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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 09:14

" On a un rapport complexe à l'enfance aujourd'hui. On a peur qu'il arrive quelque chose. Avant, en vacances, on prenait nos vélos, on allait piquer des pommes dans les vergers du voisin. Aujourd'hui, si on faisait cela, les parents seraient convoqués pour répondre de la déviance de leurs enfants. Dès qu'il y a une petite bizarrerie, il y a une intervention du juge, du psychologue. Nous sommes dans une société étrange, à la fois protectrice et policière..."

( Jacques Doillon, réalisateur in SENSO 21, novembre 2005)

Curieuse société, qui a peur pour ses enfants, peur de ses jeunes, peur de vieillir...

Elle est pourtant pas mal,la vie, n'est-ce pas petit cousin?

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 12:49

Aux américains, australiens, hollandais, autrichiens... rencontrés au hasard de mes voyages et qui me demandaient chaque fois s'ils pouvaient me lire en anglais, je peux dire aujourd'hui: "OUIIII!!!"  Pas facile d'éditer des textes érotiques au pays de l'Oncle Sam car chaque Etat a sa législation plus ou moins coercitive, mais ça y est, c'est fait. Franck Spengler (éditions Blanche) et Maxim Jakubowski, auteur et éditeur, publient ensemble un recueil de textes de femmes finement titré: "Ooh La la!" (il paraît- dixit ma fille aînée- que cette expression typiquement française fait la joie des étrangers).

Parmi ces textes, un extrait de mon livre "Les Latitudes amoureuses", "Los Angeles Song, qui met en scène, outre LE bel Autralien séduit par Alice, un américain écolo, démocrate et amateur d'églises romanes et de bon vins français. Un spécimen, bien séduisant, qui se reconnaîtra, je l'espère, s'il trouve le livre aux éditions Thunder's Mouth Press, filiale de Avalon Publishing Group Inc. à New York et dans tous les Etats pas trop pudibonds.

www.thundersmouth.com

La traduction est excellente. Troublant aussi de remarquer que d'une langue à l'autre la sonorité des mots, des expressions plus fluides et d'autres plus ramassées, le rythme et l'accent bien sûr créent une autre atmosphère, un érotisme différent. C'est d'ailleurs le sujet des Latitudes Amoureuses: l'influence du climat, des couleurs, de la langue, de la cuisine, des odeurs... sur la façon de séduire et d'aimer.

Allez, pour fêter cette conquête de l'Ouest, voici deux beaux spécimens, gueule d'ange et regard provoc, gentiment offerts par Jacques Raffaeli et le magazine PREF, que je remercie infiniment pour ces jolis cadeaux!

 

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 15:38

Pour en finir avec les banlieues, voici quelques citations extraites d'un livre que j'avais publié en 1978 sur le sujet. On pourrait les reprendre aujourd'hui, preuve que les gouvernements sucessifs depuis près de 30 ans ont bien négligé le problème.

« La vie au vertical modifie le comportement des gens. L’être humain, naturellement, se déplace horizontalement. Les gens qui ont conçu les tours y ont tout placé : logements, parkings, centres de loisirs, commerces… cet excès de possibilités apparaît à première vue comme un avantage, mais en réalité il est vécu comme une cessation des rapports humains. Le sens du rapport, c’est l’horizontalité. (Dr Bensoussan, psychiatre, ELLE, 17.10.1977)

 « Il y a 40% d’immigrés à la cité Balzac, 60% dans la cité de transit et 100% à la Sonacotra… Français et immigrés se défendent contre la culture de l’autre, au lieu de défendre leur propre culture. Les français ont honte de dire qu’ils habitent à la cité Balzac, au milieu des arabes.» (militant communiste, Vitry/Seine, 1978)

 « J’ai demandé un poste d’éducatrice en milieu ouvert à la cité de transit. On m’a répondu qu’aucun poste n’était prévu. Je me suis étonnée parce que dans cette cité il y a des types de quinze ans qui y sont nés et sont plus qu’au bord de la délinquance. On m’a dit : « Justement, c’est une génération foutue, cela ne servirait à rien de nommer des éducateurs là-bas. » (Éducatrice, Créteil, 1978)

