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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:27

lemans25-vSur les ondes une dame en pleine promo d'un livre sur le sujet, vient nous asséner que l'alcool tue- que voilà un scoop ! - et que le danger commence au delà d'un demi-verre d'alcool par jour, c'est à dire 5cl de vin à 12°, une quasi abstinence. Il y a quelques années, le slogan disait « un verre, ça va, trois verres... bonjour les dégâts ! » Ce qui laissait le loisir de boire deux verres sans arrière-pensée et sans risque de faire exploser l'alcootest. Avec pour bénéfice une indéniable détente conviviale... qui nuit à une économie basée sur le stress et la frustration.

paris83-vIl fallait donc serrer davantage la vis. Après deux verres et 0,8g, on est passé aux 0,5g et nous voici carrément à la « tolérance zéro », terme absolument effrayant puisqu'il signifie : « si tu sors un orteil des clous, tu deviens délinquant, et c'est moi qui sème les clous sur la route de ta vie, c'est moi qui oriente ta destinée. » Or les clous sont de plus en plus nombreux, petit homme. Tu ne t'en rends pas compte car on te serre la vis progressivement, on t'annonce des lois restrictives, puis la loi votée l'est un peu moins et tu respires, soulagé... sans te rendre compte que tu es pareil à la grenouille jetée dans une casserole d'eau froide sous laquelle on allume le feu. L'eau devient peu à peu tiède, puis chaude, puis brûlante, et tu te laisses cuire sans réagir.

mayenne5-vsaintpierresurorthe7-vA ce stade, tu as compris que l'allégorie du verre de vin concerne toutes tes libertés, tous tes droits, peu à peu grignotés, réduits à peau de chagrin, toujours au nom de ta sécurité, de ta santé, de ta longévité, de la réalité... et que si tu ne veux pas ces ajustements nécessaires, tu es un mauvais citoyen, un irresponsable ou pire : un utopiste. Tu deviens seul coupable des dérèglements de cette société. Assisté si tu bénéficies de la solidarité collective, paresseux si tu es au chômage, cancéreux si tu n'obéis pas aux injonctions sanitaires. Par le petit bout de la lorgnette on te fait miroiter mille maux et mille morts si tu ne manges pas 5 fruits et légumes par jour si tu fumes, si tu ne prends pas les médicaments qu'on te propose contre l’hypertension, le cholestérol, le diabète... Mais on ne légifère guère contre les pesticides, les cigarettiers ont tout loisir de te vendre de plus en plus cher leur poison qui rapporte tant de taxes à l'Etat, on constate la baisse générale de l'immunité dans les populations modernes, mais on se refuse à faire le lien avec la société stressante et anxiogène qu'on te sert en boucle sur Internet ou ailleurs, alors que de multiples études ont prouvé ce lien entre stress et immunité.

paris102-vOn s'inquiète avec fracas des traces de caca dans une tarte au chocolat mais on se fout éperdument des mécanismes de la mondialisation qui conduisent à ce genre d'épiphénomène alors que depuis des lustres, comme me l'avait dit un médecin hygiéniste « la fraise du Burkina-Faso est le vecteur idéal du typhus entre l'anus du paysan Burkinabé et la bouche de l'occidental.

Explication : le Burkina-Faso cultive et exporte des fraises que pas un local ne mange, pas plus que les haricots verts qu'il produit en abondance. Tout pour l'export, tant pis si la nourriture manque aux populations locales. Le paysan Burkinabé, donc, récolte les fraises à la main. Pris d'un besoin pressant, il va se soulager, mais ne bénéficiant ni d'installation d'assainissement, ni d'eau potable, il se nettoie du bout des doigts, d'un chiffon ou d'un maigre filet d'eau croupie et revient récolter, avec sur ses doigts des traces de matières fécales ou urinaires que le consommateur occidental avalera d'autant mieux qu'on lui recommande de ne pas laver les fraises : « Passez les rapidement sous un filet d'eau, sinon elles perdent leur saveur ».

bars1.jpgMoralité : le droit pour tous à l'eau potable et à l'assainissement n'est pas une simple revendication de tiers-mondistes idéalistes, mais un moyen simple et efficace d'éviter des problèmes sanitaires. Pas seulement le typhus de l'occidental fraisivore, mais surtout les 5000 enfants africains qui chaque jour meurent d’infections liées au manque d'eau potable. Je vous ai parlé de l'occidental parce que son sort émeut à l'évidence davantage que celui de milliers d'enfants noirs. Si ce n'était pas le cas, les infos consacreraient 30 secondes à la tarte au caca IKEA et vingt minutes aux milliers d'enfants africains morts avant l'âge de 5 ans.

