions, tendresse et agressivité… quand il ouvre le mental autant que le physique, comment penser « en faire le tour » en une vie ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 18:07

Alleluia ! Le directeur de cabinet du petit Nicolas m’a fait savoir le 29 septembre que son patron a bien reçu ma lettre du 10 juillet (voir post de cette date) et pris note de mes questions. Lettre type, décevante pour un homme aussi hyperactif et réactif quand  vous saurez que  Jean-Louis Borloo, alors qu’il s’occupait des Affaires sociales, avait répondu en 6 semaines à peine, avec de vraies suggestions, à une question autrement plus compliquée sur les droits à la formation. Comme quoi vaut mieux avoir un air bonnasse, la tignasse en broussaille et des costumes froissés pour être efficace que s’agiter comme « Bip-bip » le coyote. 

Bonne surprise, l’émission de Chris tine Ockrent « Duel » vue pendant mes vacances. Jacques Attali, Olivier Besancenot, un chef de PME high tech, un ouvrier de chez Renault et deux députés réfléchissaient sur le thème « La France est-elle riche ? » Et ô miracle, sans être interrompus toutes les trente secondes par un animateur cocaïné comme cela arrive sur d’autres plateaux, sans s’invectiver les uns les autres, en commençant souvent leurs phrases par « Vous avez raison, mais… »  les uns et les autres sont arrivés à une conclusion unanime, réconfortante en ces temps où on ne parle que de faillite : « La France est un pays riche, plutôt favorisé, c’est le 3è pays au monde où les investisseurs aiment s’installer du fait de notre productivité et des atout du pays. Le problème est que ces richesses sont mal réparties. » Les idées pour mieux les répartir différaient ensuite selon les participants, entre l’augmentation des salaires demandée par Besancenot et la distribution de stock-options aux salariés préconisée par le chef de PME, mais au moins cherchaient-ils à réduire les inégalités. 

Le mot de la fin appartenait à l’ouvrier : « Vous êtes sur une autre planète que moi. Je travaille en équipe depuis 25 ans, une semaine je me lève à 4h du matin, l’autre je rentre du travail à 23h. Chez nous les gens ne profitent pas de leur retraite parce qu’ils meurent jeunes. Alors on n’a pas envie de faire des heures supplémentaires, on ne veut pas travailler jusqu’à 65 ans. On est fatigué »  Voilà qui remet les pendules à l’heure …  

D’ailleurs, 35h par semaine est une durée légale du travail, pas une durée effective (vu l’existence des heures supp’ payées ou non) et jusqu’à une date récente, de l’abolition de l’esclavage à l’interdiction du travail de nuit pour les enfants, puis à la réduction de 50 à 45 puis 40, 39 et enfin 35h, la réduction du temps de travail légal était considérée comme un progrès, signe de modernité et de productivité accrue.

J’ai trouvé sur ce site  http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm les chiffres suivants dûment sourcés, qui prouvent qu’on n’est pas les feignants que certains disent. Avec en plus une productivité de plus de 41 € par heure travaillée, contre 32 € pour les anglais.  

 

Durée effective du travail par semaine dans différents pays  

 

 
Pays

 

 

Ensemble des
emplois

 

 

Emplois à
temps plein

 

 

Emplois à
temps partiel

 

 

Taux de
temps partiel

 

 

Année

 

 

France

 

 

36,3 h

 

 

39,0 h

 

 

23,2 h

 

 

17,2 %

 

 

2005

 

 

Allemagne

 

 

33,6 h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2005

 

 

Danemark

 

 

35,1 h

 

 

 

 

 

 

 

 

21,6 %

 

 

2005

 

 

Espagne

 

 

33,2 h

 

 

35,5 h

 

 

16,4 h

 

 

12,4 %

 

 

2005

 

 

Grande Bretagne

 

 

31,7 h

 

 

37,2 h

 

 

15,7 h

 

 

25,5 %

 

 

2005

 

 

Italie

 

 

36,2 h

 

 

 

 

 

 

 

 

12,7 %

 

 

2004

 

 

Pays-Bas

 

 

29,2 h

 

 

36,9 h

 

 

18,9 h

 

 

44,0 %

 

 

2005

 

 

Suède

 

 

36,1 h / 30,1 h

 

 

 

 

 

 

 

 

20,3 %

 

 

2004

 

 

Usa

 

 

33,8 h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2005

 

 


