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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 23:51

Je vous avais parlé ("Saga de la combishort") de ma passion pour ce vêtement aussi pratique que seyant. On se gaussa de moi, dans mon entourage qui ne comprend pas que je conserve de telles reliques at home et pire: que je soudoie un honnête artisan Béninois pour qu'il m'en confectionne de nouvelles dont vous avez vu les très belles photos dans le post susdit.

Qu'on se le dise: je suis une précurseuse, une renifleuse de tendance comme ont dit quand on parle français (il y a aussi un anglicisme pour exprimer cette vision magique de ce qui sera avant que ce soit)

Et deux images valant mieux que 100 000 mots comme disait le Grand Timonier du temps où la mode chinoise se limitait à une veste à col montant avec boutons de passementerie, voici la preuve de ce que j'avance, trouvée dans un magazine féminin récent à très grand tirage.

 

Sur ce, je vais me coucher, cet effort littéraire m'a épuisée.

 

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 13:38

TROUVER DE L’ARGENT SANS MEME AUGMENTER LA CROISSANCE, C’EST POSSIBLE : IL SUFFIT D’ECOUTER LES INFOS. 

Rapport sur la fraude fiscale : elle est évaluée entre 30 et 40 milliards d’euros, comprenant fraude sur la TVA, travail au noir dans les entreprises sous-traitantes, fraude aux impôts directs. (source : rapport du Conseil sur les prélèvements obligatoires) 30 à 40 millliards, c’est à peu près ce que coûte les programmes des candidats Nico et Ségo, selon les estimations faites par des instituts économiques. Et voilà, c’est financé, sans augmenter les prélèvements, juste… en prélevant ce qui aurait dû l’être. 

Mais il y a encore : 

 

La lutte contre la corruption dans les marchés publics (marchés de l’eau et du bâtiment en particulier) qui pourraient faire baisser le coût des investissements publics de 35% environ (depuis l’opération  « mains propres » en Italie, les factures de certains marchés publics ont baissé de 35 à 45 %). La corruption lié au système associatif français financé à 93 % avec de l’argent public (219 milliards de francs en 1990). Quelle est la part de cet argent utilisé pour des rémunérations occultes, pour des emplois fictifs, frais divers, enrichissement personnel ? Les « affaires » qui ont mis en cause des politiciens de gauche comme de droite étaient dues en majorité à ce genre de pratiques. (source www.ifrap.org

Enfin, comme le disait benoîtement, et avec un merveilleux bon sens Arlette Laguiller : « Sous de Gaulle et Giscard, qui n’étaient pas précisément des hommes de gauche, l’impôt sur les sociétés était au taux de 50%, il est aujourd’hui de 33%. Pourquoi ne pas revenir à ce taux de 50%, qui n’a pas empêché les entreprises françaises de faire des bénéfices et d’être compétitives ? » 

Et si on voulait être carrément à l’aise, une augmentation d’un seul petit point des prélèvements sur les revenus du capital- ceux qui sont thésaurisés au lieu de revenir stimuler l’économie- suffirait. Pas de quoi hurler à la misère des actionnaires, non ? 

FINALEMENT ON EST UN PAYS RICHE

 

 

 

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 17:58

Ca y est, je l’ai en mains. C’est toujours émouvant de découvrir un livre qu’on a écrit, si différent du texte écran et même du manuscrit sur papier. Le livre fini est comme un enfant qui s’éloigne de sa mère et inspire la même fierté : va, petit, vis ta vie… 

Evidemment, je le trouve beau ! Je ne bouderai pas ce plaisir de relire quelques pages et de m’étonner d’avoir écrit ceci ou cela. De me dire une ultime fois « tiens, j’aurais pu rédiger différemment tel ou tel passage… » 

Les textes de ce recueil me rappellent les moments où une situation, une confidence, un son, un spectacle, une ambiance m’ont donné l’idée d’une nouvelle. Toute cette période où je suis comme une éponge, j’absorbe tout, je regarde les autres- surtout les hommes  !- et j’essaie de les comprendre. 

Un ami m’a dit : « tu as un regard d’entomologiste sur les hommes  ». C’est assez vrai. Cela ne veut pas dire que ce regard n’est pas aimant. La passion des scientifiques pour leur sujet d’études est constante, totale, c’est toute leur vie …  Et j’avoue qu’en relisant certains passages, je me suis dit « tout de même, à force, je commence à connaître les hommes... Mais on peut toujours progresser.   