La mondialisation, qui externalise partout où ça coûte peu ou rien, ne tient aucun compte du coût du transport puisque le carburant est détaxé (sans parler du coût en termes de pollution et d'effet de serre), du chômage pour les producteurs de fraises occidentaux, de la confiscation effective de terres aux populations locales et des conditions de travail indécentes des ouvriers d'ailleurs, conditions que les pro-mondialisation rêveraient d'ailleurs d'adopter dans ces pays trop nantis qui osent encore penser que le progrès consiste en une amélioration du bien-être et du bonheur de tous.

C'est tellement absurde que cela te rend nerveux, dépressif, voire fou. Les urgences psychiatriques sont devenues la première cause des appels au SAMU de Paris, les suicides augmentent, les cas de schizophrénie aussi. On t'assure que c'est lié à la consommation croissante de substances addictives, ce qui est sans doute vrai, mais tant qu'à remonter l'arbre des causes, ne pourrait-on pas se demander pourquoi tant de mal-être dans cette société, mal-être qui pousse à la consommation de tranquillisants, excitants et drogues médicamenteuses ou illégales ? Parce que c'est un marché, pardi ! La drogue, ( sans même parler des médicaments psychotropes), est le secteur économique le plus florissant avec celui des armes, du pétrole et de la prostitution.

Moralité : il n'y en a pas. Une société où le malheur et la guerre rapportent infiniment plus que le bonheur n'est pas morale. Alors le partage d'oasis de bonheurs gratuits ( ou presque) devient le seul geste à la fois moral et révolutionnaire.


vin1.jpg

 

Toutes les photos, sauf la dernière, sont empruntés à Pierrick Bourgault (www.monbar.net). Depuis des années, Pierrick parcourt inlassablement le monde à la recherche des bars, bistrots, troquets, qui témoignent d'un art de vivre et d'une sociabilité en voie de disparition. Si un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui disparaît, un bistrot qui ferme, c'est la vie qui perd son lieu de rencontre, notamment dans les villages où le bistrot fait aussi épicerie, marchand de journaux, boulangerie...Les cafés sont aussi des lieux où s'expriment toutes sortes de paroles et d'art: musique, philo, sciences, littérature...

Je précise que ni Pierrick ni moi ne sommes alcooliques :) mais que tous deux apprécions les bons vins.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:59

5 mars 2013

 

troïka

Châtelet/ Assemblée nationale, joli parcours peu courant. Beau temps, beaucoup de monde, de la musique. Des slogans classiques:

 

smicchairà patrons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parfois mis en scène avec humour.

 

attac

 

Aux kiosques à journaux, les affiches de la presse parlent des vrais problèmes:

 

richessexe

bébé cadeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec parfois des accents déchirants:

 

rien à se mettre

 

 

 

Heureusement, voilà l'excellent FAKIR, toujours présent dans la rue et si difficile à dénicher en kiosque sous les montagnes de magazines qui titrent sur les marronniers du moment.

fakir

 

 

Et puis des panneaux poétiques autant que politiques, comme quoi les deux sont loin d'être incompatibles:étrangers

liberté

 

utopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 16:08

islandeQuatre ans après l’explosion des banques islandaises, l'Islande redémarre et vient de gagner une bataille devant la justice européenne. L’État islandais, a jugé la cour de l’Association européenne de libre-échange (AELE) fin janvier, était dans son droit quand il a refusé de rembourser les épargnants étrangers qui avaient placé leur argent dans ses banques privées. Comme quoi il peut être légitime de refuser de payer...

Raisons de ce succès, selon Olafur Ragnar Grimsson élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais: «  Nous avons laissé les banques faire faillite, nous ne les avons pas renflouées, nous les avons traitées comme d’autres entreprises. Nous avons instauré des contrôles des changes. Nous avons essayé de protéger l’Etat providence, refusant d’appliquer l’austérité de façon brutale.

Nous avons très vite pris conscience que cette crise n’était pas seulement économique et financière. C’était aussi une profonde crise politique, démocratique et même judiciaire. Nous avons donc engagé des réformes politiques, des réformes démocratiques, et même des réformes judiciaires [un procureur spécial, doté d’une équipe, a été chargé d’enquêter sur les responsabilités de la crise, ndlr].

Suite de l'entretien sur Rue 89 

Pendant ce temps, en France, des députés qu'on appelle socialistes proposent une augmentation de la TVA qui passerait de 19,6 à 20 % pour le taux principal et de 7 à 9 % pour le taux intermédiaire. Ce sont eux qui s'étaient vigoureusement élevés contre le projet de TVA sociale de Nicolas Sarkozy, arguant- avec raison- que la TVA frappait plus durement les pauvres, puisqu'ils la paient au même taux que les riches.

