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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 15:20

Un ami habitué des rencontres Internet me raconte qu'après des semaines de « chat » ou de mails souvent intimes, 8 sur 10 des femmes se défilent lorsqu'il leur propose un rendez-vous. Par peur de décevoir ou crainte d'être déçues ? Parfois. Mais surtout, disent-elles,  parce qu'elles n'ont en fait pas envie de vraie rencontre. Ce qui leur plaît, c'est de recevoir des dizaines de messages d' hommes qui leur font croire à leur pouvoir de séduction. Satisfaction narcissique et qui plus est sans danger, puisqu'il suffit de cliquer pour couper court. 

Plus qu'à une zone de libre-échange, Internet ressemble à un supermarché superficiel où on s' expo se comme un produit : « ce que je suis », ce que je cherche », où on dépose un « profil » comme d'autre un « CV » à l'ANPE, où la loi de l'offre et de la demande prend le pas sur le hasard et la fantaisie. « Internet est devenu une sorte de miroir aux alouettes, une grande partie de cache-cache, un leurre. » m'écrivait hier une lectrice revenue aux vraies rencontres. 

Pour les hommes , ces sites sont un immense vivier de fantasmes, plaisir de cliquer sur la souris pour mater mille souris ( J). Avec deux conséquences: Lorsqu'une femme leur plaît,  ils se demandent toujours s'ils ne peuvent pas trouver mieux et continuent à zapper. Trop de choix tue le choix... 

Les journées n'ayant que 24h, nombre d' hommes passent aujourd'hui plus de temps à scruter des fiches sur Internet qu'à rencontrer des personnes réelles.

 Et pourtant l'écran, ça fatigue ! Je vous parle en connaissance de cause, étant dessus sept heures par jour pour raisons professionnelles. Heureusement, le tunnel d'écriture touche à sa fin, ouf ! Je n'ai qu'une envie : cesser de cliquer, de mailer ou de téléphoner !!! J'ai envie de rencontres où participent tous les sens, les yeux et la voix bien sûr, mais aussi le goût, le toucher, l'odorat, le jeu, l'intelligence. Si  j'aime les hommes , ce n'est ni par romantisme ni hyper sexualisation, mais à cause de cette mise en joie de tous les sens lors de vraies rencontres. Du charnel, du goûteux, du cérébral, du tendre!!!

 

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 « Lola a besoin de toucher les hommes pour qu'ils la touchent » (« Ce qui trouble Lola, déjà cité) Quand j'ai écrit cette phrase, je lui donnais un sens. Depuis, j'en ai découvert 4, révélateurs. C'est cela aussi écrire : se découvrir.

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 photo empruntée à "Rue du Tango"

 

 

 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 19:53

« Reproduisez une carte du monde en pointant les régimes autoritaires et corrompus et vous aurez celle de l’implantation planétaire de la grande distribution »

De qui cette forte phrase ? De Ezzedine El Mestiri- qui a connu de l’intérieur la grande distribution- dans le Nouveau Consommateur.

 Excellent cru que ce numéro 17, daté novembre/décembre avec entre autres:  -un dossier sur le commerce équitable qui existe en France depuis plus de 30 ans, représente aujourd’hui 0,1% des échanges mondiaux, soit peanuts… mais 25% du café de Bolivie, ce qui commence à signifier quelque chose.

 

-des idées pour fêter Noël  dans le plaisir et les délices, avec des produits éthiques et polluant le moins possible, des idées de cadeaux et des adresses qu’on ne trouve guère ailleurs. 

-La question posée par Bernard De Boischevalier, fondateur de Solidarmonde : « Quel niveau de compromis peut-on accepter dans un monde non idéal ? »  

- et mon humeur en page 81 :« L’étrange planète de la France d’en haut » avec une autre question fondamentale : « Le pouvoir, jouissance ô combien solitaire rendrait-il vraiment sourd ? » 

 

« Pourquoi ne pas déverser des déchets toxiques dans les pays du Sud, puisque de toute façons ces gens ne vivront pas assez pour développer un cancer> ? »  Cette intéressante remarque est de Lawrence Summers, il y a une dizaine d’années quand il était vice-président de la Banque Mondiale. (cité dans « Sciences-Frontières, autre excellent magazine)  et elle a fait école : produits toxiques déversés à Abidjan (10 morts, 69 hospitalisations), fûts radio-actifs en Somalie, 5600 litres de chlore abandonnés dans un village du Cameroun « On nous parle de mondialisation, de village global, mais… la fosse septique de ce village, c’est bien l’Afrique, s’inquiète Haïdar El Ali, plongeur et militant écologiste sénégalais, toujours dans le NC 17.

