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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 07:25

Coup de fatigue, je pars faire le koala.

MECENE, ne m'oublie pas, fais moi signe!

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Published by Françoise Simpère - dans Humeur
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 19:22

Vous avez lu précédemment la question que j'ai posée aux quatre principaux candidats à la présidentielle. Voici la lettre de Rachida Dati et Xavier Bertrand pour N. Sarkozy, sans doute automatisée car elle ne répond pas du tout à la question posée ! Autant parler à l'oreille d'un sourd ...

Objet : RE : Votre question 

 

Votre message a bien été reçu et transmis à Nicolas Sarkozy afin qu’il en prenne connaissance.

De nombreux Français voient leur pouvoir d'achat stagner depuis plusieurs années et rencontrent des difficultés à la fin du mois lorsque toutes les charges et impôts sont payés. Nicolas Sarkozy veut prendre des mesures efficaces concernant ce problème si il est élu Président de la République. Cependant, nous ne pouvons pas vous promettre un meilleur pouvoir d'achat  sans contrepartie. Ce serait  malhonnête de notre part. 

 

Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy a pour priorité la réhabilitation du travail. Il veut que chaque Français ait la certitude qu’il sera récompensé pour ses efforts, son travail et son mérite. Pour récompenser le travail, il propose d’exonérer de charges sociales  les heures supplémentaires. Plus concrètement, notre candidat veut donner la possibilité à ceux qui le désirent de travailler plus, par exemple : quatre heures en plus par semaine, lesquelles,  dans toutes les entreprises   seront majorées de 25% (en l’absence d’accord de branche déjà étendu).  Quatre heures supplémentaires par semaine, c’est près de 2000 euros en plus chaque année pour un travailleur qui gagne le SMIC, soit plus de 160 euros par mois. Le fruit de ce travail supplémentaire sera exempt de l’impôt sur le revenu. Bien sûr, il ne désire pas que ce modèle s'applique à un corps de métier en particulier, mais à l'ensemble des personnes qui travaillent. Tous les salariés seront concernés. 

De plus, les recettes fiscales françaises représentent 45,3% de notre PIB, soit un taux supérieur de 4% à celui de la moyenne des quinze principaux pays membres de l’Union européenne. Pour rendre du pouvoir d’achat aux Français, Nicolas Sarkozy propose de baisser de 4 points la fiscalité de notre pays. Ce sont 68 milliards d’euros qui seront rendus aux Français : 2000 euros par foyer et par an, y compris les retraités, et 4900 euros par foyer si l'on s'en tient à la France qui travaille. 

Nicolas Sarkozy veut une France de liberté. C’est pourquoi nous pensons juste de laisser le choix aux Français de travailler plus ou de garder le système actuel. Nous acceptons que les 35 heures soient le minimum. Nous refusons qu’elles soient un maximum. Ce système sera mis en place aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique.

 

Ci-joint,en avant première, le projet de Nicolas Sarkozy qui sera prochainement distribué à 10 millions d'exemplaires. Vous y trouverez les principales réponses à vos questions. N’hésitez pas à le transmettre à vos contacts et à nous faire part de vos remarques, lesquelles nous sont précieuses. 

Quoi qu’il en soit, nous vous remercions pour votre participation au débat.

A bientôt sur sarkozy.fr 

 

Rachida Dati et Xavier Bertrand, porte parole de Nicolas Sarkozy

 

 

 

 

 

 

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 10:31

Contrairement à ce qu'on dit, il n'y a jamais eu en France autant d'argent. Seriez-vous prêt à instaurer une mesure qui consisterait à instaurer un Revenu Maximum Acceptable, par exemple de 50 fois le SMIC? Le surplus des profits non distribués serait exonéré d'impôt s'il était investi dans la création d'emplois en France, la recherche ou des activités sociales, et subirait un IS de 50% (le taux en vigueur du temps de V. Giscard d'Estaing) s'il restait thésaurisé ou servait à la pure spéculation financière? Je vous ai déjà posé une question similaire, restée sans réponse. Les trois autres principaux candidats n'ont pas répondu non plus...