Sources :
France : Insee (insee.fr) - Enquête emploi 2005 - IP1070
Allemagne: Statistisches Deutschland (destatis.de) Statistische Jahrbuch 2006 - Arbeitsmarkt 3.7 Wochenarbeitsstunden
Danemark : Statistics Denmark (dst.dk - statbank.dk) séries atr1 - aku10
Espagne : Instituto Estadistica (ines.es) - Population active, séries 1.4 - 3.79 - 3.80
Grande Bretagne : National statistics (statistics.gov.uk) Labour market, séries ybuy - ycbe - ybvb - ycbh
Italie : Istituto di statistica (istat.it) - Annuario statistico 2005 - Lavoro - Ore effettivamente lavorate
Pays-Bas : Centraal Bureau voor de Statistiek (cbs.nl) Statline : arbeidsduur
Suède : Statistiska centralbyran (Statistics Sweden) (scb.se) Statistical yearbook 2006, tableaux 329 et 337 - Women and men in Sweden 2004
Usa : Bureau of labor statistics (bls.gov/ces) table B-2 Average hours and earnings (empsit_ceseeb2) 
 

 

PS. Certains trouveront sans doute que je parle plus assez de sexe. Je n’ai pas dit mon dernier mot sur le sujet, bien au contraire, mais je ne veux pas fournir du sexe comme un fonds de commerce commode. Juste en parler quand c’est un plaisir, un désir.

 

 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 19:29

J’avais lu le livre,  pas un chef d’œuvre  littéraire mais une écriture nerveuse et efficace de pubeux, je suis allée voir le film.  99 francs.  Nerveux et efficace aussi, Yan Kounen le réalisateur s’est éclaté en effets spéciaux.  Jean Dujardin tente d’être aussi laid et odieux que Octave/ Beigbeder, son personnage. Il réussit  pour le côté odieux,  moins pour le côté laid en raison d’un terrible handicap : dès qu’il sourit, on reconnaît le sourire Dujardin,  celui de Brice de Nice, d’OSS et même de Chouchou. Un sourire craquant, c’est sans doute un gros avantage dans la vie, mais pour faire l’acteur, quelle plaie !   

Sur le fond, une phrase résume à merveille le cynisme de la pub : « Vous économiserez des années pour vous offrir la voiture dont je vous aurais donné l’envie, et quand vous pourrez la payer, je l’aurai déjà démodée. »  

Certains trouveront le film caricatural : il l’est dans la mise en scène déjantée, mais le mépris pour les « vrais gens », l’enculage de mouches pour choisir le fond où sera filmé le pot de yaourt, la misogynie, la fausse désinvolture qu’on appelait « dérision » dans les années 80/90, si follement tendance, tout est vrai. Et follement triste. Dujardin/Octave n’en finit pas de saigner du nez et de vomir en sniffant sa  poudre, fébrile et hyperactif comme il sied de l’être pour avoir l’air vivant dans certaines entreprises… ou sphères politiques.  Ce n‘est franchement pas gai, même si je continue à penser que Beigbeder a fait un fonds de commerce bien lucratif de ses états d’âme de pubeux qui voudrait qu’on l’aime et le trouve intelligent… N’a qu’à le faire,  au lieu de se plaindre et d’en toucher des royalties qui financent ses doses.  

Ne plus râler, agir.  Au lieu de gémir contre le manque de temps,  l’utiliser mieux.  Exemple : le blogueur débordé culpabilise parfois : « Trois jours que je n’ai pas mis de posts ? Je vais décevoir mon fidèle lectorat ! »  En réalité, le fidèle lectorat est lui aussi débordé, ne serait-ce que par l’abondance de blogs qu’il n’a pas le temps de lire, sinon il y passerait sa vie (certains y passent leur vie…)  Donc,  laisser  respirer le lecteur en ne lui fournissant qu'un ou deux posts par semaine, pour lui laisser le loisir de picorer à son rythme sans avoir l’impression de manquer quelque chose. Je l’ai compris quand une amie de retour de vacances s’est exclamé : « J’ai pris un de ces retards de lecture  sur ton blog ! » Elle l’a récupéré durant ces dix jours de vacances où je n’ai rien écrit. Pas la seule d’ailleurs. Ce qui me conforte dans l’idée qu’on se contraint parfois à des choses qui nuisent aux deux parties.  Un jour, j’avais dit à ma mère que les réveillons familiaux de Noël n’ennuyaient ; « Toi aussi ? a-t-elle répondu. De ce jour, fini la corvée, nous avions choisi de nous voir quand nous en avions envie et pas forcément aux fêtes carillonnées.  

