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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 19:12

Non, je n’aurai pas passé la journée à faire du tri pour rien, on trouve dans les dossiers des trucs réjouissants. Après les jeans stretch qui moulent si savamment les cuisses et les fesses des belles filles, voici la capote « stretch » de Intimy qui moule au plus près les bites avec ce slogan stupéfiant : 

« Intimy lance le préservatif le plus petit du marché ». 

Bravo, chapeau, courageux ! Jusqu’ici, la pub insistait plutôt sur le King Size. Comme je l’avais écrit dans la nouvelle « Ce serait comme un jeu » ( « Des désirs et des hommes  ») : « Je lui dirai : ordinaire ou King Size ? Je crois que pour toi il faut la King Size ». C’est le genre de compliments qui fait prendre un centimètre de plus à un homme. A sa queue. » 

Que fait la journaliste consciencieuse face à l’événement ? Elle enquête ! J’ai donc appris du laboratoire Mercurochrome, fabriquant Intimy, que nombre d’études montrent que les hommes ont tendance à mettre un préservatif trop grand, ce qui donne des plissements, de l’inconfort, et une propension à le perdre dans leur partenaire, d’où scènes terribles : 

« Je te jure que j’en ai mis un ! –Menteur, tu as profité de mon émotion pour me baiser sans protection. – Mais non, je te jure… - Alors elle est où, cette capote ? » Humiliant de chercher sous le lit, sous l’oreiller, dans les draps froissés par le plaisir… et difficile pour la dame, quand elle ressent une gêne intime d’extirper l’objet qui est allé se tasser très loin dans l’antre des délices comme disent les romanciers à quatre sous. 

Bref Intimy, conscient qu’une capote à la bonne taille peut sauver des vies et sauver des couples sort un préservatif non pas petit, mais adapté à l’immense majorité des mensurations masculines, et le baptise « Effet stretch » pour suggérer qu’il est extensible et que, donc, Monsieur est tout de même bien outillé. L’honneur est sauf… 

Parallèlement, et ça, c’est la vraie bonne idée, la marque vendue en grandes et moyennes surfaces propose aussi un anneau vibrant à fixer à la base de la verge, avec ou sans préservatif suivant vos habitudes, et qui, actionné au moment crucial, propose des vibrato délicieux pour les deux partenaires. Un jouet pour deux, quelle belle idée ! J’en ai acheté un, pas encore testé. J’ai hâte…

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 00:09

Déjeuner avec Pierrick au Salon de l’Agriculture, rendez-vous de tous les hommes et femmes politiques en campagne électorale. C’est à qui mettra sa main au cul des vaches pour prouver qu’il (elle) est une personne simple et proche du peuple, à qui s’esbaudira devant les produits authentiques de nos beaux terroirs, à qui parlera de développement durable et d’économie d’énergie dans une débauche de prospectus jetés à terre, tandis que tournent les trayeuses et chauffent les porcheries qui révèlent aux petits nenfants ébahis de la Ville que le lait ne sort pas d’une bouteille en plastique Lactel, et que le jambon est issu d’une brave bête à l’air bonhomme et la queue en tire bouchon.

 

 

Lu hier un reportage sur l’ordinaire des commissariats qui côtoient toute la misère du monde : gens alcoolos, violeurs, violents, désespérés…  On a l’impression à ce genre de lecture que toute la France part en quenouille, ou en couille. Sauf que la majorité des gens, heureusement, ne finissent pas la nuit au commissariat, pas plus que les « cités » ne sont peuplées de hordes de sauvages : 95% de leurs habitants essayent d’y vivre au mieux, malgré les difficultés. Mais d’eux on ne parle pas. 

C’est comme ce gynéco, par ailleurs charmant, qui expliquait en conférence de presse les affres de la ménopause. « Les femmes prennent douze kilos, ont la peau sèche, le vagin rugueux, une perte de libido, les cheveux qui tombent… » Affolant, de quoi être terrorisée à l’approche de la cinquantaine. Tout simplement parce que ce médecin, par définition, ne voyait QUE les femmes à ménopause difficile. Les autres vont jouer au tennis avec des copines, au pénis avec leurs amants, et poursuivent des études jusqu’à point d’âge, les universités seniors sont bondées !