Je crois qu’en France, on veut trop organiser. Alors notre vie finit par manquer totalement d’imagination, et le seul rêve qui reste aux adolescents est une révolte dont ils savent en plus qu’elle ne les mènera à rien. » (médecin La Grande borne, Essonne 1978)

 Périodiquement, on défonce les boîtes aux lettres, on y met le feu, on vide les caves, on fouille les voitures, on arrache les sacs à main. » (médecin, idem)

 On sent le soir une peur latente, pas encore exprimée, mais il faudrait très peu de choses pour que ça explose. » (Militant communiste, Vitry, 1978)

 

 

 

 

 

On ne le trouve plus, sauf chez des bouquinistes ou des sites de livres épuisés, si ça vous intéresse, je peux le prêter, il m'en reste une dizaine.

 

 

 

 

 

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 15:09

Les medias sont au starting bloc, dans l'attente des émeutes en banlieues qui célébreront l'anniversaire des émeutes de novembre 2005. Ils en sont si persuadés qu'un producteur audiovisuel me racontait il y a six mois que plusieurs docs sur les "cités" étaient en tournage pour être prêts à diffuser en novembre. Rien de tel pour inciter les caïds de banlieues à en rajouter: plus il y a d'incidents, plus on vient les filmer, quel pied!

"On va dans les banlieues comme on va au zoo. On gonfle les incidents, on crée une surenchère infernale. C'est à qui se fera le plus remarquer pour passer au journal. Et tout ça renforce leur machisme primaire, leur sentiment d'appartenir à un clan. .. Dans les années 60, quand un policier était blessé, ça ne faisait pas l'ouverture des journaux. La guerre au Proche-Orient, les crises économiques, les délocalisations, ce n'est pas plus important?"

Ces sages paroles citées dans "Marianne" (excellent numéro cette semaine, plein d'infos peu ou pas données ailleurs) viennent de Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy dans le "neuf-trois... et UDF. Ca m'énerve un peu, vu que ma tasse de thé naturelle serait plutôt à gauche, mais force m'est de constater que ce type là, et François Bayrou (également UDF) sont aujourd'hui plus combatifs, plus humains et plus concrets que les politiciens PS et bien sûr UMP. Quand je dis cela, on me répond "vote utile, dès le premier tour, ne disperse pas les voix." J'entends bien la logique, on me l'a déjà dit en avril 2002 "t'aurais dû voter utile".

Mais est-ce un vote utile que d'élire celui qui déçoit ensuite pendant cinq ans? Ne serait-ce pas plus utile d'élire quelqu'un pour ses idées et non contre ses adversaires? D'ailleurs, le président est-il vraiment utile? Depuis plusieurs mois, hormis au plan international où il n'est pas si mauvais, notre président en fin de course a entamé la sieste... et ça n'empêche pas le pays de marcher, beaucoup mieux que ne le serinent les journalistes du déclin.

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 14:31

Alors que nous bavardions, Ambre- l'une des joyeuses luronnes rencontrées dans le métro- m'a dit: "C'est cool de voir qu'une personne un peu plus... un peu plus..." Elle n'osait poursuivre, j'ai complété pour elle: "Tu veux dire plus âgée? Je suis beaucoup plus âgée que vous, j'ai une fille qui doit avoir votre âge" Elle a achevé: "Qu'une personne comme vous soit aussi ouverte, c'est rare."

Le mot m'a rappelé Erik, copain "pédé" comme il veut qu'on l'appelle, considérant que homo ou gay, c'est "politiquement correct", comme dire malvoyant pour un aveugle (ou, disait Coluche, mal comprenant pour un con), Erik, donc, m'amenant dans un bar du Marais et disant à tous ses potes (j'étais la seule femme présente): "C'est une fille, mais elle est très ouverte", "Je vous présente Françoise, elle est très ouverte", ça finissait par être ambigü!!

Au fait, c'est quoi, l'ouverture? Pour moi, c'est de la curiosité, un intérêt absolu pour tout ce que je ne connais pas, que ce soit livres, pays, idées, ou gens. Et l'envie de le partager. Du coup j'aborde facilement des inconnu(e)s, il m'est arrivé de proposer à un homme qui me regardait dans un bar de prendre un café avec moi et cette amitié a duré près de deux ans, à un autre de passer une semaine ensemble après avoir discuté deux fois avec lui. Sans enjeux, sans projets, juste pour le plaisir de les découvrir. Et aussi parce que je pense que ne pas se méfier a priori des inconnus, sourire plutôt que rabrouer est un bon antidote à la violence. La gentillesse est contagieuse...

