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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 18:06

Ca se discute,  l’Arène de France, et d’une façon générale toutes les émissions de plateau fonctionnent sur le même schéma : une question, et des intervenants « pour » ou « contre ».  Sur le mode « Faut-il… ne faut-il pas ? »

 

 

Faut-il avoir peur des pédophiles, faut-il investir dans l’immobilier, faut-il croire à l’amour, réformer l’éducation nationale, interdire la prostitution, expulser les immigrés …  En deux temps, trois mouvements- sur certaines émissions particulièrement peuplées, chaque intervenant dispose d’environ deux minutes trente pour trancher - on demande de prendre position et de dire la norme, qu’elle soit classique ou iconoclaste, mais surtout d’asséner une réponse !

Lundi dernier, on m’a demandé de répondre en deux minutes à la question « Pour ou contre la distinction entre jouissance clitoridienne  et  vaginale ? » l’essentiel étant de choisir entre les deux. Ma première réaction, vous vous en doutez a été de dire « Pourquoi choisir quand les deux existent et se complètent si bien ? »

Mais non, il fallait prendre position, c’est le cas de le dire, et c’est en pensant aux positions que j’ai opté pour la clitoridienne, plus commode à mettre en œuvre partout, discrètement au bureau si on ne tape que d’une main sur son clavier d’ordinateur, au restaurant sous la nappe,  dans le métro contre la barre centrale, j’en passe et de plus osées J .  La clitoridienne a aussi l’avantage de permettre de jouer avec des hommes réfractaires à la capote ou des hommes à la virilité défaillante mais plein de doigté.».  Elle est aussi l’amie des vibromasseurs ( le terme sex-toy m’insupporte, osons dire gode et vibro), la camarade des ébats saphiques.

 

 

D'ailleurs, pourquoi choisir ???? Je veux le beurre, l’argent du beurre et le cul du crémier,  le menu fromage ET dessert,  et même, comble de l’ambition, plaisir ET tendresse, jouissance ET caresses. Bref, on n’est pas des bêtes ni des ordinateurs en mode OU/OU.  Et s’il est si difficile de trancher (aïe !)  cette question simple, imaginez combien les grands débats de société précités mériteraient un traitement plus nuancé que les sempiternels « Faut-il… ne faut-il pas. »

 

 

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 14:02

345 millions d’euros, c’est le coût estimé des dégâts du cyclone qui vient de ravager les Antilles. Difficile à visualiser, 345 millions d’euros, disons que c’est beaucoup d’argent.

Mais qu’est-ce à côté des 345 MILLIARDS d’euros que la Banque européenne vient d’injecter dans les circuits financiers pour éviter un krach boursier de grande ampleur ?

 

 

Krach compréhensible, même s’il est complexe. En schématisant : depuis les années 70, le taux de croissance mondial de l’économie productive, celle qui fabrique des biens et fournit des emplois, ne dépasse pas 4,7%,  ce qui est logique, signe que la majorité des pays ont atteint un niveau de développement qui n’exige plus une croissance effrénée. Les taux de croissance élevés viennent des pays dits « émergents » (Chine, Inde) et des pays d’Afrique de L’ouest (taux moyen de croissance 5,9% et même 7,4% pour la Sierra Leone) pays pauvres s’il en est.  Le bonheur matériel- et a fortiori spirituel- n’est pas proportionnel au taux de croissance.

 

 

Mais, face à cette économie productive à 4,7% de croissance annuelle existe une économie boursière exclusivement monétariste dont les acteurs exigent des taux de rentabilité de 15 à 20% par an en spéculant (achat/vente, achat/vente) sur la valeur d’actions dont la hausse ou la baisse est totalement déconnectée de l’économie réelle. Toute l’absurdité de ce qu’on appelle le néolibéralisme est résumée dans ce pari : distribuer 15% de dividendes quand l’économie productive en fournit 5%.

 

 

Ces dividendes ne sont pas réinjectés dans l’économie productive mais dans les circuits financiers qui fonctionnent en circuit fermé : 93% des mouvements d’argent, aujourd’hui, se situent hors de l’économie de production. S’y ajoute l’injonction faites aux plus pauvres de s’endetter : « Un pays qui s’endette, comme les Etats-Unis, est un pays qui a confiance, je veux une France de propriétaires » qu’il disait, le petit Nicolas. Ben voila que les américains surendettés ont du mal à rembourser, que certaines créances immobilières sont devenues si incertaines que les banques les fourguent en catastrophe et en catimini ( via des « fonds ») à des investisseurs et des petits porteurs qui découvrent que leur portefeuille qu’ils pensaient si rentable contient des lézards… et vendent en panique.