Cette hausse de TVA, pourquoi ? Pour financer le « pacte de compétitivité » accordé aux entreprises : crédit d'impôt, avantages divers.

Il en a de la chance, le contribuable, c'est déjà lui qui a sauvé les banques en étant ponctionné pour cela, le voilà qui va renflouer les entreprises ! N'est-ce pas la preuve qu'il a de l'argent ? Comme disait je ne sais plus qui, « Mieux vaut faire payer des impôts aux pauvres ( et aux classes moyennes, ndlr) qu'aux riches, parce qu'ils sont plus nombreux. »

lafur Ragnar upr-68481Le président Islandais a expliqué sa politique à François Hollande pendant 35 minutes en lui disant ce qui pourrait être adopté en France dans le même esprit. Sera-t-il compris ? Evidemment, François Hollande n'est pas idiot. Sera-t-il suivi ? Évidemment pas ! Il faut du courage et de l'intégrité pour oser une politique qui va à l'encontre des intérêts de ceux qui ont le pouvoir économique et financent les campagnes électorales. 

D'éminents experts viendront alors expliquer sur les ondes comment une politique concernant un petit pays comme l'Islande ne peut en aucun cas s'adapter aux spécificités des habitants de l'hexagone compte tenu des impératifs économiques qui nous obligent à oeuvrer pour une croissanc e qui ne peut venir que de la confiance retrouvée des entreprises, et gnagnagna... Mais rien ne nous oblige à les croire ni à leur obéir.

Allez, un petit coup de Franck Lepage, ça désintoxique. Et puis comme le printemps va finir par arriver, allons cultiver notre jardin...


 

 


 


 






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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 23:58

coccinelle.jpgUn clou chasse l'autre, une actualité aussi. A peine est-on parti en guerre au Mali que Pistorius tue sa compagne, qu'une famille est enlevée au Cameroun, la croissance prise en otage par les politiques d'austérité, tandis que la viande de cheval remplace le bœuf dont les farines, elles, nourriront les poissons d'élevage avant que ceux-ci ne deviennent fous, mais à quoi reconnaît-on un poisson fou ?

Dans ce salmigondis d'informations, on avait quasiment oublié la crise grecque. Au point qu'on est tout surpris que François Hollande vienne d'y aller, en Grèce, surtout après avoir piteusement renoncé à ses convictions et dit oui à Angela Merkel et à l'austérité, mariage pas très gai.

Qu'on se rassure ! François Hollande était présent en Grèce, pour faire des affaires. « La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes ». Car là-bas, tout est à vendre, les services publics, l'eau, l'énergie, les œuvres culturelles, les îles, les fonds marins … Ce qui attire les charognards du monde entier, comme la reconstruction de la Lybie et plus tard de la Syrie ( tiens, on en parle moins alors qu'on s'y massacre toujours beaucoup...) vont « ouvrir des marchés », quel cynisme !

Pendant ce temps, l'austérité, avec sa mine compassée de révérende vous condamnant à expier vos péchés de frivolité, répète aux gens qui bossent et à ceux qui ont le malheur de ne plus avoir de travail qu'ils vivent « au-dessus de leurs moyens ».

photo des comediensPour en revenir à la Grèce, ils ont le sens de l'humour (noir) les Grecs, au point de jouer une pièce intitulée « Vive la crise ! » tous les mercredis et jeudi à 21h30 à la comédie St Michel, 95 bd St Michel (75005). Spectacleproche du café-théâtre, ça commence sur un ton de farce avec des caricatures d' Angela (Merkel) Nicolas (Sarkozy) et Georges (Papandréou) mais un texte historique. Toute la pièce est en effet construite sur la mise en perspective d'extraits de discours de Papandréou,- dont on mesure avec le recul qu'il a vraiment dit n'importe quoi, langue de bois d'olivier massif- avec ce que vivent les Grecs. On y apprend au passage beaucoup sur les jurons grecs et la façon de maudire l'ennemi jusqu'à la 5ème génération, ça peut servir.

Affiche Qdeg A3 Vive la crise brute 2 versions 1Peu à peu, le rire fait place à l'émotion quand une scène tragique, puis une autre, nous rappellent des événements- suicide d'un vieux pharmacien, mort de trois jeunes lors d'une manifestation- qui nous avaient indignés à l'époque et furent vite oubliés, chassés par d'autres faits. Trop d'info tue l'info...

