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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:07

A  juste titre, on s’est indigné du « bizutage » des pompiers de Paris à base essentiellement sexuelle et brutale. Mais dans le même temps d’éminents ethnologues décrivent des « rites d’initiation » cruels et souvent sexuels dans des tribus reculées, sans émotion ni critique, comme si le respect des « traditions » (argument employé par les pompiers pour excuser leur errements) justifiait là-bas ce qui est inadmissible ici. C’est d’ailleurs au nom du respect de la tradition que durant des années les institutions internationales ont refusé de condamner l’excision, jusqu’à ce que, grâce aux associations féministes, on découvre qu’une femme noire n’a pas plus envie qu’une blanche qu’on lui coupe le clitoris et ne l’accepte que sous la menace d’être rejetée par le village si elle résiste.

Pendant que la campagne électorale patinait sur l’abattage des animaux- hallal, pas hallal, avec ou sans étourdissement préalable- « Rendez-vous en terre inconnue » (magnifique émission que j’adore malgré mon esprit caustique) montrait des bergers éthiopiens enfoncer un pieu dans la gorge d’un taureau, laisser gicler le sang et le boire, puis renvoyer l’animal clopinant à sa destinée… tandis que le commentaire glorifiait l’authenticité de ces fiers guerriers devenus « messagers de la paix ».

Le citadin admiratif des « arts premiers » oublie que les sacrifices humains en Afrique noire comme en Amérique Latine devaient faire aussi mal aux victimes que si elles avaient été blanches et modernes et s’esbaudit devant les scarifications multiples sur des visages de couleur alors qu’il hurle lorsque sa fille réclame un piercing à la lèvre ou à l’arcade sourcilière.

Le même s’extasie devant les cordes à linge bien garnies qui vont d’une fenêtre à l’autre dans certaines ruelles du sud méditerranéen et se fend d’une lettre outrée au syndic pour peu qu’une locataire ait suspendu son petit linge sur le balcon pour le faire sécher. Il s’indigne des atrocités commises au Soudan, en Syrie ou ailleurs, mais écarte le militant d’Amnesty International qui lui demande quelques sous d’un revers de main : « Je suis pressé ».

Enfin, quel chœur unanime l’an dernier pour glorifier le stoïcisme des Japonais lors du tsunami à Fukushima, comme si un asiatique, forcément, ça supportait bien la douleur (alors qu’il s’agissait de la sidération face à l’horreur, phénomène bien connue des urgentistes) tandis qu’on ouvre une cellule psychologique au moindre fait-divers en France. L’homme blanc est fragile mais le spectacle de la douleur de lointains terriens le fascine.

Par parenthèse, on eu beaucoup moins d’écho des manifestations antinucléaires au Japon qui ont abouti à la fermeture des tous les réacteurs du pays, l’homme occidental ayant décrété que se passer du nucléaire est impossible… 

Parfois, on se demande si les expositions universelles qui exposaient des « sauvages » à la curiosité des Parisiens ne rencontreraient pas aujourd’hui encore du succès.


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 13:00

zeus.jpgEn ce temps là, l'homme ne savait pas grand chose et s'effrayait d'un rien : la foudre, le ventre de la femme qui s'arrondissait, les maladies, l’ouragan meurtrier, tout lui faisait peur car il ne comprenait pas l'origine de ces phénomènes. Alors l'homme créa les dieux pour se rassurer. Dieu de la foudre, Déesse de la fécondité, Dieu de la mer aphrodite.jpgetmême Dieu et Déesse de l'amour pour expliquer la tétanisation stupide qui saisissait l'homme à la vue d'une croupe bien roulée et de jambes des femmes comme des compas arpentant le globe terrestre en tous sens, lui ne connaissait pas Truffaut, moi, si.

wotan.jpgLes premiers dieux, qu'ils s'appellent Zeus, Jupiter ou Wotan étaient des gaillards solides mais braves, paillards et désireux de profiter au maximum de leur divine existence, sur terre comme au ciel. Hélas, l'homme ayant créé les dieux à son image ce qui est bien compréhensible puisqu'il était sa seule référence, il ne tarda pas à imaginer une mythologie humaine, c'est-à-dire inhumaine. Trop souvent l'expression « c'est humain » qualifie les comportements les plus mesquins, jaloux et cupides. Mythologies violentes, donc, dans laquelle les dieux grecs, nordiques ou romains ne cessent de se battre, d'engrosser sauvagement des terriennes puis d'abandonner le fruit de leurs entrailles, voire de les manger ou les tuer. Un ramassis de meurtres, enlèvements et vengeances sur trois générations de dieux, demi-dieux et avatars.

jésusHeureusement survint un type nommé Jésus, qui avait le bon goût de multiplier les pains,  transformer l'eau en vin, ressusciter les morts, faire voir les aveugles et scander « Aimez vous les uns les autres » à chaque carrefour dans Paris que l'amour rafraîchit au printemps, bien qu'il ne connût pas Brel et ne sût pas valser, à moins que les Evangiles nous aient caché ses compétences en la matière.  Un bisounours, comme on dirait aujourd'hui, sous l'égide duquel les humains auraient dû s’aimer sans réticence,  puisque Dieu ayant doté la femme d'un clitoris totalement inutile pour la procréation, c'était bien la preuve qu'Il voulait que l'Homme et la Femme eussent grand plaisir ensemble. « Que sa volonté soit faite ! » aurait pu penser l'homme en s’offrant une sieste amoureuse après avoir cueilli quelques fruits mûrs et ramassé les œufs  du jour, merci Terre et Poule nourricières.

