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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 11:30


Un gynécologue se targuait de prédire à coup sûr le sexe d’un enfant à naître. A la future mère il disait « Vous aurez un garçon », et notait sur un papier : « Mme D : fille ». A la naissance d’un garçon, il se félicitait « Je vous l’avais bien dit », à la naissance d’une fille, il répondait à la mère qui lui reprochait son erreur : « Pas du tout, tenez, j’avais marqué ce que je vous avais dit dans votre dossier : « madame D : fille. » Infaillible.

Ce coup du gynéco est repris par NS qui affirme « Nous ne toucherons pas au 35h », tandis que Xavier Bertrand ou Patrick Devedjian proclament « Il faut supprimer les 35h ». Ainsi, quelle que soit l’issue, ils pourront dire « on vous l’avait bien dit, suivi de l’inévitable « Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais. »

Foutage de gueule. Je n’en détaillerai pas d’autres, lisez le Canard Enchaîné de cette semaine, c’est un florilège excellent des mensonges, semi-vérités, absurdités et autres arrogances des gens qui nous gouvernent ou voudraient bien nous gouverner.  Heureusement qu’il y a le Canard pour fournir à prix raisonnable (1,20 € ) l’antidote au matraquage TV.

Internet et bien d’autres journaux le font, certes, mais il faut fouiner, surfer, et acheter des journaux (Politis, le monde Libertaire, le Sarkophage, Courrier International) dont l’indépendance a un prix. Heureusement aussi que certains- entendu au vol en zappant de ci de là- posent des
questions qui montrent que tous ne sont pas dupes.

A propos de Daniel Bouton PDG de la Société Générale : « Ou vous le saviez et vous vous accommodiez fort bien des imprudences lucratives de Jérôme Kerviel, ou vous ne le saviez pas, et vos systèmes de contrôles sont nuls ! » (un petit actionnaire)

A propos du prix du poisson : « Il faudrait savoir pourquoi le poisson acheté 3€ le kilo aux pêcheurs est vendu 15 ou 20 € dans les grandes surfaces ? » (Michel Barnier)

200 milliards de fraude fiscale en Europe ! Il y a là un gisement financier qu’il suffirait de récupérer pour disposer de crédits sans créer la moindre taxe (Benoït Hamon, député PS européen)
A quoi servirait le PS s’il revenait au pouvoir sans aucun projet cohérent à présenter ? C’est la question que peuvent se poser les Français. (le même, décidément bien lucide)

Pourquoi demande-t-on des efforts à tous les salariés et admet-on que les revenus des grands patrons français aient progressé en moyenne de 58% en un an ? (tout le monde)

Pourquoi le fils d’un noble Hongrois et d’une avocate, élevé à Neuilly, adopte-t-il un parlé systématiquement vulgaire ?  Pour faire peuple (quel mépris pour le peuple !) ou parce qu’il a été mal éduqué ?

Pourquoi ne dit-on pas que la productivité des travailleurs français est une des plus élevées d’Europe et que la France est le 3ème pays où les entreprises étrangères viennent investir ? (un manifestant à Paris)

Je terminerai par une angoissante question qui m’a traversé brutalement l’esprit :
Qu’est devenue Stéphanie de Monaco ? Avez-vous remarqué que depuis l’avènement de la politique « people éblouis par le fric » », la princesse qui osait avoir un amoureux poissonnier du nom de Mario Jutard, épouser son garde du corps Ducruet (avec qui elle a eu l’intelligence de rester en bons termes) faire un enfant hors mariage avec un autre garde de son corps, épouser un acrobate, vivre dans une roulotte, susurrer que l’amour est un Ouragan, nous valant cette fine plaisanterie d’un chansonnier : « La princesse chanteuse a un pied à Paris, l’autre à Monaco, les Lyonnais s’inquiètent », bref Stef de Monac’, la Princesse qui voulait vivre comme tout le monde a disparu ou presque des gazettes, au profit de gens qui veulent vivre comme des princes.