Un jour, un ami m'a demandé ma motivation à connaître tant d'hommes ( on m'en prête d'ailleurs plus qu'il n'y en a véritablement...). Question piège quand on ne peut pas répondre l'Amour, construire un foyer, la sécurité, la tendresse, le sexe... Finalement, ce qui me motive, profondément, c'est de comprendre comment ces drôles de bipèdes forcément différents de moi par un chromosome entier (plus de différence génétique entre un homme et une femme qu'entre un singe et un homme ou une femme et une guenon!) comment ils font avec ce qu'ils ont, leurs forces, leurs fragilités... Et pour cela il faut des années, d'où mon aversion pour les aventures éphémères, et pour cela il faut de l'intime, d'où l'importance du désir entre nous s'il existe.

Une fille à qui je racontais quelques unes de mes rencontres s'était exclamé, horrifiée: "Comment tu peux faire ça? Parler à des inconnus, je n'oserais jamais!" Je lui ai fait remarquer que tous ses amis, tous ses amours étaient des inconnus la première fois qu'elle leur a adressé la parole.

Image qui n'a rien à voir, ou alors symbolique: ouverture, liberté sans pesanteur, waouh je m'éclate grave, là...

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 00:37

23h30 dans le métro. Face à moi deux filles toutes "gaîtes", un peu pompettes, une brune, une blonde. Elles se marrent, se montrent des photos, je glisse un coup d'oeil, la brune me propose aussitôt de les regarder. Bref, on se parle, on rigole, elles sont hilares, autour de nous les gens ne mouftent pas, c'est drôle comme dans le métro les gens parlent peu, ou seulement à voix basse. Et rarement avec des inconnus.

Le hasard veut qu'on prenne le même train de banlieue. Elles me demandent ce que je fais comme métier. "Vous écrivez? Ca doit être un chouette métier"... Je sors d'un tunnel d'écriture, 9h/19h non-stop, à la fois fatigant, et grisant. Comme quand on court: passé la période d'échauffement vient une phase jubilatoire où on sécrète des endorphines, hormones du plaisir, shoot absolument naturel. Je parle de tunnel parce que je n'en sors pas. Même l'ordinateur fermé, je pense à ce que j'ai écrit, à ce que je vais écrire... Je leur parle du rythme, de la structure, de l'enchaînement des idées, primordiaux en écriture, plus que les mots parfois.

Que j'écrive des "trucs érotiques", ça les fait kiffer un max, évidemment. Je leur raconte la trame d'une de mes histoires, celle qui sans doute leur ressemblera le plus. Peut-être qu'elles la liront quand le livre paraîtra, au printemps prochain. En attendant, j'espère que ce que je leur ai raconté leur restera. Ambre, Claudia, ne confondez pas le désir et l'amour, l'Amour est délicieux, le Désir aussi, mais ils n'ont (presque) rien à voir. En sachant cela, en sachant que vous pouvez flasher sur un crétin par pur désir, ou aimer un mec qui semble pas top à vos copines mais chez qui vous décelez ce quelque chose en plus qui donne envie de continuer, vous aurez fait un grand pas. Entre autres, vous saurez dire "oui" quand vous aurez vraiment envie sans vous croire obligées pour cela de tomber amoureuses, vous saurez dire "non" quand vous ne voudrez pas, sans céder au chantage affectif du beau crétin qui vous dit "Si tu m'aimes, fais-le..."

Photo extraite du film "Nos meilleures années" (Dieu que Mattéo était beau!)

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 11:52

"Une année marquée par le tournant ultra sécuritaire et le mouvement étudiant. Deux phénomènes face auxquels l'incompréhension et l'indifférence du discours dominant, à gauche comme à droite rappellent soudain que la fin du débat n'est pas la fin de l'histoire... C'est le retour des gros bras place Beauvau, le discours du Ministre de l'Intérieur sur "la France dépotoir ou "l'urgence de régler le problème de l'immigration"... La répression inflexible et le feu vert donné aux policiers se traduisent par des contrôles arbitraires, l'omniprésence policière, la multiplication des expulsions, mais aussi des bavures, quelques jeunes abattus par la police "par erreur", les premiers "bûchers" de l'immobilier où périssent pas dizaines des immigrés dans l'incendie criminel de leur immeuble. C'est aussi la réforme du Code de la nationalité..."