C'est pourquoi existe ce spectacle, comme l'explique l'auteur Alexandre Kollatos : « Nous sommes ici pour que personne n'oublie que la crise continue et que le peuple grec souffre ». Pour rappeler aussi que Georges Papandréou, malgré son échec, a été réélu à l'unanimité président de l'Internationale socialiste en 2012 et que depuis octobre de la même année, il fait des séminaires à Harvard sur la crise politico-économique pour un salaire mensuel de 46.000 euros.

L'austérité avec sa mine de supérieur maniant le martinet, oublie de s'indigner que des dirigeants d'Etats ou d'entreprises qui ont mené ceux-ci ou celles-ci à la faillite se reconvertissent sans difficultés avec des salaires indécents. Pourquoi essaieraient-ils de « sortir de la crise » puisque celle-ci n'a aucun effet dévastateur pour eux ?

L'austérité oublie aussi de dire à Laurence Parisot qu'une phrase telle que celle qu'elle a proféré : « Si l'accord négocié sur le droit du travail n'est pas voté par les députés tel que nous l'avons rédigé, nous le ferons savoir, cela pourrait dissuader les investisseurs étrangers de venir en France» est un chantage et même UN DELIT PENAL qui s'appelle : « Menaces et actes d'intimidation commis contre les personnes exerçant une fonction publique »

Je serais député, je porterais plainte contre madame Parisot, qui n'est en rien élue du peuple et ne représente qu'une minorité de patrons, mais verrait bien le Droit du travail décidé par le MEDEF et une CFDT bien ramollie plutôt que par les députés. Pour moi, vieillasse qui ai connu la CFDT du temps de Edmond Maire, un syndicat combatif, innovant, imaginatif, c'est un crève-cœur de voir ce que Nicole Notat et ses successeurs en ont fait.

Soyons un maximum à signer la pétition contre cet accord qui, s'il est voté, fragilisera définitivement les salariés sans pour autant créer des emplois.www.france.attac.org/articles/signez-la-petition-non-laccord-medef-cfdt et pour lui dire « non » le 5 mars prochain.

b-nin-janvier-06.jpgCe n'est pas grand chose, c'est mieux que rien. Il reste à définir comment rompre définitivement avec ce cynisme et cette brutalité érigée en mode de gouvernance politique ou économique. Parce que c'est injuste, certes, mais aussi extrêmement dangereux. La pauvreté et surtout le sentiment d'injustice sont un terreau idéal pour faire pousser fanatisme et violence. Ce n'est pas par hasard que se développent en Afrique des intégrismes qui n'avaient absolument pas cours il y a trente ou quarante ans. Que les actes violents : terrorisme, enlèvements, délinquance, suicides... se multiplient. Qu'une criminalité mafieuse- notamment blanchiment d'argent sale, corruption massive- s'insinue dans les économies du monde entier, au risque de les faire dépendre non plus de banquiers incapables et de politiciens pleutres, mais de criminels.

Et tout aussi navrant, la brutalité du monde finit par donner des envies de violence à de braves gens pacifiques qui n'auraient d'autres désirs que de vivre heureux et en paix.

 

album-400844.jpg

 

Magnifique chanson grecque, adaptée en français par Georges Moustaki

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:24

Juste une réflexion en passant:

 

capitalisme-malade.jpgSi réellement les ouvriers de Goodyear ne travaillent que trois heures par jour et arrivent à assurer une production rentable - puisqu'il a été précisé que le PDG américain de TITAN n'était intéressé que par la partie rentable de l'entreprise- c'est qu'ils sont foutrement efficaces, et le PDG en question est le roi des cons de ne pas vouloir reprendre l'entreprise. En faisant travailler les ouvriers ne serait-ce que 5h par jour, il exploserait la productivité!

 

Mais comme il paraît peu probable que ces ouvriers ne travaillent que trois heures par jour car cette anomalie aurait été découverte plus tôt, et qu'il est impensable qu'un PDG, même français, supporte une telle situation, la lettre du Titan reflète plutôt une idéologie: peur des syndicats- il paraît qu'il craint la CGT comme la peste- et volonté de dévaloriser la France, ce pays de petits bouffeurs d'escargots incapables d'accepter sans rechigner la bienheureuse mondialisation dont lui croit dur comme fer qu'elle rend le monde plus heureux, puisqu'il le constate pour lui et ses proches.

 

La lutte des classes, une notion ringade? Oh que non! Mais comme disait Warren Buffet, l'un des hommes les plus riches du monde "c'est nous la classe des riches qui sommes en train de la gagner?" Et il serait temps que les 99% prennent conscience que ce sont eux, et non les possédants, qui font que le monde réel fonctionne.