Jamais nous n’aurions pensé regretter un jour Jacques Chirac, me disait un syndicaliste. Jamais je n’aurais pensé regretter les frasques de  Stef’ de Monac !

Dans le prochain billet, nous parlerons du nomadisme de la petite culotte… (je soigne mes teasers J )

 

 

 Seul le plus haut placé ne prend pas de fiente sur la gueule...

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 00:27

A 10 ans- il était né en 1904- René Dumont apportait aux soldats des tranchées, parfois au péril de sa vie, les chandails que tricotaient sa mère et ses tantes.  Un soir, on amena des blessés dans sa maison, qu’il entendit hurler toute la nuit avant qu’ils meurent. Il décida alors, définitivement, que la guerre est un massacre que rien ne justifie. On l’envoya au service militaire et il en revint, selon ses propres termes « fou pendant six mois ». Il refusa dès lors de vivre quoi que ce soit de contraire à ses convictions. Dumont était un écologiste précurseur, un réel humaniste, insolent, audacieux, plein d’humour mais capable d’affronter des dictateurs pour leur démontrer leurs aberrations. Pas le genre à s’excuser auprès des Chinois, et il avait raison : ces derniers méprisent l’adversaire qui s’humilie devant eux. La dernière image du documentaire de Bernard Baissat « René Dumont, citoyen de la Terre » montre ce malicieux agronome escaladant à 88 ans une barrière avec l’aisance d’un jeune homme. Il est mort à 98 ans. Vivre en accord avec soi-même préserve la santé. Souvent, la dépression vient du décalage entre vie rêvée et vie vécue. 
Chaud week-end en Auvergne. J’y ai appris d’un sculpteur  qui m’a hébergée chez lui la recette de la liqueur de Verveine, fraîche au palais, exquisément parfumée, et juste assez titrée pour favoriser un sommeil profond mais serein. Je crois que je vais planter quelques pieds de verveine dans mon jardin… Des fèves aussi. La compagne du sculpteur m’a fait découvrir leurs fleurs blanches et noires, superbes. Des plantes qui se mangent,  et de surcroît décoratives ! Nous avons cueilli des radis et de la roquette sous l’œil inquisiteur d’un chat blanc tout en nous racontant des histoires de filles.
De retour à Paris, discuté une heure à une terrasse avec un homme charmant. Libertin tendance marshmallow, goûtant le plaisir comme une gourmandise tendre. Il vit avec curiosité et un naturel quasi enfantin des escapades coquines dans des lieux  que d’aucuns trouveraient glauques et que son sourire rend sympathiques. Délicieux de parler aussi intimement avec un inconnu … 

    Le soir, autre projection, puis retour par les quais de Seine dans une tiédeur de printemps presque été. Nuit de Chine.

Le lendemain matin, infos radio, concentré de catastrophes : Nicolas an 1, cyclone en Birmanie, traque de chômeurs, une femme violée et séquestrée pendant 28 ans par son beau-père qui lui a fait six garçons souhaite rencontrer son homologue autrichienne, violée et séquestrée par son père pendant 24 ans. Mon père, instruit par sa profession de magistrat, avait raison : la famille, valeur refuge, est aussi le lieu de toutes les abominations, violences, incestes, querelles d’héritage…  Encore n’avait-il pas connu les bébés congelés …

J’ai éteint la radio. La vraie vie est ailleurs. 



 

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 15:22

Les copains, on nage en pleine fiction !  Il n’y a plus de real politik, que du roman-photo, de la série B, comme le plan du même nom sur l’Europe qui a consisté à passer à la trappe le référendum, ni vu ni connu j’tembrouille ! Ce n’est pas possible que le petit Nicolas à qui on ne peut refuser l’astuce et le sens politique fasse autant de gaffes en si peu de temps. Dernière en date : l’adoption d’un petit juif mort par un petit écolier vivant sous prétexte de « mémoire ». De quoi susciter bien des vocations de victimes désirant être à leur tour adoptées. Petits Rwandais, Indiens d’Amérique génocidés, Cambodgiens, Arméniens…  De quoi aussi irriter les enseignants qui sans attendre NS font depuis des années leur boulot sur l’Histoire : par parenthèse, je me souviens des cauchemars d’une de mes filles lorsqu’on lui a fait étudier les « Lettres de poilus » et « Le journal d’Anne Franck », preuve que la confrontation avec la barbarie humaine à l’âge où on croit encore que les gens sont gentils ne s’improvise pas …

