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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 19:35

Saturation des discours creux sans doute, j’ai aujourd’hui l’humeur rebelle et l’esprit frappeur… ( J

J’ai trouvé Augustin Legrand extrêmement pressé de faire lever le camp aux SDF du canal Saint Martin alors que chacun sait que le droit au logement opposable décidé par le  gouvernement n’est qu’une jolie annonce, inapplicable tant qu’il n’y a pas de logements disponibles, ce qui prendra pas mal de temps : demandez à l’abbé Pierre et à l’association Droit au Logement qui militent depuis des décennies sur le sujet… Pardon d’avoir mauvais esprit, mais Augustin aurait-il été si pressé s’il n’avait pas dû partir tourner un film en Amérique Latine ?   

 

A l’émission de Brigitte Lahaie, sur RMC, un homme venait confier sa détresse : il y a 4 ans, il a eu une aventure même pas extraconjugale (il n’est pas marié) mais en cachette de sa copine. Embêtant mais pas mortel (espérons qu’il s’est protégé, ce genre d’homme extrêmement vertueux a une fâcheuse tendance à oublier le préservatif) Le problème est que la dame d’un soir lui a écrit une lettre enflammée et qu’au lieu de la détruire il l’a gardée… ce qui fait que son amie l’a trouvée. Et qu’au lieu d’avouer l’ évidence en demandant pardon, il a nié. Ce qui n’empêche pas la jeune femme, pas dupe, de le titiller régulièrement : « T’es sûr que tu n’as rien fait ? » Bref, au lieu d’assumer son acte (dont il est d’ailleurs allé se confesser !) et de se consacrer à la femme qu’il aime, il le ressasse sans cesse au point d’en devenir quasi dépressif. Et cet homme si secret qui ne veut surtout pas que sa compagne sache, ne trouve rien de mieux que de venir raconter son histoire à des milliers d’auditeurs… dont peut-être la femme de sa vie.   

 

Depuis quelques jours, on commence à connaître les propositions des autres candidats. Divine surprise : que ce soit Corinne Lepage , Olivier Besancenot, José Bové ou François Bayrou, tous ont un discours sensé et construit, et des propositions concrètes. Pourquoi seuls les deux candidats soutenus par « de grands partis » s’obstinent-ils à faire de la politique spectacle ? 

Alain Juppé aurait dit lors d’une conférence au Canada : « La profession d’homme politique est la plus mal jugée par les français, à égalité avec les prostituées ». Je proteste : les prostituées, elles, donnent du plaisir à leurs clients!

A quoi tient le destin : tu réussis la traversée de l’Atlantique à la rame dans une baignoire, tu es un héros, tu te noies tu es un crétin inconscient. 

Halte aux dégâts de la TV : après avoir endormi les enfants des années 70 avec Pimprenelle et Nicolas, elle récidive sur les mêmes avec Ségolène et Nicolas.

 

 

 

 

« Mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche » : j’ai entendu ça dans un sketch, mais de qui ? Vous le savez ?

du temps que j'étais belle et rebelle...

 

 

 

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 20:32

Avril 1991 : sauver le littoral, Juillet 91 : incendies : la forêt en danger

Novembre 97 : La pollution de l’air ,Mai 98 : asthme et qualité de l’air  

Octobre 99 : dossier environnement/ santé : l’air, l’eau, l’alimentation  

Juin 2001 : l’écologie urbaine, l’exemple de Metz et la Rochelle   

Juin 2001 : Le réchauffement climatique  

Novembre 2001 : violences au travail, violences sociales   

Janvier 2002 : poulet et salade bio contre poulet et salade industriels  

Juillet 2002 : Des étudiants s’engagent contre l’effet de serre  

Septembre 2002 : faites du vélo en ville, Novembre 2003 : triez vos déchets 

Avril 2004 : l’eau, un enjeu pour l’avenir,Novembre 2004 : les OGM  

Pendant des années, avec Nathalie Szapiro et Pierrick Bourgault , j’ai fait des papiers écolos dans AVANTAGES (magazine du groupe Marie - Claire ) à une époque où les magazines avaient encore pour mission d’informer. Comme me l’avait fait remarquer un responsable des études marketing : « C’est étrange, vos lectrices sont extrêmement sensibles aux thèmes écologiques ». C’était le résultat de quinze ans de travail. 