 

J'ai envoyé cette question aux quatre principaux candidats sur leur site, ou plutôt non: sur le site de François Bayrou, c'est simple, il y a une rubrique "écrivez à F. Bayrou" comme vous mettez des commentaires sur ce blog. Sur celui de N. Sarkozy, on peut déposer un message, qui ne sera publié que s'il est approuvé. Sur le site de Ségolène Royal,  je n'ai pas trouvé comment déposer un message, mais comme on peut donner un lien intéressant, je lui laisse l'adresse de ce blog, à charge pour elle et/ou ses sympathisants de le consulter puisqu'on ne peut pas les joindre en direct. Sur le site de JM Le Pen, pas de message publié, mais si on veut leur écrire, c'est directement sur le courriel du FN, ce que j'ai fait.

En attendant leurs réponses, je vous recommande vivement le dernier Marianne sur "le sujet tabou de la campagne", à savoir la mise en cause d'une économie financière qui déshumanise la société, considère l'humain comme une charge et met l'argent au centre de tout. Marianne n'est pas franchement de gauche, cela rend d'autant plus intéressante cette prise de position, qui ne refuse pas le capitalisme (même si on est contre, comment le supprimer?)  mais refuse qu'il soit aujourd'hui au service de quelques-uns et creuse le désespoir des autres.

 

En attendant, KOALA Attitude, que je couplerai volontiers avec la BONOBO attitude, les singes Bonobo réglant leurs conflits en faisant l'amour ou en se masturbant plutôt qu'en se battant.

 

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Published by Françoise Simpère - dans Lectures
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 15:03

Grand calme sur le front de ce blog, après les pics de visites consécutifs aux passages TV et radio au Québéc. Comme quoi, la médiatisation est efficace mais très éphémère…. Contrairement aux prédictions de Zelda (post « Sexe, TV et dernière soirée »)  je n’ai pas reçu de mots d’amour, ni du pays des caribous, ni de France. Juste les avances de quelques excités, persuadés qu’une femme libre appartient à tout le monde, et surpris que je les envoie voir ailleurs, là où je ne suis pas ! Ca me rappelle les années dites de « libération sexuelle », quand on me répondait « ben alors, t’es pas libérée, puisque tu veux pas… » . Etre libre, n’est-ce pas justement dire « oui » à qui on veut et « non » à qui on ne veut pas ?  

 

Hier, dîner très sympa avec trois garçons- ceux à qui j’ai dédié « Autres désirs, autres hommes  », plus un quatrième, nouveau venu dans la bande. Il y avait une évidence dans le bien-être, dans le plaisir à se voir et à discuter qui m’a remplie de joie. Le contact réel vaut un million de fois les échanges virtuels. Ca prend du temps, mais ce n’est pas une perte de temps, n’en déplaise à la journaliste qui m’a demandé : « Mais comment faites-vous pour entretenir tant de relations ? Moi, rien que mon mari, j’y arrive pas, et je n’ai pas de temps à perdre, je travaille tellement. »                                                     

 

 

A propos de travail, je lance un appel solennel : JE CHERCHE UN MECEN E.  Ben oui, après tout, il y a paraît-il en France et dans le monde des sommes folles qui cherchent à s’investir. Autrefois, les riches encourageaient les arts en prenant en charge les écrivains, peintres, musiciens qu’ils aimaient. Donc, je rêve qu’un riche lecteur (ou lectrice) me dise : « Vous avez du talent, j’aime ce que vous faites, écrivez. L’argent n’est plus un problème pour vous. »  Donc, mécènes d’ici ou d’ailleurs, n’hésitez pas ! Je n’ai pas besoin de beaucoup , juste de quoi ne plus me parasiter la tête avec des travaux « alimentaires ».

 

 

 Adopter la "koala attitude": jouer, dormir, sourire, se nourrir de feuilles d'eucalyptus qui donnent bonne haleine et ne jamais se battre. Le koala est aussi un grand amoureux, bref tout pour plaire!

 

 

 

 

 

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 13:22

Ca ne s’arrange pas, les relations hommes /femmes ! Ce week-end , je reçois par courriel un manifeste en faveur de la garde alternée, pour permettre aux hommes de jouer pleinement leur rôle de père, ainsi qu’un texte sur le suicide des hommes , plus fréquent que celui des femmes et la non prise en compte dans notre société des hommes « sensibles », catégorie qui va de l’hétéro souhaitant affirmer sa part de féminité, notamment dans ses sentiments, jusqu’à l’homosexuel exclusif, en passant par toutes les catégories intermédiaires. 

Le même jour, manifestation contre les violences conjugales : tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon, sans parler de toutes celles qui sont battues, harcelées psychologiquement, violées ou brutalement quittées.