 


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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:11

J'ai revisionné il y a quelques jours cette vidéo qui me met les larmes aux yeux et la colère au cœur. (le lien mène à la version longue)

 

Ce qu'on voit là, c'est l'essence même de la crise morale qui va de pair avec la crise économique : le non-respect de la parole donnée, la cupidité, la loi du plus fort. Plus le coup de poignard dans le dos, le cynisme largement positivé versus l'honnêteté et la générosité dont on se moque comme de « qualités Bisounours » vous rendant incapables de survivre dans ce monde cruel.

Les larmes ne viennent pas seulement à cause de la fermeture des hauts fourneaux et de l'avenir de la sidérurgie. Elles jaillissent face à la détresse du syndicaliste- et de tous ses camarades- qui se battent depuis des mois, des années, et se voient promener par des mensonges et de fallacieuses promesses. Edouard Martin n'est pas un gamin trop sensible, c'est un bosseur, un combatif, un costaud... tout comme Xavier Matthieu chez Continental, aujourd'hui moralement cassé par ce qu'il a subi d'humiliations successives. Au-delà de la perte d'emploi et des problèmes matériels qui suffiraient déjà à briser nombre de travailleurs, il y a le sentiment d'impuissance, parce qu'on ne peut plus croire en personne. (je veux dire on ne peut plus croire dans les décideurs, il reste heureusement des millions de gens honnêtes!) et que même les syndicats, toujours enclins à moyenner et tergiverser parce que leur survie financière dépend entre autres du MEDEF, n'aiment pas trop ces gens qui défendent, en sus de l'emploi, leur dignité.

Dans le même temps, un documentaire sur ARTE montre comment les lobbyistes, ces hommes au carnet d'adresses précieux et au sourire permanent, portent à Bruxelles- c'est à dire à l'Union Européenne- les messagse d'une association de chefs d'entreprises pour que soit voté le démantèlement progressif de tout ce qui rend le monde plus vivable pour les travailleurs. Bruxelles est la plus grande place de lobbying après Washington. Ce ne serait pas grave si les entreprises se contentaient de créer de la richesse avec des activités utiles et bénéfiques à tous, la richesse en soi n'est pas une tare. Malheureusement, la cupidité transforme l'enrichissement en addiction financière pathologique, à satisfaire à tout prix, que ce soit par des décisions désastreuses pour l'environnement, des investissements hasardeux se soldant par un krach boursier ou des décisions désastreuses pour les travailleurs sommés de se soumettre au nom de la « compétitivité ».

couverture long-cours-2 moyenneEt puis, à force de reporter sur les États la prise en charge des faillites bancaires comme celle des travailleurs licenciés (même dans des entreprises viables ou florissantes) on endette ces États, qui sont alors gangrenés par l'argent sale de la corruption, des narcotrafiquants et autres mafieux. Une récente enquête de deux économistes Colombiens, citée par Roberto Saviano dans l'excellente revue « Long Cours » a révélé que 97,4% des bénéfices des narcotrafiquants colombiens sont ponctuellement recyclés dans les circuits bancaires des États-Unis et de l'Europe. Le blanchiment d’argent sale comme remède à la crise de la Dette, un mélange des genres détonnant... qui ne favorise pas une lutte efficace contre les trafiquants, le chien ne mordant pas la main qui le nourrit.

Voilà que je m'aperçois que j'ai écrit trois fois le mot « travailleurs » dans ce billet, je ne vais pas tarder à me faire appeler « Arlette » ! Cependant je maintiens, car le choix des mots influe sur la pensée et modèle les sentiments comme les idéologies.

Ce n'est pas par hasard qu'on nous parle en oxymore : « développement... durable » ou « flexi-sécurité », c'est juste une astuce pour faire croire qu'on peut poursuivre une croissance effrénée sans dommages et utiliser les salariés comme des « variables d'ajustement » sans qu'ils en souffrent. Ce n'est pas par hasard que les chômeurs sont devenus « en recherche d'emploi » sous-entendant que s'ils ne trouvent pas, c'est qu'ils cherchent mal. Revenons aux mots vrais : nous dénonçons le « cynisme » qui n'est pas du « réalisme », nous ne sommes pas des « partenaires sociaux » du patronat, plutôt « des adversaires respectueux mais déterminés », nous ne sommes pas dupes de « réformes » qui signifient « régression sociale » et savons qu'un point de croissance en + ou en – ne signifie rien quant à notre bonheur ou bien-être, puisque les accidents de voiture favorisent le PIB vu les dépenses qu'ils génèrent, alors que se déplacer sans encombres à vélo a une valeur économique quasi nulle.

La langue de bois fait rire, mais ne perdons jamais de vue qu'elle a une fonction idéologique. Parlez de droit du travail, de nationalisations, de prestations sociales, on vous traite d'archaïque accroché à une vision des années 60. Ce qui semble tout de même moins archaïque qu'une modernisation qui rêve de conditions de travail dignes du 19ème siècle, et pourquoi pas ? D'un retour à l'esclavage.