Est arrivée une année où on m’a demandé de faire plus court, genre  « un encadré de dix lignes sur le développement durable » au motif que les femmes n’aiment pas lire trop long. (C’est illettré les femmes !!!)  Exit aussi l’info du genre  « les métaux lourds qui s’accumulent dans la chair des gros poissons  peuvent nuire au développement du fœtus » où je conseillais aux femmes enceintes de manger plutôt des sardines (peu polluées, pas chères et bourrées d’acides gras bénéfiques) plutôt que du thon ou du bar. Mes conseils étaient anxiogènes ! J’ai fait remarquer que c’était infiniment plus anxiogène d’accoucher d’un bébé anormal parce qu’on n’a pas été informée du risque… et je m’énervais, et ça nuisait grave à ma santé, moi qui n’ai jamais fumé …  

Le problème, c’est que les questions écologiques « prennent la tête », et ne laissent plus assez de part de cerveau disponible, cette part joyeuse et insouciante qui pousse aux achats d’impulsion irréfléchis. Le problème, c’est que la réflexion écologique pousse généralement à moins acheter, vu la quantité de choses inutiles, voire nuisibles pour l’environnement qu’on nous propose. 

Conclusion: l’écologie est incompatible avec un système économique qui pousse à toujours consommer plus et avec la publicité (210 milliards d’euros de dépenses publicitaires en 2006 dans le monde) qui soutient cette incitation à surconsommer. C’est pourquoi Nicolas (Hulot) ne te laisse pas griser par ces politiciens qui sont prêts à te manger dans la main pour glaner quelques voix, puisque leur programme ne remet quasiment pas en cause ce système prédateur !   

Je ne travaille plus dans ce magazine, choix d'indépendance qui me vaut une certaine insécurité matérielle, mais m'a permis, sans médicaments, de juguler hypertension et troubles du rythme cardiaque, ce qui prouve que mettre en harmonie ses convictions et son mode de vie est bon pour la santé.

en cadeau, cette photo de givre qui risque de devenir rare, et qui est pourtant si joli

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 15:52

Je fais partie du jury d’un concours de nouvelles érotiques. Certaines me plaisent, d’autres non. Parfois pour des raisons évidentes : manque de style, fautes de français, abus de clichés… D’autres fois juste à l’instinct : le texte me trouble ou pas. C’est très difficile de savoir pourquoi, et surtout très subjectif. Les textes du concours étant top secret jusqu’aux résultats, j’ai choisi pour illustrer lla question deux extraits de textes publiés sur le site Revebebe, et deux extraits tirés de livres.

Revebebe : « Ces préliminaires n'ont guère duré, ni pour eux, ni pour nous. Presque côte à côte, Bernard et moi nous sommes mis à besogner nos compagnes dans des positions similaires et synchronisées, tantôt en missionnaire, tantôt en levrette, avant qu'elles ne nous chevauchent en parfaite harmonie. Mais ils étaient beaucoup plus endurants que nous et nous avions joui, ma femme et moi pendant que Bernard et Michèle poursuivaient leurs ébats sous nos yeux dans un concert de grognements, de gémissements et de propos crus. » 

« Ouvre les genoux : je te couvre. Donne moi tes lèvres et ta langue. Crispe tes dix doigts sur mes fesses. Roule tes seins contre mes seins. M’y voici, nos vulves s’appliquent et se froissent et se heurtent. Etreins-moi comme je t’étreins ! Elles clapotent, entends tu ? Mnasidika, nos jouissances se mêlent ! (Pierre Louys, chansons secrètes de Bylitis) 

Revebebe : « J'étais en train de lécher mon épouse avec appétit, quand elle m'avoua soudain qu'elle s'était fait caresser par deux collègues, au cours d'une petite fête organisée à sa boîte. La matinée avait pourtant bien commencé. J'étais venu la rejoindre discrètement dans la cuisine tandis qu'elle préparait le repas. Je m'étais discrètement agenouillé derrière elle et, baissant d'un seul coup sa jupe, j'avais entrepris d'embrasser son gros fessier….  J'ai léché un long moment la raie des fesses de mon épouse, je sais qu'elle adore ça, insistant longuement sur sa pastille que j'ai percée du bout de ma langue. Puis je l'ai faite se retourner pour dévorer avec ferveur son abricot poilu.  