Eh bien non ! Avec un masochisme obstiné, l'homme s’appliqua à mettre mille freins à ces bonheurs simples, comme s'il ne trouvait de plaisir que dans la contrainte. Stigmatisation de la femme comme un Démon tentateur, voile sur les unes, burqa sur les autres, pudibonderie sur les dernières, jalousie des mâles entre eux, et, pour finir, rivalités entre les différents courants monothéistes qui auraient pu et dû penser que si Dieu unique ils avaient créé, ce n'était diable pas pour que Le Père envoie faire crucifier son fils, plume le St Esprit et considère comme mécréants les adeptes d'Allah ou de Jéhovah ! Au nom de Dieu, l'homme fit donc moult guerres de religion, croisades, Inquisition, exécutions sur le bûcher de femmes jugées « sorcières », conversions forcées de malheureux amérindiens ou noirs animistes, Djihad, fatwa, difficulté pour un ou une goy d'épouser un juif  ou une juive pure Torah, et j'en oublie sûrement.

Bref, ces religions qui ne cessent de proclamer « tu ne tueras point » et rappellent que la vie est sacrée « donnée par Dieu, retirée par Dieu » ( au point que le suicide vous rend indigne d'un enterrement religieux) ont provoqué des milliers de morts, de guerres et d'attentats à travers les âges.

Je doute que la laïcité et l'athéisme ait conduit à de tels égarements meurtriers…

Heureusement, les guerres ne durent pas l'éternité, mais même en temps de paix, l'Homme se gâche la vie avec la religion. Entre les interdictions de manger ceci ou cela (vache chez les Hindous, porc chez les musulmans et juifs, jeûne chrétien du vendredi), les purifications rituelles et les choses impures le plus souvent liées à l'activité sexuelle systématiquement vilipendée par les religieux alors que sans elle, ils ne seraient pas là, tout plaisir de chair comme de bonne chère devient péché. Sans parler des rites et interdictions concernant l'électricité, la façon de s'habiller, de prier, de marcher, de dessiner, de se coiffer.... qui vous minent le quotidien.

Au final, ces Dieu(x) que l'homme avait créés pour se rassurer face aux phénomènes naturels qui le déconcertaient, et en qui il continue de croire alors qu'il sait à présent tout de la foudre et des maladies sont devenue plus contraignants que libérateurs, source de plus de souffrance que de bonheur... excepté au moment de la mort, où la perspective qu'il y ait une vie au-delà de l’Acheron console parfois les moribonds de s'être pourri l'existence avec la religion.

amis.jpgQue ce soit clair : ce billet n'est pas athée. Il constate seulement la propension de l'humain à transformer ce qui pourrait être doux et bon-  divinités bienveillantes et rassurantes- en tyrannie génératrice de frustration, agressivité et violence. Est-ce du masochisme ou de la méchanceté, cette propension à irriter son âme et sa peau jusqu’au prurit, qu’il pratique avec d’autres « vraies valeurs » que la religion ?

L'amour, qui ne devrait être que joyeux sinon à quoi bon ? et que l'humain a dramatisé avec la jalousie, les chagrins d'amour, les conflits de pouvoir et les crimes passionnels. La famille, qui devrait constituer un refuge complice pour ses membres, et qu'il a rendue tragique avec les querelles d'héritage, les violences conjugales, les rivalités fraternelles, les maltraitances aux enfants, l'inceste... La Terre enfin, planète ô combien jolie, que l'homme a défigurée avec la déforestation, les pollutions, l'urbanisme de merde, les massacres de la flore et de la faune... et j'en passe.

Heureusement qu’il reste des esprits libres comme Voltaire- athée et libertin- pour affirmer : « j'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé ».

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 12:44

fou5.jpgBruno Gaccio, qui est un vrai chic type, en était tout marri sur France-Inter : ses enfants lui réclamant une console vidéo, il céda à la pression et se rendit  à la FNAC où il trouva l’objet. « Vous prenez la garantie bon fonctionnement à 39 € ? » demande le vendeur. –C’est quoi ? – Si la console ne marche pas, vous nous la rapportez et on vous donne immédiatement un bon d’achat équivalent à sa valeur pour en acheter une autre, ou tout autre objet d’ailleurs. –Ca arrive souvent qu’elle ne marche pas ? –Oh… une fois sur deux environ, y a des problèmes. – Il y a bien une garantie constructeur ? – Tout à fait, mais là, comptez environ quatre mois pour être dépanné. - Donc, dit le malheureux Gaccio, si je comprends bien, vous me vendez un truc dont vous savez déjà qu’il est défectueux dans un cas sur deux, et du coup je dois payer 39 € de plus pour  être sûr de pouvoir m’en servir ? Haussement d’épaules du vendeur : « C’est le commerce, monsieur. »

Autre joyeuseté, pub TV : une jeune fille fait tomber son ordi et prend un jet d’encre sur son pull. On se demande si c’est une pub pour une imprimante ou un détergent, quand on aperçoit soudain le père, la mère et le petit frère de la jeune fille éclaboussés eux aussi, tandis qu’une voix doucereuse susurre : « Quand votre e-réputation est salie, toute votre famille en subit les conséquences. Mais avec Machinchose protection familiale (je ne vais pas leur faire de la pub, à ces margoulins), vos données compromettantes seront nettoyées ou rendues inoffensives.

