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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 10:08

A quoi sert une majorité massive, sinon à rendre le parti qui l’obtient arrogant et dominateur ? Pour appliquer son projet, il lui suffit d’avoir la majorité + 1 siège (allez, disons + 10 sièges afin de tenir compte d’éventuels absents ou traîtres au président…)  Donc, voter massivement Majorité présidentielle, c’est juste risquer un régime d’arrogance, de suffisance et un programme asséné sans discussion possible, au nom de « la majorité des français l’a voulu ».  

A quoi sert  que le PS obtienne 90 , 100 ou 120 sièges ? A rien, sinon à mesurer l’ampleur du gouffre dans lequel il est tombé, et franchement, il le mérite. Quand on ne bosse pas pendant 5 ans (2002/2007), quand on se réveille au dernier moment, quand on sabote sa propre candidate et quand on a plus de querelles d’ égo que d’idées, une petite traversée du désert ne peut être que profitable. 

Le seul vote utile est donc le vote que ces deux là appellent inutile : un vote pour un des petits partis qui, faute d’avoir obtenu au moins 5% des voix à la présidentielle, n’ont pas été remboursés de leurs frais de campagne et se retrouvent exsangues. Je vais donc offrir à un de ces partis le 1,63 euro que lui apportera ma voix, pour qu’il puisse continuer à exister, AU NOM DE LA BIODIVERSITE (ON Y REVIENT !) POLITIQUE, DE LA SAUVEGARDE DES ESPECES MENACEES ET DE LA LASSITUDE QUE M’INSPIRENT LES DEUX GROS PARTIS.

Si la dernière voix qui nous reste est la voie de la rue, autant qu’on soit plusieurs à y être, utopistes d’un autre monde possible  et d’un bonheur qui ne se résume pas à un pouvoir d’achat et à des déductions fiscales. Car avez-vous remarqué que la mondialisation sauvage, dont chacun sait qu’elle est la source des déséquilibres économiques, écologiques et sociaux partout dans le monde n’est plus du tout remise en cause depuis le résultat de l’élection ?

 

 

 

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 14:56

Il y a du bon et du mauvais dans les mesures économiques proposées. A l’usage, on verra ce qu’elles donnent. Mais le plus mauvais, c’est qu’on n’entend parler que d’argent, de pouvoir d’achat, de croissance, de compétitivité, comme si cela seul donnait un sens à la vie. A l’origine, l’argent a été inventé pour faciliter les échanges entre humains. Aujourd’hui il circule de façon virtuelle à travers la planète, sans échanges et pratiquement sans humains. Or l’humain a aussi besoin de lien social, de culture, d’éducation et d’amour pour être heureux. Je ne dis pas que la politique actuelle est catastrophique, mais elle manque singulièrement de poésie. En voici donc, qui parle pourtant d’argent.   

"Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Bonjour. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit. Pas le temps de la rallumer. Ouf! Ça fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un.

Cinq cents millions de quoi?
- ... Cinq cent un millions de ... je ne sais plus... J'ai tellement de travail! Je suis sérieux moi je ne m'amuse pas à des balivernes! Deux et cinq sept... 

Cinq cent un millions de quoi, répéta le petit prince qui jamais de sa vie, n'avait renoncé à une question, une fois qu'il l'avait posée.

Le businessman leva la tête : Je n'ai pas le temps de flâner. Je suis sérieux, moi… Je disais donc cinq cent un millions...  

- Millions de quoi? 

- Millions de ces petites choses que l'on voit quelquefois dans le ciel. (...) Des petites choses dorées qui font rêvasser les fainéants. Mais je suis sérieux, moi! Je n'ai pas le temps de rêvasser. 

- Et que fais-tu de ces étoiles? - Rien. Je les possède. 

- Et à quoi cela te sert-il de posséder des étoiles? - Ça me sert à être riche. 

- Et à quoi te sert-il d'être riche? - A acheter d'autres étoiles. 

(extrait du Petit Prince, St Exupéry)

 

 

 

Et une petite chanson écrite par Antoine, du temps où il ne hurlait pas « Atol, les opticiens ». 