On se croirait en 2006, n'est-il pas? Eh non, c'est de l'année 1986 qu'il s'agit, ainsi décrite par François Cusset dans " La Décennie", le grand cauchemar des années 80 (éditions la Découverte). Sarkozy s'appelait alors Pasqua (et Pandraud, son homologue à la sécurité),  les étudiants manifestaient non pas contre le CPE mais contre la réforme Devaquet, le président s'appelait François Miterrand, avec pour Premier Ministre un certain... Jacques Chirac.

"La Décennie" est un livre assez touffu mais passionnant qui retrace année par année ce qui s'est passé entre 1979 et 1990, comment on est passé de l'aspiration d'un monde plus libre et généreux au néolibéralisme cynique, à la loi du marché présentée comme une loi biologique contre laquelle il serait vain de s'insurger. En lisant "la Décennie" on est d'abord surpris de tout ce qu'on a vécu alors, des couleuvres avalées, des bêtises qui ont été dites parfois par des gens réputés intelligents, du reniement par certains de leurs convictions. Puis on est soulagé d'avoir survécu à tout cela et on se dit qu'on peut donc non pas survivre, mais vivre mieux malgré tout ce qu'on nous assène aujourd'hui de nihilisme. Enfin l'analyse, après les faits, des concepts de l'époque "fric et toc" est tout à fait utile pour ne pas être dupe des prochains concepts que vendront les medias.

Bref, ces 350 pages pas toujours faciles à lire sont bien utiles pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Elles donnent aussi un sérieux coup de vieux à tous ceux et celles qui ont vécu ces événements ailleurs qu'au berceau. Un sérieux coup de vieux aussi à la classe politique, culturelle et médiatique qui, pour l'essentiel, rassemble les mêmes qu'il y a 25 ans! On comprend que les trentenaires aient envie de pousser les quinquas (et sexa) hors du nid...

A part cela, je suis plongée dans l'écriture d'un prochain recueil de nouvelles érotiques, avec l'envie qu'il ne ressemble pas au premier, évidemment. Peut-on se renouveler dans un genre aussi précis? Il me semble que oui, en tout cas ce que j'ai déjà écrit est très différent des histoires précédentes. On en reparlera. Pour m'inspirer, j'ai mis dans mon album de photos deux hommes qui me plaisent vraiment beaucoup...

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 19:49

Diner délicieux avec un lecteur qui a découvert "Le Jeune homme au téléphone", mon premier livre érotique, à l'âge de 20 ans, et a poursuivi son itinéraire sexuel avec les suivants.

Nous avons parlé toute la soirée de sexualité, non pas des gestes ni de ce qui est "bien" ou "mal", normal ou anormal. Non: de ce qu'engage la sexualité dans les corps et les esprits, de ce que trahissent nos réticences ou nos désirs, des envies vécues ou fantasmées. En fin de repas, il m'a remerciée de ce moment où il avait pu se confier librement, "sans doute pour la première fois". "Entre eux, les hommes ne parlent de sexe qu'en termes paillards ou en termes de conquête. Comment se fait-il qu'on ne discute jamais de sexualité et d'intimité entre amis alors que ce sujet nous concerne tous?" m'a demandé ce lecteur en me quittant.

Il m'est plusieurs fois arrivé que des hommes- quelques femmes aussi-veuillent me rencontrer uniquement pour cela: me parler de leur sexualité intime, sans quémander de recettes, juste pour que nous cherchions ensemble ce que signifiaient leurs ressentis et leurs désirs, en sachant qu'ils (elles) ne seraient pas jugés ni évalués au nom d'une quelconque normalité.  Etonnant, n'est-ce pas? A une époque où articles, livres et émissions sexologiques sont florissantes, ils et elles n'y trouvent apparemment pas leur compte.