 

Plus de liquidités pour les rembourser, panique sur les marchés financiers, heureusement que la banque mondiale et la banque européenne, toujours si promptes à pleurer misère lorsqu’il s’agit d’investissements productifs, deviennent généreuses lorsqu’il s’agit de sauver ce système d’argent facile dont une poignée d’ hommes tiennent les rênes.

 

 

345 MILLIARDS d’euros ! La planche à billets a dû chauffer ! Avec des conséquences (inflation, renchérissements des crédits) que je n’ai pas la compétence d’évaluer.

 

 

Mais une chose est sûre : on a perdu là une occasion- kamikase peut-être, mais peut-être aussi salutaire pour la planète et pour les hommes - de mettre en faillite un système dont tout le monde sait qu’il ne peut pas, qu’il ne doit pas durer.

 

 

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 18:02

Occupée à écrire une nouvelle érotique commandée par un magazine féminin, j’ai mis spontanément en scène un prof de philo plein de charme. C’est du vécu. Pas forcément le prof de philo, mais le fonctionnaire. Défense et illustration sociologique des fonctionnaires et assimilés, genre agents d’EDF au sex-appeal survolté ou amis d’Air France aimant s’envoyer en l’air. 

Au cours de mes pérégrinations personnelles ou professionnelles au royaume de l’érotisme, j’ai plusieurs fois constaté que les plus joyeux, les plus déjantés, les plus libérés de tabous obsolètes,  en deux mots les meilleurs amants appartenaient à cette confraternité que j’appellerai la Fonction Publique (et assimilés). Je me souviens notamment d’un dîner/interview en compagnie d’un adepte des pratiques les plus extrêmes qu’il mimait au cours du repas sans le moindre souci du regard effaré que lui portaient les serveurs en gilet- car le monsieur m’avait conviée dans une célèbre brasserie- et de mon amusement lorsque ce monsieur, professeur d’université de très haut niveau, m’avait détaillé les fantaisies tout aussi surprenantes d’un de ses collègues. 

« L’enseignement supérieur prédispose-t-il aux libidos marginales autant qu’excitantes » ? A cette question ô combien professionnelle, mon interlocuteur répondit en m’expliquant qu’on n’est pas érotomane parce que professeur d’université, mais que la fonction publique permet d’assumer conjointement un métier des plus sérieux et des fantaisies débridées : « Vous comprenez, dit-il, nous sommes recrutés par concours anonyme, sur notre seule valeur intellectuelle. Pas d’enquête de vie privée, pas d’entretien d’embauche inquisiteur. La Fonction Publique, madame, respecte la liberté individuelle autant qu’elle a le souci du service public . » 

Mon cœur d’ex-percepteur bondit à cette fière affirmation, d’autant que, je le confesse, le ministère des finances regorge de fonctionnaires aussi dévoués à la cause amoureuse que pointilleux sur la réglementation, c’est dire… et bien réjouissant. A quoi cela tient-il ? La réponse m’a été donnée par l’un d’eux : « Les salariés du privé investissent leur énergie, donc leur libido, dans la compétition professionnelle. Celle-ci existe peu dans la fonction publique, vu le système de notation et le niveau modéré des salaires. Nous gardons donc notre libido pour notre vie personnelle, qu’influence le souci du «  service public  » : «  Traiter chaque cas avec conscience et minutie, sans contrainte de rentabilité, en prenant tout le temps qu’il faut. »  

Que voilà un beau programme lorsqu’il s’applique à l'érotisme! Et voici pourquoi nombre de fonctionnaires sont d’excellents amants. 

Amoureux du plaisir et du temps de vivre, insurgez-vous contre les projets gouvernementaux de réduire le nombre de fonctionnaires. Non seulement on a besoin d’enseignants, de chercheurs, de médecins, de personnel soignant, d’éducateurs, de postiers… pour garder à la société une organisation humaine, mais en privatisant les entreprises et les services publics, c’est à la libido de la nation qu’on s’en prend. Déjà que les pesticides altèrent les spermatozoïdes!

  

 

 

 

 

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 22:10

Le mercredi soir, je me plante sur France 4 pour Taratata. Nagui, je l’ai supporté dans ses délires d’animateur de « N’oubliez pas votre brosse à dents », qui amusaient mes filles quand elles étaient petites, et m’énervaient quelque peu mais bon… une gentille môman se laisse entraîner à bien des dérives par sa progéniture. Puis je l’ai perdu de vue. 