Pourquoi, pourquoi ces canons, au bruit étonnant, pourquoi, pourquoi ces canons ? Pour faire la guerre mon enfant.  

Pourquoi, pourquoi plus souvent qu’on ne l’imagine, faisons-nous la guerre aux gens. Ca fait marcher les usines.   

Pourquoi, pourquoi ces usines, qui n’ont rien qui vaille, pourquoi, pourquoi ces usines Ca donne aux gens du travail   

Pourquoi, pourquoi ce travail dur et fatigant, pourquoi pourquoi ce travail ? C’est pour gagner de l’argent   

Pourquoi, pourquoi cet argent, est-il donc si bon, pourquoi, pourquoi cet argent ? Pour acheter des canons. 

Pourquoi, pourquoi ces canons…..

Vous avez été nombreux à lire le post "érotisme autour d'un verre". Quelques-uns sont venus, merci. Les autres ont manqué: on n'a pas parlé une seule fois d'argent ni d'impôt, mais de trouble, de désir et d'autres choses trop brûlantes pour être couchées ici :) ce blog n'est pas assuré contre l'incendie!

 

 

 

 

 

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 17:09

Les français découvriront bientôt que les exonérations de charges, ils les paient via l’impôt, puisque l’Etat est obligé de compenser le manque à gagner des systèmes sociaux. Et s’il ne le fait pas pour ne pas aggraver la dette publique, les caisses desdits systèmes, notamment les caisses de retraite, seront bientôt vides comme les bourses d’un retraité cacochyme J , et les français n’auront que leurs yeux pour pleurer. 

Dans les années 80, beaucoup de journaux me payaient en remboursement de frais fictifs  ou en honoraires, pour ne pas payer de charges sociales. Moi j’acceptais : besoin de sous (que je déclarais honnêtement au fisc, imbécile que j’étais) et à 30 ans, on ne pense pas à la retraite… Résultat : sur le relevé de carrière que je suis en train d’élaborer, je m’aperçois que faute de cotisations retraites, je ne vais pas avoir droit à grand-chose quand j’aurais 60 ans, avec pourtant plus de trimestres validés qu’il n’en faut !

C’est assez logique : les systèmes sociaux, pour fonctionner, ont besoin  d’argent, et cet argent arrive via les cotisations sociales, ou via les impôts. Quant à la TVA sociale, elle aboutit à faire payer les consommateurs, puisque les entreprises, elles,  récupèrent la TVA. De plus, la TVA étant un impôt non progressif,  il pénalise les plus pauvres, alors que les cotisations ou les impôts proportionnels aux gains et/ ou progressifs réduisent les inégalités en faisant payer davantage les hauts revenus.

On est dans un système de droite, qui favorise les plus riches, c’est logique, mais apparemment plein de gens- peu riches- n’y ont vu que du feu !

 

 

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 17:08

J’ai déjà raconté ici comment, en acquérant des maisons plus chères que leurs habituelles maisonnettes, les grecs de l’île où je vais depuis 12 ans sont devenus nettement moins hospitaliers, avec barrières fermées à clé et chiens de garde. (voir post « il n'y a pas de chats policiers) Eh oui, nos idées et nos comportements sont influencés par le contexte : en quelques mois, les chômeurs ont cessé d’être des victimes de licenciements pour devenir des « assistés », quasiment des parasites. La valeur « travail » n’est plus synonyme d’épanouissement, mais un simple étalon monétaire : « Travailler plus pour gagner plus », sous entendant que ceux qui gagnent moins travaillent moins, et non pas qu’ils sont mal payés.  

Où est le temps où nous avions un ministère de la Qualité de la Vie et même un Ministère du temps libre ? 

Le contexte influe aussi sur notre façon d’aimer : dans une France de propriétaires, gérée comme une entreprise, avec le souci de la sécurité et la méfiance envers l’autre, l’étranger, le différent, les élans et le désir seront empreints de ce même souci de propriété, de performance et de sécurité. 

