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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 20:05

Accalmie dans la promo de "La Grande amoureuse". Après un déjeuner avec la responsable de Canal Vie, ballade dans Montréal, puis le soir bar à tapas et flamenco, et ensuite concert dans le cadre du Festival "under the snow" , le bien nommé, où Josué se produit. Ca commence par un groupe, Lesbo Vrouven, emmené par un chanteur électrique et élastique, qui saute sur son clavier, puis hors de la scène, puis revient… le tout avec une gueule de collégien sage, le contrate est saisissant.

Uberko, le groupe avec Josué est rock avec des tonalités Pinkfloydesques et des ruptures de rythmes bien intéressantes. Martine, Oli et moi avons dansé comme des malades pendant toute la prestation. Au retour, on sent que le temps change, il doit faire dans les –12, heureusement qu’on s’est forgé des calories en dansant.

Ce matin, tempête de neige, salué par des cris d’allégresse de mes petits camarades décidément pas fait comme nous autres J , j’en profite pour traîner, vu qu’on s’est couché à deux heures et avons été réveillé à 7h30 par mon ‘tit frère qui s’était gouré dans le décalage horaire!!! Ce soir, on va au théâtre voir jouer la sœur d’oli, et demain faut que je sois à 8h45 à radio Canada pour une entrevue… Et le soir, c’est la "Nuit blanche à Montréal" (blanche, elle le sera…)

Concerts, expos, théâtres, piscines ouvertes de nuit, la même que la nuit blanche à Paris, mais avec 30cm de neige. Martine et Oli, qui me retiennent en otage, ont décidé de me faire glisser sur des pentes étranges avec des engins de glisse pas moins bizarres, je crains le pire. En lisant le programme de la Nuit dans les journaux, j’ai été frappée par la façon cool d’écrire " à tel bar vous goûterez telle bière et pourquoi pas deux ou trois verres de vin…. Puis, quand vous serez bourrés à 3h, allez à tel lieu" En France, il y aurait une astérique après le mot "vin" : à consommer avec modèration. Et pourtant, il y a plus d’alcooliques en France qu’au Québec… Sympa aussi de lire une pub pour un site de rencontres qui annonce " des hommes super de la tête aux boules" … J’adore cette spontanéité!

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 14:04

Pour moi, c'est jeudi 8h, pour vous 14h. Je me suis couchée à 3h, après une journée bien intense. Le matin, radio avec Christiane Charrette, LA journaliste qui compte sur Radio Canada et qui a aimé à la fois mon livre, le film de Martine, et surtout moi: comme elle dit, ce sont les personnages qui l'intéressent... tellement qu'elle me pose des questions très très privées :) Heureusement, je suis rodée après les Delarue, Fogiel and Co! Ensuite, déjeuner avec les responsables de Pocket Québec: Emilie, l'attachée de presse a fait un boulot remarquable, et en plus elle est très sympa, comme ses boss du reste. Les rapports pro  sont ici très pro au sens d'efficace, et très cool au niveau humain, bref plus saines qu'en France, ce que me confirmeront le soir plusieurs français émigrés à Montréal.

L'après midi, après un passage éclair chez Martine pour me changer en vue de la soirée de lancement, émission radio sur une station cool avec un couple d'animateurs. Très bien: un bloc de minutes pour promouvoir et faire gagner mon livre à deux auditeurs, un bloc pour parler du documentaire, un bloc pour parler de Martine et moi, et annoncer le lancement du soir au Bain Matthieu, que nous rejoindrons après un dîner chinois avec toute l'équipe de Vidéo Femmes et quelques amis. Le bain Matthieu est une ancienne piscine reconvertie en salle de spectacles et réceptions, très chouette lieu. Et puis je trouve que présenter un film sur moi, ex-aquaphobe, dans une ancienne piscine, est bien pensé!

J'ai un coup de blues en pensant qu'il y a juste un mois maman est morte, elle qui avait tant envie de voir ce film dans lequel elle apparaît quelques secondes. Alors je lui rends hommage en début de soirée, ainsi qu'à papa d'ailleurs. Sans eux, je ne serai pas là, et pas ce que je suis, que je me sois construite en référence ou en réaction à eux, ils m'ont donné les atouts pour le faire...

