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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 12:01

Je suis baptisée et j’ai tout fait : communion privée, confirmation, communion solennelle, catéchisme et messe jusqu’à 16 ans.

 Aujourd’hui, je suis agnostique : je ne sais pas Dieu existe ou non. C’est d’ailleurs une question sans importance, car même s’il n’existe pas « en vrai », il semble indispensable à beaucoup d’humains pour juguler leurs angoisses . Libre à chacun de croire en ce qu’il veut.

 Mais où je trouve ça envahissant, c’est quand les religions deviennent omniprésentes et prétendent imposer à tous les principes qui ne devraient concerner que leurs fidèles. Comme disait, je crois, l’évêque d’Evreux à propos de l’opposition du pape au préservatif : « Je ne comprends pas qu’on fixe les règles d’un jeu qu’on ne pratique pas ».

Envahissantes aussi, les religions dans les medias, l'agonie puis l’enterrement du pape qui a squatté les écrans TV durant des jours (ni Yasser Arafat, ni Fidel Castro, ni même François Mitterrand n’ont eu un tel temps d’antenne sanitaire), les reportages sur port du voile ou les débats sur judaïté, sionisme et religion.

 Pourquoi n’y a-t-il aucune émission le dimanche pour ceux qui ne croient pas en Dieu et pourrait exprimer leur conception humaniste de la vie ?

 Pourquoi l’ information dans un pays laïque comme le nôtre est-elle à ce point religieuse qu’on nous informe régulièrement que tel ou tel homme politique est allé à la messe ?

Pourquoi les religions qui croient en plusieurs divinités (animisme africain, hindouisme, chamanisme) n’ont-elles aucun droit de cité sur nos antennes alors qu’elles concernent aussi des millions de gens ?

  

 

Est-il bien cohérent de prêcher l'humilité, "heureux les pauvres, les miséreux, les malades," etc (fascination étonnante pour le malheur sur terre) et de s'intituler Roi des rois?

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 13:17

J’aime bricoler mes robinets (jouissance ineffable d’extraire du siphon avec une tige et une vieille brosse à dents un amas de cheveux glaireux et de voir à nouveau couler l’eau du lavabo !), Je suis la reine du monde quand j’arrive à juguler une fuite ou réparer ma chasse d’eau.

 

Mais parfois les tuyaux ont raison de moi et alors j’appelle MON plombier. MON, comme j’ai aussi MON peintre,  en raison de la fidélité que je voue à ces deux artistes, le mot est venu sous mes doigts plus naturellement qu’arti sans .

 

On   se connaît depuis plus de quinze ans. Je le répète, je suis tendance longue relations…

 

L’amitié a du bon. Alors que tant de gens attendent le plombier comme le Messie à la différence que le Messie, un jour, a fini par venir (merci maman pour ce mot d’esprit qui me fait toujours rire !)  le mien était chez moi dès le lendemain de mon appel. Et là, magie absolue : il ausculte, fait couler l’eau, inspecte les tuyaux, démonte la chaudière, réfléchit… et l’installation rebelle à mes tentatives de réparations comprend qu’elle a affaire à celui qui sait. En moins de deux heures, le chauffage ronronne, les tuyaux ne fuient plus, le robinet se ferme docilement.  Pour qui a connu une seule fois un dégât des eaux chez lui, le plombier est un magicien.

 

Le mien est aussi philosophe : Iranien ayant fui la guerre Iran/ Irak ce qui l’a vacciné de bien des déclarations d’ hommes politiques lorsqu’il a vu des armes vendues dans les deux camps par les mêmes marchands d’armes, il a appris la plomberie d’abord, le français ensuite, et le parle aujourd’hui non seulement fluently mais philosophiquement. Eh oui. Il lit Nietzsche,  Zarathoustra lui est plus intime qu’à bien des philosophes de chez nous, et il a sur la vie le regard tolérant et lucide qu’ont ceux qui ont beaucoup voyagé, beaucoup lutté, beaucoup écouté. Bref, j’adore mes problèmes de plomberie, car je sais que leur résolution ira de pair avec une belle leçon de vie.

 

Avec MON peintre, idem : on parle de la vie, du monde qui va de travers, des femmes et des hommes , de l’amour et de ses pièges. Il m’explique comment faire un bel enduit, je lui demande jusqu’à quand garder tel ou tel solvant, on se met d’accord sur les couleurs qui me plaisent, et quand il a fini les travaux, il m’offre un poster de Matisse, parce qu’il pense que ça ira bien chez moi. Effectivement.

