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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:34

Envie de retrouver un jour à Bruxelles  tous ces bloggers Belges qui laissent ici des traces d'humour et d'amour.

Envie de faire un pique-nique avec des gens que j'aime sur le Pont des Arts quand les soirées seront plus chaudes (fait frisquet en ce moment) et qu'on regarde ensemble le soleil se lever.

Envie de profiter de l'été pour reprendre mon roman préféré- celui que je n'ai jamais publié- et d'en faire un scénario que tournerait un réalisateur plein de fougue et de poésie.

Envie de prendre du temps à ne rien faire d'autre que laisser les pensées voleter au dessus de ma tête, puis y entrer...

Envie que cette année la fameuse phrase "t'es là au mois d'août? Faut qu'on se voie"  engendre de jolis moments, de beaux souvenirs à engranger pour l'hiver.

Envie que le mécène qui ne s'est pas encore manifesté apparaisse.

Envie de mettre le pied dans l'eau en arrivant sur mon île grecque et de reconnaître la sensation exacte que j'ai eue il y a douze ans en y arrivant, celle de me lever avec bonheur et de me coucher heureuse.

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 18:09

A force d’entendre des âneries sur la TVA sociale, mon cœur d’ex-Inspecteur du Trésor se serre J Comment discuter d’une question aussi cruciale sans rappeler quelques fondamentaux qu’apparemment certains débatteurs patentés ignorent ? 

Principe de la TVA (taxe à la valeur ajoutée) 

Les entreprises facturent à leurs clients la TVA et la reversent ensuite au service des impôts, déduction faite de la TVA qu’elles ont elle-même payée à leurs fournisseurs. Le mécanisme fonctionne ainsi : 

 TVA collectée sur les ventes 

A chaque fois que l'entreprise facture une vente de biens ou de services, elle mentionne un montant HT auquel elle ajoute la TVA pour obtenir un prix TTC.
  TVA récupérable 

L'entreprise règle ses propres fournisseurs TTC.  La TVA qu’elle a ainsi payée est déductible de la TVA collectée sur les ventes. Ainsi, à chaque stade de la chaîne de production, l’entreprise récupère en aval sur son client la TVA qu’elle a payée en amont à son fournisseur. C’est un impôt dit « récupérable »  

 

Le consommateur, qui arrive en fin de chaîne , paye la TVA sur ce qu’il achète, mais ne peut pas la récupérer, puisqu’il ne vend rien. C’est donc lui qui supporte la charge de la TVA, et non les entreprises qui concourent à la production du bien ou du service. 

Voici d’ailleurs l’avis de Nicolas Sarkozy sur l’augmentation de la TVA, piqué sur le site de l’UMP : 

Commission des finances 4 mai 2004
"M. Nicolas Sarkozy a relevé que les études économiques dont il disposait montraient que l'impact le plus récessif d'une hausse de la fiscalité des ménages provenait de la TVA, dont une hausse d'un point pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins, alors que l'impact d'une hausse de la CSG et des charges patronales était respectivement de 0,5 point et 0,4 point sur la croissance. Il a ajouté que l'accroissement du taux normal de la TVA serait problématique pour la compétitivité française, à l'heure où certains des nouveaux Etats membres de l'Union européenne proposaient des taux d'impôt sur les sociétés allant de 10 à 19 %. Il a enfin rappelé que l'Etat ne
contrôlait pas le niveau des prix, et qu'il était donc à craindre qu'une hausse de la TVA, malgré la diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le prix de vente, à l'image de ce qui avait déjà été constaté dans la grande distribution."
  

 

Quant à l’idée de faire payer la TVA sociale aux entreprises étrangères pour faire augmenter leurs prix, elle est illusoire.  Ceux-ci resteront de toutes façon inférieurs aux prix français, tant la main d’œuvre est sous-payée dans certains pays. Les entreprises visées pourraient même être tentées de baisser leurs salaires, pour réduire encore la part du travail dans leur prix de revient, ce qui accroîtrait la misère d’ouvriers déjà sous-payés. 