Il est vrai que lorsqu'on voit le magazine ELLE traiter du sexe sur 38 pages dans un style faussement décontracté, avec la sodomie en vedette (très mode, la sodomie...) et expliquer que les sex-toys ou la masturbation sont "tendances", on hallucine; Le sexe comme phénomène de mode, avec ses tendances, ses positions in ou out, ses boutiques de gadgets.... Ne savent-elles pas, les journalistes de ELLE, que depuis plus de quinze ans, le catalogue la Redoute vend non pas des sex-toys mais de bons et braves vibromasseurs qui remportent un franc succès commercial, prouvant que ce plaisir là n'est pas tendance, mais éternel et connu depuis longtemps dans les régions de France, sans qu'il soit besoin de créer de show-rooms parisiens pour sex-toys de luxe?  Quant à la masturbation, elle commence dès le plus jeune âge, même si la petite fille qui caresse son sexe ne connaît pas le mot, et que le petit garçon dont on change la couche se touche le pénis sans avoir lu Freud ni ELLE.

Ces dossiers "sexe", et beaucoup de livres, en érigeant de nouvelles normes permissives et apparemment épanouies, mais contraignantes dès lors qu'elles deviennent des normes, ont créé bien des inquiétudes chez ceux que ces pratiques ne tentent pas. Une jeune fille de 19 ans m'a un jour écrit: "Mon copain veut me sodomiser, je n'ai pas envie, mais il me dit que tout le monde le fait." Ce fameux "tout le monde" cette fameuse normalisation est à l'opposé de la liberté qui voudrait qu'on ne fasse que ce dont on a envie, et tout ce dont on a envie avec les partenaires qui partagent les mêmes envies. Sans se demander si c'est in ou out.

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 17:12

Extrait d'un communiqué de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé qui découvre une nouvelle fois l'eau chaude: quand on est pauvre, on a plus de mal à à se soigner que quand on a les moyens.

Genève – Il suffirait d'un simple test de vue et de lunettes ou de lentilles de contact pour apporter une amélioration spectaculaire dans la vie de 150 millions de personnes qui ont une mauvaise vue. Quand ils ne peuvent bénéficier de la correction optique nécessaire, les enfants échouent à l'école et les adultes, dans l'incapacité de travailler, se retrouvent acculés à la pauvreté.

Pour marquer la Journée mondiale de la vue, le 12 octobre 2006, l'Organisation mondiale de la Santé a publié de nouvelles estimations qui, pour la première fois, révèlent que 153 millions de personnes dans le monde présentent des erreurs réfractives non corrigées (plus connues sous les noms de myopie, d'hypermétropie et d'astigmatisme). Elles sont pourtant faciles à diagnostiquer, à évaluer et à corriger au moyen de lunettes ou de verres de contact, mais des millions de personnes vivant dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire n'ont pas accès à ces services de base.

En voici un autre, dans le même esprit. Il y en a des milliers de ce type. En gros: des millions de vies pourraient être sauvées sans médicaments, juste avec de l'eau potable, un environnement sain, une nourriture convenable, et moins de violences (L'OMS a récemment alerté sur les violences envers les femmes qui tuent quotidiennement dans un silence général).  Le problème, c'est que les maladies et les catastrophes sont des activités économiques (soins, reconstruction, aide militaire ou civile, médicaments) comptabilisées dans les PIB des pays, alors que la prévention est considérée comme une dépense. Ainsi, la réduction des morts sur la route a réduit notre taux de croissance. Quant à l'eau potable au robinet, c'est plus économique et écologique que l'eau en bouteilles, produit particulièrement polluant- pas l'eau, mais les bouteilles en plastique, le carburant dépensé pour le transport, les suremballages cartons ou palettes, etc. Mais l'eau en bouteilles, ça rapporte gros. Quand je pense qu'en vue de la canicule 2004- qui n'a pas eu lieu- le gouvernement avait acheté des milliers de brumisateurs d'eau pour les vieux, au lieu de leur conseiller de se passer un gant de toilette humide sur le corps, j'oscille entre rigolade et désespérance!

16 JUIN 2006, GENEVE --  Jusqu'à 24% des maladies dans le monde sont causés par des expositions environnementales qui peuvent être évitées. Des interventions bien ciblées peuvent prévenir l'essentiel de ces risques liés à l'environnement, comme le montre un rapport rendu public aujourd'hui par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce rapport estime en outre que plus de 33% des maladies qui touchent des enfants de moins de 5 ans sont causées par des expositions environnementales. En prévenant les risques liés à l'environnement on pourrait sauver près de quatre millions de vies par an, surtout dans les pays en développement.