 


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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 14:20

Fulgurante réponse de ce très éminent professeur devant qui je m'étonnais que tant de gens soient atteints de cancers, et que tant en meurent encore: "Mais madame, tous les voyants sont au vert pour les cancers, on a fait des progrès immenses ces dernières années. Savez-vous que la survie moyenne à un cancer du côlon est passée de trois ans à quatre ans et demi,? C'est énorme, 50% de plus!" 

Compétent, vénéré par ses confrères, bosseur et très certainement dévoué à ses malades, mais il n'habite pas la même planète. Selon l'expression d'un ami "il est du bon côté de la seringue". Il considère comme un immense progrès qu'un cancéreux vive 18 mois de plus- c'est statistiquement vrai et ça permet de pondre des articles internationaux sur les progrès de la thérapeutique- mais côté malade, est-ce un si grand progrès de se dire: "Je vais mourir à 54 ans et demi au lieu de mourir à 53 ans?" Je ne dis pas "vivre jusqu'à... au lieu de..." car en plus, durant cette année et demie, le patient devra l'être, patient, pour supporter les chimios qui rendent malade, l'angoisse des contrôles, la fatigue... Tout ce qui fait du cancer une maladie pas comme les autres. Pendant des années, elle reste silencieuse, on se porte à merveille avec cette saloperie en soi, mais quand elle s'exprime... patatras, la vie change du tout au tout, qu'on en guérisse ou pas. "Vous avez un cancer détecté au stade précoce, vous n'aurez qu'une petite chimio... Tu parles! Tu arrives en pleine forme, tu ressors malade et tu le seras des mois avant d'être guérie. Et quand je dis guérie... Avec les contrôles tous les 3, puis tous les 6 mois, tu vis avec une épée de Damoclès sur la tête." dit une femme atteinte d'un cancer du sein en rémission heureuse. L'épée de Damoclès, c'est l' angoisse qui saisit le malade atteint d'une tumeur au cerveau apparemment guérie chaque fois qu'il a un mal de tête qu'il traitait autrefois avec de l'aspirine, la difficulté à admettre qu'on est fatigué longtemps après avoir cessé tout traitement, le regard des assureurs et des banques avant de vous accorder un prêt.

131811-bernard-giraudeau-200x200-1.jpgMais tout de même, ne guérit-on pas aujourd'hui un cancer sur deux? Oui, en incluant tous les diagnostics, du plus précoce au plus tardif (progrès dus au dépistage) et toutes les localisations: on guérit environ 80% des leucémies juvéniles, les carcinomes aussi (cancers de le peau qui ne métastasent jamais) mais moins de 20% de ceux du pancréas, la moyenne fait effectivement un sur deux. Avec la légère nuance que la guérison est réputée acquise par certains médecins après cinq ans sans rechute, tandis que d'autres, plus prudents, préfèrent parler de rémission prolongée depuis qu'ils ont eu l'expérience de récidives après huit, dix ou même quinze ans. Et puis un sur deux, ça en fait autant qui ne guérissent pas. Pas forcément des vieux: Brel, Brassens, Nougaro, Bashung, Bachelet, Chichin, Charden, Giraudeau, Servan-scheiber et tant d'autres n'ont pas seulement en commun la célébrité, mais un cancer qui les a emportés avant 65 ans.

41E6s-fHBKL._SL500_AA300_.jpgAlors, comme disait le Dr Geneviève Barbier, auteur de "la société cancérigène" "je préférerais dire à mes enfants "vous n'aurez pas de cancer" que leur dire "vous aurez une très bonne chimiothérapie". Autrement dit, prévenir plutôt que guérir, garder en bonne santé plutôt que soigner, c'est la base du serment d'Hippocrate et de la médecine chinoise, mais pas celle de la médecine telle qu'elle est aujourd'hui. (petite parenthèse récemment apprise: dans le serment d'Hippocrate prononcé aux Etats-Unis, la phrase "je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera" est supprimée... )

La Ligue contre le cancer, organisme par ailleurs fort dévoué aux malades, organise un colloque sur la recherche en cancérologie. La majorité des sujets de recherche financés par la Ligue concerne l'amélioration des traitements, quelques-uns la compréhension des mécanismes de cancérisation (ce qui est déjà mieux) mais RIEN sur la prévention qui ne se résume pas aux discours sur le tabac et l'alcool. Quid de l'environnement délétère: pesticides, stress répétés, OGM, polluants chimiques, ondes électromagnétiques dont Michèle Rivasi prévoit que ce sera le prochain scandale sanitaire?

