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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 00:15

Dernière info de France Info : l’usine Peugeot de Sochaux s’arrêtera de travailler mercredi, car les camions qui apportent les pièces sont en rade sur l’autoroute. Et comme l’entreprise travaille en « flux tendus » (autrement dit, elle commande des pièces quand il n’y en a plus, sans envisager la moindre possibilité de retard dans le transport) elle se trouve fort démunie si la météo, ou tout autre événement inattendu contrarie son absence de planification.

 

 

Le flux tendu, que pratiquent la majorité des grandes entreprises, est efficace quand tout va bien mais il suffit d’un grain de sable pour tout déstabiliser: une grève, du froid, de la chaleur, un accident du transporteur, une épidémie de gastro-entérite, une panne Internet, etc. Et alors les belles prévisions économiques s’écroulent… Bref, l’obsession de la rentabilité maximale se traduit par des pertes et du gaspillage dès que tout ne va pas pour le mieux.

 

 

Ce monde est devenu d’une extrême fragilité, d’une incapacité chronique à supporter l’inattendu à une époque où, vu les changements climatiques, l’instabilité politique et les conflits incertains, la première qualité pour survivre devrait être la souplesse et la capacité d’adaptation.

 

 

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 00:03

23 janvier, 23h. France-Info  diffuse de véritables communiqués d'urgence. « Des routes sont coupées, mille véhicules bloquées sur une autoroute, il faudra de longues heures pour déblayer la neige,  demain dans l'Allier, le Puy de Dôme et la Haute Loire, pas de transports scolaires, plus de 12 000 foyers privés d'électricité et autant de lignes téléphoniques inutilisables. Déjà un SDF mort au centre d'Avignon... » 

J'hallucine : deux jours de mauvais temps et c'est la Bérézina ! Il neige et il fait froid en janvier. Quoi de plus normal après des semaines d'une douceur suspecte, presque inquiétante au regard des alarmes sur le réchauffement de la planète (lequel réchauffement, on ne le dit pas assez, pourrait aussi amener des hivers très rigoureux, par exemple par déplacement de courants chauds, comme le Gulf Stream. Voilà qui enthousiasme nettement moins que la perspective de déjeuner en terrasse à Noël !) 

Je ne veux pas jouer l'ancienne combattante, et pourtant si, j'ose : quand j'étais étudiante, dans le Puy de Dôme, le froid avait atteint jusqu'à -22° pendant quelques jours, et -10° durant des semaines. C'est simple, le tuyau d'eau de mon évier (je n'avais que l'eau froide et pas de salle de bains) avait gelé ! Bref, on se caillait, mais la vie ne s'arrêtait pas soudainement parce qu'il faisait froid. 

Comment se fait-il que dans ce monde technologique d'aujourd'hui, le moindre aléa climatique devienne un drame ? Parce que si en janvier on vous fait le coup du : « Il fait froid, la vie s'arrête », l'été prochain, on vous fera celui de : « Il fait beau, restez chez vous, ne respirez pas l'ozone, arrosez vos vieux, donnez à boire aux bébés », et on vous contera l'horrible aventure des naufragés de l?A6 coincés dans des embouteillages polluants sans même une bouteille d'eau pour se réhydrater, mais que font donc les Pouvoirs publics ?

Ben, les Pouvoirs publics, justement, on n'arrête pas, notamment en campagne électorale de droite, de dire qu'il en faut moins. Il y aurait trop d'Etat, trop d'impôts, trop de fonctionnaires, trop d'agents dans les entreprises publiques dont il faudrait rapidement « dégraisser » les effectifs pour les rendre plus rentables avant de les privatiser. Trop de fonctionnaires nantis et paresseux, mais qu'on se dépêche d'appeler à l'aide dès qu'il y a problème? Allo, Etat, bobo ! 

Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! L'hiver seventies, dont je vous parle, les agents EDF nombreux (aujourd'hui on dirait « en sur effectifs ») dépannaient très rapidement les lignes enneigées et mettaient un point d'honneur à intervenir même en pleine nuit, certains renonçant même à leurs congés pour assurer « la continuité du service public ». Les   services de la voirie dégageaient les routes en quelques heures avec la même conscience. Bref, le service public était un devoir sacré- je le sais, j'ai été fonctionnaire- qu'on a vidé de son sens à force de dénigrer la Fonction Publique et d'en réduire les effectifs, qui restent suffisants quand tout va bien, mais manquent cruellement dès qu'il se passe quelque chose d'aussi incroyable que de la neige en janvier !   