 

« Nous ne disions pas un mot. Je caressais sa verge, je caressais ses couilles qui roulaient et gonflaient entre mes doigts, si absorbée par le trouble qui me gagnait que j’ai à peine réalisé que ses doigts à son tour me fouillaient. Il allait juste où il faut,  promenait son index de bas en haut, contournait le sommet, en frôlait la pointe et redescendait, avec une lenteur amplifiée par notre commun silence.  Il a juste murmuré : « Tu es très mouillée.  – J’ai très envie. »  Il a décollé ses fesses du drap, s’est serré plus étroitement contre mon ventre et m’a enlacée. Je sentais contre ma vulve battre sa verge au rythme de son cœur. C’était insupportable de volupté. » (« Les latitudes amoureuses », Françoise Simpère) 

Les ressentis sont différents, n’est-ce pas, selon les textes ? J’aimerais bien avoir quelques avis et commentaires là-dessus. Sur cette alchimie si particulière qui fait qu’un texte parle ou non à nos sens.

illustration due à l'Amante poivrée qui reviendra bientôt j'espère

 

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 16:41

Dans mon Auvergne d’adoption on appelle ça de la « soupe au lard » ou de la « soupe aux choux », mais jamais de la « soupe au cochon ». 

Mais qu’est-ce qu’ils ont à sodomiser les dyptères avec cette histoire de « soupe au cochon » qui serait, selon les gens de gauche une « discrimination à l’égard des miséreux musulmans et juifs », et, selon l’organisation de droite (voire d’extrême droite) qui distribue cette soupe, « une recette nutritive, pas chère et culinairement reconnue. » 

Avec cette manie qu’a aujourd’hui la religion de s’immiscer partout, l’histoire de la soupe au cochon aboutit à ce paradoxe : les gens de gauche, censément laïques, se retrouvent défenseurs du communautarisme en dénonçant la soupe au lard. Et les gens de droite, censément plus près de la Bondieuserie, se retrouvent défenseur d’une saine laïcité culinaire en servant la même chose à tout le monde. 

Il y aurait une solution toute simple que je me permets de souffler aux dignitaires juif et musulmans. 

 

Le Coran dispense du ramadan- moment pourtant clé de la pratique religieuse- les femmes enceintes, les vieillards et certains malades en raison de la précarité de leur état physique. Pourquoi les religieux ne pourraient-ils pas autoriser les pauvres, SDF et autres mal nourris à manger du porc, en raison de leurs conditions de survie précaires ? 

 

S’ils le faisaient, ce serait de leur part une double réussite : ils se montreraient ouverts à la misère humaine, et par ailleurs, au cas où l’organisation de droite aurait vraiment eu l’intention, en servant du lard, d’écarter de sa générosité les juifs et les musulmans, ils lui couperaient l’herbe sous le pied… 

Je me souviens d’un musulman affamé venu demander à manger à ma mère quand nous vivions en Afrique. Maman, ouvrant son frigo, lui dit « je suis ennuyée, je n’ai que du jambon, tu ne peux pas en manger ». L’autre répliqua : « Si, le jambon, c’est du veau » « Non, dit maman, c’est du porc. – Non, insista l’autre, c’est du veau ». Devant sa faim et son insistance, maman lui donna un sandwich au jambon.  

 

Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

 

 

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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 15:26

Mon oncle Michel a 83 ans. Il a connu la guerre de 39/45 et son père- mon grand-père- était dans les tranchées de Rocroy en 1914. Il y a 4 ans, Michel, en visite à Rocroy, a rencontré un allemand qui tournait dans un film sur la guerre de 14/18. Cet homme lui a raconté que son propre père minait les tranchées en 14, mais essayait toujours de prévenir les français que ça allait sauter, parce qu’il n’avait pas envie de tuer des types qui ne lui avaient rien fait. C’est drôle, car mon grand père nous a souvent raconté la même chose : chaque fois qu’il posait une mine, il essayait de prévenir les allemands pour qu’ils se mettent à l’abri. 