 

La place manque, je ne vous parlerai pas du médecin qui nous soigne depuis 18 ans, ni de mes voisins pompiers qui à l’occasion donnent un coup de jet à ma voiture en même temps que sur leur camion, juste  parce qu’on se parle depuis 18 ans aussi… C’était juste histoire de dire qu’avec les gens, comme avec tout le reste, il faut donner du temps au temps. Et que même si SOS-plomberie, SOS médecins ou SOS-pizza ont du bon,  ce ne sont que des speed dating, pas des rencontres.

 

 

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 10:17
Ce matin, sur Direct 8 (Complément Terre), on parlait des 20 ans du magazine écolo Terre Sauvage et des événements environnementaux marquants depuis 20 ans. Je suis intervenue pour dire que la prise de conscience écologique, effective depuis moins de 5 ans, me semblait l'événement marquant parce qu'il imprègne désormais les consciences. Il aura fallu du temps. Je suis allée fouiller dans mes archives et je vous propose un petit jeu. De qui est telle ou telle phrase????

« Jamais aucun homme politique français n,’avait été aussi loin : arrêt de l’urbanisme outrancier, protection des espaces naturels, amélioration des transports en commun, lutte contre les pollutions, recherche d’énergies nouvelles » 

 ( Jacques Chirac en 2006 ? NON. Valéry Giscard d’Estaing en 1977, article dans le Monde)

 Le pouvoir politique ne peut appartenir qu’à celui qui a été élu. Pour des raisons matérielles il faut exclure la démocratie directe.  (Dominique Strauss Kahn en 2006 ? NON. Chris tiane Mora (PS) en 1977 interview La Gueule ouverte)

 Le parti communiste est décidé à construire une société à croissance humaine. Le capitalisme engendre des gaspillages énormes : fermeture d’usines, dépérissement de régions entières, désertification du milieu naturel… »  ( Marie Georges Buffet en 2006 ? NON. Renaud Dauvergne (PC) en 1977)

 Je renvoie dos à dos, comme aussi nocifs, le capitalisme sauvage et le collectivisme matérialiste… La crise de civilisation dépasse les clivages politiques classiques. François Bayrou 2006 ? NON. Philippe St Marc, Centre et Démocratie sociale, 1977 interview la Gueule Ouverte)

 « La seule alternative à la suppression du nucléaire est la société écologique, ce n’est pas le programme commun (de la gauche) » José Bové en 2006? NON. Alain Carignon, conseiller général RPR,  6 août 1976) qui avait si peur de cette société écologique qu’il disait dans le même discours : « L’action qui se développe insidieusement dans le pays est destinée, sous prétexte d’écologie, à ruiner les chances de l’économie française. »

Le pacifisme est le contraire de la paix. Il conduit à encourager les forces du Mal »

 Georges W. Bush, 2006 ? NON. Michel Debré dans le Monde, août 1977.

 

 

 Que cela ne vous décourage pas de voter, mais sans trop d'illusions cependant. C'est tout de même un avantage de l'âge: se souvenir...

Les moulins à vent: éoliennes ou art de la politique de brasser du vent pour moudre son propre grain?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 18:09

Trop de travail pour écrire longtemps aujourd'hui, alors juste une jolie histoire.

Tout à l'heure, j'ai rencontré à la gare une ancienne voisine, partie à la retraite il y a deux ans. J'ai failli ne pas la reconnaître tant elle avait changé. La femme fatiguée et meurtrie par la vie qui me racontait ses souvenirs dans sa boutique est devenue une dame certes pas toute jeune, mais resplendissante, l'oeil vif, le sourire lumineux, et un je ne sais quoi de malicieux dans la voix.

"Vous direz à votre mari que je n'ai plus besoin de lui pour m'emmener en vacances." C'était un rituel entre eux, il lui avait dit un jour "Vous aimez le camping car? Je vous emmène quand vous voulez". Et depuis ils en plaisantaient sans jamais passer à l'acte.

"Vous avez acheté un camping car?