Avant cette bévue le rapport Attali- dont l’anagramme est Attila- avait coupé l’herbe sous le pied du Président et depuis elle a du mal à repousser. Avant encore, toute cette faune de gauche dans son entourage, y compris sa nouvelle épouse, pas possible qu’ils aient tous virés de bord. J’avais commencé à écrire un synopsis de polar où l’ouverture se révélait être une manipulation par la gauche et le virage à droite de certains socialistes pure poudre aux yeux, infiltration des milieux du pouvoir afin de mieux les déstabiliser. J’ai renoncé à écrire le scénario, trop occupée par d’autres projets et aussi parce qu’entre l’idée et la réalisation, ce genre de sujet risque d’être démodé. Si quelqu’un a envie de reprendre l’idée, no problem.

Puis voilà que je lis le polar de Jean-Louis Debré « Quand les brochets font courir les carpes ». (Fayard) JLD1-001.jpgJ’ai rencontré JLD deux fois : à l’Assemblée nationale en 1998 (à ma droite sur la photo) lorsque j’ai initié une proposition de loi sur la Caulerpa Taxifolia où- l’ouverture, ça me connaît- j’avais fait travailler ensemble JLD2.jpgPierre Lellouche (RPR à l’époque),  André Aschieri (vert) et Michèle Rivasi (apparentée PS)sous prétexte qu’étant tous trois plongeurs ou écologistes, il devait défendre la mer contre cette algue invasive. « Je suis partant, la mer n’est ni de gauche ni de droite, m’avait fièrement répondu Lellouche, car les poissons ne votent pas. » Décidément, poissons, carpes et brochets, la politique est un vaste aquarium.

En 99, j’ai revu JLD au Salon du Livre de Nice où il signait « Pièges » polar inspiré de son passage au Ministère de l’Intérieur. Livre si bien écrit d’ailleurs, que je lui avais suggéré d’arrêter la politique pour se consacrer au roman. Il avait ri : « J’adorerais cela, mais vous savez, dans la famille… » Dur, dur d’être le fils du papa de la Constitution (Michel Debré) car du coup la Constitution devient votre sœur et vous devez sans cesse défendre son honneur. Ce qu’a fait récemment JLD en rappelant qu’un Président de la République doit avoir un minimum de tenue. Certains s’en sont indignés au nom du « devoir de réserve » alors qu’en l’espèce JLD était tout à fait dans son rôle de gardien de l’honneur de la Constitution et de son mari pour 5 ans ! (faut-il renommer Carla « Constitutione » ?)
undefinedPour en revenir au livre, l’écriture est un peu bâclée : les personnages ne sont pas tout à fait vraisemblables, leurs dialogues sont parasités par la voix du président du Conseil Constitutionnel fin observateur des mœurs politiques et si désireux de les dénoncer qu’il ne construit une intrigue et des caractères que dans ce but. Et tenez vous bien : son livre émet l’hypothèse d’une conspiration « gauchiste » (il caricature d’ailleurs un peu les gauchistes…) pour infiltrer l’Elysée, via une jeune femme tout à fait séduisante.

Décidément, hasard, réel, virtuel, fiction, les frontières deviennent floues…

Terminons par une chanson, comme c’est l’usage en France. Depuis ce matin, radios et Internet diffusent « Si tu reviens, j’annule tout », création de Jeanne Cherhal à partir du SMS réel ou supposé de NS à Cécilia. La bougresse a tellement de talent que d’un épiphénomène people et blig-bling elle a fait une superbe chanson !  jeanne-cherhal-02---v-66604.jpgwww.myspace.com/jeannecherhal

Et pendant ce temps là, la vraie vie continue... ailleurs.