Reste une question non résolue : comment financer le budget social de l’Etat quand le financement par le travail devient insuffisant,  parce qu’il n’y a plus assez d’emplois salariés, donc de charges sociales versées, et qu’il y en aura de moins en moins puisque que la majorité de l’économie, aujourd’hui, repose non sur le travail, mais sur les échanges financiers? C’est ce que nous verrons au prochain épisode…

 

 

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 20:11

Vous aimez le théâtre, les acrobates, le music hall,  le rire et l’émotion ? Allez voir la nouvelle création colective de la Compagnie Aleph : « Kaléidoscope ». (Espace Aleph, 30 rue Chris tophe Colomb 94 Ivry sur Seine, métro Pierre et Marie Curie ligne 7)- 06 08 58 80 29. www.compagniealeph.com )

 C’est l’histoire d’une femme, Petrushka, que la mort vient chercher et qui use de tous les stratagèmes pour ne pas la suivre. Elle convie ses souvenirs à ressurgir : son père, musicien rugueux et tendre, ses amours, ses amis , ses ennemis… Petruschka traverse  le siècle avec un enthousiasme « Améliepoulinesque[1] » On saisit des allusions à la révolution bolchevique, au nazisme…  allusions suffisamment détournées pour qu’elles deviennent une critique universelle de tous les faux lendemains qui chantent et de tous les totalitarismes absurdes, dans une mise en scène baroque et pleine d’humour. 

Les comédiens de la Compagnie Aleph-  voir l’article dans le Nouveau Consommateur, page « Initiatives solidaires »- considèrent le théâtre comme un mode de vie et d’expression qui dépasse largement la scène : ils utilisent leur talent pour moult initiatives sociales dans un style pas du tout « animateur sociocul compassionnel», mais plutôt énergique, dynamique, vibrant du bonheur de faire et d’exister. Ce n’est donc pas un hasard si le père de Petrushka lui donne une seule leçon de vie : « Il faut t’enivrer, Petrushka. Avec du vin, de la nourriture, des amours, des plaisirs, des étoiles ou du vent… il est toujours l’heure de s’enivrer ». S’enivrer, quel bonheur, quand l’ivresse est synonyme d’enthousiasme, exaltation, transport, griserie (Petit Robert)  Le bateau ivre, l’ivresse des profondeurs, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse… 

 

Dans un monde où le mot « pragmatique » tend à supplanter le mot « idéal », où on vous enjoint de tout « gérer » : amours, travail, « capital santé », famille  qu’il est bon de s’enivrer d’un spectacle plein de vie, et de le commenter ensuite au bar en trinquant avec les comédiens. Allez y de ma part, ils vous accueilleront chaleureusement. ( jeudi et vendredi à 21h jusqu’au 13 juillet, puis à la rentrée de septembre.)

 

 

 


 


 

 

 

 

[1] La comédienne qui l’interprète a d’ailleurs le même regard vif d’écureuil qu’Audrey Tautou

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 23:43

Quand Médecins du Monde crée une antenne France pour secourir les SDF sans soins, quand le Téléthon fait appel aux dons des citoyens pour la recherche génétique je me demande si c’est bien le rôle des associations, ou s’il ne vaudrait pas mieux réorienter les dépenses publiques. 

Exemple : depuis 1948, le Costa-Rica a supprimé son armée. Depuis, ce pays situé sur une zone ô combien sensible de la planète, n’a connu ni guerre, ni dictature. Car comme le disait le président Costaricain Arias, prix Nobel de la Paix en 1987 : « Le commerce des armes n’a jamais préservé la paix, au contraire ». Lui a plutôt investi dans l’éducation : 96% de la population est alphabétisée, plus qu’en France.  La santé : l’espérance de vie atteint 78 ans, un record pour l’Amérique Latine. La démocratie : l’assemblée est élue à la proportionnelle. L’écologie : 32 parcs nationaux ou réserves biologiques préservent une faune et une flore exceptionnelles.