Enfin, ce matin, reportage sur les moyens de protéger sa maison contre les cambrioleurs, la totale : porte blindée, abonnement à une société de télésurveillance, alarme et diffusion d’un brouillard opaque qui empêche le malfrat d’y voir clair et permet de le cueillir tandis qu’il cherche la sortie.

flics 5Conclusion : on vous vend de la merde assortie d’une assurance complémentaire, des crétins diffusent des calomnies sur le Net (ou vous-mêmes êtes assez stupide pour poster des clichés de vos partouzes ou de vos beuveries), les cambriolages augmentent malgré l’ex-ministre de l’Intérieur bientôt souhaitons le ex-président qui avait fait de la sécurité sa priorité… mais tout ça est GENIAL, car ça génère une activité économique qui booste le PIB de notre beau pays !!!  De même que les marées noires boostent l’activité des avocats, des fabricants de détergent et des compagnies d’assurances, ou que les accidents de voiture stimulent l’industrie automobile, l’activité des carrossiers/garagistes, les pompes funèbres, les hôpitaux, les labo pharmaceutiques, les fabricants de prothèses, les compagnies d’assurances (elles gagnent à tous les coups, celles-ci) et j’en oublie sûrement…

diableImaginez une seconde- c’est un rêve- que plus personne ne vole ou tue, juste parce que depuis l’enfance on aurait appris aux enfants que cela ne se fait pas et qu’ils l’auraient retenu. ( je répète, c’est un rêve !). CRISE ECONOMIQUE MAJEURE : chômage pour les policiers, les magistrats, les éducateurs, les personnels de sécurité. Plus besoin  de contrats d’assurance pour le vol, faillite des fabricants de portes blindées, de fenêtres sécurisées et autres systèmes d’alarme, fermeture des prisons et chômage pour les matons. Baisse des ventes de téléphones mobiles (première cause de vol et d’agression dans les transports en commun) et de tous les objets de valeur que les cambrioleurs affectionnent.


Conclusion : le mal est infiniment plus souhaitable que le bien dans un système où on ne s’intéresse qu’à la rentabilité économique et pas au bonheur et à la paix.

joueraumonde COUV4bis« Puis-je humblement te faire remarquer que les mégots que je jette sont ramassés par de pauvres travailleurs immigrés qui se retrouveraient sans travail s’il n’existait pas des pollueurs de mon genre ? La pollution est créatrice d’emplois, comme les accidents de la route et les cancers. Le malheur et les frustrations contribuent davantage à la croissance économique que le bonheur. Si tu refuses cette réalité, tu n’as rien compris au monde moderne.

- Moralité ?

Marc haussa les épaules, soudain grave :

« Il n’y en a pas. Tu sais bien qu’il n’y en a plus depuis longtemps… »

(JOUER AU MONDE, page 81).

Quand je vous dis qu’il y a tout dans ce roman et qu’il est urgent de le lire ! Urgent, aussi, parce qu’il va bientôt arriver à trois mois de vie et que passé ce délai, les libraires vont le renvoyez à l’éditeur. Ca s’appelle les « retours », inévitables vu le peu de place qu’ont les libraires, faut en faire pour les nouvelles parutions. Ensuite, les romans retournés ont très peu de chances d’être vendus car les libraires- qui viennent de voir leurs marges réduites avec la hausse de la TVA sur les livres, une honte- sont de plus en plus réticents à commander un bouquin de 13 € sur lequel ils en gagnent 4. Vous-mêmes, si le libraire vous dit « je ne l’ai pas, je vais le commander », 9 fois sur 10 vous répondez « Non, je vais voir si je le trouve ailleurs », et votre envie de lire s’estompe en trois pas. On me dira « il reste Internet ». Effectivement. On a beau vouloir soutenir les petits libraires, le système, là encore, favorise les grosses machines.


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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 19:49

adresse.jpgUn jour, un homme a posté une annonce sur Internet disant à peu près : « Je cherche un mec qui me baisera, me coupera le sexe, le fera cuire et le mangera, puis me tuera ». Cet homme a reçu 4 réponses d’internautes intéressés,  parmi lesquels il en a choisi un qui a tout fait comme prévu, ce qui l’a évidemment conduit en taule, vu que même avec une lettre du mort spécifiant « c’est moi qui ai tout décidé et organisé », un acte de barbarie reste un acte de barbarie. Ce jour là, je me suis dit que permettre à tout délirant de trouver son alter ego sur la Toile, donc de se sentir moins seul, moins anormal, et de ce fait d’être davantage susceptible de passer à l’acte revient à mettre le feu à des bombes émotionnelles extraordinairement dangereuses.

Certes ce cas était pathologique, et heureusement l’immense majorité des internautes est saine d’esprit. Sauf que je suis scotchée par l’agressivité que génère l’expression sur le Net, quel que soit le thème du débat.  Illustration avec une phrase banale : « il fait beau et chaud » (contrepèterie belge) commentée dans différents contextes.

sympho-et-jerry.jpgDans la vraie vie : « Bonjour ! Qu’est-ce qu’il fait beau et chaud aujourd’hui. » Sourire du voisin : « Oui, on se sent plus détendu. – Moi pareil. Allez, bonne journée. Passez donc prendre l’apéro ce soir, on se mettra au jardin. » C’est sympa, bucolique et guidé par les expressions du visage, les regards et la voix de chacun.  Imaginons que les deux voisins n’aient pas été du même avis, ça aurait donné. « Bonjour ! Qu’est-ce qu’il fait beau et chaud aujourd’hui. –C’est vrai, mais va falloir arroser… - Vous avez raison, le sol est tout sec.  –Remarquez, faut profiter, p’têt qu’il pleuvra demain. – Espérons le … » Là encore, tout reste paisible, chacun se mettant au diapason de l’autre.