 

 

Sur le stand Pocket, je raconte à l’attachée de presse qu’au vu du courrier reçu, mes lecteurs sont plutôt jeunes- 25/35 ans- tandis que mes lectrices ont plutôt 35/45 ans. En riant, je suggère que  je touche les gens  pour qui le sexe n’est pas seulement un organe, ceux pour qui l’être humain suscite davantage le désir que l’excitation génitale.  

 

A peine ai-je fini ma phrase que deux hommes , la trentaine, approuvent.  Ils veulent concilier virilité, sexualité et sensibilité. L’un d’eux finit par dire : « Vous ne trouvez pas que les jeunes femmes sont dures aujourd’hui ? Elles veulent diriger la relation, nous consomment comme des objets, imposent leurs exigences et n’écoutent pas ce qu’on veut leur dire… »  Il n‘est pas le premier à exprimer ce désarroi. Je réponds que oui, cela existe, mais qu’il ne faut pas oublier que 20 siècles de domination masculine pas encore finie et la haine viscérale de certains hommes pour les femmes qui résistent à leurs diktats peuvent exacerber l’esprit de revanche. 

Cela dit certaines jeunes femmes me font froid dans le dos en menant leur vie amoureuse comme une opération marketing : sélection des qualités indispensables, des défauts rédhibitoires, exigences d’orgasmes et de sécurité financière, refus de tout sentimentalisme, sexualité de consommation… Justement, l’une d’elles me mitraille avec son appareil photo, puis me raconte sa vie  avec une bande de copines toutes branchées sur Internet pour dénicher des jeunes mecs comme elles, avides de concrétiser tout de suite : « C’est pas du virtuel, on baise tout de suite, on est dans le plaisir, rien que dans le plaisir, et y a plein de mecs comme nous qui ne veulent plus de relation durable. » 

Ca me semble bizarre d’opposer ainsi plaisir et relation durable, de dissocier systématiquement sexe et sentiments, de parler de « concrétisation » et non de désir.  

 

Finalement,  je trouverai mon frisson d’érotisme du week-end en achetant un « polar sexuel » de Chris tophe Austruy (éditions H et O) racontant la machination d’un homme qui sort avec une femme pour séduire son mari. Auquel il dit (c’est le titre du livre) : « Je veux te voir nu ». Cette phrase est un résumé parfait du désir : découvrir la nudité physique de l’autre, la première fois, quelle émotion ! Puis, au fil des jours, se mettre à nu mentalement, découvrir l’autre et se découvrir, autre forte émotion…  N’y-a—t-il donc que les homosexuels pour savoir marier encore le sexe et les sentiments ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans EROS
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 01:32

Inauguration jeudi soir du Salon du Livre et comme d’hab’ un monde fou. Le champagne et le (bon) vin coulent à flots, on croise des littérateurs plutôt bien de leur personne. L’habit ne fait pas le moine, dit-on, et pourtant je trouve que les gens ressemblent souvent à ce qu’ils font, d’ailleurs je ne vais que dans deux salons : celui du livre et celui de l’agriculture. Pour la même raison : j’y rencontre des gens qui me plaisent. Pas pour les mêmes raisons. 

D’année en année, on retrouve des personnes connues il y a longtemps, lors d’un travail commun. C’est fou ce que le fait d’avoir passé des heures, des semaines et parfois plus à réaliser un projet tisse de liens entre les gens, même si on se revoit seulement sporadiquement. C’est vraiment cela la valeur  travail. Sarkozy a paraît-il été frappé de rencontrer plus de gens heureux dans les usines que dans les bureaux (Philosophie magazine n°8) Qu’il ne les imagine pas heureux de respirer des hydrocarbures ou de la poussière de ciment ni heureux de toucher un salaire de misère ! Le bonheur de l’ouvrier, c’était le lien social et la solidarité dans le travail, ce pouvait être aussi le plaisir de la création mais justement, cette solidarité et ce lien social se délitent dans une économie essentiellement financière où  le travailleur est considéré comme une charge, et où la compétition aboutit à dresser les individus les uns contre les autres. Se délitent aussi quand le travail est parcellisé et le recours à la sous-traitance systématique. Fin de la parenthèse…  

 

Au Salon du livre, donc, j’ai cherché des gens d’il y a longtemps. Certains sont morts, les survivants sont en sursis. Chaque année, on apprend la disparition de l’un ou de l’autre. Parfois, la vie a une allure de gâteau d’anniversaire dont on souffle les bougies l’une après l’autre : qui soufflera la dernière ? A regarder tous ces gens éphémères, à contempler ces milliers de livres qui me font me demander comment diable des lecteurs(trices) arrivent à trouver et apprécier les miens, je me sens humblement sereine. Sereine d’écrire et d’aimer cela. Humble devant l’impermanence des choses et des êtres, qui me dissuade à jamais de toute vanité. 