 

Gagner du temps…Parce que je tiens à entretenir les amitiés, j’appelle régulièrement des amis qui s’exclament : « J’allais juste t’appeler ! » J’ai décidé de les prendre au mot, de les laisser m’appeler.   Selon l’expression d’un copain « de  leur laisser de l’espace pour qu’ils aient envie de le combler » Ou plus poétiquement comme m’a dit un jour Gébé à qui je me plaignais du manque d'attentions des gens en général et des hommes en particulier : « Ils ne pensent pas à t’en donner, parce que tu en débordes. Donne t-on à boire à une source ? » 

Avec tout ce temps gagné, je vais écrire un livre J

 

 

 

 

 

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 11:29

Coucou, me revoilou! Vu la montagne de courrier et le boulot qui m'attendent, j'écrirai ici plus tard, mais voici cependant quelques infos reçues d'honorables correspondants qui valent le détour.

LE TROU DE LA SECU, QUEL TROU?

- Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 7,8 milliards
- Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécurité Sociale,
n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 3,5 milliards
- La partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 1,6 milliards
- La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la
Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 1,2 milliards
- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 2 milliards
- Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés : 2,1 milliards
 Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d’Euro.
Donc, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains
hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout
honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003. Il y a fort à parier qu’ils sont à peu près similaires pour les années qui suivent, puisque le précédent quinquennat, c’était 2002/2007, avec les mêmes politiciens et administrateurs qu’aujourd’hui.

A rajouter au texte reçu : chaque fois que l’Etat exonère de charges sociales les entreprises dans l’espoir de les inciter à embaucher ( J ), il est censé verser l’équivalent desdites charges à la Sécurité sociale. Mais, vu la dette publique, il ne le fait pas : et encore quelques milliards soustraits au budget de la malheureuse Assurance maladie.  

 

 

 

 

 

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:08

 Je suis enfin partie en vacances,  trop débordée pour écrire ici. A la place d'un billet, voici un extrait d’un « Manuel d’économie domestique à l’usage des jeunes femmes » envoyé par la fille d’une amie, scotchée que ces conseils ne datent que du début des années soixante. Trop de jeunes femmes ignorent qu’en 1965 encore, une femme n’avait pas le droit de travailler ni d’avoir un compte en banque sans l’autorisation de son mari. S’il n’y avait pas eu les féministes, s’il n’y avait pas eu 68, leur vie ressemblerait sans doute à celle des femmes des années 20, 40, 60…

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS
S'il rentre tard à la maison ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELL E.
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Si vous avez des petits passe-temps, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui en parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes .
A LA FIN DE LA SOIRÉ E.
Rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s'il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI,
il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT,
acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui d’une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE PRATIQUE MOINS COURANTE, montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux. 

VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ce, je vous retrouverais à mon retour. Croisez les doigts pour mon soleil, je suis en manque sérieux :)

 



 

 

 

 

 



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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 12:36

Le facteur lit-il mon blog ? Toujours est-il que ça y est, les guichets du fond acceptent les opérations postales et non plus bancaires (cf « le facteur ne sonnera plus deux fois) et la boîte jaune va être remplacée par une grande boîte- toujours à l’extérieur, peuvent pas creuser une fente dans un mur tout neuf- capable d’accueillir les paquets. Waouh ! C’est à ce genre de choses qu’on se dit qu’on a encore un pet de pouvoir sur l’existence… 

L’idée force, c’est de trouver le maillon faible, de les frapper là où ça fait mal. Sur leur image de marque pour certaines entreprises, sur leur orgueil de mâles sur certains crétins. Dans l’Antiquité, les femmes grecques menées par Lysistrata ont arrêté en sept jours la séculaire guerre du Péloponèse en faisant la grève de l’amour. Privés de repos du guerrier, les guerriers ont cessé de l’être… guerriers, et la paix a été signée. 

Pas sûr qu’aujourd’hui une telle menace soit efficace pour stopper les dégâts de la mondialisation (je précise pour les gens qui me serinent « tu peux pas empêcher la mondialisation, c’est un FAIT » que je ne veux pas l’empêcher, c’est plutôt sympa de se dire qu’on habite sur la même planète et qu’on pourrait tous s’y éclater ensemble, peaux de toutes les couleurs mêlées, cuisines de tous les continents échangées, cultures et inventions mises en commun. Ce que je ne veux pas, c’est qu’une poignée de gens se croient les maîtres de cette mondialisation sur le seul critère de l’ARGENT). 