"Le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’OMS, a récemment classé les ondes basses fréquences du réseau électrique et les radiofréquences de la téléphonie mobile comme cancérogènes possibles pour l’homme. Comment se fait-il que ces risques ne soient pas pris en compte désormais? ».

Comment se fait-il, interroge Alain Lipietz dans une lettre ouverte aux associations de recherche sur le cancer, que l'étude de Gilles-Eric Seralini concernant l'effet cancérigène des OGM sur des lignées de rats ait été vivement critiquée, puis occultée, alors qu'il eût été logique de la poursuivre pour vérifier, confirmer ou infirmer, mais pas de rejeter parce que contraire au dogme de l'innocuité des OGM, dogme fondé sur des études bien moins sérieuses et longues que celle de Seralini.

Comment se fait-il que les conclusions du CIRC "peut être cancérigène pour l'homme" qui signifie que la substance est cancérigène- même si, heureusement, ce n'est pas à 100%- est si souvent traduite en "peut-être" qui traduit un doute sur la cancérogénéité?

pollutionsJe suis virulente, parce qu'en quelques années, une douzaine de proches et amis pas bien vieux sont morts d'un cancer et que j'ai vu l'effet dévastateur de cette maladie qui tue chaque année plus de 6 millions de personnes dans le monde. 6 millions de morts, et on s'en accommoderait ?

Je suis virulente parce que les autorités de santé, l'OMS en tête, admettent que 80% des cancers pourraient être évités en agissant sur l'environnement, mais se cantonnent à des recommandations sur les comportements individuels (alcool, tabac, obésité) en reculant face aux lobbys de la chimie, de l'industrie pharmaceutique, du nucléaire et des opérateurs de téléphonie... comme elles ont reculé autrefois face au lobby de l'amiante.

pollution.jpgJe suis virulente parce qu'on ne peut pas dire "on ne savait pas" au vu de tous les documentaires consacrés à ces cancérigènes, mais que ça a autant d'effets sur les décideurs que faire des ronds dans l'eau tant ils habitent sur une autre planète, dominée par les intérêts d'argent et d'influence.

Je suis virulente parce que j'ai rencontré  des cancérologues surmenés et malheureux qui se disaient après 30 ans de pratique et un taux élevé d'échecs: "on a fait fausse route, il aurait fallu d'abord penser prévention, mais comment faire quand les études de médecine nous prédisposent à prescrire plutôt qu'à prévenir?"

Un célèbre cancérologue- je ne sais plus si c'est Schwartzenberg ou un autre- avait expliqué les échecs face aux cancers par cette phrase lapidaire: "Ce sera ainsi tant que le cancer fera vivre plus de gens qu'il n'en tue" et je me demande s'il n'avait pas raison. 


nos-enfants.jpg

BANDE-ANNONCE  ICI


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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 20:05

 

TAOA Amerique Latine2

 

 

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equipeJ'avais parlé, ici, de trois jeunes diplômés de retour d'un voyage d'un an en Amérique Latine. Ils y avaient étudié les expériences d'économie solidaire- notamment  les monnaies alternatives et sociales- puis avaient créé en France l'association TAOA « there are others alternatives ». pour promouvoir d'autres formes d'échanges économiques que le capitalisme. Un an plus tard, le voyage n'est pas oublié, ni relégué au rang de super souvenir. Deux des trois protagonistes, Anne-Cécile et Matthieu, continuent de porter la « bonne parole » auprès des collectivités locales pour monter des projets financés par des monnaies alternatives, auprès des citoyens pour les inciter à agir sur leur économie quotidienne (par exemple dans un Jardin urbain) et dans les écoles pour apprendre aux gamins les bienfaits du troc et de l'échange plutôt que des jouets achetés et jetés aussi compulsivement. Ils travaillent en réseau avec les SEL, SOL et autres associations qui promeuvent un peu partout un modèle de société plus sobre et plus solidaire, où il fait bon vivre.