Bref, ce 2 janvier, on bavardait et je ne sais comment, on en est venu à évoquer la pendaison de Saddam Hussein. Alors mon oncle, tout calmement, m’a dit : 

« Tu vois, les dictateurs, il faut les punir, quoique les pendre ne sert pas à grand chose, ça ne ressuscite pas les victimes et ça ne dissuade pas les autres dictateurs. Mais si on pend un Saddam, on devrait pendre aussi les gouvernants qui décident les guerres. Car chaque fois qu’un chef d’Etat décide une guerre, il sait qu’il va tuer des milliers de gens brusquement qualifiés d’ennemis, et aussi envoyer au casse pipe des milliers de ses concitoyens. Ca n’est pas criminel, ça ? Envoyer se faire tuer des milliers de jeunes, rester au chaud puis  se pavaner dans les défilés à la fin de la guerre ? »  

 

Quelle connerie, la guerre, Jacques Prévert l’a déjà fort bien dit. L’intéressant dans la réflexion de mon oncle, c’est qu’elle vient d’un homme pas politisé pour deux sous, mais qui a vu son père partir (et revenir après 4 ans de souffrance, les seules années de sa vie qu’il aurait voulu effacer, pour le reste il était content de tout, heureux de vivre), que lui-même a connu les allemands- habitant Vichy, il les voyait de près ! - et qu’il considère à 83 ans que ces conflits qui font de deux peuples des ennemis qui s’embrasseront devant des monuments aux morts cinquante ans plus tard, que ces conflits donc sont des crimes et ceux qui les décident des criminels.  

 

La vraie question reste cependant : pourquoi l’acceptons-nous ? 

Pourquoi les peuples élisent-ils des despotes, voire des criminels ?

Pourquoi plus de 3000 américains ont-ils accepté de se faire tuer en Irak pour chercher des armes de destruction massives imaginaires ?

Comment les américains ont-ils pu réélire un président qui leur a menti ? Pourquoi les guerres sont-elles décidées par des gens qui ne la font pas, et faites par des gens qui ne les décident pas ?

Pourquoi espérons-nous qu’une élection peut «  changer la vie » alors que le passé nous a prouvé maintes fois le contraire ? 

D’où vient la soumission à l’autorité ? 

Pour finir, un post que j’ai trouvé sur Cyberpresse :  

 

Cette année, ma résolution pour 2007 est à la fois personnelle et politique : je vais désormais voter selon mes valeurs profondes, en suivant mon esprit ET mon cœur. Fini le temps où je votais en me pinçant le nez, me résignant à choisir le «moins pire» des candidats ! 

On se croirait en France, mais cela vient d’un canadien qui conclut : 

Cette année, c’est clair, je voterai avec passion pour Québec solidaire. Et vous ?

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 15:39

« Pour une société écologique et sensuelle » (en opposition à la société « guerrière et puritaine » induite par le néolibéralisme) c’était le titre d’une interview que m’avait donné Patrick Viveret [1] dans le Nouveau consommateur. Cette formule m’amusait d’autant plus que j’ai lancé le concept de « biodiversité amoureuse » pour couper court au sempiternel débat « Fidèle/ Infidèle » qui se cristallise autour de l’exclusivité sexuelle sans s’interroger sur sa signification.  Je m’explique : 

 

On sait qu’il est urgent, pour sauver l’ humanité, de diversifier les énergies, préserver la variété des plantes et des espèces, s’enrichir de toutes les cultures et se garder de la pensée unique : tout nucléaire, tout génétique, tout économique. Pourquoi veut-on imposer à tous la monogamie, sorte de monoculture amoureuse, alors qu’on sait que la monoculture appauvrit et dessèche  le milieu où elle sévit? 

L’idée que la biodiversité amoureuse est écologique m’a été confirmée par nombre de correspondant(e)s séduit(e)s par mon livre « Aimer plusieurs hommes  »: « Aimer au pluriel, m’a écrit l’un d’eux, remet en cause l’appropriation du vivant par un individu : de l’épouse par l’époux et de l’époux par l’épouse. Comme on s’élève contre l’appropriation du vivant lorsqu’une firme veut breveter le génome d’une plante ou un gène humain. »  

 

Au-delà de la sphère privée, choisir d’aimer au pluriel aurait donc un effet plus global ? Sans doute, car l’organisation sociale n’est que le reflet d’une somme de comportements individuels qui, ensemble, fondent une conscience collective. Remplacer le goût de la possession par celui du partage, s’intéresser à l’Autre pour ce qu’il ou elle EST et non pour l’AVOIR, cultiver des relations affectives et sensuelles durables, c’est sortir de la société qui s’approprie et qui jette. 