Le Costa Rica a une solide tradition de progrès. 1869 : enseignement libre et gratuit pour tous. 1882 : abolition de la peine de mort (1982 en France)  1941 : droit de vote aux femmes. (1944 pour les françaises.)  

 

Pour en revenir aux associations, il n’est pas sain qu’elles pallient les insuffisances des budgets publics  ou colmatent les dégâts d’une société cynique. Handicap International fait un travail remarquable en équipant de prothèses peu chères les enfants amputés dans les pays en guerre. Mais cela fait oublier que l’Occident : USA, Russie, France, Allemagne et Grande-Bretagne vendent environ 77% des armes vendues dans le monde. Nous nous cachons les yeux d’une main et mettons l’autre au portefeuille… 

Une association doit cependant absolument être financée par les particuliers : c’est Amnesty International, qui partout dans le monde, traque les atteintes à la dignité et à l’intégrité humaine, que ce soit les arrestations arbitraires, les crimes de guerre, l’esclavage, les viols, les tortures, la condition pénitentiaire… Vaste travail. Sa dernière campagne concerne les viols commis en Côte d’Ivoire lors de la guerre civile qui a ravagé le pays ces dernières années, sur des fillettes parfois âgées d’à peine 10 ans. Devant leurs parents, pour faire « avouer » ces derniers, ou devant leurs parents déjà exécutés. Pour rien, pure cruauté. L’Occident se réjouit de la réunification de la Côte d’Ivoire : « La Côte d’Ivoire retrouve la paix. » Les tortionnaires aussi : pas un seul n’a été inquiété. Amnesty a lancé une pétition pour qu’ils soient jugés, parce que l’impunité des violeurs prépare les viols de demain. Ceux de la prochaine guerre. Amnesty est la dernière chance de l’individu broyé par un Pouvoir abusif. Et c’est pourquoi l’association doit rester indépendante de tous les Pouvoirs. www.amnesty.asso.fr 

 

 

 

 

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 12:22

Une étude de l’Inserm menée auprès de 12364 personnes de 18 à 69 ans[1] confirme que la sexualité n’échappe pas au social. La plus grande autonomie des femmes, leur accès au travail, à la contraception et à l’avortement a profondément modifié leur sexualité : nombre de partenaires sexuels en hausse, pratiques sexuelles plus variées et sexualité épanouie au-delà de 50 ans.  Les femmes ne sont donc pas « biologiquement » programmées pour le couple et les hommes pour les pulsions !  

 

Donc, pour aimer différemment, il faut surtout changer notre regard, pollué par l’idée que « les histoires d’amour finissent mal en général » ou que « plaisir d’amour ne dure qu’un instant, chagrin d’amour dure toute la vie ». En reprenant les grands principes de l’écologie, j’ai imaginé dans le Nouveau Consommateur ce que pourraient être un amour basé sur le respect des différences et des désirs.

 

 

 

Même changement de regard sur le chagrin d’amour. Non, il n’est pas la fin de tout, même s’il reste la chose la plus injuste au monde : l’un(e) aime, l’autre n’aime plus. Sans raison. On n’est pas « nul » parce qu’on n’est plus aimé, on n’est pas « salaud » parce qu’on n’aime plus. L’amour et le désamour ne s’expliquent pas. Ce n’est pas une raison pour estimer que tout est fini  parce que ce n’est plus comme avant. Toute relation évolue par cycles, avec des hauts et des bas. Rompre parce que ce n’est plus pareil, c’est comme abattre un arbre qui a perdu ses feuilles en hiver en oubliant que le printemps existe.  Mieux vaut se dire : « La situation n’est pas favorable en ce moment. » C’est peut-être un artifice, mais il est efficace. Il permet de s’éloigner pour réfléchir ou se protéger, sans tout casser. Et d’ouvrir la voie à l’avenir. Si c’était un amour important, quelque chose de lui subsistera, ou renaîtra sous une autre forme. S’il n’était pas important, l’amour se diluera peu à peu, insensiblement.  Au cours de ma vie, j’ai vu des passions renaître et d’autres se transformer en tendres amitiés, j’ai connu des retrouvailles après des mois ou des années d’absence, des désirs soudains après des années d’amitié. Rien n’est définitivement écrit entre un  garçon et une fille, entre un homme et une femme. A condition de ne pas s’enfermer dans des schémas, et de croire en soi.