Heureusement chez nous, l’écologie a le vent en poupe : le budget du Ministère de l’Ecologie pour 2007 atteint 915 millions d’euros (+ 2,2%). A comparer avec les 5 milliards d’€ dévolus à l’agriculture (qui consomme 73% des ressources en eau douce)… et aux 47,7 milliards d’€ du budget de la Défense 

Allez, haut les cœurs et souvenez-vous qu’au bout du compte, c’est VOUS qui décidez pour qui vous allez voter et ce que vous achetez ou non. Comme disait Coluche : « Quand on pense qu’il suffirait de ne pas acheter pour que ça ne se vende pas. »

 

 

 

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 23:29

A 19 ans, avec mon premier salaire d'Aide Temporaire en surnombre au Ministère des Finances, j'ai acheté cette combishort que ma mère me refusait au motif qu'il était idiot de dépenser de l'argent pour une fantaisie qui ne durerait qu'un été. Cette photo prise hier prouve :

 

 

 

 

 

 

1. Que ma mère avait tort et que je suis aussi fidèle à mes combishorts qu'aux hommes que j'aime. 2) qu'on n'est pas obligée, comme le prétendent des gynécologues chagrins, de prendre 15 kilos entre 20 et 50 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 13 ans, j'ai déniché cette combishort qui a beaucoup voyagé :

 Maldives, Egypte, Australie, Ile de Ré, Mayotte, Bénin, Hollande, Camargue, Iles Caïman, Thaïlande...Tous ceux qui m'ont rencontrée en plongée, reportage ou randonnée à vélo l'ont connue. Mais hélas, tout s'use et depuis un an j'écumais les boutiques à la recherche d'une nouvelle combi, en vain. 

 Heureusement, mon frère, en poste au Bénin, dénicha le couturier qui, muni de la combi voyageuse, en fit des copies variées : en lin brillant, pour mariage et cérémonies,  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en coton jaune pâle, déjà inaugurée et appréciée par les bo-bos de l'Ile de Ré,  

 et en jaune ethnique qui fera fureur l'été prochain à Paris-Plage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Alors toi, bloguer ou blogueuse fasciné par cette merveille, prouve qu'Internet peut faire la renommée d'un couturier inconnu. Diffuse la nouvelle : là-bas, à Cotonou (Bénin), au bout du pavé des Haies Vives (en face du marché aux légumes) Evariste, gardien et tailleur est le magicien de la combishort, vêtement à la fois seyant, confortable et joyeux. Que vos commandes affluent chez cet honnête artisan et que la combishort soit le « must » des saisons prochaines.  (crédit photo : Bernard Simpère , oui celui-là même qui depuis 30 ans sait s'adapter et évoluer dans mon univers de folies douces)

 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 19:42

"L'autorité, pour moi, ça s'apparente à la compétence. Il ne s'agit pas d'imposer sa volonté et ses idées aux autres, mais de leur expliquer pourquoi on trouve telle ou telle façon de faire meilleure, et qu'ils vous fassent confiance parce qu'ils vous trouvent compétent. L'autorité sans compétence, ça s'appelle la dictature".

De qui cette belle phrase? De Raymond Domenech dans l'émission "Citoyen d'honneur" sur la LCP (je vous ai déjà dit que la chaîne parlementaire recèle des trésors!!!) On aimerait que  les politiques aient cette sagesse...

L'ennui, c'est qu'il semble difficile à certains de juger de leur compétence.

Curieusement, on trouve une foultitude de gens qui avouent facilement qu'ils sont nuls en maths, nuls en orthographe et qu'ils chantent faux, mais personnellement, je n'ai jamais vu un homme reconnaître "je conduis comme un pied", "je fais mal l'amour" et, pour un politicien "je ne suis pas certain d'être apte à gouverner."

Ce soir, bon vin, amis et soirée chaleureuse en perspective. Quand je pense aux trois lascars scotchés à leurs téléphones toute la nuit pour savoir qui les militants auront choisi, je me sens bien tout à coup...