 

 

 Un candidat à la Présidentielle, une quincaillière de province, une beurette des cités, un bachelier homosexuel, deux amoureux qui se retrouvent, un broussard blanc à Abidjan : tous les personnages de ces nouvelles savent saisir l’instant précis où naît le désir, souvent inattendu, insolite, et toujours excitant. L’émotion et la tendresse sont également au rendez-vous dans des textes plus courts … et dans un conte fantastique « Jeux de miroirs », où tout est permis.

           En librairie le 1er mars.

 

 

 

                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 00:25

Entre les pesticides et les OGM , accrochons-nous, ça va être difficile de manger sain. Heureusement que j’ai des lectures et des écritures affriolantes pour compenser celles-ci, nettement moins réjouissantes ! 

"Pesticides, révélations sur un scandale français" par Fabrice Nicolino et François Veillerette. 

Ce livre révèle un système né après 1945, grâce auquel l’industrie des pesticides a pris le pouvoir, tous les pouvoirs. Il donne des noms, tous les noms. Il met en accusation l’Inra et le ministère de l’Agriculture.
Il explique, preuves à l’appui, que les pesticides sont partout, et que ces molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants.
Il explore les méthodes du lobby des pesticides, dénonce les congrès « scientifiques » truqués et le rôle direct dans la dés
information
de Marcel Valtat, l’homme de l’amiante.
Il raconte le sort fait aux Antilles, dont certaines zones sont polluées par des pesticides pour des centaines d’années, et la complicité de très hauts fonctionnaires avec l’industrie dans le terrible dossier du Gaucho.
  

 

Pour en savoir plus : 

http://www.pesticides-lelivre.com
http://www.pesticides-non-merci.com: le site qui vous dit tout sur la présence des pesticides dans votre alimentation 

http://www.stop-pesticides.fr  : le site grand public sur les pesticides
http://www.no-pesticide.com  : le site qui vous dit tout sur la stratégie de com du lobby des pesticides.
 

Autre sujet d’inquiétude, le projet de nouveau cahier des charges européen pour l'agriculture biologique approuvé par le Conseil des Ministres de l'Agriculture du 19 décembre 2006, qui représente une véritable régression par rapport au cahier des charges actuel:
• l'utilisation de substances chimiques de synthèse n'est plus clairement interdite;
• la pollution des produits bio par des
OGM
est tolérée jusqu’au seuil de 0,9% (soit 9 grammes par kilo !), comme pour les produits de l'agriculture conventionnelle;
• le développement de cahiers des charges bio, nationaux ou privés, plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen 'laxiste', n' est plus autorisé.
Les deux premiers points constituent la négation même de la spécificité des produits de l’agriculture biologique ! En effet, quel sera encore l’intérêt d’un produit bio, pour le consommateur, s’il contient – comme tous les autres – des résidus de pesticides et/ou des OGM

Pour essayer d’empêcher ce texte d’être adopté vous pouvez
SIGNER LA PETITION : http://www.natpro.be/Petition/php/index.php

 

Bon appétit quand même. Demain, promis, on reparlera d’érotisme, mieux vaut profiter des bonnes choses qui restent ( J )

 

 

 

 

 

 

 

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 15:06

Et voili, et voiça : le 1er mars sort directement chez Pocket mon second recueil de nouvelles : « Autres désirs, autres hommes  ».  

Afin de vous mettre l’eau à la bouche et le rose aux joues, voici l’introduction, ou les préliminaires, comme vous préférez. Histoire d’avoir un avant-goût de ce que vous pourrez y lire. D’ailleurs, il y aura une surprise, à découvrir sur le Net très bientôt.   

« Un roman érotique, bien sûr, ne saurait être qu’un livre de cul, et l’auteur une experte des choses du sexe, On attend d’elle un service standard avec fellation dès la seconde page, sodomie, orgasmes, etc. 

Pourtant, au moment d’entamer ce recueil de nouvelles, je me suis dit que non, décidément, je n’avais pas envie de fournir le menu standard, pas envie de ce fast-food du sexe, fastidieux fourre-tout- et je pèse mes mots- qui ne rend compte que très partiellement de la raison pour laquelle la sexualité fascine depuis la nuit des temps. 