 L’argent, voici leur maillon faible. Et notre maillon fort, c’est de leur en fournir ou pas. En achetant ou pas. La merde, même en solde, même dans un packaging d’enfer avec des hologrammes et un cadeau surprise reste de la merde mais nul n’est obligé de l’acheter. La TV débile que vous regardez honteusement en vous prétendant fan d’ARTE ou de Planète dans les sondages, comme les lecteurs de VOICI prétendent lire ce canard- d’ailleurs hilarant- uniquement chez leur coiffeur, c’est drôle qu’il s’en vende plusieurs centaines de milliers d’exemplaires par semaine , nul n’est forcé de la regarder, pas même besoin de se lever pour éteindre, la télécommande a supprimé le dernier exercice physique naturel qui restait à l’homme moderne. 

 

 

 

Les bouteilles d’eau en plastique qui encombrent les décharges, coûtent cher en pétrole pour les fabriquer et en carburant pour les transporter n’existent que parce qu’elles sont achetées, paradoxe dans un pays où l’eau du robinet est très bonne sauf dans quelques régions fortement polluées par les pesticides et nitrates, il suffit de la laisser une heure à l’air libre dans une carafe pour éliminer l’odeur de chlore.   Les flacons de gel douche en plastique qui…. (voir plus haut, c’est comme pour les bouteilles) n’existent que parce que le gel douche a remplacé la savonnette, alors que celle-ci lave sans décaper (les gens qui ont des peaux « de crocodile » les voient s’adoucir en quelques semaines s’ils remplacent le gel douche par la savonnette) dispense d’acheter un lait hydratant si on la choisit riche en corps gras, et se rince mieux, d’où économie d’eau simple et sans douleur. REHABILITONS LA SAVONNETTE et faisons nous plaisir en en choisissant de jolies, sensuelles, naturelles et douces, se savonner à deux sous la douche reste un grand plaisir, et un jeu (tu auras un gage si la savonnette t’échappe des mains). 

Oui, mais si j’achète des savonnettes, je renonce à mon gel douche Ushuaïa,   et Ushuaïa, c’est écologique, non ? No problem. La marque Ushuaïa n’appartient pas à Hulot mais à TF1 qui en tire de substantiels bénéfices. Rien d’écolo là-dedans, que du marketing…  

 

La savonnette, mine de rien, est comme l’aile du papillon, capable de bouleverser la face du monde sans en avoir l’air.

 

 

 

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 10:25

Extrait d’un roman  commencé, jamais achevé. Du désir sans prononcer le mot, ni dire sexe, mouiller ou bander. Ce pourrait être un jeu : écris un texte érotique sans utiliser tel ou tel mot.  Histoire de titiller son imaginaire et de sortir des bites triomphantes, chattes humides, fentes voraces et autres queues longues et  dures. J 

 

« En ce temps là, l'été avait de luxuriantes libéralités. Je veux dire par là qu'il ne livrait pas chichement quelques rayons de soleil, sitôt payés d'un orage ou d'un incendie de forêt. Il savait s'épanouir dans des chaleurs lourdes qui nous baignaient de torpeur la journée durant. Mais à la nuit montante,  à l'heure où les cigales se font moins lancinantes  et la lumière plus douce, la chaleur emmagasinée sur la peau nous rendait sensuelles. C'était l'heure où, jeunes filles, nous étions prêtes à tous les abandons. Blottie à l'avant de la voiture, entre Jean et Benoît, je sentais leurs corps se crisper à l'entrée des virages et j'aimais le mouvement de leurs muscles à travers le fin coton des chemisettes. Les crissements des pneus, qui me faisaient à chaque fois redouter un dérapage fatal dans le ravin, m'incitaient à serrer mes cuisses très fort l'une contre l'autre. Je me sentais partagée entre l'appréhension de l'accident et l'excitation de mon corps, sans arriver à bien démêler les deux sensations

Je fus cependant soulagée lorsque Jean ralentit et emprunta un chemin en pente qui descendait sur la plage. La nuit était claire et douce, la lune aux deux tiers. Je regrettai un peu qu'elle ne fût pas pleine, pour la perfection de l'image.  Nous fîmes quelques pas. Nos pieds s'enfonçaient dans la fraîcheur du sable. La mer était très calme, à peine frangée d'une écume silencieuse. Les deux garçons m'avaient gardée entre eux deux et nous marchions, bras dessus, bras dessous, sans un mot. Tous deux se regardèrent, et je compris. »  

 

A lire aussi, « Les Vaisseaux du cœur » de Benoîte Groult, un des romans les plus vrais et les plus libres sur le désir féminin, désir joyeux, impérieux et subtil. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 12:45