Si vous êtes enseignant, parent ou éducateur intéressés par cette démarche, n'hésitez pas à contacter Matthieu ou Anne-Cécile.

un million de révoAilleurs dans le monde se passent, discrètement mais efficacement, des milliers de « révolutions tranquilles » : des citoyens refusent les multinationales de l'eau et reviennent aux régies municipales nettement moins chères, en Inde et en Afrique, des femmes apprennent à d'autres femmes à fabriquer, réparer et entretenir des fours, des lampes et des chauffages solaires, ce qui leur permet à la fois d'être énergiquement indépendantes et de créer leur propre boulot, aux Etats-Unis la ville de Detroit, sinistrée de l'automobile, revit, avec des jardins potagers, des librairies, des restaurants, des cinémas... créés et gérés par les habitants. Plus radicaux, des citoyens américains quittent mafalda1discrètement la société qui les a endettés et enlisés. Quand je dis « quittent », c'est à fond ! Ils disparaissent des fichiers administratifs, des comptes clients bancaires, de tout... et se débrouillent pour vivre comme des robinsons. Moins radicaux, des millions de gens changent doucement de façon de vivre, mettent en commun leurs savoirs, créent des centres de soins, montent des sociétés coopératives de production (SCOP) qui marchent d'enfer, tandis que certaines entreprises en difficulté sont sauvées par leurs salariés en devenant des SCOP. Des paysans adoptent la permaculture et autres techniques permettant d'avoir d'excellents rendements sans OGM ni intrants chimiques. Même la FAO (Food and Drug Administration) reconnaît que cette agriculture là a plus de chances que l'agriculture intensive de nourrir les milliards de terriens - sans les empoisonner ni leur fourguer des cancers.

 

Flyer-La-Cantine-du-plan-B1

 

Acheter et cuisiner bon, bio et local- c'est aussi le pari du « Plan B » qui vient d'ouvrir une cantine de ce type à prix étudiant et qui, sachant que la nourriture intellectuelle est également primordiale pour être heureux, organise des spectacles et des animations plusieurs fois par semaine. Si vous passez à Poitiers, allez les voir, ils sont super sympas !

Et le plus surprenant, c'est que tout ceci se passe quasiment au nez et à la barbe des politiciens, des décideurs économiques et des journalistes... tout ce très petit monde continuant à raisonner et disserter pompeusement avec des schémas d'une autre époque, dépassés... tandis que « les vrais gens » comme ils disent, ont déjà inventé d'Autres Mondes plus souriants. (devise des éditions Autres Mondes:)



 

 

 

 









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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:51

« Faire quelque chose » est peut-être ce que nous pouvons nous souhaiter de mieux, les uns les autres, pour l’année 2013. Faire quelque chose, partout où c’est possible, pour soulager les souffrances provoquées par l’exploitation et l’aliénation. Faire quelque chose pour l’émancipation individuelle et collective.

FAIRE« Faire quelque chose », c’est précisément le titre du film réalisé par Vincent Goubet. Il s’agit d’un film documentaire de 90 minutes réalisé  essentiellement avec des interviews d'hommes et de femmes qui ont participé, chacun à leur manière, chacun à sa place, connus ou inconnus, à la grande histoire de la Résistance. Goubet s'attache à l'humanité de ceux qui ont dit non, ceux qui ont refusé le joug de l'occupant, quel que soit par ailleurs leur « couleur » politique.. Il part d'une idée simple : résister, c'est d'abord avoir envie de résister, pas suivre les consignes d'un parti ou d'un groupe.

La quarantaine de résistants qui intervient dans le film, aujourd'hui octo ou nonagénaires montrent qu'il existait, par-delà toutes les différences sociales et politiques, un esprit de la Résistance, dont le programme du Conseil National de la Résistance fut l'expression. Ce programme qui nous a donné l'assurance-maladie et tant de progrès sociaux aujourd'hui combattus sous prétexte de « crise économique ». Comme si la France de 1945 était riche après six ans de guerre. Elle était exsangue mais le Conseil National de la Résistance avait compris que pour stimuler la reconstruction, il fallait apporter du bien-être à tous.

Qu'ils soient gaullistes, communistes ou autres, les Résistants couraient les mêmes risques, avaient pour but la même chose : que cesse l'injustice, que revienne cette liberté dont on mesure le prix seulement quand on l'a perdue. Leur courage, leur humanité et leur humour sont décapants... et favorisent visiblement la longévité si on en juge à leur vitalité!

Avec Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Raymond Lévy, Lise London, Jacqueline Olivier-Timbaud, Serge Ravanel...

Le 2 janvier à 20 heures, sortie nationale du film à Paris. Un certain nombre de témoins-acteurs seront dans la salle.

  • Pour accéder aux informations sur la sortie nationale du film, c'est ICI


 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 16:27

Pas le temps d'écrire plus, mais la vidéo suffit :

 

 

 

Tout ceci montre que non seulement « on peut », mais que certains l'ont déjà fait.

Et c'est pourquoi les medias n'en parlent pas.

genereux.jpgA lire aussi :

« Nous, on peut » de Jacques Généreux, excellente (et accessible) explication de la crise économique, de la complicité active des gouvernements et de ce qu'on peut faire tout de suite pour en sortir.

Voilà de quoi provoquer rapidement la fin non du monde mais de ce monde.

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