Le programme est le même qu'à Québec, si ce n'est qu'après la projection, le débat se termine par une petite fête. Plein de gens viennent féliciter Martine pour la qualité de son film. J' ai profité de ce 3ème visionnage pour bien écouter la musique composée par Josué (oui, les copines, le Josué qui vous faisait craquer durant le tournage en France!) qui ne se contente pas d'être un excellent preneur de son- ah, l'enregistrement du bruit de mes pas sur le sable...- mais aussi un excellent donneur de son! Il a fait une musique qui soutient parfaitement l'image et le propos.

A propos de propos, des dizaines de gens viennent me remercier de ce que j'ai dit " qui les fait réfléchir sur leur propre vie" " qui est un hymne au bonheur et à la liberté" "une ode à l'amour et à une sexualité heureuse, respectueuse des autres", " qui donne envie de vivre", etc, etc... Je suis émue car c'est tout ce que j'essaie de transmettre depuis des années et cette fois ci, le message est passé. Est-ce le fait de la culture québécoise plus cool que la notre? Je le saurai si le doc est diffusé en France, au vu des réactions. Un Québécois s'étonnait que ce que je dis puisse faire plus scandale que la pornographie et le sexe marchand. C'est justement là que le bât blesse, dans le fait de faire de la sexualité un mode de communication privilégié... mais gratuit, sans argent, sans rapport de forces, sans culpabilité. Dans le fait de s'intéresser aux hommes juste pour le plaisir de mieux comprendre comment ils fonctionnent. Dans le fait, surtout, de faire tranquillement coexister ces trois mots: femme- libre- heureuse, sur une planète où les femmes opprimées et malheureuses sont un des piliers de l'organisation du monde, parfois avec la complicité et l'assentiment des femmes elles-mêmes, persuadées que l'amour passe par la dépendance...

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 13:43

Le Québec est une petite province dans l'immense Canada, francophone et sympa. Le reste du pays est fort proche du voisin et cousin USA. Pendant longtemps, le gouvernement canadien refusait les accords de Kyoto sur la réduction des  gaz à effet de serre, faut dire que le réchauffement planétaire est moins sensible chez eux, quoiqu'ils me disent que -8¨ce matin, c'est vraiment anormalement doux. La météo annonce une tempête de 30cm de neige demain, ils sont tout ravis de me faire voir ça: tu vas voir comme c'est beau!

Le voisin et cousin US a toujours un côté envahissant. Obsession pétrolière oblige, et désir de ne plus dépendre du pétrole des pays du golfe, Oncle Sam s'est mis en tête d'exploiter les sables bitumineux de la province canadienne d'Alberta. Tu prends le sable, tu le laves et tu récupères le pétrole, et pour pas te faire chier avec des intermédiaires, tu construis un pipe-line géant direct entre Canada et USA. Ben voyons! Et c'est ainsi que la province d'Alberta est saccagée sur le plan écologique: captation des réserves d'eau pour laver le sable, rejet d'eaux polluées, émanation de gaz toxiques...

Ceci me rappelle furieusement le pillage du nickel en Nouvelle Calédonie dont je vous ai parlé au tout début de ce blog. Avoir des matières premières aujourd'hui te met à la merci des prédateurs friqués, l'Afrique en sait quelque chose.

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 03:55

Lundi 26 au theâtre du petit Champlain, salle très sympa, cosy, bien organisée, projection de "La grande amoureuse". La veille, j'ai decouvert le film chez Pauline. Très difficile de juger un documentaire sur soi... Pas l'habitude de me regarder en gros plan pendant 52 minutes, et puis comme d'hab, je n'aime pas mon image à l'écran, je crois que c'est très courant... Ma bouche, mon menton, mon visage trop mobile... Bref, difficile de juger du fond quand on est gêné par la forme.