Que voilà un bon sujet de réflexion avant que le redoux ne vous fasse oublier que les SDF hébergés, le bébé à 39° de fièvre soigné aux urgences à minuit, les trains qui arrivent à l'heure (majoritaires) et le courrier dans votre boîte à lettres sont aussi l'oeuvre de ces feignants d'agents de l'Etat. 

 

 

 

 

 

 

 

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 10:42

Les 300 habitants d'un quartier de Mougins (Alpes-Maritimes) ont entamé des démarches pour être rattachés à la commune voisine, Mouans-Sartoux. Ils entendent ainsi protester contre le projet d'implantation, proche de leur quartier, d'un centre commercial de 32 000m2 : « Circulation, pollution, bruit, ça va nous pourrir la vie », disent-ils. De plus, Mouans-Sartoux est plus proche de leur quartier que le centre de Mougins, et la plupart des habitants vont y faire leurs emplettes sans voiture. C'est aussi une commune écologique modèle, une sorte de village d'Astérix contre l'urbanisation galopante.

 

 

Son maire, André Aschieri, a refusé de confier la gestion de l'eau à une société privée type Suez ou Véolia. Résultat : l'eau municipale, d'excellente qualité, coûte bien moins cher que les eaux gérées par le privé. Les impôts de Mouans-Sartoux sont peu élevés, et le maire a mis en place une cantine scolaire bio.

 

 

J'ai côtoyé André Aschieri lorsque j'écrivais l'Algue fatale » (sur la prolifération de la Caulerpa Taxifolia en Méditerranée), puis dans divers colloques scientifiques. Il a eu le courage de s'élever- malgré les menaces et les pressions- contre les lobbies de l'industrie chimique, a écrit un livre terrifiant à ce sujet « la France toxique », et a été, avec d'autres, à l'origine des groupes de travail parlementaires sur « Santé et environnement ». Bref, c?est ce qu'on appelle un brave homme, simple et chaleureux, et un homme brave, obstiné et courageux.

Bravo, les Mouginsois, faites sécession pour la douceur de vivre ! Les centres commerciaux ont tous les mêmes enseignes, la même bizarre odeur de frites et de détergent pour carrelages,  les mêmes lumières à colorer la viande pour la rendre plus appétissante alors qu'à l'inverse on se retrouve blafard(e) dans les cabines d'essayage ! C'est simple : quand je veux me faire un coup de blues, j'y passe deux heures.

 

 

 

 

PS. Merci de tout coeur à celles et ceux qui m'ont souhaité Bon anniversaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sympa, Mouans-Sartoux, non?

 

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 07:07

Il s’appelait Jacques et m’avait contactée pour me confier un portrait fleuve du maire de Paris qui s’appelait déjà Chirac. En déjeunant, nous avions parlé de mille choses. J’allais avoir 26 ans et redoutait plus que tout l’ennui : « Je ne veux pas de jours qui ne soient que des jours et que les heures me semblent des heures » lui dis-je. Il adorait le foie gras poêlé, je n’en avais jamais mangé : trop cher pour moi. « Le meilleur, me dit-il, est servi chez Lapeyrouse ». Nous avions parlé astrologie, dates de naissance. 

Le lendemain il m’appela au journal : « J’ai réservé une table pour deux chez Lapeyrouse pour le 21 janvier. –C’est gentil, mais je ne suis pas libre… -Je m’en doute, aussi ai-je réservé à votre nom, avec le compagnon de votre choix. »  

 

Le soir du 21, sur notre 31 ( J), nous partîmes. Prudent, Bernard avait pris son carnet de chèques. Devant Lapeyrouse, un voiturier gara notre Wolkswagen pourrie, le maître d’hôtel nous conduisit à notre table. Nous étions donc attendus. Il nous fit le menu, inoubliable : truffes fraîches en papillotes, foie gras poêlé accompagné de grains de raisins verts épluchés et épépinés, gâteau aérien. Le tout accompagné d’un Sauternes 1947. Le top ! Bernard lorgnait sur le cendrier en porcelaine aux armes de la maison : « Tu crois que je peux le piquer, en souvenir ? –Non, ça ne se fait pas ! » 