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 13:17

« Et pour le sexe, demande Lola, vous faites comment ? » Il ne fait rien, ou pas grand chose. L’hôtelier interdit qu’on amène une femme dans la chambre, trop peur de tomber pour proxénétisme. Aucune femme ne lui propose de l’emmener chez elle, trop peur de se faire violer ou dévaliser, d’ailleurs aucune femme ne l’aborde comme Lola l’a fait, les gens ont peur des pauvres, ils doivent croire que c’est contagieux, alors ils préfèrent les éviter, changer de trottoir, penser que ces gens là sont forcément dangereux ou violents, c’est pire que le manque d’argent, se dire qu’à présent on se méfie de vous… Alors quand le besoin se fait pressant, il va aux putes s’il lui reste de quoi payer… » 

(Lola n’a) pas supporté l’injustice qui a mis cet homme au chômage et l’a privé de ses revenus, mais aussi de sa maison, de sa femme et surtout de la liberté d’aimer et de désirer comme il en a envie, de sa dignité d’homme réduite à l’autorisation d’aller se vider les couilles moyennant finances. C’est une double, une triple, une quadruple peine, tandis que ceux qui la lui ont infligée rentrent paisiblement chez eux le soir et se payent une fille quand ils le souhaitent, parfois même en note de frais… »  (« Ce qui trouble Lola » éd. Blanche/ Pocket)

Une enquête ( Emmaüs/ BVA) sur les préoccupations des SDF cite dans l’ordre :

 1)      manger 2) trouver un lieu où dormir 3) rester propre 4) se soigner 5) avoir une vie affective et sexuelle.

 Enquête ainsi commentée par un journaliste dans un quotidien : « La vie affective et sexuelle n’est pas une préoccupation première des SDF ». N’est-ce pas plutôt que la nécessité de survie gomme toute autre préoccupation humaine ? Et que tolérer que des gens vivent dans de telles situations est tout simplement inhumain ?

 Un proverbe chinois dit: « Si tu veux oublier ton chagrin d’amour, mets des chaussures trop petites ». Je vous dis pas ce que ça doit être quand on n’a pas du tout de chaussures à se mettre et qu’on vit dehors en hiver !

 

 

 

 

 

 



 

 

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 18:15

J’étais passée chez un ami avec la ferme intention de ne pas m’attarder. Après quelques mois, j’étais un peu lasse du scénario qui commençait toujours autour d’un verre et finissait immanquablement dans son lit. Plaisant d’ailleurs, le scénario, car le bougre a des arguments pour séduire mais bon… un peu brut de décoffrage. On s’enlace, puis on s’en lasse.

 Changeons ici quelques détails, vous ne saurez ni sa profession ni la décoration de son logement, ni la couleur de ses yeux… Je vais en faire un artiste, tiens ! De toute façons tous les hommes qui me plaisent sont des artistes, quel que soit leur métier par ailleurs. Ils ont une lumière dans le regard, une nonchalance étudiée, une désinvolture qui me trouble. Bref, l’homme était en train de bosser à mon arrivée.  Il m’a demandé d’attendre quelques minutes, le temps qu’il finisse. J’ai regardé son œuvre par-dessus son épaule : c’était vraiment bien. J’ai aimé ses gestes, la sûreté de son inspiration, j’ai eu le sentiment de « voir » son intelligence et il m’a semblé d’un seul coup beaucoup moins frustre que dans ses comportements amoureux habituels, ce qui a réveillé séance tenante ma libido et donné envie d'un petit zakouski, une gourmandise en quelque sorte.

J’avais apporté une mignonnette de vodka, et des glaçons (en réalité tout à fait autre chose mais ça n’a aucune importance, l’important est la suite). Quand il m’a serré dans ses bras après avoir fini son travail, j’ai pris dans ma bouche une gorgée de vodka, un glaçon, et son sexe que mes mains aventureuses avaient rapidement  mené à d’honorables dimensions. Le chaud et le froid, ma hâte à le prendre et ma lenteur à le déguster ont eu raison de lui. Toute réticence envolée, je me suis longuement attardée chez lui, mais pas sur le lit. L’occasion était trop belle de visiter sa cave et de vérifier si sa table de cuisine était aussi solide qu’elle semblait.

Pourquoi cette histoire aujourd’hui ? Parce qu’en écrivant les nouvelles que je suis en train d’imaginer, je me demandais pourquoi l’érotisme continuait à me passionner après tant d’années. A cause de cela, justement. Du fait qu’on ne peut rien dire de définitif à son sujet.