oreille.jpgAu téléphone : « Salut ! T’as vu le temps superbe ? –Ben oui. –Ca fait du bien, hein ? –Euh… tu me déranges au bureau pour parler du temps ? –Non, non, je voulais te proposer de passer prendre l’apéro ce soir. –C’est sympa, mais je n’ai aucune idée de l’heure où je vais finir, je travaille ! –Ah ouais ? Et moi je peigne la girafe ? –Tu bosses chez toi, c’est pas pareil… -Comment, c’est pas pareil ? Je suis au moins aussi efficace que toi. –Ecoute, j’ai pas le temps de discuter parce que là, tu vois, je rentre en réunion pendant que mossieur est cool chez lui. » Le type raccroche, son pote rumine sur la stupide jalousie de ce copain incapable de bosser en télétravail et persuadé qu’il n’y a que lui qui marne. Entre l’appelant et l’appelé, la distance ne permet pas d’évaluer précisément l’humeur et la disponibilité de chacun, au risque de déranger, d’être troublé par un ton de voix évasif (« qu’est-ce qu’il a ? Il m’en veut ?) alors que l’autre est tout simplement gêné par ce coup de fil perso tandis que sa patronne lui demande des comptes sur un dossier.

revenge.jpgForum Internet à la suite d’un papier titré : « Beau temps exceptionnel pour un mois de mars ».  24  commentaires. (fiction réaliste)

Alpha : 22° à Paris ! On a déjeuné en terrasse…

Bêta : 25° à Bordeaux, qui dit mieux ?

Gamma : 26° à Marseille, dimanche je tente le bain de mer…

Bêta : t’es ouf ! La mer est glacée en fin d’hiver.

Gamma : no problemo, le marseillais c’est pas de la gonzesse… Dis donc, Alpha, tu bouffes en terrasse à Paris ? Avec la pollution, t’es pas dégoûté...

Alpha : dis donc, provincial, tu crois que l’air est pur chez toi ? Fos, ça pue.

Gamma : pas du tout, ça dépend du sens du vent

Delta : Fos ça pue tout le temps, chaque fois que j’y passe je le sens

Gamma : t’habite à Fos ?

Delta : non, dans un bled en pleine campagne mais j’y passe souvent en voiture

Alpha : et voilà ! On parle de pollution parisienne, mais les bouseux roulent plus que nous.

Delta : le bouseux t’emmerde, parigot de mes fesses

Alpha : non seulement il m’emmerde, mais il fabrique de la merde bourrée de pesticides

Delta : va donc cultiver ton jardin, écolo de mes deux

Alpha : et toi, va rendre cinglées tes vaches

Delta : une vache folle est moins conne qu’un parisien de base

Bêta : Arrêtez ! Par ce beau temps, vous n’allez pas vous engueuler…

Delta : tiens, v’la le Bisounours de service

Gamma : « Putain con de Bisounours » tu veux dire, il est du sud-ouest

Bêta : c’est à Toulouse, putain con, pas à Bordeaux, bandes d’ignares

Alpha : Lol, le Bisounours s’énerve, je croyais que seuls les parigots étaient stressés J

Gamma : mdr…

Bêta : il t’en faut peu

Gamma : ouaip ! J’suis pas un coincé de la nouille, comme certains.

Etc, etc… Ou comment en quelques minutes de parfaits inconnus s’invectivent les uns les autres sur un sujet anodin, bien abrités derrière l’écran qui leur permet de dire n’importe quoi puis de disparaître à volonté quand ils en ont assez, d’insulter qui ils veulent et de soutenir des théories fumeuses avec autant d’aplomb que s’ils avaient étudié le sujet pendant quinze ans. Autant dire que sur les sujets sensibles, la politique, la religion, le sexe, le racisme… on arrive à des échanges d’une violence inouïe de la part de personnes peut-être très sympas dans la vraie vie, mais chez qui Internet développe un sentiment de toute-puissance qui se mue en agressivité. Comme si l’humanité disparaissait en même temps que se réduisent les sens impliqués dans la communication avec autrui: trois ou quatre dans la vraie vie (vue, ouïe, odorat et éventuellement toucher)  un (ouïe) au téléphone, et aucun sur un forum Internet. Il semble que sur Skype, où l’on se voit et s’entend, le ton reste nettement plus amical.

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 11:55

Port-Gentil-1952.jpgComme dit souvent mon petit frère (excuse, JM, jusqu’à la fin des temps tu seras mon petit frère de 1m85) nous sommes de purs produits de la colonisation, et heureux d’exister. Or il est vrai que si Saigon et Pondichéry n’avaient pas été des colonies, jamais le métèque indo vietnamien qu’était notre père n’aurait été envoyé en France faire ses études, et jamais, donc, il n’aurait rencontré en France une adolescente Vichyssoise qui n’avait pratiquement jamais franchi de frontières avant de le connaître. Donc, ça n’a pas eu que du mauvais, la colonisation, d’autant plus qu’être sang-mêlé et vivre sur des continents très différents montre la relativité de chaque culture : « Vérité en deça des Pyrénées, erreur au-delà ».

benin03janvier06.JPGEnfants, ne nous effleurait pas une seule seconde l’idée que nous étions supérieurs parce que nous étions blancs, en témoigne cette réflexion d’un petit garçon de l’école de Ziguinchor (Sénégal) : « Maman, je me suis fait un nouveau copain ! –Un blanc ou un noir ? –Euh… j’ai pas regardé. » Ce n’est pas qu’on ne voyait pas la couleur de la peau, évidemment, c’est qu’elle nous importait peu. En 12ème (CP), il y avait dans ma classe une trentaine d’africaines pour deux blanches, et encore j’étais un peu jaune. On jouait toutes ensemble sans se poser la moindre question, et si j’avais remarqué que j’étais parfois « la chouchoute », je pensais que mon jeune âge en était la raison- j’avais 5 ans et demi, certaines dans la classe avaient 14 ans et étaient déjà mères- et pas du tout ma couleur de peau. En revanche, j’en suis encore choquée, je ne supportais pas de voir les « bonnes soeurs» attraper par les cheveux deux élèves qui chahutaient et cogner leurs crânes l’un contre l’autre en disant : « Ca donne creux là-dedans, y a pas de cervelle », ou frapper une élève parce qu’elle avait enlevé ses chaussures en récré, vu qu’elle courait beaucoup plus aisément pieds-nus. J’avais été horrifiée de cette punition, et tendais la main comme les autres pour recevoir un coup de bâton en cas de punition collective.