A la fin du repas, nous demandâmes l’addition. « Tout est réglé, madame. » Je ne vous dis pas le soulagement… On nous apporta nos manteaux, et deux cadeaux. Pour Bernard, le cendrier de la maison soigneusement empaqueté, et pour moi une splendide orchidée avec un mot de Jacques : « De la part d’un homme pour qui ce jour ne fût que jour, en espérant que ces heures n’auront pas été pour vous que des heures. Bon anniversaire. » J’ai toujours la carte, et les bougies du gâteau… 

Le lendemain, au journal, le copain qui m’avait présenté Jacques m’appela : Alors, c’était bon chez Lapeyrouse ? –Je vois que ma vie privée n’a aucun secret pour toi. –C’est-à-dire que… pendant que tu dînais, je jouais au poker avec Jacques, qui n’a cessé de gagner, et qu’en définitive, ton dîner, c’est moi qui l’ai payé ! » 

Je n’ai jamais revu Jacques. J’ai appris plus tard que ruiné par des investissements hasardeux, il était parti faire d’obscurs trafics en Amérique Latine, où il avait été tué. Mais pour cet instant de grâce qu’il m’a offert, il reste vivant dans ma mémoire. Pour son sens du jeu aussi. Un soir, dînant seul dans un hôtel peuplé de couples maussades, il avait appelé la petite marchande de roses et lui avait acheté toute sa brassée, en lui demandant d’aller donner une rose à chaque dame. « Ainsi, l’espace d’un instant, ces femmes ont souri et n’ont eu d’yeux que pour moi. »

 

 

 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 14:48

En janvier 2005, un lecteur m’a envoyé une très belle lettre pour me dire que mes écrits lui avaient permis de renouer le dialogue avec sa femme dont il était sur le point de divorcer. Tellement renoué qu’ils avaient fini par revivre ensemble et qu’un bébé s’annonçait… 

Il me demandait d’être la marraine symbolique de cette petite fille. J’ai accepté, bien sûr, et j’ai rencontré ma « filleule » et ses parents lors d’un dîner dont je garde un souvenir chaleureux et beaucoup d’émotion. 

J’ai noué d’autres liens importants, que je retrouve parfois sur ce site ou à qui je rends visite lorsque je vais dans leur ville. Tout un réseau de « belles personnes »- comme dit Martine la Québécoise, autre rencontre marquante- unies par un regard sur la vie non normatif, plein de doutes, de vitalité et de curiosité pour la vie qui n’est jamais écrite avant le dernier jour. 

Reçu une photo récente de ma filleule. Elle a de si beaux yeux qu’il aurait été vraiment dommage qu’elle ne vienne pas au monde, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 Jour J- 1: le 21 janvier... non, je ne le dirai pas :)

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 11:34

Entendu à la radio que le patron d’une société leader dans l’immobilier (je n’ai pas saisi son nom) a décidé de distribuer ses stocks options à ses salariés, estimant qu’il était suffisamment riche et n’avait pas besoin de cet argent. Voilà une bonne nouvelle ! Non pas tellement pour l’argent en soi- quoique cela soit appréciable pour ses salariés- mais surtout parce que voilà un homme qui réalise que c’est une folie quasiment toxicomane d’amasser toujours plus d’argent qui n’apportera pas plus de bonheur à lui et à ses proches, vu qu’ils ont déjà tout ce qu’on peut rêver posséder. 

Des esprits chagrins diront qu’il se fait de la pub, que c’est facile de donner quand on est richissime, etc. Si c’était si facile d’être sain d’esprit quand on est riche, tous les milliardaires le feraient, et c’est loin d’être le cas. La majorité des gens qui atteignent un summum d’argent ou de pouvoir pètent les plombs, c’est rassurant d’en voir un qui a une bonne santé mentale. 

A propos de « riches », je trouve horripilant les gens qui disent « Un tel est de gauche, mais il est pété de thunes », comme si les riches devaient être forcément de droite et les gens de gauche des traînes-savates miséreux… 

La différence entre gauche et droite- que l’on nie tant aujourd’hui- est politique : c’est une conception différente du rôle de l’Etat, de la solidarité nationale, de l’équilibre entre l’économie et le social.