Je me demande si les candidats à la présidentielle- ceux et celle qui ont des chances d’être élus- ont conscience de leur impermanence quand je les entends se poser en homme ou femme providentiel  engagé(e) dans un dialogue personnel et singulier avec les français. S’ils disparaissaient brutalement, est-ce que ce dialogue s’arrêterait faute de l’homme ou de la femme providentiel ? Est-ce que leurs idées seraient reprises par d’autres ? Dans le premier cas, on se dit qu’un dialogue qui ne tient qu’à une personne est bien fragile, voire inconsistant. Dans le second cas, ça devrait les inciter à moins se croire investi d’un destin…  

 

Pour le dialogue , détendu et pas providentiel pour deux sous, ce sera ce samedi 24 de 15h à 17h sur le stand Pocket. J’aurai plaisir à parler avec ceux et celles qui viendront.

 

 

 

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 17:11

Y-a-t-il une cohérence dans certains choix de vie, un fil directeur ?  On dit parfois qu’un écrivain écrit toute sa vie le même livre, même s’il en publie 50 : celui de ses obsessions.  Les miennes sont doubles : confiance et juste distance. Confiance en moi, confiance en les autres. Avec toutes les combinaisons à apprécier dans leurs conséquences. 

Pas confiance en moi, pas confiance dans les autres : ça donne froid dans le dos. Impossibilité de communiquer, inhibition sociale, refus du risque de la rencontre. Au pire, ça peut virer à la parano : ne pas parler à un inconnu de peur qu’il vous veuille du mal. En oubliant que n’importe quel ami, la première fois qu’on lui a parlé, était un inconnu. 

Confiance en moi, pas confiance dans les autres : au mieux c’est de l’individualisme, au pire de l’arrogance. Ou une prise de pouvoir. Qui vire vite à l’addiction, le pouvoir rend toxicomane. Et on finit par avoir besoin des autres pour exister. Et à déprimer quand on perd le pouvoir ou la célébrité. 

Pas confiance en moi, confiance dans les autres : naïveté, et risque de dépendance parfois insidieuse. Comme ces amoureux (ses) qui disent à l’autre : « Tu DOIS m’aimer, puisque je t’aime. Risque de chantage affectif. Déception cruelle de découvrir que la solitude est le seul bien vraiment à soi. 

Confiance en moi, confiance dans les autres : a priori un bon équilibre. Je peux aimer l’autre en confiance parce que, ayant confiance en moi, je n’en serai pas dépendant, je ne chercherai pas l’autre par peur de la solitude mais par goût de le (la) découvrir.  Mais il faut trouver le bon équilibre entre les deux confiances.  

 

D’où la deuxième obsession : la juste distance, applicable dans toute relation humaine. Entre l’addiction, qui rend le chômeur désemparé quand il a misé sa vie sur son travail (genre cadre des années 80 amoureux de son entreprise) et le (la) divorcé(e)  persuadé(e) qu’il ou elle n’existe plus faute d’être « en couple », donc entre cette dépendance excessive et l’indifférence qui rend étrangers des gens qui se côtoient quotidiennement  (disparition du lien social, de l’affectivité)  il doit bien y avoir non pas un juste milieu, mais une distance capable de se préserver sans agresser les autres, de s’abandonner sans se perdre. 

Ces deux obsessions ramènent à l’écologie ( J ) Cette science de l’équilibre du milieu, n’est-ce pas justement l’étude des interdépendances et des individualités, qui permettent aux espèces de cohabiter en harmonie pour maintenir la vie, sans se détruire.   

Faut que j’aille boire quelque chose, là, sinon je vais fatiguer…

A propos d'obsession, un ami m'a envoyé des photos de plantes bio qui montrent que la nature quand on lui fout la paix est assez coquine ...