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 22:40

Apparentements terribles aux infos : En sujet principal (LCI 13h) : un rapport dénonce la saleté dans les toilettes des écoles françaises. « Sujet tabou, enfin on ose en parler » et nia nia nia, les petites filles n’osent pas faire pipi, elles se retiennent et risquent de faire des infections urinaires.  Un crédit « PQ et serpillière », ça serait pas plus efficace et moins cher qu’un rapport pleurnichard ? En bas de l’écran, pendant le sujet pipiroom, défile un titre : « En Irak, 19 personnes ont été assassinées et coupées en morceaux. » Ca calme…  

 

JT France 2, 20h : tout le gratin politique et financier fait le point sur le scandale de la Société Générale (il semblerait que le trader Kerviel ne soit plus seul en cause, d’ailleurs il a donné les noms de petits camarades qui jouaient aussi à « qui kaura la plus grosse prime, plus grosse prime, plus grosse prime… ») Voilà ce qui arrive dans un monde où on glorifie l’excellence, et où l’excellence consiste à fabriquer des milliards avec du vent, bref, à spéculer sur l’économie financière, tandis que les travailleurs de l’économie productive trinquent. Mais pas de panique, comme dit Fillon, la Société Générale est une GRANDE banque française et doit le rester. Ca va coûter quelques milliards au contribuable, mais on a l’habitude, on a déjà donné chacun plus de 1000 € pour sauver le Crédit Lyonnais il y a quelques années. 

Juste après, autre apparentement terrible, reportage sur la vie d’un sans abri. Un journaliste a vécu une journée de SDF, cherché à se loger (les centres où soi-disant ils refusent d’aller sont archi-pleins, faut vraiment être dans la misère pour s’y rendre parce que c’est froid, inhumain, ça sent la pisse -on y revient, mais là, pas de rapport indigné sur les infections urinaires des SDF- et on les chasse à 6h du matin en allumant la lumière plein pot dans les yeux). Un type constate tristement « je viens là depuis trois semaines : je n’ai pas dormi depuis trois semaines. » Ensuite, il part au boulot. Eh oui, beaucoup de ces sans abri bossent en CDD, en intérim, et même parfois en CDI. Comme dit Chris tine Boutin, « c’est terrible cette situation, tout cela parce qu’on n’a pas assez de logements sociaux. » Ca coûterait pourtant moins cher que le sauvetage de la Société Générale. 

Faut dire que Nicolas Sarkozy, au hasard, quand il était maire de Neuilly, refusait de respecter la loi SRU qui impose 20% de logements sociaux dans chaque commune : préférait payer l’amende, dérisoire. Il n’était pas le seul. 

Olivier Besancenot a proposé un truc tout simple : « Puisque NS n’arrête pas de dire « je ferai respecter la loi, je serai intraitable, tolérance zéro », pourquoi ne pas décider que les maires qui ne respectent pas la loi SRU deviennent inéligibles ? Ainsi on se débarrasserait de politiciens qui ne servent pas le bien public. Il est bien ce petit, cultivé, sympa, cortiqué…  y en a sous sa coiffure toute ronde qui le fait ressembler à un Playmobil.  

 

 

Très étrangement, quand on tape "Clochards" sur Fotosearch, on a la photo du haut et celle du bas. Encore un apparentement terrible, ou deux conceptions du "sans abri". On vit décidément dans des mondes parallèles.

 

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 14:28

Sur l’étal du supermarché, plein de tomates cerises. C’est la mode, les tomates cerises, alors on en trouve toute l’année, celles de l’hiver ont parcouru des kilomètres pour arriver chez vous. Bonjour la pollution pour croquer ces petites billes qui, soit dit en passant, poussent très bien chez soi devant une fenêtre. L’an dernier, ma fille aînée, persuadée de n’avoir pas la main verte, en avait semé à profusion dans l’espoir de garder un ou deux plant valides : elle nous a appelés au secours pour qu’on héberge ses plantations à la maison. Dans son studio parisien, c’était elle ou les tomates !  On en a rempli à ras bord ma 205, les feuilles sortaient par les vitres, les flics ont dû penser qu’on faisait du trafic de « beu », bref, tout ça pour dire qu’acheter des tomates cerises au supermarché en hiver est une aberration écologique qui coûte de  6,80 € à 12,50€ le kilo.  45 à 82 francs ! (Le franc est plus parlant, je trouve). 