Ce lundi soir, je commence par une entrevue avec une journaliste qui, apparemment a lu le livre et vu le film, en tout cas ses questions sont plus nuancées que celles qu'on me pose d'ordinaire... Puis c'est la projection, avec d'abord un court metrage, La Farruca, sensuel, esthétique, très beau. Belle introduction à la soirée. Et enfin the doc. Divine surprise: comme j'ai eu tout loisir hier de me lamenter sur ma laideur extrême :) je peux enfin me consacrer au fond, et au style cinématographique de Martine. Et là, les deux me plaisent, vraiment, il y a eu une belle alchimie entre nous deux... Après la projection, débat passionnant et passionné avec le public, chaleureux, drôle... puis signature de "Autres désirs, autres hommes" où, comme d'hab, les gens sont venus me raconter leur vie la plus intime... Dans ma prochaine vie, je ferai curé ou psychothérapeute!!! Bref une belle soirée...

Cet après midi, émission TV sur Canal Vox, sur le thème "l'amour véritable peut-il ne pas être exclusif?" Martine et moi formons un magnifique duo Karsenty pour commenter à le fois son doc et mon livre' Ca s'appelle de la communication en synergie. Emission sympa où j'ai pu constater que les québécois sont plus libres des schémas classiques que les français" Question de culture sqns doute, en tout cas leur esprit de tolérance est bien rafraîchissant. L'animatrice était visiblement contente de ce qui se passait à l'antenne. Bon, encore plus de minuit, je dors em moyenne six heures par nuit et demain on a encore bien du boulot, donc... une petite sieste, et au lit!

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 01:17

A l’heure où paraîtront ces lignes, décalage horaire oblige, je devrais être en train d’assister à la première projection presse du documentaire de Martine le 26 février à 19h30 au théâtre petit Champlain de Québec et le 28 février au bain Matthieu à Montréal. Si vous êtes dans le coin, ou avez des potes à Montréal, l’entrée est libre. Ensuite rencontres avec des journalistes québécois pour le documentaire de Martine et pour « Autres désirs et autres hommes . »

 

A priori je ne devrai pas avoir beaucoup de temps pour nourrir ce blog…

 

Je serai le 17 mars à 11h au salon des Thermalies ( Palais des Congrès, porte Maillot) pour une causerie sur « Thalasso et libido » ( J ) et le 24 mars de 15h à 17h au Salon du Livre sur le stand Pocket (Univers poche) . Peut-être l’occasion de transformer ce dialogue virtuel en vraies rencontres.

 

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 22:12

Nicolas Sarkozy a mille fois raison quand il parle de revaloriser le travail. Mais il a un million de fois tort de s?en prendre aux chômeurs, aux « assistés » ou à ceux qui ne « veulent pas travailler ».

 

Quand on est chômeur, c?est qu?on a été licencié, et dans la majorité des cas, cela ne fait pas plaisir? Etre traité en « variables d?ajustement », parler de « dégraisser le mammouth », proposer à des jeunes bac + 5 ou 7 des stages payés de 0 à 300 euros par mois, instituer un CNE dont le dernier rapport sur le sujet montre qu?un an après l?embauche 46% des travailleurs en CNE n?ont plus de travail, considérer que le CV d?un candidat de  plus de 45 ans va directement à la poubelle (j?ai entendu un DRH le dire) voilà qui est réellement c?est dévaloriser le travail et pire : c?est dés human iser les gens, jusqu?à les tuer.

 

Trois salariés de Renault, un de Peugeot et deux ou trois de la SNCF se sont suicidés. Pas des ouvriers à la chaîne , mais des cadres et techniciens qui à leur tour connaissent les affres d?un travail sans âme, pas reconnu, avec la pression de la hiérarchie toujours plus forte?  Une amie professeur me raconte le drame de son mari, fonctionnaire harcelé par sa hiérarchie. On l?ignore souvent, mais Marie -France Hirigoyen, auteur d?un livre sur le harcèlement au travail me l?avait confirmé : dans la fonction publique, le harcèlement est particulièrement cruel, car l?impossibilité de licencier celui qu?on a « dans le nez », fait qu?on essaie de l?avoir à l?usure, jusqu?à ce qu?il démissionne, tombe en dépression? ou se suicide.