Retrouvé sur sa reprise de Taratata en 2005, sur la TNT. J’adore cette émission où on peut voir des gens en live, comme il dit, mais surtout des gens de talent. Je suis admirative de la scène actuelle- chanson française ou rock de partout- où les musiciens débordent d’énergie, d’humour, et de bons titres, alors que la scène littéraire est peuplé de trentenaires dépressifs et quelque peu narcissiques. Ils ont compris, ces musiciens, que «  sans travail, le don n’est rien qu’une sale manie ». Les groupes comportent de vrais instrumentistes, les paroliers peaufinent leurs textes, ce qui n’empêche ni la décontraction, ni la légèreté, jamais insoutenable n’en déplaise à monsieur Kundera. 

Ce soir, j’ai vu une rediff, été oblige. Jeanne Cherhal (dont j’ai déjà parlé ici, cette fille est merveilleuse), JP Nataf, Trust, Tryo, rien que du bon, cornaqué par un Nagui qui sait mettre en valeur ses invités, a potassé leurs fiches, et lance de temps à autre quelques remarques qui me le rendent politiquement bien sympathique. Ajoutons qu’avec l’âge, il a gagné en séduction : son œil pétille, son sourire creuse de jolies ridules au coin des lèvres (j’adore…). Avec un verre de Bergerac et quelques carrés de chocolat noir au gingembre, voici une soirée d’été qui énergise !  

 

Si vous le connaissez, faites lui des câlins de ma part J

 

 

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 14:24

J’ai changé le nom de mon blog, qui s’appelle désormais « Jouer au monde ». C’est le titre d’un de mes manuscrits, écrit en 1992 et jamais publié, hélas, mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Les deux personnages, Antoine et Marine, « jouent au monde », mais pas pour les mêmes raisons.  Jouer au monde, c’est ça :

« On commence la journée en décidant que telle ou telle chose va se passer et on s’arrange pour qu’elle arrive. Ce peut être n’importe quoi : offrir des fleurs au président de la République, embrasser un CRS, déjeuner avec un clochard, collectionner un noir, un chinois et un arabe dans la même journée et arriver à boire un verre avec chacun d’eux ou mieux, avec les trois ensemble. Ce peut être plus simple : se rouler nu dans les feuilles mortes au parc Montsouris ou décider que la journée sera bleue. S’habiller en bleu, manger des plats bleus- pas facile, les plats bleus !- s’asperger d’Heure Bleue et déguster le soir un Blue-Gin ananas dans un bar où bien sûr n’officient que des chanteurs de blues. Jouer au Monde, petite Marine, c’est peut-être fuir la réalité comme on me l’a si souvent répété, mais c’est surtout embellir cette réalité pour mieux la supporter. Décider que le monde sera à son image ou ne sera pas, et refuser celles qui ne vous ressemblent pas… Toi, tu refuserais les signes extérieurs de richesse et t’attacherais aux signes intérieurs de détresse… »  

 

J’ai toujours été intéressée par les possibilités de fuir ou transformer ce qui ne vous convient pas. Dans « Eloge de la fuite », Henri Laborit parle des fuites destructrices : maladies mentales ou physiques, drogues, suicides, violence. J’y ai repensé en lisant les articles sur le risque de schizophrénie chez les gros fumeurs de cannabis ayant commencé vers 14/15 ans. Le problème ne se posait pas quand n’existaient que des fumeurs festifs de plus de 18 ans. En effet, l’âge précoce favorise l’addiction, car les synapses qui contrôlent la dépendance aux substances psychostimulantes ne sont matures qu’après 18/20 ans, et l’addiction, surtout avec le cannabis surdosé d’aujourd’hui, augmente le risque de schizophrénie.

La question, peu posée dans les articles n‘est donc pas tant le risque intrinsèque du cannabis, mais celle de savoir pourquoi les fumeurs de joints commencent de plus en plus jeunes et souvent sur le mode de la « défonce », comme avec l’alcool d’ailleurs. Et pourquoi les addictions sont un phénomène croissant, que ce soit à la drogue, au jeu, au sexe ou à l’argent.  