Au niveau éthique, on dirait sans doute que les gens de gauche sont attachés à l’égalité entre individus quelle que soit leur richesse matérielle, tandis que ceux de droite considèrent que la richesse donne une supériorité naturelle, autre qu’économique, ce qui les rend arrogants. Mais avec ce critère éthique, on s’aperçoit qu’il y  a des gens qui votent à droite avec un cœur de gauche, et d’autres qui votent à gauche avec une arrogance de droite. Voilà pourquoi il est plus précis de s’en tenir aux critères politiques…  

 

Jour J- 2 : le 21, c’est mon anniversaire ! C’est le seul teasing qui m’amuse. Dans trois mille ans, quand ma mémoire cellulaire flottera quelque part dans une galaxie éloignée, je rêverais d’apercevoir sur terre des gens faisant bombance le 21 janvier en mémoire de moi ( J). Après tout, y a un petit juif pauvre né dans une étable qui a réussi ce coup médiatique génial, pourquoi pas d’autres ?                               

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 16:26

Quand j’étais petite, il y avait une émission style " Intervilles " où les téléspectateurs de chaque ville participante étaient invités à allumer simultanément chez eux le maximum de lumières et de machines pour provoquer une brusque hausse de la consommation d'électricité mesurable par EDF, partenaire de l'émission. Le signal de gaspillage était donné par Guy… Lux (fiat lux, évidemment !) et le gagnant était la ville la plus consommatrice de Kilowatts.  

 

A présent que nos aînés se sont bien amusés à foutre en l’air l’énergie dans les années 60, voici un nouveau jeu, tout aussi facile mais plus intelligent.  

 

LE PREMIER FEVRIER ON ETEINT TOUT de 19h55 à 20h00

L’Alliance pour la Planète www.lalliance.fr (groupement national d’associations environnementales) lance 5 minutes de répit pour la planète, un appel simple à l’attention de tous les citoyens : 

Le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00, éteignez veilles et lumières. 

Il ne s’agit pas seulement d’économiser 5 minutes d’électricité ce jour-là,  mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action !
Pourquoi le 1er février ? Ce jour-là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies.

Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Et à propos de bougies, nous sommes à Jour J - 3. Le 21 janvier, c'est mon anniversaire. Pitié, ne me dites pas comme 90% des gens:! "C'est aussi le jour de la mort de Louis XVI." Ce côté "sans-culottes" ou "monarchistes nostalgiques" est vraiment stupéfiant. Non, c'est juste mon anniv, na!



 

 

 

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 11:46

Vu à la télé des reportages édifiants sur l’obésité qui gagne nos petits n’enfants et sur la nécessité de leur faire manger des fruits et des légumes. Nécessité, quel mot pas beau, c’est super les fruits et les légumes ! Le secret c’est de ne pas trop les cuire, mous ce n’est pas bon. D’une façon générale, ce qu’on met en bouche est meilleur un peu ferme ( J ) … Je vois d’ici les sourires en coin des esprits coquins et ne résiste pas au plaisir de ces quelques lignes, extraites de mon livre « Les latitudes amoureuses » : 

« Je me demandais comment Leïla pouvait sans haut-le-cœur offrir sa gâterie au vieux beau, et je regrettais qu’elle ne m’ait pas laissée poursuivre mes stimulations jusqu’à ce qu’il présente une fermeté acceptable. C’est alors qu’il me revint que la jeune Beur avait tout juste vingt ans, moi dix-huit de plus. J’avais été élevée aux sucettes Pierrot Gourmand en caramel dur et aux bâtons de sucre d’orge multicolores qu’il faut sucer très longtemps avant qu’ils perdent de leur diamètre. Leïla appartenait à la génération des nounours gélifiés, des chamallows, des fraises Tagada et autres molles confiseries. Elle n’avait donc pas pour la mollesse la même répulsion que  moi, et cette constatation pouvait s’appliquer à bien d’autres domaines… Tout à coup le vieux a sursauté, le visage cramoisi… »  

Mais non, je ne pense pas qu’’à ça, c’était même le sujet présumé de ce post. En quelques semaines j’ai corrigé les épreuves de mon livre de nouvelles, lu et noté 24 textes érotiques, parcouru quelques autres pour un papier à rendre, été interviewée hier, devinez sur quoi ? La fidélité, l’infidélité… et tout à l’heure, re-interview sur la libido des femmes. 