-Non, dit-elle presque rougissante. J'ai retrouvé l'homme que j'aime. On ne s'était pas vus depuis 28 ans. On a vécu ensemble 4 ans, eu un enfant, puis on s'est quitté pour rien, un malentendu, une bêtise. Depuis, j'avais eu des hommes dans ma vie, mais aucun que j'aimais pareil."

Lui avait refait sa vie. Elle a su par hasard qu'il l'avait à nouveau défaite, lui a téléphoné, proposé de se voir. Au premier regard, ils se sont reconnus, re-aimés si toutefois ils avaient cessé un jour de s'aimer. Et en plus, cet amour d'homme a un camping-car, cet amour d'homme la trouve toujours aussi belle!

J'adore ces histoires qui prouvent que "jamais" ni "toujours" ne veulent rien dire. Qui donnent surtout envie d'aller jusqu'au bout de la vie, jusqu'au bout des surprises qu'elle réserve, même tard.

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 14:37

Pas facile de se concentrer sur l'écriture érotique dans un contexte quotidien à 1000 lieues de ces délicieuses préoccupations; Si j'y arrive pour ce livre en gestation, si je fais de beaux textes, je pourrais me dire que "c'est un métier!"

Sur ce blog aussi, avec l'actualité immédiate, le sexe est moins présent que ce qu'en attendaient sans doute certains lecteurs et lectrices. Et pourtant, le sexe peut être éminemment politique. Démonstration à propos d'un débat radio sur le thème : « PARLE-T-ON TROP DE SEXE ?

 

 

Etrange comme on pose cette question uniquement pour le sexe, et éventuellement, mais beaucoup moins souvent, pour la violence. Bizarre d’ailleurs comme sexe et violence sont systématiquement associés, y compris sur les pictogrammes de classification des films.

 

 

Que signifie d’ailleurs TROP de sexe ? Trop grand ? Quel homme se plaindrait de l’avoir trop grand ? Quant aux femmes, la question ne se pose pas : elles ont un sexe qu’elles ne passent pas leur temps à mesurer. Trop souvent ? Pas davantage. La vie sexuelle n’occupe pas une place prépondérante dans les emplois du temps. Lors d’un sondage sur les 35h, à la question  « à quoi occupez-vous vos RTT ? » les sondés parlaient de jardinage, de bricolage, de soins aux enfants et surtout de repos, mais pas un n’a affirmé en profiter pour faire davantage l’amour ! 

 

 

Là où le sexe devient envahissant, en revanche, c’est dans son aspect marchand. Sites pornographiques payants, coûteux clubs échangistes, magazines spécialisés publicité porno-chic ou trash, boutiques de lingeries « hot » et de gadgets sexuels, réseaux de prostitution, tourisme sexuel… L’argent du sexe nous envahit. Or on parle d’invasion du sexe, et pas d’invasion d’argent.

 

 

Je n’ai personnellement jamais entendu un débat sur le thème « L’économie envahit tout, n’est-ce pas pervers, est-ce que ça ne risque pas d’occulter les autres dimensions importantes de la vie ? »

 

 

Pourtant, le débat sur la primauté de l’économie mériterait d’être posé[1], tant la pensée unique : être rentable ou disparaître, engendre misère et précarité au travail, risque de pénurie d’énergie, pollutions en tous genres, inégalités croissantes et leur corollaire : montée des frustrations qui engendrent la violence, l’intégrisme et au pire le terrorisme.

 

 

Face à tant de conséquences néfastes, la priorité serait de changer notre regard sur le monde et de promouvoir une économie moins destructrice. Peu de gens s’y risquent pourtant au-delà de quelques déclarations d’intentions : « Notre problème, s’agissant des catastrophes  est que nous savons qu’elles se produiront si nous poursuivons cette course productiviste insensée, mais que nous n’y croyons pas… nous continuons à gérer nos petites affaires, à défendre nos petits intérêts, à mijoter nos petites haines comme si nous avions l’éternité devant nous. »[2]

 

 

En revanche, le sexe fait l’objet de débats permanents sur ses méfaits et de propositions de lois pour endiguer la pornographie. Avec en filigrane la tentation de la censure.

 

 

« Vous êtes pire que les autres, vous parlez de sexe avec un naturel ! » Ce cri du cœur entendu lorsque j’ai participé à une émission TV est révélateur : considérer le sexe comme un mode de communication entre les êtres, un échange libre et gratuit entre partenaires consentant(e)s est subversif. Pas pour des raisons morales, puisque parallèlement il est fort bien vu de raconter ses ébats les plus extrêmes ou de gloser sur la sexualité débordante des hommes politiques, mais parce que la liberté et la gratuité sont subversifs.