Pas envie non plus des stéréotypes où on a l’impression que c’est une activité à part, réservée à des oisifs qui n’ont rien d’autre à faire, des pétasses du 16è trompant l’ennui en trompant leur mari, des femmes soumises ne sachant jouir que la honte aux joues et la tête dans les feuilles mortes. (car bien entendu leur Maître, toujours beau et fortuné, les attache en pleine nuit au pied d’un chêne séculaire pour mieux les enculer). Ou alors, dans le genre érotico populaire, des maris ravis de faire prendre leur femme par tous les joueurs de l’équipe de rugby locale, jusqu’à ce que la malheureuse, copieusement traitée de « grosse salope » tandis que les hommes se répandent sur elle, s’écroule de fatigue sans avoir eu son mot à dire, excepté « raaaghhh ! je jouis ! », avec une capacité à en chaîne r des orgasmes d’autant plus puissants, semble-t-il, qu’on la traite comme une serpillière. Ce côté « cra-cra »  ne serait-il pas un avatar du machisme masculin et de la culpabilité féminine, qui voudrait qu’une femme ne puisse jouir sans être avilie ?  

Attention, cela ne veut pas dire que le plaisir sexuel doit être aseptisé, bien au contraire : je souscris pleinement à l’aphorisme attribué tantôt à Bernard Shaw, tantôt à Woody Allen « L’amour physique est-il sale ? Oui, quand il est bien fait. » Mais cette saleté là ne cherche pas à humilier. Elle est tout simplement la redécouverte sans tabous ni dégoûts de notre part animale , organique, de nos sécrétions, notre chaleur nos odeurs, bref une expression de tous les sens qui fait de la sexualité le langage le plus complet qui soit. Qu’on se le dise….   

  L’EROTISME EST AU COIN DE LA RUE ! 

Je dédie ce livre aux gens comme vous et moi, qui avons en mémoire des instants où le désir nous est tombé dessus comme un cadeau surprise, des partenaires d’une sensualité devenue torride par la seule brûlure de notre regard sur eux, et même des scénarios érotiques où on joue à se faire peur tout en s’amusant comme des fous car le sexe, on ne le dit jamais assez, est un plaisir parfois d’une drôlerie irrésistible.   

( à suivre…)      

                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 16:10

Mercredi soir, je dînais avec un ami et nous déplorions que les discours politiques ne parlent que d'argent, de pouvoir d'achat, d'économie, qu'en sont absents la culture, l'art, le lien social... réduit à des allocations qui divisent le monde en assistés et ponctionnés. Est-ce ainsi que les hommes vivent? Et comment s'étonner qu'ils le vivent mal?

Je suis depuis deux jours à Sciences-Frontières, festival voué à l'écologie, avec rien que du beau monde: Jean-Marie Pelt, Nicolas Hulot, Boris Cyrulnik, Corinne Lepage, Catherine Chabaud (la voileuse) Hervé Kempf, Philippe Desbrosses... et même Alain Juppé, tardivement converti à l'écologie mais pas encore capable d'en ressentir la facette humaine. Comme il a reconnu: "Nous autres, les politiques, nous ne sommes pas habitués à parler d'amour".

Et si c'était cela, justement, leur immense carence? Cette incapacité à parler d'amour, à ressentir que les autres ne sont pas que des électeurs à séduire et convaincre, mais à aimer? Car ce qui apparaît très fort dans le public, c'est qu'au-delà des inquiétudes légitimes sur le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources naturelles et la pollution, c'est un manque criant d'amour, de chaleur humaine, le sentiment d'être emporté non pas par la foule (comme Edith ¨Piaf), mais par un tourbillon d'infos, de stress, de peurs... qui engendrent au mieux un désabusement devant une vie vide de sens, au pire de la violence pour faire entendre cette envie, tout simplement d'être heureux.

Jean-Marie Pelt, que j'ai longuement interviewé me le confirmait: "On sent une grande tension chez les gens, qui ne veulent plus de cette existence, qui veulent tout simplement du bonheur, et confondent de moins en moins le bonheur avec le matériel. Pour être heureux, il faut voir satisfaits ses besoins essentiels: nourriture, toit, santé, éducation... (j'ajouterai: culture, car c'est ce qui nous fait humains, l'art et la culture), mais ensuite, ce qui rend heureux est immatériel, affectif. Les humains ont besoin de liens entre eux, et de lien avec la nature pour ressentir la cohérence sans laquelle la vie apparaît fragmentée, déstructurante."