Tout ça pour dire que la lecture des information s donne l’impression que tout va mal, parce que les medias privilégient les catastrophes qui font les beaux titres. En plus, avec la diffusion universelle des infos, là où autrefois une indigestion de rillettes avariées se résolvait tranquillement dans les toilettes familiales, elle fait aujourd’hui la UNE des journaux télévisés, entraîne la fermeture de l’usine à rillettes (200 personnes au chômage !) et propage l’idée que la listéria et autres bactéries malignes nous guettent à chaque bouchée avec leurs petits doigts crochus et que la nourriture est devenue notre pire ennemie. J'ai vu une superbe affiche ordonnant: "Mangez moins: moins salé, moins sucré, moins gras".  C'est vrai qu'une petite bouffe fade et sèche, ça donne moins envie... C'est l'histoire du médecin à qui son patient demandait le secret pour vivre longtemps: "Arrêtez l'alcool, le tabac, le sexe et les nourritures trop riches." -Et je vivrais longtemps, docteur? -Ca, je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c'est que ça va vous paraître long."

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 22:20

Partie par -22° de Montréal, un plateau repas, deux heures de sommeil et deux petits-déjeuners plus tard (oui, y avait un transfert, donc deux fois le petit déj’ !) arrivée à Paris avec +12°, j’sais plus bien où j’en chuis … A l’aéroport de Montréal, l’hôtesse de comptoir a éclaté de rire : « J’vous ai vue à la TV, et après on a bien discuté avec mon conjoint. » Au contrôle des bagages, même chose « Vous étiez à la TV hier ».  

Trouvé sur mon blog et mon courriel des messages chaleureux. Plusieurs femmes me remercient, soit parce qu’elles ont très envie de concilier amour stable, foyer, avec d’autres désirs et d’autres découvertes, soit parce qu’elles le font déjà mais se posaient la question de leur normalité : « Je me sens moins seule », me disent-elles. Très franchement, moi aussi !

En définitive, « la Grande Amoureuse » et il y a quatre ans « Aimer plusieurs hommes  », n’ont fait qu’être précurseur de ce qui semblera peut-être tout à fait naturel dans dix ou quinze ans. Les mœurs évoluent. Souvenez-vous : il y a moins de vingt ans, l’homosexualité était classée « maladie mentale » dans les livres de médecine, il y a trente ans être enfant de divorcé était une tare… 

A contrario, se souvenir, toujours, que rien n’est définitivement acquis. Surtout quand ça touche aux relations de pouvoir d’un être sur un autre.

Un ami écolo m’a dit : « Nous nous battons contre les brevets sur le génome, parce que nous pensons inadmissible qu’on veuille s’approprier le vivant. La première appropriation du vivant, n’est-ce pas cette conception du couple qui dit que la femme appartient à son mari et le mari à l’épouse ? » Tien s, après la « biodiversité amoureuse » que j’ai ardemment défendue, voici une autre approche écolo des amours plurielles : « ne pas s’approprier un être vivant », ça me plaît bien. 

Dans l’avion, en demi sommeil, je visualisais des instants passés avec tel ou tel. Pas un ne ressemblait à l’autre. Que ce soit avec A, B, B, B, D, F ou G (plus quelques autres lettres) chaque rencontre est une alchimie particulière, unique, qui n’entre pas en rivalité avec les autres. C’est un peu comme une symphonie : chaque instrument joue sa partition, tous sont indispensables à l’harmonie de la pièce, et pas un n’est plus important que l’autre : un simple triangle donne LA note qui manque si on l’oublie, les cordes jouent leur rôle, les cuivres aussi, et qui oserait dire que les instruments de l’orchestre sont en compétition ? 