Eh bien loin de m’exciter, j’ai un sentiment d’overdose sexuelle comme si j’avais fait l’amour non stop pendant quinze jours, et ça fatigue la libido… D’où  l’idée qu’au lieu de mettre les gosses au régime, on pourrait les enfermer trois jours en les gavant de gâteaux, bonbons, hamburgers et pizzas aux trois fromages, jusqu’à ce qu’il n’en puissent plus et clament, comme ma fille de retour d’un séjour aux Etats-Unis : « J’en ai marre des Mac Do, fais-moi des courgettes ! »

 ……Reprise de ce post après l’interview sur la libido. Aïe, aïe, aïe… Je l’ai commencée sans enthousiasme, puis au fil des mots, ça m’a rendue toute guillerette, de nouveau l’esprit coquin et l’oeil pétillant. Prudence donc sur la théorie de l’indigestion, mais c’est vrai que le désir est plus léger qu’une religieuse, même au chocolat. ( J )

string en bonbons.......                ou orgie de sucres (photo E. Castelli)

 

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 21:00

Oh le beau discours qu’il a fait le Nicolas ! Avec des mots qui touchent : démocratie irréprochable, bonnes intentions à l’égard de tous, de l’émotion là où il fallait dans la voix et le regard presque mouillé… Je ne sais pas qui lui a rédigé le texte ni qui lui a appris à le jouer, mais c’est de la belle ouvrage ! 

Je n’ai pas vérifié si Erik Orsenna, qui a troussé tant de beaux discours pour Mitterrand, est dans le staff de Ségolène. Si oui il a intérêt à lui ciseler d’aussi beaux discours qui prennent les foules aux tripes. Et elle, elle a intérêt à apprendre à les dire avec naturel, à y introduire la sensualité et l’humour qui lui font si cruellement défaut, à renoncer à son insupportable diction de pasteur évangéliste si elle veut gagner le cœur des électeurs. 

On me dira qu’on ne doit pas voter sur de l’émotion mais sur un programme. Certes, certes, mais dans une élection aussi personnalisée que la présidentielle, même si je le déplore, ce qu’on appelle le charisme, la capacité à faire vibrer le public compte autant sinon plus que le programme… 

Tout simplement parce que les gens savent aussi, intuitivement, que ce qu’on leur raconte est du pipeau. Il en a dit de belles choses, le Nicolas, mais à chaque phrase, je me disais  « Pourquoi depuis douze ans n’a-t-il pas fait le dixième de ce qu’il promet aujourd’hui ? Parce qu’il  n’était pas président ? OK, mais pourquoi est-il resté dans ce gouvernement si contraire à ce qu’il prétend vouloir faire ? 

De toute façons, nous savons bien que dire « nous reviendrons au plein emploi » est une phrase creuse quand on ne cesse de vouloir « moins de fonctionnaires » (seul secteur où l’Etat peut embaucher) et que le libéralisme se refuse à obliger les entreprises à embaucher ou à les empêcher de licencier.

 Nicolas a dit : « Des entreprises qui peuvent licencier facilement embaucheront facilement. » C’est faux : si elles licencient, ce n’est pas pour embaucher en France. Nicolas a dit : « Je ne veux pas protéger les emplois (tiens donc !), je veux protéger les gens, sécuriser le parcours professionnel. » En clair, ça veut dire qu’un travailleur licencié ne sera pas sans ressources. C’est exactement ce que nous avons aujourd’hui avec les indemnités de chômage… 

Bref, un beau discours creux, un spectacle étonnant. Le héros du jour était dans un état pré orgasmique.  Ce soir, il a intérêt à prendre une tisane pour s’endormir,  bourré d’adrénaline et d’endorphines comme il est. C’est aphrodisiaque, le pouvoir, mais ça ne calme pas comme l’amour. 