 

Partout dans le monde, il y a environ 1% de schizophrènes, et toutes les civilisations consomment des drogues depuis des siècles. Tant qu’il existe des modes d’expression constructifs pour fuir le sentiment d’impuissance face à un monde qui génère du mal-être, il n’y a aucune raison pour que cela augmente. « Jouer au monde » peut passer par l’art, la culture, la philosophie, le « travail sur soi » au niveau individuel. Le militantisme et l’engagement au niveau collectif. Le pragmatisme actuel, qui nie toute possibilité de rêver un monde différent et marginalise les utopistes et les rêveurs porte en germe le développement des fuites destructrices dont parlait Laborit, et le refuge dans la religiosité intégriste ou la recherche d’un leader tout-puissant.

 

 

 

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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 18:32

Mon ordinateur me harcèle : Avast beugle périodiquement qu’il a installé une nouvelle base de données antivirale, Microsoft me propose des mises à jour et râle si je les refuse, tout en m’informant perfidement qu’il semble que ma copie de Windows ne soit pas originale, peut-être suis-je victime d’une contrefaçon de logiciel …  mes incursions sur des sites sexy me valent des avalanches de spam porno, mon courriel est envahi de pourriels proposant des montres et des vitamines… Hier, mon écran a adopté un fonds sépia pour je ne sais quelle obscure raison.  Virus ? J’ai immédiatement mis sur clé USB mes textes en cours avec l’impression désagréable que l’ordinateur est l’inverse de l’intimité. On y entre comme dans un moulin. 

Intimité, justement : j’ai été un peu déçue par l’émission de lundi dernier sur RMC où était confondues intimité et tendresse, où le sujet était parasité par les pubs, la météo, les infos, les coups de fil d’auditeurs parlant de tout autre chose...  C’était un beau sujet, pourtant, l’intimité. En sortant de l’émission, je me suis dit : « En une phrase, comment la définirais-tu ? » 

Quand la routine qu’on craignait se transforme en rituels qu’on adore. 

Quand on ose tout sans craindre de se perdre. 

Quand on reste serein dans la proximité comme dans la distance. Quand….  

Encore une fois, c’est dans  le livre du grand Tout que j’ai trouvé. Pas en une phrase, mais peu importe. J’en profite pour embrasser Mattéo qui est en vacances . 

« Je suis intime avec Matteo, c’est le terme le plus juste. Amie, bien sûr, amante parfois, amour toujours. Impossible d’étiqueter ce que nous sommes l’un pour l’autre, c’est un lien subtil et qui n’a pas cherché à l’être. L’intimité  est venue sans que nous ayons voulu tout savoir l’un de l’autre, au contraire,  il y a entre nous une discrétion rare,  peu de mots, les sentiments affleurent par accident,  comme une vague mourante, parfois, laisse apparaître un caillou que nul ne soupçonnait. Je le découvre, mais je me découvre aussi… Peu à peu se construit le paysage de nos affinités et il nous faudra sans doute longtemps pour que l’image apparaisse dans sa totalité, si elle apparaît un jour. J’aime cette incertitude, ce plaisir de laisser la vie construire sans lui imposer de plans. Sans fébrilité et sans angoisses. J’ai curieusement une confiance absolue en Matteo, je dis curieusement car c’est rare chez moi, depuis Guido et quelques autres, j’ai toujours l’œil vers la sortie et un doigt sur la gâchette. » (Ce qui trouble Lola, p. 41 (Blanche) et 51 (Pocket)

 

 

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 17:58

63% des français, surtout des cadres seraient d’accord pour travailler après 65 ans (sondage IFOP/ Le Parisien

75% des français se disent stressés au travail, l’incertitude quant à l’avenir (54%) et le manque de reconnaissance (45%) étant les facteurs majeurs de stress, bien avant les conditions de travail ou le niveau des salaires, ce dernier item n’étant même pas cité (Sondage SOFRES/ Le pèlerin)

Faut-il en conclure : que les cadres aiment le stress ou qu'ils se sentent moins stressés et mieux reconnus que les autres salariés ? Que les travailleurs sont assez payés ou que le sentiment d'être traité comme un pion est plus douloureux que le manque d'argent? Que les sondages peuvent se contredire ? Ou simplement qu’on peut leur faire dire ce qu’on veut, selon qu’on cherche à soutenir le slogan « Travailler plus pour gagner plus » ou à réagir aux 400 suicides annuels sur le lieu de travail.   