Si le film de Martine ne s’appelait pas « La grande amoureuse », j’aurais pu l’appeler « La partition amoureuse », car dans le mot partition, il y a l’idée d’harmonie musicale et l’idée de partage…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 17:33

Beaucoup de monde dehors pour la Nuit Blanche, trop. Comme son homologue parisienne, le fête péchait par les files d’attente interminables à chaque spectacle ou presque. Nous nous sommes contentés de picorer, de ci, de là, surtout pour goûter l’ambiance, chaude malgré la neige et une bise traîtresse… Rentrés raisonnablement à 3h du matin, on commence à fatiguer!   En buvant mon café ce matin, je lisais les journaux. Vue de l’extérieur, la France a une image bien positive. Un organisme international vient de lui décerner pour la seconde année le prix du pays où il fait le plus bon vivre, sur des critères précis: qualité des soins et de la santé, qualité des infrastructures (notamment le TGV), climat social et économique propice aux investisseurs étrangers, qualité de vie: paysages, gastronomie, prestige culturel… Pas mal, non, pour un pays soi-disant en déclin!

Lu aussi les manifestations organisées au Québec pour la semaine de la Francophonie. Pour eux, cernés par l’anglophonie, le français est un patrimoine dont ils sont heureux et fiers, ce qui stimule leur imagination, tout comme dans les pays d’Afriaue francophone la langue française est vivante, avec des inventions de mots réjouissantes, plutôt que des anglicismes. Ici, on dit entrevue au lieu d’interview, courriel pour e-mail, ascensoriste pour liftier, voyagiste et non tour-opérator, recherchiste pour la journaliste qui cherche les personnages ou les documents pour une émission, standiste pour qui monte un stand d"exposition, et florilège au lieu de best-of. Plus subtil, et significatif: le débat à propos du voile islamique est un enjeu électoral (y a des élections en fin de mois) comme en France. La majorité des gens sont très fermes sur le principe selon lequel le respect des cultures et des religions ne doit pas aller contre l’égalité entre les sexes. Ce n'est pas un hasard si les québécois disent naturellement auteure, professeure, chroniqueure, la ministre, la députée… alors que le débat sur la féminisation des noms a été violent en France, comme quoi le "e." féminisant les mots était affreux. Affreux, pourquoi? Nul ne peut justifier d’ une loi esthétique en la matière. A propos d"élections, l’image internationale de Nicolas S. n’est pas fameuse: là aussi, c"est intéressant d'aller voir ce qu’en disent les journaux étrangers…

Demain, première diffusion de "La Grande amoureuse" à la TV: on croise les doigts…

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 20:05

Accalmie dans la promo de "La Grande amoureuse". Après un déjeuner avec la responsable de Canal Vie, ballade dans Montréal, puis le soir bar à tapas et flamenco, et ensuite concert dans le cadre du Festival "under the snow" , le bien nommé, où Josué se produit. Ca commence par un groupe, Lesbo Vrouven, emmené par un chanteur électrique et élastique, qui saute sur son clavier, puis hors de la scène, puis revient… le tout avec une gueule de collégien sage, le contrate est saisissant.

Uberko, le groupe avec Josué est rock avec des tonalités Pinkfloydesques et des ruptures de rythmes bien intéressantes. Martine, Oli et moi avons dansé comme des malades pendant toute la prestation. Au retour, on sent que le temps change, il doit faire dans les –12, heureusement qu’on s’est forgé des calories en dansant.

Ce matin, tempête de neige, salué par des cris d’allégresse de mes petits camarades décidément pas fait comme nous autres J , j’en profite pour traîner, vu qu’on s’est couché à deux heures et avons été réveillé à 7h30 par mon ‘tit frère qui s’était gouré dans le décalage horaire!!! Ce soir, on va au théâtre voir jouer la sœur d’oli, et demain faut que je sois à 8h45 à radio Canada pour une entrevue… Et le soir, c’est la "Nuit blanche à Montréal" (blanche, elle le sera…)