Les femmes aiment les préliminaires et ont besoin d’amour, mais toutes se souviennent d’une fois au moins où elles ont ressenti un désir brut et rapide pour un inconnu. Les hommes sont dans l’excitation plus que dans le désir, mais tous ont eu au moins une fois l’envie de dévorer la moquette sur laquelle avait marché la femme qu’ils aimaient (merci Michel pour cette belle image…). La routine menace les couples, mais tous ont le souvenir de périodes «  sans  »… suivies d’intenses périodes « avec », sans la programmation linéaire décrite par les magazines. L’important est la beauté « intérieure », affirment les vertueux… qui reluquent autant que les autres les seins et les fesses de bombes sexuelles, tandis que des femmes attachées à un type d’homme précis craquent soudain pour son opposé. On peut aimer se faire fouetter attaché(e) à un lampadaire et affectionner un bon vieux « missionnaire »…

Le désir, bien plus que l’amour, est enfant de bohême qui n’a jamais, jamais connu de loi. Aucun logiciel ne peut l’enfermer, aucune recette ne le provoque à coup sûr,  rien ne le tue pour toujours.  Il est la liberté incarnée, comme la prison la plus voluptueuse, quand on se prend, quand on se donne en repoussant les limites de ce qu’on croyait possible.

 

 

 

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 16:39

Il paraît que les français se ré intéressent à la politique. Ils ont intérêt, avec la Présidentielle qui fait qu’on est en 2007 depuis à peu près juin 2006.

 Et bien puisque c’est un thème porteur, Coco,  si une chaîne nous organisait une « Politic-Academy ?

 Le principe est simple : enfermer les candidats dans un appartement, les faire cohabiter, leur faire résoudre des problèmes simples, ce qui est bien le moindre quand on prétend pouvoir résoudre les grands problèmes du pays, voir comment ils se comportent les uns avec les autres : machos avec les candidates, brutaux entre eux, ou au contraire constructifs et chaleureux ? Leur faire faire les courses (via Internet) avec l’équivalent d’un SMIC pour deux candidats, etc. Je compte sur les penseurs de la TV pour imaginer moult épreuves  à la fois révélatrices et réjouissantes.

 Pour les Prime, comme dans  la Star Ac, candidats et candidates devront faire leurs preuves sur des questions posées par des spécialistes (en environnement, santé, société, économie, éducation…) et par le public, du « zy-va » de banlieue à la dirigeante de société cotée au CAC 40, en passant par des artistes, des camionneurs, des homosexuels, des fumeurs de cannabis, des croyants en Dieu, Diable ou rien du tout…

 Et à la fin, si vous voulez éliminer Untel votez 1, si vous voulez éliminer Autretel, votez 2.

 Chaque semaine, deux candidats seraient éliminés, et en finale n’en resteraient que deux :

 Ce serait marrant que ce ne soit ni Ségo, ni Sarko.

 Bon, je transmets cette idée à France-Télévision (je suis pour le service public), mais que la plus prompte chaîne la prenne. En guise de royalties, j’irai volontiers faire part ie du jury de l’émission…

 PS. Si les candidats refusent cette émission, soyez aussi mauvais joueur qu’eux, ne votez pas dans l’urne !

 

 

 

 

 

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 14:06

Pourquoi les compagnies d’assurances refusent-elles d’assurer les risques éventuels des OGM et des téléphones portables alors qu’on nous assure que ces innovations sont sans danger ?

Pourquoi ne récupère t-on pas- après les tests indispensables- le sang prélevé sur les personnes souffrant d’hémochromatose soit plusieurs milliers de litres par mois, pour en extraire les plaquettes et autres éléments dont manquent cruellement les banques du sang ? (L'hémochromatose est un excès de fer génétique dans le sang, qu'on traite par prises de sang réguières)

Pourquoi ne pas supprimer les suremballages, au lieu de mettre des containers à l’entrée des supermarchés pour jeter ces suremballages qui coûtent cher à recycler ?  

 

 

 

En France, l’amélioration des conditions de vie (eau potable, logements salubres, nourriture) a réduit le nombre annuels de décès par rougeole de 5000 avant la guerre de 1914 à une trentaine dans les années cinquante. Les vaccins ont fait passer les décès annuels de 30 à 10. Pourquoi en Afrique préfère-t-on vacciner les enfants plutôt qu’améliorer leurs conditions de vie ? (sources: INSERM et INED) 

 

 

 

Pourquoi confier la surveillance des plages aux CRS, l’éducation sexuelle aux enseignants, les conseils d’hygiène de vie  à divers organismes… et se plaindre ensuite que les parents n’assument plus leur rôle ?

QUI ME DIRA POURQUOI CE FOUTU ORDINATEUR PORTABLE REFUSE OBSTINEMENT LES COULEURS ET LE DESSIN QUE J'AVAIS PREVUS POUR CE POST????

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 17:51

Les textes érotiques qui pullulent sur le Net donnent une idée précise des fantasmes les plus répandus. Number one pour les hommes : la fille toujours prête, à qui on dit « Bonjour on baise ? » (et encore, dire bonjour dénote déjà un esprit de civilité pas toujours présent dans certains textes !) et qui aussitôt prend en bouche une, deux ou trois queues énormes et odorantes (l’insistance avec laquelle les apprentis écrivains parlent de leurs odeurs avec l’envie qu’elles excitent les filles me laisse des doutes sur leur hygiène…) puis se font prendre par tous les orifices et par tous les participants.