 

 

La liberté sexuelle, qui n’a rien à voir avec le laxisme,  permet de se détacher de l’Avoir pour se recentrer sur l’Etre et sur les êtres. De s’affranchir des notions de possession et de pouvoir pour devenir ludique et joyeux. En cela elle est insupportable dans une société dont le moteur économique est le goût de la possession et du pouvoir, exacerbé par les frustrations.

 

 

 

 



[1] Il l’est heureusement dans des livres comme « La dictature du profit » de Viviane Forrester (Poche) ou « La société malade de la gestion » de Vincent de Gaulejac (Seuil)

[2]  In « Pourquoi ça ne va pas plus mal ? » par Patrick Viveret . (Fayard) Philosophe et conseiller à la Cour des comptes, il  considère que la frustration sexuelle est l’un des éléments qui  perpétue notre économie « guerrière et puritaine» fondée sur l’accumulation compulsive de biens matériels. 

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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 00:54

Dans son style ô combien modéré et nuancé, Amnesty International  (rapport 2006) épingle la France pour ses atteintes aux droits des personnes: racisme, brutalités policières, projet de loi contre le terrorisme porteur de graves atteintes aux droits de la défense. OK, ça existe dans beaucoup d'autres pays du monde, mais la France n'est-elle pas la patrie des Droits de l'Homme? Par ailleurs, depuis que W. Bush a lancé sa croisade contre le terrorisme, avons-nous vu diminuer les attentats et les morts ou au contraire augmenter les foyers de tension?

"Le gouvernement a décrété l’état d’urgence en novembre, après que de graves troubles eurent éclaté dans de nombreuses villes du pays. Le ministre de l’Intérieur a également annoncé l’expulsion immédiate de certains étrangers impliqués dans les émeutes. De nouvelles dispositions législatives et réglementaires ont restreint le droit de demander l’asile et celui de voir sa requête examinée au fond. Un rapport d’Amnesty International a démontré que les mauvais traitements et les homicides racistes imputables à la police depuis dix ans n’étaient pas des cas isolés et que les auteurs présumés de tels actes n’étaient pas toujours amenés à rendre compte de leur actes devant la justice. Le racisme des policiers et d’autres agents de l’État visait les personnes de confession musulmane ou issues d’une minorité ethnique. Un projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme prévoyait d’autoriser des périodes plus longues de détention au secret, supprimant ainsi des garanties contre le recours à la torture et les mauvais traitements et renforçant l’impunité de fait des agents de la force publique. De nouvelles dispositions réglementaires ont imposé la réduction du délai de dépôt d’une demande d’asile et l’obligation de rédiger le dossier en français."

(extrait du rapport D'Amnesty International, chapitre France, le reste est consultable en ligne sur leur site.)

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 12:29

Un sondage entendu ce matin sur RMC montre qu'à la question "Comment lutter contre l'insécurité", 63% des interrogés répondent par la lutte contre le chômage et l'exclusion puis en seconde position par l'amélioration du dialogue entre policiers et jeunes des cités. (le dialogue, pas la matraque ni la caillasse!)

Entendu hier à l'émission Impertinences animé par Bruno Masure sur la LCP: " Quand dix jeunes passent une semaine à chanter, danser et vivre ensemble et qu'en soirée de prime time on leur demande de voter pour en exclure deux, comment voulez-vous que l'école soit crédible ensuite pour prôner la solidarité et l'entraide? Quand les films porno et certaines pubs montrent les femmes comme méprisables, simplement objet de convoitise sexuelle et enjeu de pouvoir pour les mecs, comment voulez-vous que les ados, qui sont plus formés par l'environnement (famille, TV, cinéma) que par l'école assimilent les notions de respect de la femme."

C'est un plaisir d'entendre des choses comme ça...

J'ajoute: "quand ma banque me propose des placements avec pour premier argument "ca vous permettra d'échapper à l'impôt", comment voulez-vous que les gens considèrent que l'impôt (qui finance tout de même la santé, l'éducation, les routes, la justice et tout ce qui reste de service public) est utile?