Concerts, expos, théâtres, piscines ouvertes de nuit, la même que la nuit blanche à Paris, mais avec 30cm de neige. Martine et Oli, qui me retiennent en otage, ont décidé de me faire glisser sur des pentes étranges avec des engins de glisse pas moins bizarres, je crains le pire. En lisant le programme de la Nuit dans les journaux, j’ai été frappée par la façon cool d’écrire " à tel bar vous goûterez telle bière et pourquoi pas deux ou trois verres de vin…. Puis, quand vous serez bourrés à 3h, allez à tel lieu" En France, il y aurait une astérique après le mot "vin" : à consommer avec modèration. Et pourtant, il y a plus d’alcooliques en France qu’au Québec… Sympa aussi de lire une pub pour un site de rencontres qui annonce " des hommes super de la tête aux boules" … J’adore cette spontanéité!

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 13:43

Le Québec est une petite province dans l'immense Canada, francophone et sympa. Le reste du pays est fort proche du voisin et cousin USA. Pendant longtemps, le gouvernement canadien refusait les accords de Kyoto sur la réduction des  gaz à effet de serre, faut dire que le réchauffement planétaire est moins sensible chez eux, quoiqu'ils me disent que -8¨ce matin, c'est vraiment anormalement doux. La météo annonce une tempête de 30cm de neige demain, ils sont tout ravis de me faire voir ça: tu vas voir comme c'est beau!

Le voisin et cousin US a toujours un côté envahissant. Obsession pétrolière oblige, et désir de ne plus dépendre du pétrole des pays du golfe, Oncle Sam s'est mis en tête d'exploiter les sables bitumineux de la province canadienne d'Alberta. Tu prends le sable, tu le laves et tu récupères le pétrole, et pour pas te faire chier avec des intermédiaires, tu construis un pipe-line géant direct entre Canada et USA. Ben voyons! Et c'est ainsi que la province d'Alberta est saccagée sur le plan écologique: captation des réserves d'eau pour laver le sable, rejet d'eaux polluées, émanation de gaz toxiques...

Ceci me rappelle furieusement le pillage du nickel en Nouvelle Calédonie dont je vous ai parlé au tout début de ce blog. Avoir des matières premières aujourd'hui te met à la merci des prédateurs friqués, l'Afrique en sait quelque chose.

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 22:12

Nicolas Sarkozy a mille fois raison quand il parle de revaloriser le travail. Mais il a un million de fois tort de s?en prendre aux chômeurs, aux « assistés » ou à ceux qui ne « veulent pas travailler ».

 

Quand on est chômeur, c?est qu?on a été licencié, et dans la majorité des cas, cela ne fait pas plaisir? Etre traité en « variables d?ajustement », parler de « dégraisser le mammouth », proposer à des jeunes bac + 5 ou 7 des stages payés de 0 à 300 euros par mois, instituer un CNE dont le dernier rapport sur le sujet montre qu?un an après l?embauche 46% des travailleurs en CNE n?ont plus de travail, considérer que le CV d?un candidat de  plus de 45 ans va directement à la poubelle (j?ai entendu un DRH le dire) voilà qui est réellement c?est dévaloriser le travail et pire : c?est dés human iser les gens, jusqu?à les tuer.

 

Trois salariés de Renault, un de Peugeot et deux ou trois de la SNCF se sont suicidés. Pas des ouvriers à la chaîne , mais des cadres et techniciens qui à leur tour connaissent les affres d?un travail sans âme, pas reconnu, avec la pression de la hiérarchie toujours plus forte?  Une amie professeur me raconte le drame de son mari, fonctionnaire harcelé par sa hiérarchie. On l?ignore souvent, mais Marie -France Hirigoyen, auteur d?un livre sur le harcèlement au travail me l?avait confirmé : dans la fonction publique, le harcèlement est particulièrement cruel, car l?impossibilité de licencier celui qu?on a « dans le nez », fait qu?on essaie de l?avoir à l?usure, jusqu?à ce qu?il démissionne, tombe en dépression? ou se suicide.