 

 



[1] Lire l’article sur cette étude dans Alternatives Santé 345 de juin, un excellent magazine pour qui s’intéresse aux thérapies non conventionnelles et à une idée « globale » de la santé.

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:16

Ma mère a eu l’heureuse idée de rédiger des cahiers de « mémoires ». Par une coïncidence que certains appelleraient « synchronicité », elle les a commencés à l‘âge exact que j’ai aujourd’hui, le jour d’un anniversaire de ma fille aînée. 

De tout ce qu’elle nous laisse, c’est ce que je préfère. En lisant ces pages, j’ai l’impression de l’entendre parler, tant elle a, à l’écrit, la même vivacité et la même joie de vivre qu’elle a eues toute sa vie. Plaisir de découvrir l’enfant et l’adolescente qu’elle fut, ses réflexions sur la vie, le sexe, les bizarreries des adultes. Retrouver des années historiques- la guerre de 39, l’Afrique Occidentale Française, la décolonisation- à travers les yeux d’une jeune femme qui n’avait pas sa langue ni son esprit dans sa poche. Plaisir aussi de rencontrer plein de personnages historiques ou familiaux que nous ne soupçonnions pas puisqu’ils étaient morts quand nous sommes nés. Puis au fil des pages, d’entrer dans l’histoire à notre tour, bébés. 

Tout ceci tisse un fil du temps qui donne consistance à l’existence, qui peut aider à comprendre ce qu’on est, ce qu’on a hérité. Pas des gènes, ni même une éducation, mais une imprégnation, une sorte de « bouillon de culture » à tous les sens du terme dont on choisit ensuite, à l’adolescence, de garder certaines ingrédients et d’en rejeter d’autres, parfois radicalement. De se construire, en somme. Mais sans bouillon de base, comment concocter sa propre recette ? 

J’ai tenu pour chacune de mes filles le journal de leur histoire de 0 à 3 ans pour qu’elles aient une trace de leur début de vie, celle dont on ne peut se souvenir, stockée dans l’inconscient. Je garde aussi dans de petits carnets des moments de vie. J’écris toujours des carnets de voyage, alors que je photographie peu. Dans les pages de ma mère, j’ai retrouvé le même ton- humour et curiosité gourmande- que dans les miennes. Ou plutôt dans mes pages, le même ton que dans les siennes. 

« Ben évidemment ! » m’a dit ma fille cadette, les chats font pas des chiens. »

Et les chats ont 7 vies, et un sourire qui ne disparaît pas.

 

 

 

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:05

Sur le blog de mon amie Syolann (voir le lien) le débat fait rage sur la question « Est-il possible ou non à une femme d’avoir des désirs multiples, comme à un homme ? ». Le seul à émettre des restrictions est un homme, of course, mais je sais que bien des mecs qui l’acceptent intellectuellement ont du mal à le vivre. Logique, s’ils se mettent en concurrence, s’ils ne réalisent pas que chaque histoire étant une alchimie unique, la leur n’est pas altérée par l’existence d’autres relations.  