Entendu il y a quelques jours, sur France 2 : « Alors que les caries régressent, les enfants ont de plus en plus de fissures dans l'émail de leurs dents. En cause, l'abus de boissons gazeuses au pH acide qui attaquent ledit émail. »

Illustration de l'incisive attaquée par les petites bulles, discours du dentiste sur ce fléau menaçant nos chères têtes blondes (et même les brunes)? On attend la prescription : « Pour la santé de leurs dents, réduisez la consommation de sodas et boissons gazeuses », mais pas du tout ! Notre cerveau et les quenottes des générations futures doivent être disponibles pour Coca-Cola. Conclusion du reportage: « Buvez du lait après le soda pour neutraliser l'acidité » « Dans l'avenir, la génétique devrait résoudre ce problème ».    

C'est tellement plus simple comme ça : le soda te bouffe les canines, modifie génétiquement tes dents ! »  « Le café te donne mal à la tête, fais toi trépaner et sirote ton express. »  Cet été aux Francofolies de la Rochelle, l'alerte sur les risques d'une sono trop forte n'a pas incité les organisateurs à baisser le volume, mais on a eu droit à une distribution gratuite de bouchons d'oreille.  

 

Entendu sur RMC : une femme proteste contre l'idée de Brice Hortefeux de soumettre les travailleurs immigrés à des tests AD N pour vérifier si les enfants qu'ils veulent faire venir en France sont vraiment les leurs.

" Savez-vous que dans les familles françaises, à partir du 3è enfant, il y a 8% de chances que le mari ne soit pas le père de l'enfant? Ca alors, mais d'où vient cette info ?  Y-a-t-il des tests clandestins d' AD N sur les nourrissons de troisième rang ? Des questionnaires dans les maternités où la mère coche la case « le père de mon enfant n'est pas mon mari ? »  

Qui a mouchardé sur la vie intime des mères de famille  ??? La puce de la carte bleue, le pass Navigo, une caméra cachée ou un prêtre trahissant le secret de la confession?

Comme disait Boris Vian "Il y a deux façons d'enculer les mouches: avec ou sans leur consentement."

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 13:00

Les travaux ont duré plusieurs mois : « Vous allez avoir une poste magnifique, toute moderne » assuraient les ouvriers du chantier. Cet été, c’était la balade de midi des badauds, juste après le café. On s’arrête, on hume l’odeur de ciment frais (je ne sais pas pourquoi, cette odeur m’érotise…), on jette un coup d’œil à l’intérieur pour essayer d’imaginer la topographie future, on se souvient du magasin vétuste qu’il y avait là autrefois. 

Le jour de l’inauguration, il y avait foule… de curieux pour découvrir la merveille annoncée. En entrant à droite, un espace nommé « boutique » avec des cartons de toutes tailles pour les colissimo, des enveloppes pré timbrées, des stylos billes décoratifs, des cartes de vœux, des gadgets pour les enfants. Plus loin, une hôtesse orientait les clients vers les automates. J’avais une lettre recommandée à poster, je me suis précipitée vers les guichets du fond, l’hôtesse m’a arrêtée : « Que voulez-vous faire ? –Poster un recommandé. – Ce n’est pas aux guichets, les guichets c’est la Banque Postale. –Où est le guichet pour le courrier ? – Il n’y en a pas, adressez-vous à la boutique. »  

La préposée de la boutique m’expliqua en effet qu’elle était désormais la seule à assurer un service postal, en plus de la vente de babioles : « J’ai insisté pour le faire, après tout c’est notre métier, mais seule, va y avoir la queue et les gens vont encore dire qu’on n’est pas efficace. » 

En sortant, j’ai cherché une boîte à lettres pour un petit paquet. L’hôtesse s’est précipitée : « Vous cherchez quoi ? –Une boîte à lettres. –Euh… Il n’y en a pas, on ne l’a pas reçue, alors c’est moi la boîte, donnez-moi votre colis. » 

La boîte est arrivée deux jours plus tard, une boîte jaune comme il y en a dans la rue, hâtivement fixée sur un socle en bois. Bien entendu, les paquets ou les lettres volumineuses n’y entrent pas. Les concepteurs de la Poste ultra-moderne ont tout simplement oublié la fente large et accueillante (oui, je le fais exprès…) de toute Poste digne de ce nom, capable de recevoir les colis de tous formats.  

 

Pas de guichet pour le service postal mais trois guichets pour vendre des produits financiers, pas de boîte à lettres, pas de personnel, rien que des automates…. Quel résumé fascinant de la modernisation…

 

 

 

 

 

 

 

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