Je me souviens de mes équipées avec mon frère aîné dans les cases où les mères africaines cuisinaient des sauces écarlates qu’elles nous faisaient goûter, des dîners où mon père invitait son greffier africain et était pour cela regardé bizarrement par certains colons racistes qui pensaient plus malin de ne pas se mélanger. Je me souviens de notre boy, André, à qui j’avais décidé d’apprendre à lire, car lorsque je lui envoyais des mots pour qu’il ne dise pas à maman que j’avais fait une bêtise, il les lui portait illico, ne sachant pas les déchiffrer. Je me souviens de ses pleurs quand nous sommes repartis en France, et de nos pleurs car nous avions envie qu’il vienne avec nous. Je me souviens de maman expliquant à un quémandeur de nourriture une nuit de ramadan qu’elle n’avait que du jambon et ne pouvait le lui donner parce que c’était du porc. « Non, c’est du veau » affirma le quémandeur affamé. –C’est du porc. – Non, c’est du veau ! » Devant cette insistance, maman lui avait donné une tranche de jambon en pensant qu’il n’y a que la foi qui sauve et que ventre affamé n’a pas d’oreilles.

bernard et abdoulayeBref, c’était simple de vivre ensemble, et pourtant nous n’étions pas « politiquement correct » avec la peur permanente de commettre un impair. Le « politiquement correct » qui aboutit à dire « personne à mobilité réduite » pour handicapés moteurs, « minorités visibles » pour peaux noires ou basanées, « non-comprenants » pour cons est une horreur. On n’est pas raciste quand on est capable de se moquer d’autrui quelle que soit la couleur de sa peau, tout simplement parce que se moquer, c’est le considérer comme un égal. Ne pas oser rire avec lui, c’est se sentir coupable d’un racisme qui n’ose se dire…

Quand ma mère s’exclamait dans un village d’Afrique non éclairé « il fait noir comme dans le derrière d’un nègre », tous les noirs alentours éclataient de rire. Eux-mêmes ne manquaient jamais de nous dire : « Nous, les noirs, on sent l’homme, vous les blancs vous sentez le cadavre ». Au lieu de se dissimuler derrière un racisme honteux niant les différences physiques,  nous en faisions un sujet de plaisanterie. Un chef de village s’était gentiment moqué de maman, qui dégraissait les morceaux du méchoui avant de les manger : « Ah vous, les blancs, vous avez peur du gras ! »

Face au débat actuel des gens qui se demandent si les races existent ou non, je reste bouche bée, car se poser cette question sous-entend que si races il y a , elles hiérarchisent les humains et que face à ce danger, il faut nier la notion de races. Un peu comme les féministes qui nient toute différence biologique et hormonale entre hommes et femmes au nom de l’égalité. Eh bien non ! Egalité, oui, identité, non ! Le terme d’identité nationale a vraiment des relents nauséabonds. Arrêtons de parler de « communauté juive », « communauté maghrébine » « communauté asiatique », arrêtons de définir les gens par leur origine ou leur religion, arrêtons de nier que nous sommes différents et battons-nous pour faire reconnaître que ces différences nous enrichissent et que nous sommes tous EGAUX.


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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 13:06
cr4.jpgQuelle audace ont eu les premiers humains qui ont goûté une huître gluante et iodée dont un certain nombre a dû les empoisonner pour avoir traîné trop longtemps au soleil. Puis ont testé les champignons sauvages, goûté les plantes et réussi, après combien et combien de morts,  à connaître les espèces vénéneuses et établir une liste de plantes médicinales.

Quelle endurance incroyable il a fallu aux marins d’antan pour embarquer sur des caravelles brinquebalantes vers l'Ouest, à la recherche d'une route plus courte vers les  Indes, franchir le Cap Horn ou celui de Bonne Espérance sans balise Argos ni  équipe de secours à portée de radios.

Quel courage il a fallu aux repris de justice et prostituées déportés en Australie pour en explorer les déserts peuplés d'animaux dont la moindre piqûre ou morsure pouvait être mortelle.

aborigene_feu.jpgQuelle intelligence ont montré les Inuits, les Aborigènes, les Indiens d’Amérique... pour créer une culture et des modes de vie originaux (hélas quasiment détruits par les occidentaux) et s'adapter à une nature hostile sans la détruire, en sachant d'instinct qu'ils en dépendaient davantage qu'elle ne dépendait d'eux.

Quelle insatiable énergie a animé les médecins qui ont exploré les méandres de la folie, secouru les pestiférés au risque de leur vie, opéré sur des champs de bataille. Et les chercheurs d'or, les aventuriers de tout poil, les missionnaires et religieuses, les passionnés de botanique, les vulcanologues, tous ceux et celles qui agissent non pas comme les téméraires inconscients allant marcher sur les glaciers alpins en espadrilles en comptant sur les sauveteurs pour les tirer d’affaire, mais comme des adultes qui ont conscience du danger, l’évaluent et l’affrontent en adultes.