Boris Cyrulnik, neuro psychiatre, nous a raconté que les bébés des orphelinats de Roumanie, soignés correctement mais sans aucune affection, souffraient de troubles proches de l'autisme, et visibles au scanner: atrophie de certaines zones cérébrales. Confiés à des familles d'accueil qui leur ont simplement apporté un contact affectif et de l'attention, ils ont guéri, guérison objectivée au scanner par la reconstitution des zones atrophiées. C'est donc prouvé: l'amour peut faire revivre les neurones!

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 00:12

Avant de me glisser voluptueusement entre mes draps, avant de sonner à la porte d'un ami pour une soirée douce ou plus si affinités, avant de prendre mon vélo pour aller voir les écureuils et les lapins de la forêt à 500m de chez moi qui habite à douze minutes de Paris (le pied!) avant de prendre le temps de discuter avec le SDF du coin qui est un réfugié du Kosovo et a eu la grippe récemment, avant de me plonger dans mes écrits d'adolescente et de revivre des amours anciennes et pourtant toujours présentes dans mes souvenirs, avant de mettre des baskets pour ne pas avoir mal au pied à la prochaine manif, avant de fermer mon mobile pour avoir la paix, de fermer mon ordinateur, de mettre le répondeur et de décider qu'il est doux de ne pas être joignable, avant de savourer cette liberté, je prends en pleine figure une couverture de magazine, un titre de quotidien, une image du JT: Sego, Sarko, François, Jean-Marie... et les imagine dans leur agitation non pas campagnarde mais campHargneuse, bouffie d'adrénaline et de repas trop vite avalés, mal digérés, dans le vacarme des meetings, dans le stress des voyages incessants et je me demande " Pourquoi tant d'agitation? Pourquoi veulent-ils être chefs?"  

Voici la réponse:

 Moralité: si le peuple cessait de mettre le chef sur un piédestal (ou un perchoir), il se ferait moins emmerder.

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 00:10

Pierrick est un ami que je me réjouis vraiment d’avoir rencontré, et dont je me dis souvent qu’il est énervant à force d’avoir aussi peu de défauts ( J ). Mais ce n’est pas parce que c’est un ami que je vous parle de son livre : « D’amour et de vins nouveaux » (éd. De L’Iroli) idéal pour « lire au lit » !

 

J’ai suivi la gestation de ces textes dont il m’avait montré l’ébauche, mais n’en avais pas vu la version finale avant publication. Je les ai lus. Ils sont délicieux. Des histoires apparemment toutes simples, non pas érotiques mais sensuelles, qui décrivent ces petits moments de la vie où on se demande, entre deux êtres s’il va ou non se passer « quelque chose », ces instants où l’on sent des vibrations qui émeuvent, ces instants d’avant le désir, de la naissance du désir.

 

Pierrick est journaliste, organisateur de fêtes mémorables, expert dans l’art de faire se rencontrer des gens improbables qui sans lui ne se seraient jamais croisés, amateur de bons vins amoureusement concoctées par de jolies vigneronnes, et photographe. Sa plume reflète ce souci du détail, de l’image de vie prestement saisie à travers l’objectif, ce sens des couleurs et des formes. C’est une écriture qui dessine. Une écriture précise, surannée parfois, parcourue de fêlures et d’une certaine timidité dont on n’a plus l’habitude aujourd’hui.

 

Et c’est exquis, ces mots sensitifs qui ne sont pas là pour faire bander derechef le solide étalon, et n’ont prétention à aucun orgasme littéraire : juste des mots qui disent le trouble dans ce qu’il a de gourmand, gourmet, délicat.

 

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 23:29

Message reçu : « J'espère que tu vas nous écrire un beau billet sur la Saint Valentin, cette angoissante épreuve annuelle, que je n'ai jamais réussi à apprécier, que je sois célibataire (le diktat de devoir fêter l'amour, quelque chose qu'on n’a pas) ou en couple (le diktat de devoir fêter l'amour, quelque chose qu'on est censé avoir, mais que c'est beauf de se retrouver dans un resto en rangs d'oignon avec les autres "tables de deux" et de payer plus cher un menu St Valentin). » 

La St Valentin deviendrait-elle source d’angoisse pour les amoureux comme Noël l’est souvent pour les famille s ? Et quels amoureux ? Et quel amour ? 