Il ne s’agit pas d’être dogmatique mais d’expérimenter sur le terrain, de progresser pas à pas et de sortir des « petites cases » mentales qui nous conditionnent depuis des décennies. Mais bien sûr, quand on voit comme certains ont du mal à prendre le train plutôt que la voiture et à éteindre leurs appareils en veille (30% d’économie d’électricité quand même !), on conçoit qu’il faut du temps pour modifier ses comportements amoureux.  

 

Bonne année 2007, joyeuse, écologique et sensuelle !

 

 

 

 

 



[1] Auteur de « Pourquoi ça ne va pas plus mal ? » chez Fayard

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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 12:48

Avant 2007, je vais voir ma maman, mes frères et mes sœurs et m’arrache donc quelques jours à votre affection.

 

Plein de bises et de tendresse aux gens que j’aime, merci à ceux qui, nonobstant ma joyeuse luronnité qui les ravit, savent que j’aime aussi les mots tendres et les attentions et prennent le temps de m’en adresser (merci Jean-Luc pour ton adorable mail …), Et à ceux qui ne le savent pas, je le fais savoir. L’humour et la distance face aux sentiments amoureux n’est souvent que l’habillage pudique de mes émotions.

 

Enfin pour clore cette année, une photo bien chaleureuse- comme disent les québécois- de ma louloute numéro 2 animant un Noël de petits n’enfants peu favorisés parce qu’elle y trouve autant de plaisir qu’elle leur en donne. Encore une chouette d’jeune !

 

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 10:17

J’ai eu mes deux filles sans péridurale ni épisiotomie- ni douleurs excessives- ce qui m’a permis d’observer en détail le séisme des contractions sur l’écran de contrôle. Je me disais que le bébé devait avoir l’impression d’entrer dans une sanibroyeuse au moment de naître, jusqu’à ce que je lise une étude m’indiquant qu’au contraire, pendant que la mère s’escrime à souffler puis pousser, le futur nouveau-né… dort.

 

Une toute récente étude (INSERM U. 29) montre qu’en fait de sommeil, le fœtus est sous anesthésie grâce à une hormone, l’ocytocine, sécrétée par la mère juste avant l’accouchement. Ses neurones ainsi anesthésiés sont beaucoup moins sensibles aux souffrances- merci pour eux- et surtout beaucoup moins sensibles aux privations d’oxygène qui se produisent parfois lorsque la naissance est difficile. Bref, la nature prépare le fœtus à affronter d’éventuels accidents de naissance.

 

D’où la question posée par les chercheurs : les médicaments qui inhibent les récepteurs de l’ocytocine qu’on utilise pour retarder les accouchements ne risquent-ils pas de favoriser des accidents à la naissance ? Comme quoi, perturber le cycle de la nature n’est jamais anodin…

 

Mais quand tout se passe bien, la naissance est un passage voluptueux, glissement indolore vers le monde extérieur du bébé quasi shooté ! On comprend qu’il pousse un cri d’horreur à l’arrivée, mais ce cri aussi a une utilité : déplisser ses poumons pour passer du stade poisson au stade terrestre.

 

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que je trouve que c’est rudement intéressant, la biologie est une merveille, la complexité du fonctionnement cellulaire (qu’on devrait s’abstenir de modifier génétiquement comme des apprentis sorciers) m’émerveille, surtout quand je pense que même un con, un sombre crétin a des cellules complexes !

 

Dans « Ce qui trouble Lola », un jeune homme faisait l’amour pour la première fois : « Dans une seconde ce garçon va découvrir l’intérieur du sexe d’une femme. Lola se demande quel effet cela leur fait de retrouver ce paradis perdu, cette grotte originelle, s’ils en reconnaissent la chaleur, la souplesse des parois… »

 

Mon éditeur m’a appelé, tout ému : « Tu as raison, nous les hommes , on remonte à nos origines chaque fois qu’on baise ! »

 

L’homme est comme les saumons : toute sa vie il cherche à remonter à la source, en s’épuisant parfois. Et comme le saumon, il n’en a pas toujours conscience, sinon il resterait émerveillé, ému, respectueux, devant cette merveille de la nature.

 

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 09:35

Vous vous souvenez du projet de dépistage précoce des troubles du comportement en vue de prévenir la délinquance ? 

L’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)  vient de faire son mea culpa en disant que l’étude corrélant la turbulence des gamins de 3 ans avec la délinquance future avait été exploitée politiquement et que c’était pas bien. Il a fallu pour cela plus de 200 000 signatures sur une pétition. Ouf ! 