Donc, exunt les tomates, de toutes façons c’est de pruneaux que j’ai envie, le pruneau est excellent pour les neurones et le transit intestinal. Je cherche des pruneaux secs qu’on peut regonfler dans de l’eau, du jus de fruits (pomme ou orange, c’est exquis) ou du vin rouge à la cannelle. Nada ! Pas de pruneaux secs, que des pruneaux moelleux déjà regonflés. Chez maître Prunille, on les regonfle tant qu’ils annoncent 43% d’humidité. Ca m’embête de payer la moitié de flotte au prix du pruneau, et ce qui me gêne encore plus, c’est l’additif : anhydride sulfureux. Eh oui, quand il y a beaucoup d’humidité, ça risque de moisir, donc on met un conservateur. La dessication des fruits a été justement inventée pour garder des fruits sans qu’ils pourrissent, mais si on rajoute trop d’eau, il faut un conservateur.  Anhydride sulfureux, bon appétit ! Finalement, j’ai trouvé dans la marque « Reflets de France » des pruneaux à 35% d’humidité, sans conservateur, bien moins cher que les maître Prunille.  Comme quoi, quand ils veulent, et quand on cherche… 

Rayon boucherie. J’ai envie de foie. Foie de veau : 29,90 € le kilo. Foie de génisse : 4,50 € le kilo. Qu’est-ce qu’une génisse sinon un veau femelle (le filles, ça a moins de valeur, machisme primaire !) abattue à 8/9 mois au lieu de 3 mois pour un veau. « Oui me dit mon cher et tendre, mais le foie de veau, c’est meilleur. »  Je le défie dès qu’il rentre de voyage de faire la différence, tel que je le prépare : rose au cœur, persillade, un trait de vinaigre balsamique, une lichette de beurre frais en fin de cuisson une fois le feu éteint.  Délice divin, ni sec ni granuleux, pour 1 euro les deux tranches ! 

Les italiens, qui s’y connaissent en escalopes, mangent du veau rose, abattu à 8/9 mois après avoir brouté dans les prés. Ce sont les français qui aiment le veau blanc. Or qu’est-ce qu’un veau blanc ? Un veau qui n’a bu que du lait (de sa mère ou en poudre), mais surtout un veau qui n’a jamais mangé un brin d’herbe de sa courte vie, et donc manqué de fer pour fabriquer ses globules rouges et devenir une viande… rose, puis rouge. Le veau blanc, c’est de la bête anémiée. Ce n’est pas mauvais esprit de ma part, cela m’a été expliqué par des éleveurs de l’Aveyron, qui vendent du veau blanc sur le marché français, du veau rose en Italie, et mangent le rose.

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 14:41

Il fait beau : une mouche entre chez vous  par la fenêtre ouverte. Comment se pose-t-elle au plafond ? En faisant un looping vertical, bascule arrière de la tête vers le plafond et mouvement tête-bêche,  ou en faisant un looping horizontal, comme quand vous vous retournez dans votre lit ? Cette question peut vous occuper tout l’été et favoriser de belles observations et discussions entre amis

Sachant que l’homosexualité est la recherche du plaisir avec une personne du même sexe, la masturbation est-elle une activité hétéro ou homosexuelle ? Question à rapprocher de la pertinente remarque d’un journaliste du magazine Gay PREF : « Si un homme se masturbe, on le considère généralement comme un hétéro ou en tout cas on ne pose pas la question. Mais s’il s’essaie à une auto fellation, on le traite d’homo. »  

 