Y-a-t-il eu un changement génétique, une altération de l’espèce, pour que la moindre intoxication alimentaire se transforme en psychose du concombre et que l’antienne sécuritaire soit un des meilleurs arguments électoraux,  ou est-ce dû à une infantilisation sournoise de la société ?

Car pour devenir adulte, il faut être traité comme tel. Apprendre dès l’enfance à traverser la rue et aller seul à l’école sans gilet jaune, plus tard oser dire « non » aux ordres stupides, mais réduire sa vitesse quand la portion de route est dangereuse, et ne pas conduire bourré. Pas à cause du radar et de l’alcootest, mais pour ne pas courir de risques stupides.

P1020375En 1977, pour « Frapper les cieux d’alignement », j’avais interviewé entre autres l’architecte espagnol Ricardo Bofill qui m’avait fait part de son étonnement : « La France ressemble à une grande école maternelle avec à la tête un directeur- le président de la République- qui intervient dans votre vie quotidienne pour vous dire « faites ceci, pas cela » comme si vous étiez des enfants. Je suis stupéfait que vous puissiez entendre un journaliste vous dire « Bison Futé vous conseille telle route, Bison Futé vous rappelle de vérifier vos pneus avant de partir en vacances » sans éclater de rire ou éteindre le poste. » Que dirait-il s’il connaissait aujourd’hui les pedibus, les assurances « beau temps pour les vacances », les campagnes « manger moins salé, moins sucré », les modes d’emploi « mettez ce médicament hors de portée et de vue des enfants » (pourquoi de vue ? Si quelqu’un peut m’expliquer…) bref ces multiples interdictions/obligations qui infantilisent, rendent dépendants, sécuritaires et annihilent la confiance en soi.


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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:51

Tom & Lou-Anh Wash 27 janv 2009 - 009 copyIl fait froid et il neige en février, quelle nouvelle sensationnelle, que les journalistes présentent comme historique, un tel froid n’ayant pas eu lieu depuis au moins dix ans. Leur mémoire est courte, comme en témoignent toutes les photos de cette page, prise en région parisienne, en Auvergne et à Washington durant les hivers 2009/2010 et 2010/2011.

Autre mémoire courte : après les affaires de l’amiante, du Mediator et autres scandales sanitaires montrant les conséquences des conflits d’intérêts lorsque des « experts » soi-disant indépendants ont des liens avec l’industrie qu’ils sont censés évaluer, c’était promis-juré : plus question de nommer des experts sans avoir évalué leur indépendance. Voilà le résultat, révélé par Générations Futures :

004Un groupe de travail de l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (groupe de travail TTC) vise à permettre la mise sur le marché de substances chimiques toxiques sans aucun test toxicologique. ( approche dite TTC) Ce groupe a été créé en 2008 sans aucune évaluation en interne par l'EFSA ni par des évaluateurs externes. En effet, des documents reçus par PAN-Europe, émanant de l’EFSA après une demande d’accès à ces documents, révèlent que ce fameux groupe de travail a été convoqué et organisé par Susan Barlow, consultante anglaise du secteur privé de l'industrie, proche de longue date de l'industrie chimique finançant un groupe de pression nommé ILSI (International Life Sciences Institute). 10 des 13 membres du groupe de travail TTC de l'EFSA se sont avérés liés à l'industrie. L’avis positif de l’évaluation «indépendante» de l’EFSA sur l’approche TTC est donc sans surprise.

Quelle importance ? L’écologie, ça commence à bien faire comme disait NS. La preuve : les paysans de la FDSEA Ile de France ont manifesté le 3 février contre la politique environnementale du gouvernement (ils l’ont vue où, cette politique environnementale ???) C’est qu’à la FNSEA, messieurs, on veut continuer à produire beaucoup, à coup de pesticides et d’engrais, et tant pis pour les cancers et troubles endocriniens que provoquent ces saloperies, ça fera marcher l’industrie pharmaceutique, les hôpitaux et les Pompes Funèbres. Les cancers génèrent une activité économique non négligeable en temps de crise. (Petite parenthèse : le lobby le plus puissant à Bruxelles est le lobby de l’industrie chimique.)

008Mais tout cela n’a aucune importance pour le seul sujet qui passionne : l’érection présidentielle. L’écologie, que 82% des français trouvaient importante en 2010 est devenue la dernière de leurs priorités en 2012 . Pas parce qu’ils trouvent que la situation s’est améliorée, au contraire, mais plutôt parce qu’ils ne pensent pas que les gouvernants soient capables de prendre des décisions en ce domaine, comme l’ont montré les sommets de Copenhague et de Durban où il était une fois de plus « urgent d’attendre ». Résultat paradoxal: alors qu’elle serait l’une des plus habilitées à prendre des décisions écologiques, la campagne d’Eva Joly patine… Ce n’est pas une politicienne, elle a du mal à transmettre ses convictions pourtant bien réelles, et elle a fait quelques gaffes. Mais surtout, surtout, les français ont la mémoire courte. Fukushima, c’était il y a 9 mois. A l’échelle du tourbillon d’infos, une éternité.