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 11:55

Plein de travail, pas le temps d'écrire, donc juste une annonce de publication. Je ne l'ai pas encore lu mais je vais le faire, les polars politiques sont généralement intéressants. Et pour parler d'amour (quand je pense que NS me pique mon fonds de commerce, lui aussi se met à parler d'amour!!!), je serai au Salon du Livre samedi 24 mars de 15h à 17h30 environ sur le stand Univers poche (POCKET)

Sortie en librairie, aujourd’hui jeudi 8 mars, de La France d’après, ouvrage collectif de politique fiction aux éditions “Privé”, collection Les Clandestins sous la direction d'Anne Bosser, 280 pages, 15 euros

 Dix-sept auteurs de polars et romans noirs ont écrit autant de nouvelles sur le cauchemar que nous ferait vivre Sarkozy s’il arrivait au pouvoir  

 

Le thème. 

 Nous sommes en octobre 2008. Depuis plus d'un an, Nicolas Sarkozy est président de la République. Il enchaîne les réformes : renforcement du pouvoir présidentiel, politique nationale sécuritaire avec quelques mesures-phares de contrôle quasi-physique des individus, surveillance et répression accrues couplées à des objectifs de détention carcérale revus à la hausse, détection des délinquants présumés dès l'école maternelle, démantèlement du dispositif de protection sociale, libéralisation de tous les services publics et prioritairement la santé et l'école, culture du mérite individuel et de l'émulation par la compétition, élitisme de quotas, contrôle étroit des médias, culte de la personnalité du chef assurant son aura par son omniprésence ... 

Toutes ces hypothèses sont plausibles. Et bien d'autres, hélas, non moins vraisemblables."

Les auteurs et le titre de leur nouvelle 

Christian Lehman "Cohésion nationale" 

Serge Quadruppani "Zone sensible"  

 

François Thomazeau "Une place sous le central"  

 

Romain Slocombe "Sarcome du capricorne"  

 

Jacques Bullot "Rappel à l'ordre"  

 

Gérard Streiff "La rue Saint-Loup"  

 

Jean-Michel Ripaud "La fracture tranquille"  

 

Thierry Crifo "Voyou, vos papiers"  

 

Catherine Fradier "Démarque inconuue"  

 

Jean-Jacques Reboux "T'as de la chance qu'il soit pas président"  

 

Alexandre Daumal "Le petit coq hongrois"  

 

Christian Roux "Le vestiaire"  

 

Jean-Bernard Pouy "Hongrois rêver"  

 

Philippe Motta "Du canard à la carte"  

 

Anne Bosser "Tendre est sa nuit"  

 

Jérôme Leroy "Le candidat Albermuth"  

 

Gérard Delteil "Union nationale"

La photo n'a rien d'une fiction, c'est aujourd'hui à Paris

 

 

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 15:44

Invitée à une émission pour ados intitulée « kékéfé » sur Direct 8. Pourquoi les émissions et les publicités qui s’adressent aux jeunes s’obstinent-elles à adopter un sabir débilitant censé leur plaire ?  Bon, pas grave, Direct 8 m’amuse parce que c’est en direct justement, ce qui crée une ambiance spontanée un peu désordre.  On me demande, devinez quoi… de venir parler de fidélité et d’infidélité. Jusqu’à mes 80 ans, on va me bassiner avec ça ! Dans la loge, un jeune homme arbore des lunettes noires. Il  a fondé www.radiovraimentlibre.com pour dire ce qu’il ne peut pas dire ailleurs. Il m’explique qu’il vient parler politique et non « couple », mais chut…. Du coup il est nerveux, me demande : « Vous avez l’air calme, vous prenez quelque chose contre le trac ? Ou alors vous avez l’habitude ». Je lui dis « Non, mais la TV, c’est dérisoire, pas besoin de se prendre le chou avec ça. » 

Sur le plateau, il attaque bille en tête : « Je ne comprends pas pourquoi, pour parler d’adultère, vous n’avez pas invité Nicolas et Cécilia Sarkozy » Stupeur de l’animatrice : « Mais ce n’est pas une émission politique » « Je sais bien, mais enfin Sarkozy baise tout ce qui bouge et … » On le coupe précipitamment pour me donner la parole.  Je me présente puis remarque : « A la décharge de mon camarade, je dois dire qu’il n’a pas tort : pourquoi s’excite-t-on à ce point sur les questions de fidélité et d’infidélité pour les gens ordinaires, alors qu’on est friand de ces mêmes comportements quand il s’agit de politiciens ou de célébrités, ça fait même la une des magazines « people ». Pourquoi le plaisir libre et gratuit serait-il réservé à certains ? »  

Du coup, la discussion quitte quelques instants le sempiternel « fidèle, infidèle ? » pour parler du couple comme cellule économique, de la morale sexuelle comme d’un mode de contrôle social, de l’idéal du couple et de l’amour éternels comme d’un conte de fées irréaliste. Le psychiatre Serge Hefez, notamment, a un discours extrêmement intéressant sur la différence entre projet de vie et rêve d’amour, sur l’absolue nécessité de cultiver son individualité même si on vit à deux, etc. Bref, ça vole un peu plus haut que d’habitude, sans aller cependant percer les nuages ! 