 

Tout à l?heure, au Monoprix près de chez moi, une vendeuse disait à une autre : « Bonne nouvelle, la semaine prochaine il y aura moins de monde que l?an dernier à la même époque, donc on ne nous monte pas les objectifs. » Eh oui, dans les grandes surfaces, on ne vend pas aux gens selon leurs besoins. On regarde ce qu?ont acheté 1000 clients l?année d?avant, et on impose aux vendeurs d?augmenter ce chiffre l?année d?après. Toujours plus, toujours plus? et malheur à la vendeuse qui ne place pas la carte fidélité ou ne fourgue pas les promotions.

 

Hier un ami travaillant dans l?industrie était soulagé : le petit chef qui menait la vie dure à son équipe a enfin été renvoyé? après avoir acculé trois salariés au départ : maladie, dépression, démission. « J?aurais pu être le quatrième. »

 

Ce matin, sur Europe 1, une sociologue qui travaille depuis vingt ans sur le monde du travail remarquait que les conditions de travail se dégradent depuis dix ans : les accidents sont moins nombreux, mais plus graves, et surtout, le stress n?est plus physique, il est mental, usant? L?usure mentale répétée peut conduire à l?infarctus, à la dépression nerveuse, à la mort subite (le fameux Karochi des salariés japonais surmenés) et faire le lit de certains cancers en induisant un déficit immunitaire : l?organisme n?arrive plus à éliminer les cellules cancéreuses comme il le fait d?ordinaire dans la majorité des cas. Surtout quand de surcroît on travaille avec des matériaux cancérigènes.

 

La dévalorisation du travail est d?autant plus forte que se creuse l?échelle des revenus, car dans un monde où tout se monnaye, la valeur qu?on vous accorde est indexée sur ce qu?on vous gagnez. Surtout quand le manque de considération vient aggraver la dévalorisation matérielle du travail. 

 

En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. Ce salaire, dit médian, est en baisse de 0,4% par rapport à 2003. C'est sur lui qu'est fixé le "seuil de pauvreté" : sa moitié selon le critère français soit 3,5 millions de "pauvres", 60% selon le critère européen soit 7 millions de personnes concernées en France.
(rapportINSEE)
Le salaire moyen était, lui, à 1.903 euros mensuel nets en juin 2005 (source INSEE/60 Millions de Consommateurs).

 

On est bien loin des 4000 euros net que Jean-François Coppé considérait comme un salaire moyen?

 

 

 

 

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 12:42

 

Fin 2002, Martine Asselin , vidéaste québécoise, est tombée sur un article de Marie - Claire sobrement intitulé : « Un mari, deux enfants, quatre amants… » Pourquoi quatre plutôt que deux ou douze, mystère ! Martine ne s‘est pas arrêtée à ce titre abrupt : elle a lu « Aimer plusieurs hommes  » et a voulu me rencontrer pour une série documentaire qu’elle préparait sur « La normalité : qu’est-ce qu’être normal ou anormal ? » Je lui ai répondu :

 

Tous les jours on licencie des centaines de personnes dans des entreprises qui font des milliards de bénéfices,  on bombarde des enfants au nom de guerres dont tout le monde a oublié les raisons, on vend sur Internet des gamins à baiser et des insignes nazis, on érige le marketing et la publicité au rang des Beaux-arts … et tout cela fait partie du monde « normal ».

 

Mais quand je dis que je me sens libre d’aimer, physiquement, intellectuellement et affectivement plusieurs hommes , ouh lala !  Je suis anormale !

 

Eh bien je préfère mon anormalité à leur monde prétendument normal. »

 

Ont suivi entre Martine et moi quatre ans de conversations de Paris à Montréal, la recherche de financements, la construction de son projet… Nous nous sommes fait confiance, la preuve : je ne sais absolument pas à quoi ressemble son film fini. Je le saurai le 25 février en arrivant au Québec, avant les projections presse où elles m’ont invitée, le 26 à Québec, le 28 à Montréal.