Je réponds généralement à mon banquier que je préférerais une réduction de l'impôt sur le revenu, qui touche des sous acquis à la sueur de mon cerveau et de mon stylo, et qu'on augmente largement l'impôt sur les revenus du capital, acquis sans remuer le petit doigt. Voir ses yeux tout ronds à cette suggestion est aussi un plaisir.

Ce paysage aussi, quel plaisir!

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 10:20

Trouvé le commentaire de Jean-Luc sur mon billet "mettre le feu". Merci, grand merci. Tellement peu de gens me disent qu'ils m'aiment. Peut-être que pour eux ça va sans dire, mais ça va tellement mieux en le disant!!!

J'ai plus envie qu'on me prenne dans les bras en me disant qu'on m'aime (ce qui ne signifie pas "je suis amoureux", ni "je veux t'épouser", note à l'intention de ceux et celles qui croient que "je t'aime" signe un plan d'épargne amour trop lourd pour eux...) plus envie donc de cela que de recevoir des fleurs après ma mort et des messages disant que j'étais une fille formidable. Rien de morbide là dedans, juste le regret que, comme disait Brassens "les morts sont tous de braves types", et que, stressé par le temps, on prenne si peu le temps de dire aux vivants qu'on les aime.

Aimer la sensualité, la sexualité, voire même les fantasmes les plus étranges n'exclue pas d'être accro à la tendresse. C'est même un cocktail assez savoureux.  Aller tout nus dans la cuisine se préparer ensemble un casse croute à trois heures du matin  après avoir fait des folies de son corps est à mon sens plus jouissif qu'un orgasme...

Donc un gros bisou Jean-Luc et un à ta copine qui est une femme formidable: on ira voir les poissons ensemble!

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 21:27

Je suis allée voir le film Bamako. Toutes les critiques, enthousiastes, parlent du propos très fort de ce film qui met en évidence le rôle du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale sur la paupérisation de l'Afrique: pas la pauvreté, insiste à juste titre l'un des personnages, la paupérisation car l'Afrique est un continent riche en uranium, pétrole, minerais, bois... ce qui explique d'ailleurs qu'il ait été si pillé.

Cela étant, la faiblesse du film est de tenir pour acquises dans les consciences des notions bien mal connues: quand les protagonistes parlent de "la Dette" ou des "politiques d'ajustement", je me demande combien de personnes dans le public savent exactement de quoi il s'agit,  comment cela fonctionne, et pourquoi cette politique appauvrit le continent africain.

En revanche, "Bamako" touche au coeur par l'image et le rythme: le réalisateur est africain et son film l'est profondément, totalement. Il montre l'Afrique (ici le Mali) telle qu'elle est, les femmes avec leur beauté et leur énergie, les enfants inclus naturellement dans la vie du village, le temps qui coule différemment: le rythme dramaturgique reflète ce rapport différent au temps, les dialogues montrent une façon d'être humain bien différente de l'âme occidentale.

Là où les blancs parlent de spoliation ou d'exploitation quand ils veulent bien la reconnaître, les noirs parlent de souffrance. Ca n'a l'air de rien, mais ça change tout. Lorsque au lieu de parler en chiffres (de chômage, de tués à la guerre, de morts du SIDA, d'enfants affamés) on parle de la souffrance de ceux qui sont frappés par ces maux, on parle au coeur. Tous les fous d'Afrique (j'y suis née, j'y ai passé mon enfance) gardent en eux cette nostalgie d'un continent où les sourires comme les larmes s'adressaient au coeur et pas au porte-monnaie... avant la corruption puis la mondialisation.

QUELQUES IMAGES DU BENIN

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 09:14

" On a un rapport complexe à l'enfance aujourd'hui. On a peur qu'il arrive quelque chose. Avant, en vacances, on prenait nos vélos, on allait piquer des pommes dans les vergers du voisin. Aujourd'hui, si on faisait cela, les parents seraient convoqués pour répondre de la déviance de leurs enfants. Dès qu'il y a une petite bizarrerie, il y a une intervention du juge, du psychologue. Nous sommes dans une société étrange, à la fois protectrice et policière..."

( Jacques Doillon, réalisateur in SENSO 21, novembre 2005)

Curieuse société, qui a peur pour ses enfants, peur de ses jeunes, peur de vieillir...

Elle est pourtant pas mal,la vie, n'est-ce pas petit cousin?

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