A l’inverse, que pourraient être des amours écologiques, répondant aux principes du développement durable : privilégier le naturel, ne pas s’approprier le vivant, diversifier les énergies, respecter les rythmes biologiques,  favoriser la biodiversité et progresser par étapes ? C’est ce que j’ai essayé d’imaginer dans le prochain numéro du NOUVEAU CONSOMMATEUR (n° 20, daté juin/ juillet) qui sera en kiosque le 19 juin pour vivre un ETE ECOLOGIQUE ET SENSUEL [1] 

L’idée m’en est venue en constatant que parmi les lecteurs et internautes qui m’écrivent, beaucoup sont comme moi soucieux d’écologie et intéressés par les démarches de développement personnel et spirituel. Erotisme, écologie, spiritualité : il y a une cohérence dans ces approches, celle du désir et du respect comme mode d’approche de l’Autre, que cet autre soit humain, animal, plante ou minéral.

 

 

 

 

 

Rappel : le café littéraire « Ecritures érotiques » au cours duquel le comédien Pascal Massix lira quelques textes (j’en ai déniché de surprenants, séduisants…) a bien lieu ce Mardi 5 juin à partir de 20h30 au Café de la Mairie, 8 place St Sulpice (75006) Métro St Sulpice. Salle du 1er étage.


 

[1] En attendant ce numéro, relisez le 19, où vous trouverez mille infos qu’on ne truove pas ailleurs, plus des recettes de cosmétiques bio à fabriquer vous-mêmes, une interview de Jean- Marie Pelt , un beau papier sur le vélo. Moi qui en suis privée en ce moment- épaule toujours coincée- j’en ai eu un frisson d’envie…

 

 

 

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 17:20

Vu le documentaire « La cuisine des sondages » : le réalisateur a suivi le travail de l’Institut Ipsos entre octobre 2006 et mai 2007. Des moments drôlissimes, quand pour rentabiliser le travail des enquêteurs, on demande simultanément au quidam pour qui il pense voter au premier tour et s’il lui est arrivé d’utiliser des sex toys pour augmenter son plaisir. J’ai demandé à  Pierre Giacometti, directeur d’Ipsos, si la préférence électorale pouvait se corréler au comportement érotique. Il a eu l’air troublé par la question, il ne savait pasJ Moment surprenant, celui où les responsables d’études redressent les résultats en fonction d’équations étonnantes qui mêlent précision arithmétique, pifométrie évidente et intuition, avec un bon résultat cette année, et les erreurs que l’on sait en 2002 et en 2005 pour le référendum sur l’Europe.  

 

La vraie question, n’est cependant pas celle de la précision ou de l’exactitude des sondages, mais celle de leur rôle. La main sur le cœur, les instituts vous assurent que les sondages n’influencent en aucune manière les citoyens. Cependant, quand CSA a présenté François Bayrou à 24% (+7% par rapport au sondage précédent), les autres Instituts ont vu aussitôt la cote de FB monter. Non pas parce qu’ils ont bidouillé leurs chiffres pour imiter leur concurrent, non. Tout simplement parce que ce sondage avait influencé les électeurs.  La réponse « mais non, ça n’influence pas les électeurs, ils sont libres », me fait penser aux publicitaires jurant leurs grands dieux que la pub pour les cigarettes ou le coca ne pousse pas les consommateurs vers la malbouffe. 

Démonstration inverse : l’Institut français d’Education pour la Santé voulait faire des spots pour apprendre aux français à mieux se nourrir. L’ANIA, qui regroupe les industriels de l’agro-alimentaire, s’y est opposée par une lettre comminatoire, estimant que ces spots pourraient porter préjudice aux produits agro-alimentaires. (aveu flagrant au passage qu’ils sont incompatibles avec une nourriture équilibrée !!!)  Aveu aussi que la pub influence, puisque même les spots modestes de l’INPES sont redoutés. Que dire des spots brillants et coûteux de la vraie pub, celle des multinationales genre Nestlé dont je vous parlais récemment ?   

D’ailleurs, soyons sérieux : si la pub n’influençait pas les consommateurs, pourquoi diable les industriels dépenseraient-ils des milliards en publicité ? 