J’ai repris mon vélo et suis descendue Porte de Versailles, juste pour la sortie du congrès UMP. Une foule, plein de flics, des vieux agrippés à leur drapeau trop lourd pour eux, des dames bien mises et des jeunes bien propres. Sur l’escalier roulant, j’ai écouté, espérant avoir des commentaires sur le dieu du stade. Un monsieur a dit : « Ca va, il n’est que 16h, on va avoir le car tranquille » Une dame s’est tournée vers une autre : « J’espère que t’as apporté une bonne bouteille, parce que j’ai soif. » L’autre, désappointée : « Quand je pense qu’à l’intérieur, ils sont en train de boire le champagne.. » La vie reprenait, champagne pour les uns, retour en car pour les autres… Chacun a payé dix euros pour venir, la fête de Nicolas a coûté plus de 3,5 millions et demi d’euros. Ca fait cher pour l’orgasme d’un seul homme.

 

 

 

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 18:24

Deux kilos de trop, et zut ! C’est pas que je mange beaucoup , mais je ne bouge pas assez, coincée derrière mon écran trop d’heures par jour. C’est le moment de mettre en place mon plan B : Bouge et Bois de l’eau ! 

Samedi, je commence en allant Porte de Versailles à vélo, en plus je me garerais facilement. Au Salon de la plongée, je retrouve plein de potes, des sympas, des moelleux, des jolis, des fêtards, des tout ça à la fois, et je fais la connaissance d’une plongeuse qui lit mes livres et habite Montréal : on se donne RV pour la projection du film de Martine. Revu d’ailleurs le cadreur avec qui nous avions fait les images sous-marines par vent fort et houle gerbante !  

La plongée est chère à mon cœur d’ancienne aquaphobe. Quand pendant 32 ans vous n’avez pas pu aller dans plus de 50cm d’eau, c’est une jubilation absolue que de plonger à quarante mètres de fond sans crainte ! Merci Jean-Pierre, merci Véronique (association « Le pied dans l’eau »), vous avez joué un rôle très important dans ma capacité à ne plus avoir peur de grand-chose. Forcément : quand ce qui vous semblait impossible devient naturel, plus rien n’est impossible… 

La plongée est un des rares sports (avec l’alpinisme) où il n’y a pas de compétition, pas de classement, où c’est le plus faible qui prévaut : celui qui n’a plus d’air, qui a froid, qui a un malaise, commande la remontée solidaire de toute la palanquée. Ca demande un état d’esprit pas fréquent dans notre société axée sur la compétition où on serait plutôt du genre : « Tu te noies ? Je récupère ton matériel et je me tire » (j’devrais pas écrire ça, je vais donner des idées tordues à des plongeurs psychopathes. ( J)  

 

C’est aussi une discipline qui en demande- de la discipline- sous peine de mourir. Il y faut de la rigueur, du calme et en même temps de la poésie, de la fantaisie, un sens esthétique pour apprécier pleinement la beauté des fonds, sous peine de clamer, comme je l’ai entendu un jour : « Des mérous, des mérous, y en a marre de voir des poissons ! » ou de ne s’intéresser qu’à sa consommation d’air et à la meilleure technique de gonflage du gilet… (Ouh la ! J’avais fait une faute de frappe sur consommation, et voilà que le correcteur d’orthographe me propose « consommaticien ». Quézaco ? Après la bravitude, le consommaticien, la langue évolue à une vitesse, je n’arrive plus à suivre !) 

C’est aussi pour le mélange de rigueur et de fantaisie que j’aime les musiciens, les peintres, les écrivains, bref les artistes. Sans grain de fantaisie, voire de folie il n’y a pas de créativité, mais sans beaucoup de rigueur et de travail, la créativité n’est que de la poudre aux yeux. Observation valable pour l’existence en général, qui ne s’épanouit, je trouve, que dans un subtil équilibre entre rigueur et fantaisie : être libre mais pas laxiste, travailleur mais pas laborieux, créatif mais non délirant. 

Dernière observation : le jean droit en velours, ça moule joliment les cuisses et les fesses, mais ça serre horriblement aux genoux quand on pédale. Tellement douloureux que j’ai dû mettre pied à terre dans la dernière côte. Shame on me ! Vivement l’été et mes combishorts…

 

 

 

 

 

 

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