Bon week-end, profitez du présent … Il nous reste la musique, l'amour et les savoureux plats d'hiver à déguster entre amis.

oiseaux pour web

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 13:15

pecheMon cousin Olivier dont j’ ai déjà parlé ICI,  est en train de réaliser son rêve de tour du monde à la voile et en famille. Parti il y a quinze mois, il a connu bien des galères. A travers le récit rédigé par sa femme  et le blog de sa fille Audreyon perçoit les galères de météo, le mal de mer et les avaries du bateau d’autant grainplus prégnantes que leur budget pour cette équipée est restreint. Plus d’une fois, j’ai admiré sa femme Virginie, qui ne partage pas la même passion du bateau qu’Olivier mais a accepté de l’accompagner dans son rêve, en sachant que toutes les tâches quotidiennes –provisions, cuisine, rangement, soutien scolaire des études à bordenfants qui travaillent par correspondance- seraient plus difficiles qu’à terre. Audrey et Damien, redoutaient aussi de quitter leurs copains. Vivre plusieurs années sur un voilier rien qu’avec ses parents, quand on a 13 ans au départ, ça peut faire peur… Mais Olivier tenait à ce voyage, pour que ses enfants comprennent qu’il existe d’autres façons de vivre que la consommation occidentale, d’autres paysages que les centres commerciaux, d’autres loisirs qu’Internet. (même s’ils l’utilisent pour communiquer pendant ce voyage).

capvert2Et de fait, au fur et à mesure qu’ils expérimentent et vivent des aventures dont une seule leur aurait paru insurmontable il y a deux ans, ils découvrent le plaisir de découvrir d’autres pays et d’autres habitudes, d’être en contact direct avec la brésilnature et la mer, et surtout de rencontrer des personnes qui, comme eux, ont choisi de larguer les amarres pour s’ouvrir l’esprit. Des personnes hospitalières, toujours prêtes à partager, aider et vivre de bons moments avec eux. L’inconnu cesse de faire peur pour devenir un être humain avec qui on parle et fraternise. L’opposé de l’ambiance sécuritaire qui fait de tout étranger un danger…

cap vertEh oui, les voyages forment, et pas que la jeunesse. Ils sont à l’inverse du tourisme qui promet « l’aventure en toute sécurité avec guide francophone », et parque les clients dans des hôtels où ceux-ci ne verront pas un autochtone, excepté parmi le personnel de service. Ils rendent plus libres et autonomes. Est-ce pour cela que l’on tente de dissuader les gens de voyager ? En tout cas, c’est l’impression qu’on a en lisant les conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires étrangères (MAE). Les consulter donne envie de se planquer sous sa couette sans bouger tant le monde y est présenté comme dangereux, farci d’individus louches qui n’en veulent qu’à votre peau et votre porte-monnaie. Le langage dit « diplomatique » n’est pas ici de mise, au contraire :

5 terroristes ont été arrêtés à Melbourne en août 2009 alors qu’ils préparaient un attentat visant une base de l’armée à Sydney et 5 autres avaient été arrêtés en 2005 à Sydney. Le risque terroriste existe donc en Australie. (sans un seul attentat avéré, notons-le…)

Deux affaires de piraterie survenues en août et septembre 2011 doivent inciter les plaisanciers se rendant au Venezuela à redoubler de vigilance.

Allemagne : On constate un développement de la petite délinquance (vols à la tire) dans les zones touristiques et dans les grandes villes. Des agressions racistes sont régulièrement signalées.

Belgique : Malgré une diminution de la délinquance, les vols de liquidités et de documents d’identité restent très fréquents, en particulier dans les gares

La question du terrorisme en Grèce n’est pas close même si le démantèlement du groupe terroriste du "17 novembre" a mis un terme à vingt sept années d’attentats revendiqués par ce mouvement.

Bref, faites gaffe dès que vous sortez de chez vous, même dans des pays réputés très sûrs :

Une faible délinquance au Canada et un sentiment général de sécurité n’excluent pas un comportement citoyen afin de prévenir tout type de vol d’objets de valeur (bijou, appareil photo…) ou de documents administratifs

 Le MAE nous prend aussi pour des crétins infantiles : D’une manière générale, l’attention des visiteurs peut aussi être appelée sur le respect nécessaire de la réglementation et des usages locaux (code de la route). (Suisse)

Attention, je ne fais pas d’angélisme et suis la première à voyager sans bijoux précieux, avec peu d’argent sur moi, à garder mes papiers d’identité à l’hôtel (avec photocopies sur moi, et fichiers desdits papiers sur clé USB) et à éviter les quartiers « chauds » si je voyage seule. Mais l’expérience- et pas que la mienne- montre qu’on rencontre plus de gens accueillants que de malfrats dans l’immense majorité des pays. A la décharge du MAE, on peut dire que les ambassades ne voient que les voyageurs en détresse, ce qui déforme leur vision du monde, tout comme un gynécologue est persuadé que la ménopause est une épreuve affreuse car il ne voit que les femmes qui en souffrent. Mais le résultat est là : le MAE fout la trouille et exacerbe la peur de l’étranger. 

La France est la 1ère destination touristique au monde. Sans doute parce qu’elle a la chance de ne pas faire partie des pays visés par le MAE. J’imagine la présentation qu’en ferait notre cher ministère, rien qu’en copîant/collant des phrases réelles et en remplaçant le pays concerné par la France.

greve-generale.jpgLa violence routière est la première source d’insécurité en France. La plus grande vigilance est recommandée aux piétons et cyclistes dans leurs déplacements. Il arrive fréquemment que des manifestations sociales bloquent les circuits touristiques. Ces actions sont parfois violentes. Il convient d’éviter les zones où surviendraient de tels mouvements et de se renseigner au préalable sur les préavis de grève annoncés. 

L’autre source d’insécurité est la petite et moyenne délinquance. La surveillance dans les lieux publics des sacs de voyage est donc vivement recommandée. Le nombre de vols à l’arraché dans les grandes villes, près des sites historiques, dans les transports en commun reste important.