 

Il n’y a rien que j’aime davantage que transformer un rêve en projet et un projet en réalité… Merci à Martine, Olivier, Josué, Pauline…  pour le Québec et aux amis d’ici qui ont accepté d’être filmés.  

  

SOUVENIRS DE TOURNAGE
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 12:24

Hier, j’ai répondu à une entrevue pour la TV (ouais, les québécois ne disent pas interview, mais entrevue, et ils ont raison !) sur, devinez quoi ? « Peut-on aimer deux personnes en même temps ? » Pourquoi deux, c’est mesquin, on peut aimer tellement de personnes en même temps, s’il s’agit de les aimer, pas de vouloir les avoir rien que pour soi ! Bref, je commence à connaître mon petit laïus par cœur, depuis quatre ans qu’on me pose toujours les mêmes questions. Mais cette fois-ci, j’ai essayé de faire comprendre- ai-je réussi ?- que la raison principale de ces intimités multiples, c’est qu’elle m’a fait mieux comprendre, mieux aimer, mieux découvrir le cœur des hommes , via leur peau. Et vivre des instants qui restent gravés en moi. 

En guise d’illustration,  voici un extrait de « Autres désirs, autres hommes  ».  

 

PARIS, L’ETE 

Torpeur moite. La ville somnole derrière des stores baissés tandis que sous les portes cochères s’étalent des lambeaux de fraîcheur. Je marche lentement, disponible. Chaque angle de rue est une image endormie.  Ici, le petit restaurant italien où… avec qui… peu importe. Avec Toi, Toi innommé puisque seul compte ici le coup de couteau dans le cœur rappelant ma première blessure. 

L’enseigne d’entreprise, la rue Française, six étages à gravir après une nuit blanche, j’avais une jupe longue de velours noir et une blouse de dentelle, tenue du soir incongrue parmi les grues immobiles. Le trou des Halles tenait lieu de grand Canyon, Marco Ferreri y tournait un western. Et sous ma jupe, sur la peau de mes cuisses, ta main impérieuse remontait. Je riais en m’agrippant à la rampe : « Arrête, tu vas me faire tomber », mais j’étais tombée depuis longtemps. Dans tes bras, dans la spirale d’un désir étrange, celui de tes cris quand tu jouis, de ton ventre sur lequel j’étale du bout des doigts ton humidité, de ton odeur sur ma paume… 

Rue Montorgueil, errance de mes premiers pas parisiens, peurs, découvertes, émerveillement. Un frisson court le long de ma nuque tandis que je croise un balcon de fer forgé. Il a dû se passer quelque chose, là. Les lieux gardent en mémoire de lascives secondes que je prends en pleine poire. Jamais rien ne s’oublie. 

Paris torpeur. Des regards posés sur moi pesants comme du plomb fondu. Ici j’errais triste, il y a longtemps, devant un manège qui me rappelait ta façon de me faire tourner dans tes bras jusqu’à ce que j’en perde l’équilibre et le souffle. A vingt ans, on croit que la vie s’arrête quand cesse de tourner le manège, plus tard on sait qu’il repart. Le propriétaire du manège agite au-dessus des enfants une peluche, il faut en saisir la queue pour gagner un tour gratuit. Petite, j’étais experte à ce jeu là. Pour le prix d’un ticket, je faisais dix tours. Je criais : « J’suis forte pour attraper la queue ! » Ce talent là ne s’oublie pas…  

 

Paris bistrot. Ici, le café de nos querelles où les poissons exotiques dans leur aquarium hochaient la nageoire devant tant de violence. Là, le skaï vert qui collait à mes fesses, je te le confiais à l’oreille, tu répondais « Il en a de la chance, le skaï », tandis qu’un maître d’hôtel au délicieux accent nous préparait d’étranges cocktails qui mettaient le feu à mon ventre. 