Si les sondages n’influençaient pas les votes, pourquoi diable les candidats en commanderaient-ils en permanence, au prix où c’est ? (de 5000 à 50 000 euros selon le type d’enquête).

Et c’est là que pèche la démocratie, car de l’aveu même des Instituts, seuls les candidats soutenus par de gros partis, avec de gros moyens, sont leurs clients, les autres n’ont pas les moyens.

Dans le cadre de l'aide aux petits candidats, j'ai donc choisi de faire de la pub, gratuite, à celui-ci qui a une bonne bouille.

L’élection fonctionne alors sur le même principe que la pub : matraquage et occupation du terrain. Le problème est que ça ne prouve pas que le produit soit bon, mais juste qu’il est bien marketé. Conclusion de Giacometti : « Vous savez, en France, on reste raisonnable. Aux Etats-Unis, il y a longtemps que la politique n’est que du marketing. »  Ben justement, c’est bien inquiétant quand on voit le résultat

 

 

 

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 12:46

« Les riches vivent dans le luxe. Les pauvres vivent dans des banlieues tristes. Ils se fournissent dans des magasins pour pauvres où ils trouvent de la confiture Vitrac, de la viande sous cellophane… des pâtes, du riz, des patates, des souliers en carton et des pulls en synthétique. Il existe pour eux tout un système de distribution...  Bien sûr, leurs enfants ne connaîtront jamais le goût des confitures faites comme dans le bon vieux temps de chez Fauchon, du saumon de chez Petrossian, du chocolat fin… 

Les riches, eux, se divisent en deux catégories. Ceux qui sont vraiment riches. Il n’y en a pas beaucoup . Ceux qui font semblant d’être riches : il y en a pas mal. C’est ceux là qui dépensent le plus…  Ils sont médecins cadres, publicistes, commerçants, dentistes, avocats, négociants, scénaristes, hôteliers, ingénieurs, journalistes…. Ils ne travaillent que pour dépenser, à la différence des vrais riches qui ne travaillent que pour garder ce qu’ils ont. 

Comme pour les pauvres, un réseau de distribution s’est créé pour eux, scientifiquement étudié pour leur donner l’illusion qu’ils sont aussi riches que les riches. Pour cela, il suffit de posséder des objets bien reconnaissables… une montre de chez Cartier… un sac Hermès, des bagages Vuitton, une odeur de chez Guerlain… Toutes les grandes maisons ont leurs articles destinés à cette clientèle affamée de standing. Hermès vendra sans doute 1000 agendas et des milliers de foulards pour un nécessaire de voyage en cuir gros comme une caisse à outils, destiné à une richissime américaine du  Sud. Mais les milliers de propriétaires de l’agenda et des foulards se sentiront quelques chose en commun avec la vieille nabab.  

 

Le même mécanisme subtil a introduit le whisky dans les HLM. C’est le snobisme. 

Mais le snobisme froidement utilisé pour vendre en quantité industrielle ce qui était réservé à une élite. Les marques s’affichent sur les vêtements… mais il n’y a pas que les fringues ou les bijoux. Il y a le culturel, les voyages, les endroits à la mode, la bouffe, les spectacles qu’il faut avoir vus, les objets gags qu’il faut avoir chez soi pour prouver qu’on a de l’humour…

Bien sûr, quelques-uns s’échappent vers les bergeries, le filage de la laine ou la méditation. Mais le gros du troupeau est là, inquiet, touché par le chômage, se demandant de quoi demain sera fait car l’argent est de plus en plus rare, les objets de plus en plus chers, les riches de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres. »  

 

Ce texte a été écrit par Wolinski dans la Gueule Ouverte (hebdo écologique)… en 1977. Il pourrait quasiment être publié tel quel aujourd’hui. Les bobos de gauche et les snobs de droite ne sont guère différents. 

C’est pourquoi le « changement » dont on nous abreuve me laisse bien sceptique. Changer, c’est un travail de réflexion beaucoup plus long et difficile que voter.