Cinq minutes après le début de l’émission, le gars aux lunettes noires quitte le plateau, ulcéré, dit-il, qu’on l’ait menacé de le « sortir » s’il continuait à parler politique sur le plateau. Damned ! Parler des frasques sexuelles de Nicolas Sarkozy, c’est parler politique ? Et qui s’est fait photographier en gondole à Venise avec Cécilia ? Qui raconte ses humeurs amoureuses dans son livre, si ce n’est NS lui-même ? Fallait pas qu’i commence ! Giscard et Mitterrand, cités dans le précédent post, ont vécu des années leurs tumultueuses amours sans convoquer les photographes. Eux savaient différencier la politique et la folie-nique. 

Ce qui m’a sidérée, c’est d’entendre un responsable de l’émission, justifier « Il a dit deux fois le mot « baiser » à 14h, dans une émission pour ados, ce n’était pas possible. »  On peut dire « Kékéfé » aux gamins, mais pas « baiser » ( J)  

 

Je me suis remise de ces péripéties devant une assiette de frites/ketchup avec une bière, mon trip régression quand le parisianisme me fatigue. Le soir j’ai éclaté de rire en entendant que Chirac, lorsque Giscard d’Estaing développait des arguments compliqués en conseil des Ministres lui demandait gentiment : « Vous ne croyez pas qu’on est en train d’enculer une mouche qui n’a rien demandé ? » Rien, que d’imaginer la tête de Giscard, ça m’éclate ! Il faudrait publier un «  Jacques Chirac  » dans le texte comme il existe un livre sur les pensées de Jean-Claude Vandamme.

 

 

 

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 15:41

Hier, entre « Les femmes fatales » sur TF1 et « Le plus grand cabaret du monde » sur France 2, j’ai opté pour la retransmission sur la chaîne Public Sénat du débat entre Giscard d’Estaing et Mitterrand de 1981, animé par Jean Boissonnat et Michèle Cotta à l’époque toute jeunette. C’est presque de la perversion, mais, ça fait un bien !!! 

Deux adversaires qui ne se font aucun cadeau mais débattent courtoisement, sans se couper la parole. Deux vrais projets politiques clairement marqués dans leurs options, et dont on voit clairement quelles seront la conséquence dans la vie quotidienne. Et les journalistes ! Connaissant le fonctionnement des institutions, posant des questions poliment mais sans complaisance. C’était une sensation étrange de se dire « à cette époque lointaine, la politique voulait dire quelque chose, la fonction présidentielle exigeait une hauteur de vues et du courage : pas une fois les deux candidats n’ont hésité pour dire ce qu’ils feraient, même si leurs réponses, c’est sûr, risquaient de déplaire à certains électeurs. 

Ce débat était à mille lieux des shows politiques d’aujourd’hui, ces spectacles où les candidats et la candidate doivent répondre à des questions du style « si vous êtes élu(e) est-ce que mon dentier sera remboursé ? ou « Comment allez-vous simplifier les paperasses pour que je comprenne quelque chose à mon formulaire de TVA ? » Pas des questions bêtes en soi, mais des questions à poser au ministre ou à l’administration compétente, mais pas à un ou une futur(e) président(e) qui ne s’occupera de toutes façons pas de ça ! 

Voilà ce qui me gêne chez les candidats actuels: l’impression qu’ils se sont trompés d’élection, qu’ils mènent une campagne municipale ou au mieux régionale sans projet global clair : allez sur leurs sites, regardez leurs programmes et posez des questions pièges à vos amis  : de qui est cette proposition ? Qui a dit ceci ou cela ? Vous allez voir qu’ils ils se tromperont souvent, preuve que les candidats, à force de vouloir ratisser large dans une optique exclusivement clientéliste, nous mettent dans un brouillard dangereux qui favorise les votes d’impulsion et pas les votes de réflexion. Tant pis pour eux, hélas pour nous. 

 

 

PUB : allez lire et écouter Reporterre (voir le lien), c’est tripant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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