Il reste cependant (cf le Canard Enchaîné de la semaine dernière) 

Le fichier AD N des délinquants sexuels et criminels, évidemment justifié.  

 

Mais aussi… le fichier des personnes admises en hôpital psychiatrique,  discutable, car toutes ne sont pas dangereuses, loin de là, ni malades mentales à vie, loin de là, alors que ce fichage peut les empoisonner toute leur existence. 

Il y a le fichier des clandestins en instance d’expulsion et de leurs enfants, auquel s’ajoute le fichier… de leurs amis, ceux qui vont  dire au revoir à un expulsé ou en hébergent un. Quant au STIC (système de traitement des infractions constatées) il fiche les délinquants, ce qui est logique… mais aussi les victimes! Absurde et bien gênant pour leur avenir professionnel si un employeur avant d’embaucher demande un extrait de STIC vierge. 

Dernière idée en date : utiliser le numéro de sécurité sociale  pour centraliser tous les dossiers relatifs à la santé d’une personne, ce qui en rendra la consultation plus aisée… mais la confidentialité fort compromise. Raison invoquée : simplifier la gestion, réduire les fraudes, améliorer la transparence. Une pétition lancée par la Ligue des Droits de l’homme circule contre ce projet. 

Simone Veil, grande dame de la politique, déportée avec toute sa famille pendant la guerre 39/45, répondait un jour à la question : 

« Comment le fascisme peut-il s’installer dans un pays démocratique ? »   

 

« Cela vient progressivement, avait-elle répondu en substance. On commence par recenser certaines populations (à l’époque les juifs) pour des questions administratives, des octrois de logement, savoir s’il y a beaucoup de médecins parmi elles, etc. Puis on  les inscrit dans diffétrents fichiers. Personne n'y trouve à redire, puisqu’on vous jure que c’est pour améliorer la gestion, dans un souci de transparence, ou de sécurité. Et puis un jour on demande aux populations visées de porter une étoile jaune, et un autre jour on les déporte pour les éliminer. Le fascisme n’arrive que parce qu’on accepte ses premières manifestations sans réagir. C’est pourquoi il faut réagir tout de suite. » 

Dans le même ordre d’idée, un jour où je demandais à un ex combattant de la guerre d’Algérie si c’était difficile de tuer quelqu’un, il m’a répondu : « La première fois que j’ai tué, j’ai vomi toute la nuit, le deuxième jour j’étais indifférent et ensuite ça m’a amusé. C’est pour cela, Françoise, qu’il ne faut jamais commencer. »

 

 

 

 

 

 

 

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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 13:48

Reçu les photos de la fête organisée par Magali, la sœur de Fred, pour son retour de l’archipel Vanuatu. (Quelle gentille sœur il a, ce Fred, sympa et jolie comme tout, en plus !), 

A cette fête, comme vous voyez, il y avait plein de potes de leur âge, 25/35 ans, Pas  du tout le genre à se lamenter ou à se la jouer. Tout naturellement fêtards, sympas et passionnés par ce qu’ils font, études ou boulot. Preuve qu’on peut être fêtards et convenablement neuronés, fêtards et joufflus du cœur.  

 

J’ai écouté Florie, futur prof d’histoire géo, parler des élèves, surtout ceux en difficulté, à qui elle souhaite apporter des références et de la culture pour mieux les armer dans la vie. Accessoirement, elle s’occupe aussi de SDF à qui elle porte des cafés chauds en hiver, en se posant plein de questions sur la façon dont ceux qui sont dans la misère peuvent recevoir ou mal prendre ces petits gestes.  Sans les juger, juste parce que ce n‘est pas simple… Florie expliquait à Candy que, ayant eu une éducation qui lui a donné un regard optimiste sur la vie, il lui semblait normal d’aider ceux qui ont eu moins de chance. 

Voilà qui change du discours médiatique sur « tout va mal », « c’est le déclin » « les jeunes ne croient plus en l’avenir », « tous des feignasses », etc.  

 

A propos de jeunes… Hého, les filles pompettes du métro (cf post « Brèves de métro), j’ai reçu les épreuves de mon prochain bouquin, et comme promis,  l’une de mes histoires met en scène une Ambre et un Aziz. J’espère que tu liras ces lignes, Ambre. Si oui, mets un commentaire !!!

 

 

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