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 12:57

Tout le monde connaît l'histoire, véridique ou non, du chef d'Etat africain concluant son discours par "Nous étions au bord du gouffre mais nous avons fait un grand pas en avant". Whaf, quel crétin!

Dans ce genre de crétin, on a du choix! Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que le modèle de "développement néolibéral", cette économie financière qui ne joue que sur la spéculation et le profit des actionnaires et non sur la production et la valeur travail, qui dilapide les ressources énergétiques et naturelles, pollue, favorise les guerres en exacerbant les inégalités et en exaltant les communautarismes, bref que ce système est pourri, néfaste et qu'on va droit dans le mur si on continue. Même le Fonds Monétaire International, même la Banque Mondiale, organismes fort peu révoutionnaires, ont publié des rapports sur le sujet. Les pays qui ont eu le courage de tourner le dos aux principes ultralibéraux, comme l'Argentine, ont redressé leur économie, précédemment mise en faillite par les diktats du FMI.

Bref, n'importe quelle personne censée- et notamment une foultitude de citoyens dont le bon sens et la lucidité rendent optimiste sur cette prétendue "France qui tombe"- savent qu'on va dans le mur et demandent ardemment un changement de cap. Il n'y a que les gouvernants pour continuer à proposer ce "modèle" de développement, à faire un "grand pas en avant au bord du gouffre".

L'exemple de la Chine où la croissance record s'accompagne d'une montée des pollutions et des maladies qui vont avec, de la violence, de l'esclavage (on ne peut pas appeler autrement les conditions de travail dans certaines usines, conditions qui font rêver des entrepreneurs français, hélas! Ah, faire travailler les gens pour rien, sous la menace et dans la peur, quel pied!), de l'épuisement des ressources en bois et en eau (la guerre de l'eau sera le prochain conflit mondial, après celle de l'énergie), bref la Chine du fait de sa taille gigantesque montre en dix ans les dégâts de cette économie prédatrice qui ont mis plus de temps à émerger chez nous. Mais dans les deux cas, la logique de prédateurs est la même, c'est juste une question d'échelle. Nous devrions tous nous détourner de cette économie qui appauvrit le plus grand nombre pour enrichir scandaleusement une poignée de gens qui n'ont d'ailleurs pas le loisir de profiter de leur richesse, elle est trop immense pour cela. Ce qui les anime, c'est une pathologie quasiment toxicomane du pouvoir et de la richesse, un besoin d'augmenter toujours leurs doses pour arriver à un bien-être illusoire- la sensation arrogante d'être au-dessus de la masse- comme tous les bien-être (s) provoqués par la drogue.

Dites, on ne pourrait pas les arrêter avant l'overdose?

J'aimerais bien avoir vos avis là-dessus et savoir aussi si le duel Sarko/ Sego vous passionne vraiment, si le fait qu'à 53 ans Sego est belle en maillot de bain ou que Sarko va en gondole à Venise avec Cécilia vous fascine. Savoir en somme si la planète montrée à la TV et dans les journaux est celle où vous avez envie de vivre. On me répondra: "Si on montre et publie ça, c'est qu'il y a de l'Audimat". Eh oui, hélas. A quoi Coluche répondrait avec raison: "Quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent pas pour que ça ne se vende pas." Ca, c'est un vrai pouvoir, à notre portée.

En Grèce Antique, les femmes ont arrêté en quelques jours la guerre entre deux cités (Athènes et Sparte, si je me souviens bien de mes cours de grec) en faisant la grève du sexe. Les valeureux guerriers ont eu vite fait de déposer les armes pour retrouver leurs ébats amoureux. J'ai le sentiment que cette menace ne ferait ni chaud ni froid à certains hommes d'aujourd'hui qui ont plus facilement la migraine que leurs compagnes... Par contre, menacer de ne plus acheter, menacer de ne plus regarder les émissions encerclées de spot de pub, ça, ça les embêterait!

Dessin que j'ai reçu par mail il y a longtemps.

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