  

 

 

 

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 10:11

 Depuis des années, un amoureux des livres, Jean-Louis Guérin organise des "cafés littéraires" pour le plaisir de faire se rencontrer auteurs et lecteurs (trices) au Café de la mairie, 8 place Saint-Sulpice, Paris 6è.

Il m'a demandé d'animer le prochain café sur le thème de l'écriture érotique, mardi 5 juin à partir de 20h30.

Au programme: causerie sur l'écriture érotique, pourquoi, comment, ce qu'elle apporte, ce qu'elle représente.

Lecture de textes par le comédien Pascal Massix, et dédicaces de livres. Tout le monde est bienvenu, ça se passe au 1er étage du café dans une ambiance généralement détendue et joyeuse. Je serai ravie de vous y rencontrer.

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 15:51

Une envie toute simple: que les amis qui me disent "c'est sympa d'appeler, je pensais justement à toi" me téléphonent les premiers, que celles et ceux qui soupirent: "Faut qu'on se voit, dès que j'ai une minute", trouvent la minute. Que ceux qui se plaignent: "Je mène une vie de con, je n'arrive plus à voir mes amis" décident de ne plus mener cette vie là. Les journées sont de 24h pour tout le monde, mais le nombre de journées qui nous échoient reste inconnu. Un jour, il y a presque 25 ans de cela, j'ai croisé le desinateur Reiser dans le métro: on s'est sauté au cou, il m'a dit " Faut qu'on se voie, on s'appelle?" et on s'est promis de s'appeler. Et puis les jours ont passé, on avait le temps, nous étions jeunes tous les deux... En novembre, à un kiosque, la couverture de Charlie-Hebdo m'a sauté au visage: "Reiser est allé à pied au cimetière". Le cancer des os, ça vous lamine un garçon au regard incroyable en 6 mois. Depuis, quand je pense à quelqu'un, je l'appelle. Pour rien, pas pour lui demander quelque chose, juste pour avoir des nouvelles et décider de se voir tel jour. Pour rire ensemble plutôt que d'apporter des fleurs le jour de l'enterrement. Mais j'aimerais bien n'être pas toujours la première à appeler.

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 23:14

Pour mincir, au lieu de faire un régime, allez voir « We feed the world », ça vous coupera l’appétit pour un moment. Ce documentaire un peu scolaire n’est pas un chef d’œuvre artistique. Cependant, on y découvre plein de choses édifiantes sur l’industrie agro-alimentaire.  Comment le Brésil, très gros producteur de céréales, les exporte quasiment toutes pour nourrir le bétail des pays riches, tandis que les pay sans brésiliens du Nord-Est crèvent de faim. On apprend aussi comment reconnaître un bon poisson et un poisson de pêche industrielle tout mou à l’intérieur, et la différence entre les semences hybrides et les semences naturelles sur le goût des légumes. 

La séquence volaillère, quant à elle, crée un vrai malaise. Bien sûr, je sais qu’il faut tuer les animaux avant de les manger ! Ce qui est glaçant, ce sont ces poussins entassés par milliers dans des cageots de fer, ces milliers de poulets déversés sur la chaîne d’abattage qu’ils tentent en vain de fuir, avant de réapparaître morts, suspendus à un crochet, puis morts plumés et les pattes coupées, puis encore plus loin sous forme de morceaux sous cellophane. Le malaise vient de cette industrialisation de la mise à mort, envisageable uniquement parce qu’on traite le poulet comme un objet et non un être vivant. Remplaçons les animaux par des êtres humains, on obtient la traite des noirs convoyés comme des marchandises dans des cales de navires, ou la déportation des juifs entassés dans des wagons à bestiaux.  A partir du moment où on tue massivement, la rationalisation indispensable de la mise à mort gomme l’ humanité. 