Ajoutons, pour suivre l’actualité :

flics 5Plusieurs affaires d’assassinats et de viols en 2011 doivent inciter les voyageuses à ne pas s’aventurer seules dans les bois et forêts. De même, il est recommandé de ne pas laisser sortir les enfants sans un adulte en raison de cas de pédophilie régulièrement signalés. En cas de contrôle de police, il est recommandé de ne pas résister et de ne pas chercher à parler aux policiers afin d’éviter une garde à vue pour outrage ou une conduite en centre de rétention pour tout étranger dont les papiers ne seraient pas parfaitement en règle. L’attention des voyageurs est attirée sur le fait que l’alcoolisme en France est une cause majeure d’accidents et d’agressions : les voyageurs  éviteront de trinquer avec des inconnus susceptibles de les dévaliser après les avoir fait boire.

Nom d’un diplomate, comment peut-on vivre dans un pays aussi risqué ?


coucher de soleil

 

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 15:41

sarko_masqu_.jpgJe n’écouterai pas cette année les vœux du président et vous n’en aurez donc pas l’exégèse. Pour les nostalgiques, j’ai fait cet exercice en janvier 2009,  réitéré en janvier 2010, puis imaginé le 31 décembre 2010 (pour l’année 2011) ce que pourraient être les vœux rêvés du président. Vous avez donc de la lecture en perspective, surtout les nouveaux lecteurs, et c’est certainement plus instructif de relire des discours anciens avec du recul que de se fader des promesses qui n’engagent, comme disait l’autre, que ceux qui y croient.

En 2012,  mieux vaudra parler non pas de vœux, mais de bilan,  et ne pas oublier quelques petites phrases ou promesses du Président dérisoires à l’aune d’aujourd’hui. Je ne les citerai pas, on a du temps pour se rafraîchir la mémoire, profitons encore de la « trêve des confiseurs ».  Allez si, une seule, car elle est terrible : « Si je suis élu, en 2008, plus personne ne dormira dans la rue ».

capitalisme-malade.jpgA part cela, l’année 2011 a été fascinante, fatigante. Année de chute : de la Bourse,  du système capitaliste, de nombreux dictateurs, bûcher des vanités (DSK, Delarue), disparition de Ben Laden. Chute, aussi, d’une certaine idée du « progrès » mise à mal par Fukushima, centrale vendue comme bardée de systèmes de sécurité et capable de résister à tous les séismes. Enfin parmi les bonheurs de 2011, l’idée - qui fait son chemin- d’une réelle démocratie, la redécouverte par les jeunes que l’action collective et la solidarité sont importantes et que le bonheur ne se résume pas à un taux de croissance, ni au dernier gadget électronique.

Il reste à le prouver et à le vivre. C’est le vœu que je forme pour 2012, plus un de caractère privé : que l’an prochain à la même date, tous ceux et celles que j’aime soient encore là pour qu’on s’embrasse à minuit.

 

img_0109.jpg 

 

lecture.jpgAh si, encore un vœu : que vous fassiez tous provision de livres sur le site « Autres Mondes », afin que nous puissions poursuivre cette aventure et vous proposer d’autres écrits stimulants. (cf à droite de ce blog)

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:17

teeshirt-001.jpgSouvent je suis surprise que tant de gens, accaparés par mille choses à faire, remettent au lendemain le fait d’appeler leurs amis alors qu’un coup de fil peut ne prendre qu’une minute, le temps de  dire « je pense à toi, on se voit dès qu’on a un moment, OK ? »  Tellement plus chaleureux que le rituel : « C’est sympa d’appeler, justement  je pensais à toi ce matin ! » auquel je réponds généralement « Si tu pensais à moi, banane, fallait appeler, ça m’aurait fait plaisir.  Le temps est court, si court…

Un premier copain est mort quand j’avais 15 ans, un second l’année de mes 19 ans. Depuis, il y en a eu foule d’autres… dont l’un m’avait inspiré ce texte.

Depuis des années, depuis que toute la bande s'était dispersée, nous ne nous rencontrions plus qu'épisodiquement. Il m'est arrivé de rester un ou deux étés sans l'apercevoir, parce qu'il avait pris ses vacances ailleurs, fuyant comme tous les méridionaux le midi grouillant d'estivants. Cela ne m'affligeait pas excessivement. Je laissais un mot dans sa boîte à lettres, un message à la voisine qui m'assurait, appuyée des deux mains sur son manche à balai, qu'elle ne manquerait pas de lui transmettre "bien des choses" de ma part.

P1010369.jpgOn s'écrivait peu, on se téléphonait rarement. Il n'empêche qu'on pouvait le faire. On aurait dû le faire plus souvent. Aujourd'hui, je regrette les mots qu'on ne s'est pas dit, les moments qu'on n'a pas vécus, ces années opulentes où nous nous permettions de gaspiller des heures entières. A vingt ans, vingt-cinq ans, nous dilapidions les années avec une insouciance extrême. Notre ennemi d'alors était l'ennui bien plus que la fuite du temps. Le bougre avait parfois même tendance à s'étirer trop pour notre goût. Entre la sieste aux heures les plus chaudes, l'heure de l'apéro et celle de l'après-dîner, il nous arrivait de nous demander que faire pour tuer le temps.  C'est plus tard qu'on s'aperçoit qu'il s'est sournoisement accéléré. C'est plus tard qu'on ressent le désir de se poser face à la mer en respirant le plus lentement possible, de regarder les vagues sans esquisser le moindre geste qui pourrait précipiter le mouvement des aiguilles de la montre, et de garder le silence, parce qu'on s'est aperçu que le bruit, lui aussi, est dévoreur de temps.



 Ce n'est pas pour vous plomber, mais j'adore cette chanson... c'est un frisson.

 

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