Que rappelle la façon de parler de Nicolas Sarkozy, cette façon de prendre l’autre à parti dans un sourire complice, de manger ses syllabes : « J’suis venu » « Je r’marque que » « j’vais vous dire… », ce ton patelin qui séduit ou horripile selon qu’on le trouve pas fier ou vulgaire ? Ca m’a sauté aux yeux et surtout aux oreilles :  avec un timbre de voix certes moins puissant, c’est exactement la diction de Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste dans les années 70/80, dont les débats et le fameux « Taisez-vous Elkabach » réjouissaient les téléspectateurs. Le petit Nicolas, d’origine hongroise, pays communiste à l’époque de sa naissance, a-t-il été nourri au bon lait de la dialectique marxiste ? Auquel cas on pourrait expliquer les ralliements des socialistes à sa bannière par une réminiscence inconsciente de l’époque de l’Union de la gauche J J J  

 

S’il vous reste des forces après ces intenses réflexions et si vous passez à Paris, ne manquez pas l’ expo sition « Rock and roll 39/59 » à la Fondation Cartier (261 Bd Raspail). On vous offre un CD de bon vieux rock avec le billet d’entrée, vous y verrez un film passionnant, admirerez pochettes de vinyl et guitares mythiques. Mais surtout, c’est la seule expo où on voit quinquas et sexas, un casque sur les oreilles, se trémousser silencieusement en écoutant les rockers de ces années là, puis soupirer que c’était le bon temps et qu’on savait s’amuser à cette époque. Les panneaux historiques de l’ expo rappellent cependant que 39/59 ont vu passer une guerre mondiale meurtrière, l’apartheid, les persécutions racistes aux USA, une condition féminine archaïque et moult autres misères… Moralité : ce qu’on appelle « le bon temps » est celui de sa jeunesse et je parie que dans 20 ans, les trentenaires qui se lamentent aujourd’hui sur la dureté de l’époque écouteront des morceaux de Vincent Delerm, Red hot chili Pepper ou Philippe Katerine en soupirant "qu'est-ce qu'on se marrait à l'époque!"

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 13:59

"J'ai cherché ton dernier livre, impossible de le trouver" m'ont dit des amis. Effectivement, je me suis amusée à le demander dans plusieurs Relay ou librairies, et ils n'en avaient plus. Du coup, ils en ont commandé, mais les commandes ne dépassent pas un ou deux exemplaires, faute de place. Si vous n'arrivez pas à le trouver, demandez le, car les réassorts ne sont pas automatiques. (j'ai l'air de faire de la retape, comme ça, mais c'est vrai, ça m'énerve que des personnes partent en vacances avec l'envie de me lire et ne le puissent pas.)

Autre question encore plus futile, une envie de changer de coiffure. En fait, ce n'est pas futile du tout, car ce genre d'envie précède généralement un changement dans ma vie, je l'ai maintes fois constaté. Quel changement? Mystère. Quelle coiffure? Mystère aussi, mais me trotte dans la tête celle de Louise Brooks, que j'ai portée presque dix ans. A voir... A moins que tout simplement je garde ma coiffure actuelle, juste un peu plus courte pour l'été. J'adore ce genre d'angoisse métaphysique...

 

 

 

 

 

Pour vous exercer les zygomatiques cet été, le blog "blogborygmes" (lien à côté) de saoulfifre, tant-bourrin et Manou" est excellent. Esprit potache, même si Saoulfifre- qui intervient parfois ici- semble un honorable père de famille. Bref, j'aime bien y faire un tour, c'est inventif, intelligent et ça ne se prend pas au sérieux, même si parfois ça l'est.

Autre spécial copinage: si vous en avez l'occasion, courez voir Jeanne Cherhal en concert, elle déménage: pianiste, guitariste, chanteuse, excellente parolière, des jambes de rêve, TRES bien roulée quoique un petit peu trop mince et un climat qui rend heureux. Je l'ai vue à la Rochelle, aux Francofolies, ça valait le détour. C'était d'ailleurs un très bon cru, ces Francofolies 2007. J'y ai  découvert "En cours de root", un groupe de ce que j'appelle "rock rural" genre Karpatt, mais surtout super vivace, drôle, capable de faire danser tout le monde dans une rue bondée, heureux de jouer et chanter et- ce qui ne gâte rien- composés d'excellents musiciens plutôt mignons...