On entend alors le PDG de Nestlé, bronzé et propre sur lui, expliquer sans aucun état d’âme que « les ONG ont une position extrême en pensant que l’accès à l’eau doit être un droit pour chaque être humain. » Pour ce PDG, l’eau est une marchandise qui a un coût et qu’il convient donc de PRIVATISER.  La privatisation, explique t-il doctement, permettrait de faire de gros profits, de créer des emplois et même, une fois payés les actionnaires, de financer des actions humanitaires envers les plus pauvres qui manquent d’eau.  La fin du film est froide comme une armoire de congélation industrielle. Le PDG sourit : « Tout de même, nous n’avons jamais été aussi heureux ni aussi riches, nous vivons très longtemps, nous sommes en bonne santé… et nous aurions des états d’âme ! » Après les images de famine au Brésil, de pauvreté en Roumanie,  ce « nous » pluriel semble bien singulier… Le PDG montre un film d’entreprise : « Regardez nos usines comme elles sont belles, entièrement automatisées… avec presque pas de personnel. » Un monde rien que pour lui, en somme. Comme me disait un ami : « Pourquoi voudrais-tu que les riches et les hommes de pouvoir aient envie de changer un monde qui leur a si

bien réussi?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Deux milliards d’ hommes vivent avec moins de un dollar par jour, tandis que les européens dépensent 2,5 € par jour et par vache !

 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 12:02

Profitons de ce soleil qui parle au sens pour saluer un acte de courage peu commun, celui de la société Intimy, spécialiste des préservatifs. Cette société s’est interrogée sur les « accidents de capote », éclatement, déchirures, ou perte au fond de la dame… Contrairement à  l’idée reçue, ce n’est pas la taille imposante du pénis qui fait éclater le préservatif, c’est au contraire parce que les hommes , présomptueux, choisissent généralement des préservatifs trop grands pour eux. 

Explication technique : le préservatif trop grand fait des plis. Dans ces plis il y a de l’air, air qui s’échauffe sous l’effet des frottements. L’air chaud se dilate… et fait éclater le latex.  Quand l’objet est vraiment trop grand, le monsieur le perd. Le phénomène se comprend : la taille moyenne d’un pénis en érection est de 15cm, 90% d’entre eux mesurent de 13 à 17cm. La capote standard mesure 18 à 18,5cm cm de long, ce qui laisse déjà de l’aisance au monsieur. La king Size atteint 19cm. 

Intimy a eu le courage- car il en faut pour oser dire aux clients « votre pénis est plus petit que vous ne le pensez » a eu le courage, donc, de commercialiser un préservatif de 17,6cm seulement intelligemment appelé « effet stretch », ce qui sous-entend qu’il est très extensible et peut s’adapter à des anatomies variées. Stretch aussi, comme les jeans dans lesquels on est à l’aise tout en affichant un fessier bien moulé… et attirant. Tout comme ces jeans « seconde peau », la petite capote suivra tous vos mouvements, messieurs… Et notre vagin, dont la profondeur va de 8 à 12cm selon la femme et son degré d’excitation- précision toute scientifique- s’y adaptera avec délices. 

Et pour faire, si j’ose dire, avaler la pilule, Intimy a joué la carte du  ludique en lançant en même temps un anneau vibrant en silicone, qu’on enfile à la base du pénis (avec ou sans préservatif).  Il suffit d’appuyer sur le minuscule bouton poussoir pour ressentir, côté femme comme côté homme, des vibrations plus qu’agréables. Sans oublier le côté amusant de la chose… 

Enfin un jouet qu’on peut acheter tranquillement en grande surface, à prix étudiant : 5 euros environ pour 40 minutes de vibrations. La durée moyenne du coït après pénétration étant de 1 minute 15 (j’adore ces statistiques, j’imagine les couples copulant l’œil sur le chronomètre, ou chronométré par un Philippe Lucas leur ordonnant « plus vite, Bon Dieu, tu traînes feignasse… ») bref, avec cet anneau- testé pour vous et c’est top J- vous avez de quoi vous amuser pendant 32 séances amoureuses, soit, à raison de deux par semaine chez le couple de base : 16 semaines. Quatre mois de plaisir joyeux pour 5 euros, voilà une nouvelle qui va illuminer le week-end . En plus, il s’annonce pluvieux, bonne raison pour rester sous la couette en charmante compagnie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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