Bord de Seine où j’ouvris ta chemise. Tu avais des yeux dorés, des tourments pleins la tête que je me faisais fort d’effacer, ma bouche a le pouvoir d’aspirer les pensées tristes, mes lèvres ont gardé l’empreinte de cette fossette sous ton nombril, que j’ai longuement parcourue de la langue. Tu haletais, tu avais envie de défaire ta ceinture, du monde passait à deux pas de nous, on ne se dévêt pas en public. Ce jour là, nous sommes passés à deux doigts de l’outrage public à la pudeur. Du bout de ces deux doigts, j’ai effleuré ton gland. Tu as sursauté.  Frisson électrique, moi je mouillais. Ce jour là nous avons frôlé l’électrocution….

Pour les amateurs de sensations plus fortes, plus directes, il y aura à partir du 1er mars sur le site www.pocket.fr un long extrait d'une nouvelle du livre intitulée "Erection présidentielle", histoire d'imaginer à quoi pense un candidat face aux groupies qui hurlent son nom. Pas à la même chose que quand il se rase...

 

 

 

 

 

 

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 23:51

Je vous avais parlé ("Saga de la combishort") de ma passion pour ce vêtement aussi pratique que seyant. On se gaussa de moi, dans mon entourage qui ne comprend pas que je conserve de telles reliques at home et pire: que je soudoie un honnête artisan Béninois pour qu'il m'en confectionne de nouvelles dont vous avez vu les très belles photos dans le post susdit.

Qu'on se le dise: je suis une précurseuse, une renifleuse de tendance comme ont dit quand on parle français (il y a aussi un anglicisme pour exprimer cette vision magique de ce qui sera avant que ce soit)

Et deux images valant mieux que 100 000 mots comme disait le Grand Timonier du temps où la mode chinoise se limitait à une veste à col montant avec boutons de passementerie, voici la preuve de ce que j'avance, trouvée dans un magazine féminin récent à très grand tirage.

 

Sur ce, je vais me coucher, cet effort littéraire m'a épuisée.

 

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 13:38

TROUVER DE L’ARGENT SANS MEME AUGMENTER LA CROISSANCE, C’EST POSSIBLE : IL SUFFIT D’ECOUTER LES INFOS. 

Rapport sur la fraude fiscale : elle est évaluée entre 30 et 40 milliards d’euros, comprenant fraude sur la TVA, travail au noir dans les entreprises sous-traitantes, fraude aux impôts directs. (source : rapport du Conseil sur les prélèvements obligatoires) 30 à 40 millliards, c’est à peu près ce que coûte les programmes des candidats Nico et Ségo, selon les estimations faites par des instituts économiques. Et voilà, c’est financé, sans augmenter les prélèvements, juste… en prélevant ce qui aurait dû l’être. 

Mais il y a encore : 

 

La lutte contre la corruption dans les marchés publics (marchés de l’eau et du bâtiment en particulier) qui pourraient faire baisser le coût des investissements publics de 35% environ (depuis l’opération  « mains propres » en Italie, les factures de certains marchés publics ont baissé de 35 à 45 %). La corruption lié au système associatif français financé à 93 % avec de l’argent public (219 milliards de francs en 1990). Quelle est la part de cet argent utilisé pour des rémunérations occultes, pour des emplois fictifs, frais divers, enrichissement personnel ? Les « affaires » qui ont mis en cause des politiciens de gauche comme de droite étaient dues en majorité à ce genre de pratiques. (source www.ifrap.org

Enfin, comme le disait benoîtement, et avec un merveilleux bon sens Arlette Laguiller : « Sous de Gaulle et Giscard, qui n’étaient pas précisément des hommes de gauche, l’impôt sur les sociétés était au taux de 50%, il est aujourd’hui de 33%. Pourquoi ne pas revenir à ce taux de 50%, qui n’a pas empêché les entreprises françaises de faire des bénéfices et d’être compétitives ? » 

Et si on voulait être carrément à l’aise, une augmentation d’un seul petit point des prélèvements sur les revenus du capital- ceux qui sont thésaurisés au lieu de revenir stimuler l’économie- suffirait. Pas de quoi hurler à la misère des actionnaires, non ? 

FINALEMENT ON EST UN PAYS RICHE

 

 

 

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