 

Tout à l?heure, au Monoprix près de chez moi, une vendeuse disait à une autre : « Bonne nouvelle, la semaine prochaine il y aura moins de monde que l?an dernier à la même époque, donc on ne nous monte pas les objectifs. » Eh oui, dans les grandes surfaces, on ne vend pas aux gens selon leurs besoins. On regarde ce qu?ont acheté 1000 clients l?année d?avant, et on impose aux vendeurs d?augmenter ce chiffre l?année d?après. Toujours plus, toujours plus? et malheur à la vendeuse qui ne place pas la carte fidélité ou ne fourgue pas les promotions.

 

Hier un ami travaillant dans l?industrie était soulagé : le petit chef qui menait la vie dure à son équipe a enfin été renvoyé? après avoir acculé trois salariés au départ : maladie, dépression, démission. « J?aurais pu être le quatrième. »

 

Ce matin, sur Europe 1, une sociologue qui travaille depuis vingt ans sur le monde du travail remarquait que les conditions de travail se dégradent depuis dix ans : les accidents sont moins nombreux, mais plus graves, et surtout, le stress n?est plus physique, il est mental, usant? L?usure mentale répétée peut conduire à l?infarctus, à la dépression nerveuse, à la mort subite (le fameux Karochi des salariés japonais surmenés) et faire le lit de certains cancers en induisant un déficit immunitaire : l?organisme n?arrive plus à éliminer les cellules cancéreuses comme il le fait d?ordinaire dans la majorité des cas. Surtout quand de surcroît on travaille avec des matériaux cancérigènes.

 

La dévalorisation du travail est d?autant plus forte que se creuse l?échelle des revenus, car dans un monde où tout se monnaye, la valeur qu?on vous accorde est indexée sur ce qu?on vous gagnez. Surtout quand le manque de considération vient aggraver la dévalorisation matérielle du travail. 

 

En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. Ce salaire, dit médian, est en baisse de 0,4% par rapport à 2003. C'est sur lui qu'est fixé le "seuil de pauvreté" : sa moitié selon le critère français soit 3,5 millions de "pauvres", 60% selon le critère européen soit 7 millions de personnes concernées en France.
(rapportINSEE)
Le salaire moyen était, lui, à 1.903 euros mensuel nets en juin 2005 (source INSEE/60 Millions de Consommateurs).

 

On est bien loin des 4000 euros net que Jean-François Coppé considérait comme un salaire moyen?

 

 

 

 

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 23:51

Je vous avais parlé ("Saga de la combishort") de ma passion pour ce vêtement aussi pratique que seyant. On se gaussa de moi, dans mon entourage qui ne comprend pas que je conserve de telles reliques at home et pire: que je soudoie un honnête artisan Béninois pour qu'il m'en confectionne de nouvelles dont vous avez vu les très belles photos dans le post susdit.

Qu'on se le dise: je suis une précurseuse, une renifleuse de tendance comme ont dit quand on parle français (il y a aussi un anglicisme pour exprimer cette vision magique de ce qui sera avant que ce soit)

Et deux images valant mieux que 100 000 mots comme disait le Grand Timonier du temps où la mode chinoise se limitait à une veste à col montant avec boutons de passementerie, voici la preuve de ce que j'avance, trouvée dans un magazine féminin récent à très grand tirage.

 

Sur ce, je vais me coucher, cet effort littéraire m'a épuisée.

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 00:12

Avant de me glisser voluptueusement entre mes draps, avant de sonner à la porte d'un ami pour une soirée douce ou plus si affinités, avant de prendre mon vélo pour aller voir les écureuils et les lapins de la forêt à 500m de chez moi qui habite à douze minutes de Paris (le pied!) avant de prendre le temps de discuter avec le SDF du coin qui est un réfugié du Kosovo et a eu la grippe récemment, avant de me plonger dans mes écrits d'adolescente et de revivre des amours anciennes et pourtant toujours présentes dans mes souvenirs, avant de mettre des baskets pour ne pas avoir mal au pied à la prochaine manif, avant de fermer mon mobile pour avoir la paix, de fermer mon ordinateur, de mettre le répondeur et de décider qu'il est doux de ne pas être joignable, avant de savourer cette liberté, je prends en pleine figure une couverture de magazine, un titre de quotidien, une image du JT: Sego, Sarko, François, Jean-Marie... et les imagine dans leur agitation non pas campagnarde mais campHargneuse, bouffie d'adrénaline et de repas trop vite avalés, mal digérés, dans le vacarme des meetings, dans le stress des voyages incessants et je me demande " Pourquoi tant d'agitation? Pourquoi veulent-ils être chefs?"  