                                                                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 10:00

Entre deux averses orageuses et quelques heures à écrire sur les cancers, le commerce équitable ou la norme environnementale ISO 14001 (quand je pense que certains aficionados s’imaginent que je baigne en permanence dans l’érotisme…), je me détends en surfant de blog en blog. Coquins de préférence, le naturel revient vite au galop…

Je dois dire que je suis scotchée par la fatuité de nombreux textes écrits  par des hommes , persuadés que la seule vue de leur queue « longue, épaisse, raide, dure, dressée » et j’en passe… incite aussitôt la belle inconnue rencontrée cinq minutes plus tôt à la saisir comme un cierge avec l’enthousiasme d’une communiante, puis à la chevaucher d’emblée. Je comprends la hâte d’une coquine quand la curiosité l’habite J mais je me marre devant les descriptions de ladite cavalière submergée par l’orgasme, voire par les orgasmes successifs  après quelques va-et-vient, énergiques certes, mais quelque peu standardisés. La coquine en a vu d’autres, et quand on en a vu un certain nombre, ce n’est pas ce sommaire scénario qui peut mener au nirvana et faire d’un homme, même pas mal de sa personne, un Byzance du Dunlopillo. 

Scotchée aussi par la dévotion que portent ces hommes à leur sperme, leur divine semence, aussi épaisse, aussi divine que la queue qui la produit,  semence dont ils ne doutent pas une seconde qu’elle va déclencher de nouveaux râles de plaisir chez leur partenaire et la rendre amoureuse. 

Je ne sais pas ce qu’en diront les joyeuses luronnes qui viennent parfois ici, mais pour ma part ces pénétrations hussardes pas désagréables, mais sans surprises ne me bouleverseront guère. Ce n’est pas une question de temps ou de technique, l’administration consciencieuse des chapitres 1 à 400 du Kama-Sutra authentique peut être aussi désastreuse. A l’inverse, il suffit parfois de quelques secondes, d’un seul regard, pour créer une alchimie particulière, un climat, un désir… sans lesquels les gestes restent extérieurs à soi et gesticulation grotesque. 

Ce sont sans doute ces quelques secondes magiques qui manquent à vos textes, messieurs. A moins que vous ne vous fantasmiez réellement comme des bûcherons ahanant leurs coups de boutoir au fond de femmes instantanément satisfaites.  

 

Conclusion culturelle : contrairement au Castor, l’homme ne construit pas sa maison (ni sa raison d’ailleurs) avec sa queue. Savez-vous d'ailleurs que La queue de castor est une pâtisserie que l'on trouve au Québec, en particulier durant les festivals hivernals, ce qui nous ramène à la gourmandise, ouf !

 

 

 

 

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 11:14

 « Les intempéries mondiales ont diminué les récoltes de céréales, d’où un renchérissement de celles-ci, qui entraîne une augmentation du prix des pâtes ainsi que de la viande et des produits laitiers, car 70% des céréales cultivées servent à l’alimentation du bétail, lequel revient donc plus cher, le marché étant par ailleurs très tendu du fait de la demande des marchés chinois et indien. En Allemagne, le prix du beurre a déjà augmenté de… 50% » 

« Chérie, crie le clampin planté devant la TV,  fais des provisions de beurre, on les congèlera et tant que tu y es, achète un stock de steaks.». Belle allitération… L’hebdomadaire « Marianne » dont la fibre écolo tient certes plus du fil synthétique que du chanvre bio, propose même, pour contrer la crise céréalière, de revenir aux farines animales « injustement décriées ». Sans aucunement prouver cette allégation entre guillemets et d’ailleurs peu importe : le problème des farines animales, en dehors de la « maladie de la vache folle » est de doper les vaches laitières pour leur faire produire 60l de lait par jour quand la normale physiologique tourne autour de 35/40l, et de déséquilibrer le métabolisme d’animaux faits pour digérer de l’herbage. Même les céréales, elles supportent mal : le méthane (pets des vaches) responsable d’environ 4% des gaz à effet de serre est produit à 80% par les vaches laitières, celles-là même qu’on gave de céréales et autres aliments indigestes pour elles, alors que les vaches à viande élevées en pâturage en produisent infiniment moins. 

Plus vicieux : l’analyse benoîtement répercutée par les medias s’inscrit dans une logique purement économique, voire spéculative, sans aucune considération écologique ni médicale, en occultant une évidence  : « une alimentation basée sur la viande ruine la planète et la santé. » 

Santé d’abord, : 50 grammes de viande par jour, soit trois steaks moyens par semaine, couvrent nos besoins en protéines et graisses animales.  Pour les anémiés et les femmes porteuses de stérilet, ajoutons une part de boudin par semaine, qui restaurera leur réserve de fer héminique. Au-delà, la viande est un superflu, agréable dans un premier temps, puis, pour  ceux qui en mangent tous les jours,  source d’obésité, de maladies cardiovasculaires, et sans doute de cancers hormonodépendants (sein et prostate). Les graisses animales concentrent en effet les molécules pesticides déversées sur le maïs, dont certaines, dites oestrogènes-like créent dans l’organisme un « climat oestrogénique excessif » favorisant certains cancers et la féminisation de l’espèce : les gros mangeurs de viande troquent leurs pectoraux contre des tissus gras qui ressemblent à des seins, et produisent moins de spermatozoïdes… Les graisses animales sont également soupçonnées de favoriser les cancers du côlon : 16 000 morts par an en France.   