 

Pour que le monde progresse, David, il a fallu des scientifiques, des littéraires, des maçons, des cultivateurs, des aventuriers, des danseurs, et même des flics et des épiciers à blouse grise et crayon sur l’oreille.  Pour qu’une vie s’épanouisse, je pense qu’il faut aussi des amours variées et qu’on ne peut pas abandonner son existence à un seul être, si brillant soit-il. Mais comment expliquer à un homme qui croit vous faire le cadeau du siècle en vous demandant de renoncer à votre liberté pour vivre avec lui que son cadeau est empoisonné ? Surtout lorsque cet homme vous attire de façon éhontée et vous émeut à en pleurer….. C’est de cet homme qu’( Alice) était tombée amoureuse, de cet aventurier généreux qui lui ouvrait sa vie sans restrictions. C’est cet homme là qu’elle avait désiré, parce qu’il lui avait paru immense et sans limites, mais il avait suffi qu’ils fassent l’amour pour que surgissent des limites.  L’aventurier s’était mué en petit propriétaire soucieux de défendre son territoire.  ( « Les latitudes amoureuses », extrait)

 

Aux femmes aussi de ne pas tout quitter précipitamment pour un conte de fées. Beaucoup, plus que l’amant, aiment l'idée de vivre une histoire follement romantique. Se donner deux ans au moins de réflexion - ce qui n’empêche nullement de vivre son conte fées, mais en sachant que c’est un conte - avant de choisir sa réalité à venir.  

 

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 15:59

L’autre jour, je vais bosser avec une jupe longue moulante achetée il y a cinq ans. Quand je dis achetée, c’est façon de parler : c’était le cadeau estival offert avec un numéro de BIBA : 2 euros pour une robe + un magazine où j’allais apprendre à attraper les mecs, être la plus belle et obtenir une augmentation, ça le faisait bien. Mais bon, après 5 ans, cette robe est un peu usée.

Bref, entre deux RV, je rentre chez un marchand de fringues, j’avise des jupes informes qui font un cul de camionneur fervent de barres Mars, puis soudain, coincée sur un portant, une jupe droite courte, en velours noir très chic, T38, la mienne. 6,60 €, un amour de solde ! Je l’essaye, elle me va parfaitement. Comme dit mon ancillaire « C’est une jupe pour aller voir madame Chirac ». Je ne sais pas pourquoi, elle fait une fixation sur Bernadette mais je n’ose rien lui dire. Donc élégantissime et sexyssime par la même occasion : elle m’inspire des envies de dessous affriolants, de strip tease langoureux…   

 

Je passe à la caisse : « 99 centimes » Je fais répéter : « 99 centimes»… m’attendant à ce que la fille me dise : « Ma patronne baise mon mec, moi je baisse les prix, on verra bien qui s’arrête la première » ( blague vieille comme ma robe BIBA). Mais ce n’était pas une blague , j’avais lu l’étiquette à l’envers : 6,60 € au lieu de 0,99€. 

70cm2 de beau velours, plus une fermeture éclair et un bouton, plus du fil, plus la main d’œuvre pour 0,99€ !!! Sachant qu’un commerçant n’a pas le droit de vendre en dessous du prix coûtant, j’en déduis que le prix coûtant est inférieur à un euro.  Donc que la jupe vient de loin, d’où carburant, pollution, risque d’accident, mais tout ceci n’est pas inclus ou très peu dans le prix de revient, juste le carburant, détaxé en l’occurrence et quelques centimes de salaire pour la main d'oeuvre payée au lance pierre et le chauffeur du poids lourd. Le coût humain d’une jupe, aujourd’hui, c’est Peanuts. Par contre, lorsque la jupe est vendue entre 30 et 80 euros en boutique, bonjour la rentabilité financière… 

Je suis ressortie de la boutique, il fallait que j’achète des fruits pour le dîner. Juin, saison des cerises, à ne pas louper tant elle est courte. Prix du kilo de cerises : 4,90 €, 32 francs ! Quand un prix me surprend, j’ai le réflexe du franc. 32 balles un kilo de cerises, en pleine saison !  

 

Je suis peut-être bizarre, mais quand une Société vend une jupe 0,99 € et 4,90€ un kilo de cerises, je me dis qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de la croissance économique heureuse.