Longtemps on m’a répété « ce n’est pas de l’amour » quand je parlais de sentiments qui ne s’inscrivaient pas dans la trilogie Passion, Possession, Pulsion. La rencontre entre deux épidermes qui se plaisent et deux névroses qui s’affrontent, le « trop-plein hormonal » du désir, qu’on fait rimer avec toujours mais qui s’estompe après trois ans, est-ce cela l’amour ? 

Et si l’amour signifiait tout simplement qu’on est heureux que l’autre existe, heureux qu’il ou elle soit heureux (se), sans qu’il soit besoin de l’appeler copain, ami, amour, amant… parce qu’au gré de la vie, le désir pourra être présent, s’évanouir, revenir, qu’il y aura des plages d’indifférence et d’autres d’intimité, des moments d’agressivité, puis de complicité, mais que toujours on jubilera d’avoir fait cette rencontre. 

« Je t’aime pour ce que je t’apporte, pour ce qui de toi m’enrichit. J’aime que tu me sois familier et que tu me surprennes. J’aime quand tu es là et quand tu es ailleurs. J’aime venir vers toi, puis m’éloigner. Et j’espère mourir avant toi pour ne jamais ressentir le vide de ton absence. » 

L’absence de cases dans la tête donne une infinie liberté en laissant la vie faire, en donnant du temps au temps. Ce que Henri Tachan a exprimé dans une très jolie chanson « Amour, amitié » dont voici deux couplets :  

 

Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence 

Un simple pageot, un pucier ou deux animaux se dépensent 

Mais quand s’installe la tendresse entre nos corps qui s’apprivoisent 

Que platoniquement je caresse de mes yeux ta bouche framboise 

Alors l’amour et l’amitié n’est-ce pas la même romance 

Entre l’amour et l’amitié dites-moi donc la différence.  

 

Je t’aime, mon amour, mon ami, 

Je t’aime, mon amour, mon petit…  

 

Entre l’amour et l’amitié ils ont élevé des barrières 

Nos sentiments étiquetés et si tu aimes trop ta mère, 

Ou bien ton pote ou bien ton chien il paraît qu’on est en eaux troubles 

Qu’on est cliniquement Freudien ou inverti ou agent double, 

Alors que l’amour et l’amitié ont la même gueule d’innocence 

Entre l’amour et l’amitié dites-moi donc la différence…

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 19:12

Le silence d'un quartier piéton, ponctué de voix tranquilles venant d'une fenêtre ouverte, l'odeur du foin coupé, un verre de vin frais avec des amis, la quiétude d'un retour à vélo sur les quais déserts un soir d' août à Paris , le plaisir de se sentir plus tonique à force de marcher ou de monter les escaliers, le rituel d'éteindre dans chaque pièce les lumières inutiles, la sensation moelleuse d'un pull mohair qui permet de baisser le chauffage de 2° et d'économiser plus de 12% d'énergie, tout ceci ne donne pas le sentiment d'être un écologiste en lutte, mais d'être plus vivant, plus sensuel, plus harmonieux. 

Ou encore : 

En ouvrant l’œil ce matin, j’ai entendu les pas  des ânes gravissant à grand peine le chemin vertigineux qui mène du port au village et les encouragements rudes des  âniers, jurant et frappant les bêtes lourdement chargées pour les pousser à franchir  les virages les plus escarpés. Juste sous ma fenêtre, l’exclamation joyeuse d’une femme  « Kali mera, Kostas, ti kanis ? »[1]. L’homme a dû répondre d’un geste car je n’ai pas entendu sa voix, mais j’ai retrouvé instantanément le bonheur simple des sons quotidiens qui donnent dès le réveil un vrai plaisir de vivre. L’air embaumait le parfum des immortelles dont je connais aujourd’hui le nom, Helichrysum Italicum, petites fleurs douées de propriétés antivieillissement, paraît-il, stimulantes à coup sûr, car leur odeur suffit à me mettre en joie. 

Après le petit déjeuner sur le balcon où deux chats tigrés roux avaient déjà établi leur quartier pour la sieste, j’ai passé la matinée à marcher à travers les collines, seule. (extrait de « Les latitudes amoureuses », Blanche/ Pocket)  

 

Voilà de quoi j’ai envie quant tout s’agite autour de moi, voilà ce qui fait courir les milliers de touristes fascinés par la Grèce, le sud de l’Italie, la Croatie, la Corse, les îles … Est-ce si compliqué qu’on y renonce onze mois par an ?

 

 

 

 

 



[1] « Bonjour Kostas, comment vas-tu ? »

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