 

 

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 18:09

A force d’entendre des âneries sur la TVA sociale, mon cœur d’ex-Inspecteur du Trésor se serre J Comment discuter d’une question aussi cruciale sans rappeler quelques fondamentaux qu’apparemment certains débatteurs patentés ignorent ? 

Principe de la TVA (taxe à la valeur ajoutée) 

Les entreprises facturent à leurs clients la TVA et la reversent ensuite au service des impôts, déduction faite de la TVA qu’elles ont elle-même payée à leurs fournisseurs. Le mécanisme fonctionne ainsi : 

 TVA collectée sur les ventes 

A chaque fois que l'entreprise facture une vente de biens ou de services, elle mentionne un montant HT auquel elle ajoute la TVA pour obtenir un prix TTC.
  TVA récupérable 

L'entreprise règle ses propres fournisseurs TTC.  La TVA qu’elle a ainsi payée est déductible de la TVA collectée sur les ventes. Ainsi, à chaque stade de la chaîne de production, l’entreprise récupère en aval sur son client la TVA qu’elle a payée en amont à son fournisseur. C’est un impôt dit « récupérable »  

 

Le consommateur, qui arrive en fin de chaîne , paye la TVA sur ce qu’il achète, mais ne peut pas la récupérer, puisqu’il ne vend rien. C’est donc lui qui supporte la charge de la TVA, et non les entreprises qui concourent à la production du bien ou du service. 

Voici d’ailleurs l’avis de Nicolas Sarkozy sur l’augmentation de la TVA, piqué sur le site de l’UMP : 

Commission des finances 4 mai 2004
"M. Nicolas Sarkozy a relevé que les études économiques dont il disposait montraient que l'impact le plus récessif d'une hausse de la fiscalité des ménages provenait de la TVA, dont une hausse d'un point pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins, alors que l'impact d'une hausse de la CSG et des charges patronales était respectivement de 0,5 point et 0,4 point sur la croissance. Il a ajouté que l'accroissement du taux normal de la TVA serait problématique pour la compétitivité française, à l'heure où certains des nouveaux Etats membres de l'Union européenne proposaient des taux d'impôt sur les sociétés allant de 10 à 19 %. Il a enfin rappelé que l'Etat ne
contrôlait pas le niveau des prix, et qu'il était donc à craindre qu'une hausse de la TVA, malgré la diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le prix de vente, à l'image de ce qui avait déjà été constaté dans la grande distribution."
  

 

Quant à l’idée de faire payer la TVA sociale aux entreprises étrangères pour faire augmenter leurs prix, elle est illusoire.  Ceux-ci resteront de toutes façon inférieurs aux prix français, tant la main d’œuvre est sous-payée dans certains pays. Les entreprises visées pourraient même être tentées de baisser leurs salaires, pour réduire encore la part du travail dans leur prix de revient, ce qui accroîtrait la misère d’ouvriers déjà sous-payés. 

Reste une question non résolue : comment financer le budget social de l’Etat quand le financement par le travail devient insuffisant,  parce qu’il n’y a plus assez d’emplois salariés, donc de charges sociales versées, et qu’il y en aura de moins en moins puisque que la majorité de l’économie, aujourd’hui, repose non sur le travail, mais sur les échanges financiers? C’est ce que nous verrons au prochain épisode…

 

 