Voici la réponse:

 Moralité: si le peuple cessait de mettre le chef sur un piédestal (ou un perchoir), il se ferait moins emmerder.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 19:12

Aujourd’hui, plus gauchiste que Nicolas Sarkozy, tu meurs. Il nous refait le coup de la fracture sociale inventé par J. Chirac en 1995, s’affiche en blouse de travailleur avec les gars de Rungis,  caresse dans le sens du poil des enseignants qu’il traitait il y a peu de laxistes, fraternise avec les exclus de la banlieue, traités l’an dernier de racaille, mais c’est le même qui a dit en 1996 : « Je souhaite que nous nous battions pour que nos enfants partent avec les mêmes chances, mais JE NE VEUX PAS que tous arrivent sur la même ligne. » Il n’a pas dit : « Tous hélas n’arriveront pas sur la même ligne » mais « Je ne veux pas que tous…. »  Pour retrouver les petites phrases des hommes politiques, consultez les archives de l’INA, c’est édifiant !

C’est lui qui avait eu le premier l’idée du CPE (que Dominique de Villepin lui a fauchée pour essayer de le doubler à droite) et aujourd’hui, s’apitoie sur le sort des « jeunes couples qui en chaîne nt petits boulots et contrats précaires », tout en voulant généraliser le CNE.  

 

Lui qui se prétend préoccupé d’écologie et préfère au lieu de « HLM délabrées » (terme ô combien méprisant pour le logement social) rendre les français propriétaires de maisons à 100 000 euros chauffées à l’électricité, mode de chauffage le moins performant sur le plan énergétique et le plus cher à l’usage. 

Lui qui défend « la valeur travail », alors que depuis des années les profits boursiers, les contrats de travail précaires, les licenciements massifs, les délocalisations,  les stages payés 150 euros par mois ne l’ont pas choqué plus que ça… Quand il dit : « Travaillez plus pour gagner plus », comprenez : « je n’augmenterai pas vos salaires ». « J’exonérerai de charges les heures supplémentaires »= il sera plus rentable pour les employeurs de faire travailler davantage leurs salariés que de créer des emplois. « Je veux favoriser la mobilité des travailleurs »= je ne m’opposerai pas aux délocalisations ». « J’instaurerai un bouclier fiscal limitant à 50% maximum les prélèvements fiscaux sur les revenus » =  les plus hauts revenus- ceux qui aujourd’hui dépassent la tranche des 50%- paieront moins d’impôt et l’ISF sera de facto supprimé. Moins d’impôts, davantage d’aide aux entreprises, davantage de dépenses= vous êtes effrayé par la Dette Publique actuelle ? Vous n’avez encore rien vu !!! 

Rarement on a vu quelqu’un asséner autant d’énormités avec un tel aplomb. Et en plus l’annoncer !  Dans son discours du congrès d’investiture, très bien écrit au demeurant, NS a expliqué en substance à son électorat de droite habituel : « Je vais dire des choses qui vont vous surprendre et m’adresser à des gens à qui nous n’avons pas l’habitude de parler. N’en soyez pas étonnés, n’y prêtez pas attention, il nous faut ratisser large pour gagner. » 

En clair, il dit : « Je vais raconter n’importe quoi, c’est pour rire, c’est juste pour récolter les voix des naïfs qui me croiront. »  Chapeau l’artiste ! C’est du Supermenteur puissance douze. L’élève a dépassé le maître.

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