OUPS ! direz-vous, et vous aurez raison. En mangeant de la viande trois fois par semaine, avec pour compléter l’apport protéinique des œufs, du poisson, des lentilles et autres légumineuses, on réduit considérablement son risque de cancer et d’infarctus. 

On réduit aussi son « empreinte écologique ». 50% de l’eau consommée en France irrigue les champs de maïs à bétail. Produire 1 kilo de viande de bœuf consomme 1000 litres d’eau !  Pollution : les céréales sont massivement traitées avec des pesticides toxiques cancérigènes pour certains  : des études du  Circ (Centre d’ information et de recherche sur le cancer) ont relevé un taux de tumeurs du cerveau bien supérieur à la moyenne chez les agriculteurs… et chez les jardiniers du dimanche qui pulvérisent joyeusement des produits  chimiques sur leurs plantes.  

Reste le dernier argument de nos vertueux économistes : la Chine et l’Inde sont fortement demandeuses de viande, vous n’allez pas leur demander de s’en priver après vous en être gavés.  Elles aussi ont droit au développement !  Certes, mais quel développement ? La cause essentielle de l’impuissance écologique ne serait-elle pas  idéologique plutôt qu’une question de moyens ? : tant qu’on continuera à appeler développement et progrès un mode de vie qui saccage la planète et une alimentation à l’origine de tant de maladies « de civilisation » tous les discours sur « les petits gestes pour sauver la planète » ne seront que pipi de chat. 

  

 

La demande en viande n’aurait sans doute pas brusquement augmenté en Asie sans cette idéologie (plus la pression des industries agro-alimentaires) car se gaver de viande n’est ni dans la tradition culinaire chinoise, ni dans l’indienne, fréquemment végétarienne. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 10:08

Dans le film de Patrice Chéreau « Intimité » un homme et une femme se retrouvent chaque semaine pour faire l’amour sans dire un mot.  Le désir s’exprime dans de superbes images- urgence du déshabillage, étreintes et enchevêtrement des corps- infiniment plus troublantes que de gros plans génitaux. Mais après quelques rendez-vous, l’homme se demande qui est cette femme. Il la suit, l’épie, découvre qu’elle est mariée, mère d'un petit garçon, et il arrive même à prendre incognito un verre dans un bar avec le mari. 

La question posée par le film est celle-ci : « si le sexe est un moyen de rencontrer et de connaître les gens, que sait-il d’elle ? » Au-delà des premiers rendez-vous, est-il possible de faire l’amour uniquement sur la peau, ou, selon l’expression de Benoîte Groult (« Les vaisseaux du cœur ») une histoire commencée sur la peau pousse-t-elle « ses racines jusqu’au cœur » ?  La  question posée est celle de l’intimité. 

Autrefois, l’homme faisait sa cour pour que la femme cède, pour arriver à ses fins et conclure, toutes expressions montrant que l’objectif, la citadelle à conquérir était le sexe, l’approche préalable, verbale,  balisant la conquête. 

Aujourd’hui, on commence souvent par le sexe, avec deux voies possibles : 

Commencer par le sexe en conservant la structure mentale de la conquête, auquel cas l’histoire s’achève en commençant. Don Juan, et de plus en plus souvent Don Juanne repartent en chasse. 

Considérer le sexe non plus comme une citadelle à conquérir mais comme un mode de communication privilégié, une introduction (oui, j’ose…) à l’intimité de l’autre, auquel cas l’objectif devient non plus le sexe mais la personne qu’il y a autour.  Avec ses mystères, ses non-dits, ses surprises…  infiniment plus difficiles à conquérir.

 

 

 

 

C’est de cela, du rapport entre sexe, érotisme, tendresse, intimité que nous parlerons tout à l’heure avec Brigitte Lahaie (RMC/ 14h15/ 16h) et avec qui voudra participer.

 

 

 

 

 

 

 

 

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