 

 

Fantasme numéro 2, exprimé dans presque toutes les émissions sexologiques : aller dans un club échangiste. C’est plus tendance, plus cher aussi, mais l’idée est la même : voir une femme qui aime le sexe avec plus que de la gourmandise, de la gloutonnerie, et ne se contente pas d’un seul homme pour calmer ses appétits.

 

 

Sauf que…  ces hommes qui rêvent d’opulentes et radieuses baiseuses, pipeuses et autres acrobates du sexe appellent ces femmes des salopes s’ils en croisent. Y compris s’ils ont eu le  plaisir de frayer avec elles.

 

 

Sauf que… ces hommes qui rêvent d’ébats collectifs avec leurs congénères mâles sont aussi de fieffés jaloux : une femme sur dix est victimes de violences conjugales en France, cent femmes en meurent chaque année, et dans 3 cas sur 4, cette violence est motivée par la jalousie.

Résultat : j’ai entendu à la radio une femme, française de souche convertie à l’Islam, dire qu’elle se voile parce qu’elle se sent ainsi plus libre face au regard « pervers » des hommes. Outre que les pervers reluquent plutôt les seins et les fesses plus que les cheveux et les yeux des femmes, je trouve navrant que le regard désirant des hommes soit forcément qualifié de pervers, et les femmes « grandes amoureuses » systématiquement traitées de salopes.

 

 

Un jour, dans un café, ayant entendu des hommes plaisanter grassement sur les putes et les salopes, je leur ai demandé ce que j’étais, moi, qui aime faire l’amour, mais pas avec tout le monde et pas avec n’importe qui. Gênés, les mecs, vous ne pouvez pas imaginer ! A l’heure creuse, j’ai fait parler le patron de ses fantasmes en le poussant le plus loin possible dans la confidence. Lorsque je me suis levée pour partir, il m’a dit : « Oh, vous alors, on peut dire que vous êtes une femme très libre ». J’ai souri : « Vous voyez bien qu’il y a une autre mot que salope… »

 

 

 

 

 

Cette histoire, et bien d’autres, je les ai racontées dans « Ce qui trouble Lola ».  Au-delà de l’histoire de l’héroïne- qui explore les hommes comme on explore une Terra Incognita, avec passion, surprise et humour-  ce livre essaie de comprendre ce que pourrait être le sexe pur, débarrassé des scories qui l’avilissent : la violence, l’argent, la peur et la honte. Un pur bonheur…

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans EROS
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 17:33

Je viens d'interviewer Corinne Lepage pour le Nouveau Consommateur (interview à paraître début 2007, je vous préviendrai). La dame vient de droite (ex RPR), a priori pas ma tasse de thé. Toutefois, pour l'avoir côtoyée moult fois dans des colloques variés, j'avais déjà apprécié sa compétence, son franc parler pas du tout langue de bois et un côté chaleureux malgré une tendance à courir après les minutes.  

 

Donc, depuis 1975 qu'elle s'occupe de droit de l'environnement et se heurte aux mêmes immobilismes et aux mêmes hypocrisies, Corinne Lepage a réfléchi à ce qu'il faudrait changer . Réponse : tout, et c'est possible ! Du coup, puisque, dit-elle, les « décideurs de droite comme de gauche n'ont aucune envie de changer un système dont ils profitent », elle propose carrément un autre projet de société et la Constitution qui irait avec !

Depuis que j'écoute ce que disent les uns et les autres, c'est la première fois que je trouve cette vision systémique des choses, c'est-à-dire l'idée que les problèmes étant interdépendants, on ne peut pas les traiter séparément par des mesures isolées. Elle a donc imaginé de grands chantiers avec des mesures précises, financées et analysées dans leurs conséquences économiques, écologiques, sociales et culturelles. Chantiers qui aboutissent naturellement à un tout autre modèle de développement. Une révolution douce, en somme. 

 

Alors finalement, elle est de gauche ? Non, ni de droite. Ce qui ne veut pas dire qu'elle renvoie dos à dos la gauche et la droite. Elle affirme vouloir travailler avec des gens de tous bords mais avec une autre logique de pensée.

 Il reste à espérer que le pouvoir, si pouvoir elle a un jour, ne la corrompe pas comme il en a corrompu tant d'autres...

UN VRAI CHANGEMENT DE SOCIETE!!!

 

 

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