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 22:22

Week-end dans ma belle Auvergne, quel bien ça fait ! Sur le marché d’Aubière, dimanche, voir un vieux touiller consciencieusement un plat où mijotaient des andouillettes, plein d’oignons et du vin blanc, une sauce réduite, onctueuse et qui sentait tellement bon que séance tenante je me suis dit que j’allais faire la même de retour chez moi. Ce soir, j’ai jeté pêle-mêle dans une poêle une brassée d’oignons frais achetés sur ledit marché, bien émincés, du bon vin blanc, sel, poivre, un poil de 5 parfums, des herbes de Provence et, à la place des andouillettes, des cubes de jambon blanc qui, nature, auraient eu un air tristounet. Je ne vous dis pas le régal Sur le marché, il y avait écrit à côté de la marmite de truffade « cuit à l’ancienne dans la graisse ». Z’ont pas l’obsession du péché diététique, au moins… Des minots de deux ou trois ans jouaient dans la rue sans parents pour leur courir derrière, ni téléphone mobile pour se faire harceler par leurs géniteurs inquiets. Des minots en liberté, et je me suis dit qu’il y en avait rarement à Paris. Le métro ne déborde pas de gamins, sauf les mercredis, mais… encadrés par des animateurs socio-cul ou des parents excédés. En Auvergne, il y a plein de marginaux sympas, des qui fabriquent des bijoux ou font de la musique, et vont faire manutentionnaire ou chantier du bâtiment pour boucler leurs fins de mois. Sans la ramener, sans la jouer artiste ? Juste pour vivre.  

 

La veille à Paris, j’avais eu un échange avec un vieux pote, pervers désabusé. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui. Pervers, parce qu’il explore le sexe depuis des années  sans trop savoir ce qu’il y cherche, et ne le trouvant pas, va de plus en plus loin dans les pratiques… Désabusé, parce que tout cela l’ennuie, au fond, même s’il y trouve le plaisir fugace de s’être vidé les burnes et de s’être cru top parce qu’il baise de jolies collégiennes du couvent des Oiseaux ou des starlettes du PAF ! 

Le pervers, expliquait un jour une psy, est toujours désabusé parce qu’en fait, il n’aime pas le sexe, il n’aime pas sa ou ses partenaires. Il n’aime rien, même pas lui. C’est à peine s’il jouit, il ressent juste l’excitation du moment, excitation si vite retombée qu’il lui en faut un peu plus la fois suivante, pour la même déception ensuite. Trip, flash, descente. Un scénario de toxico. La différence entre pervers désabusé et érotomane joyeux ? Le second s’amuse, jouit de la découverte de l’autre, trouve rigolo d’être galopin et s’intéresse finalement peu à la technique et davantage aux personnes. C’est de la gourmandise, pas de la dépendance. La différence  est dans la convivialité. Tant que ça reste festif, pas de danger.

Mais quand on sent seul même en partouze, seul même si on est dix à boire ou à fumer, seul quand on fait du bruit autant qu’il est possible… quand le lendemain est une éternelle gueule de bois, le plaisir devient pervers, et le pervers désabusé.  

Photo du bar "Pierrick Bourgault" in "Bars du Monde"

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 22:57

Un commentaire du post "inquiétude largement partagée" me renvoie sur le blog de ehim  http://ehim.over-blog.com que je vous recommande chaudement, il y dit des choses sensées utiles à lire avant dimanche, et ça m'évitera de les écrire :)

Politico sensuelle: l'entretien sur www.radiovraimentlibre.com  entre Julien John, Franck Spengler et moi, intitulé "Les grands amoureux". Une chouette radio, un peu déjantée, on peut ne pas toujours être d'accord avec ce qui s'y dit, c'est le principe même de la liberté. Payante, mais pas chère, genre 12 euros pour un an, et on peut s'abonner pour moins d'un an.

Samedi dans l'émission "Parlez-moi d'amour" de Gabrielle Stefanski, de 20h à 22H, Martine Asselin et moi parlons de "La Grande amoureuse": extraits sonores du film, discussions, le tout entrecoupé de musiques superbes. De 22h à 23h, lectures érotiques et après 23h, un autre écrivain vient parler de sensualité. C'est une émission voluptueuse, comme la voix de l'animatrice. A découvrir sur la radio RTBF pour les Belges, et sur le Net pour les autres: www.lapremiere.be

Dépêchons-nous de prendre un peu de plaisir, après.... ça dépend de vous!

 

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