 

 

 

 

 

 

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 23:37

Arghh! Etourdie que je suis! Dans ma recette du blog précédent, j'ai oublié une chose essentielle: une bonne cuillère à soupe de moutarde au poivre vert, à délayer dans la sauce au vin blanc, qui lui permet de devenir onctueuse, bref, qui lie la sauce et la parfume.

C'est comme l'amour: il manque parfois de ce tout petit rien qui le rend onctueux, un rien d'épicé, comme la moutarde, ou d'onctueux, comme la même. C'est subtil, l'alchimie du désir, autant que celle de la cuisine, et c'est pourquoi, même si on parle parfois de la "cuisine des anges", j'incline à penser que cet art est sexué.

Bon, il est tard, j'ai beaucoup fait de choses aujourd'hui, je poursuivrai demain... qui est presque arrivé.

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 22:22

Week-end dans ma belle Auvergne, quel bien ça fait ! Sur le marché d’Aubière, dimanche, voir un vieux touiller consciencieusement un plat où mijotaient des andouillettes, plein d’oignons et du vin blanc, une sauce réduite, onctueuse et qui sentait tellement bon que séance tenante je me suis dit que j’allais faire la même de retour chez moi. Ce soir, j’ai jeté pêle-mêle dans une poêle une brassée d’oignons frais achetés sur ledit marché, bien émincés, du bon vin blanc, sel, poivre, un poil de 5 parfums, des herbes de Provence et, à la place des andouillettes, des cubes de jambon blanc qui, nature, auraient eu un air tristounet. Je ne vous dis pas le régal Sur le marché, il y avait écrit à côté de la marmite de truffade « cuit à l’ancienne dans la graisse ». Z’ont pas l’obsession du péché diététique, au moins… Des minots de deux ou trois ans jouaient dans la rue sans parents pour leur courir derrière, ni téléphone mobile pour se faire harceler par leurs géniteurs inquiets. Des minots en liberté, et je me suis dit qu’il y en avait rarement à Paris. Le métro ne déborde pas de gamins, sauf les mercredis, mais… encadrés par des animateurs socio-cul ou des parents excédés. En Auvergne, il y a plein de marginaux sympas, des qui fabriquent des bijoux ou font de la musique, et vont faire manutentionnaire ou chantier du bâtiment pour boucler leurs fins de mois. Sans la ramener, sans la jouer artiste ? Juste pour vivre.  

 

La veille à Paris, j’avais eu un échange avec un vieux pote, pervers désabusé. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui. Pervers, parce qu’il explore le sexe depuis des années  sans trop savoir ce qu’il y cherche, et ne le trouvant pas, va de plus en plus loin dans les pratiques… Désabusé, parce que tout cela l’ennuie, au fond, même s’il y trouve le plaisir fugace de s’être vidé les burnes et de s’être cru top parce qu’il baise de jolies collégiennes du couvent des Oiseaux ou des starlettes du PAF ! 

Le pervers, expliquait un jour une psy, est toujours désabusé parce qu’en fait, il n’aime pas le sexe, il n’aime pas sa ou ses partenaires. Il n’aime rien, même pas lui. C’est à peine s’il jouit, il ressent juste l’excitation du moment, excitation si vite retombée qu’il lui en faut un peu plus la fois suivante, pour la même déception ensuite. Trip, flash, descente. Un scénario de toxico. La différence entre pervers désabusé et érotomane joyeux ? Le second s’amuse, jouit de la découverte de l’autre, trouve rigolo d’être galopin et s’intéresse finalement peu à la technique et davantage aux personnes. C’est de la gourmandise, pas de la dépendance. La différence  est dans la convivialité. Tant que ça reste festif, pas de danger.

Mais quand on sent seul même en partouze, seul même si on est dix à boire ou à fumer, seul quand on fait du bruit autant qu’il est possible… quand le lendemain est une éternelle gueule de bois, le plaisir devient pervers, et le pervers désabusé.  

Photo du bar "Pierrick Bourgault" in "Bars du Monde"

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