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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 00:11

 

bien_vu....jpgOn est à cinq mois de la présidentielle, N. Sarkozy n’est même pas officiellement candidat, et déjà les medias nous gonflent avec le 2ème tour, opposant  forcément Sarkozy et Hollande. Pourquoi  forcément ? Pourquoi, si on ne supporte pas Sarko et que Hollande ne nous inspire pas confiance (ou l’inverse si on est de droite) serait-on obligé de voter pour l’un ou l’autre ? Qu’est-ce qui nous empêcherait de voter au premier tour pour un(e) autre candidat(e), ni PS, ni UMP, si son PROGRAMME nous semble en  mesure de dessiner un avenir plus riant et plus juste ? Pourquoi ne se dirait-on pas: « Je ne veux pas que Sarko redouble, le programme de Hollande met un peu de social dans le vinaigre mais ne s’attaque pas aux causes profondes du mal-être économique et social, donc je vote pour un(e) autre candidat(e).  

A cause du vote utile ? C’est quoi, un vote utile, si ce n’est celui qui permettrait d’élire un président ou une présidente dont le PROGRAMME et le PARCOURS donnent à penser, ou au moins espérer,  qu’il (elle) va  prendre des décisions dans l’intérêt du plus grand nombre.

clown-repub.jpgSarkozy avait promis en 2007 d’être le président du pouvoir d’achat, de réduire le chômage, de promouvoir une République exemplaire sans « affaires » ni scandales, il disait que fin 2008 plus personne ne dormirait dans la rue, que la sécurité serait sa priorité et sa réussite,  et, en 2008, promit solennellement de « moraliser le capitalisme » (oxymore : le capitalisme ne peut pas être moral, ni moralisé, ce n’est pas sa logique de fonctionnement.On y adhère au pas, mais en aucun cas on ne peut demander au capitalisme d’être moral, ce n’est pas sa nature.) Bref, au vu du passé récent de N. Sarkozy, il y a de quoi se poser des questions.   Au vu de l’efficacité enthousiasmante déployée par F. Hollande entre 2002 et 2010 également. 

imagination-au-pouvoir2.jpgEt si on envoyait quelqu’un(e) d’autre au second tour ? Dès lors la sempiternelle question : « Allez-vous vous désister pour Sarko ou Hollande au second tour » n’est pas d’actualité, n’a pas lieu d’être et Eva Joly, tout comme  Jean-Luc Mélenchon ont raison de refuser d’y répondre. (Harcelée, Eva s’est fendue d’un timide « il faudra se rassembler autour de la gauche », elle n’aurait même pas dû, il faut envoyer chier ces gens qui se repaissent des jeux de politique minable et vivent sur une autre planète.)

jouer.jpgEva Joly a des ennemis partout parce que :

-C’est une femme, qui en plus ne joue pas le jeu de la séduction.

-Elle est intègre et courageuse, ça change les habitudes politiques

-Elle a gagné la primaire écolo alors que les dirigeants de EELV, Cochet, Duflot… pariaient sur Nicolas Hulot. Dès lors, son propre parti lui en veut, exactement comme le PS, qui avait parié sur DSK en 2007, n’a pas supporté de voir Ségolène Royal remporter la primaire socialiste de l’époque et l’a consciencieusement démolie.

Elle énerve le PS, car elle tient à ses fondamentaux (arrêt de la construction du réacteur Iter, sortie progressive du nucléaire, lutte contre l’argent sale) et n’en démordra pas, car elle se fiche totalement d’avoir un siège réservé aux législatives.  Du coup, alors que le PS a impérativement besoin des voix écolos pour gagner la présidentielle, Eva Joly n’a pas besoin d’eux.  C’est énervant, elle ne joue pas le jeu habituel…

Elle énerve les journalistes et les politiciens professionnels, parce qu’elle est capable de bouder les medias pour réfléchir, et se contrefout des compromis d’arrière-cuisine électorale.

capitalisme.jpgElle énerve la droite,  parce qu’ils savent que si elle était un jour présidente – ou ministre- elle n’hésiterait pas une seconde à agir contre la corruption, les paradis fiscaux,  la spéculation… dont elle connaît bien les rouages pour avoir instruit moult affaires financières. Bref, qu’elle s’attaquerait  sans crainte aux fondements même de la crise,  avec une conviction bête comme chou : il existe des lois que tous, puissants compris, doivent respecter.

 Elle sait ce qu’elle veut faire et dit comment le réaliser    

D’autres candidats énervent NS et FH : Marine le Pen qui pique des voix aussi bien à gauche qu’à droite. (Un nombre non négligeable d’ex électeurs communistes se sont tournés vers elle)… Jean-Luc Mélenchon parce qu’il a d’excellentes analyses et un vrai talent de tribun, atouts utiles dans une élection aussi personnalisée.  François Bayrou parce que son discours humaniste parle à beaucoup de gens. D’autres vont se révéler. Bref, il y a le choix, alors refusons l’obstination des medias à zapper ce premier tour.

 

bonobos 

 

 

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 14:16

 

flics 2

 

25 septembre, ma fille et son compagnon se font arrêter à l’entrée de  Bordeaux dans la 306 automatique héritée de ma mère, autant dire pas une voiture de caillera.

« Contrôle de police, les papiers du véhicule  s’il vous plaît. »

Jusque là, pas de problème, tout est en règle. Soudain  l’un des flics aboie: « Donnez-nous la drogue, tout de suite ! »

-La drogue, quelle drogue ?

-Faites pas les innocents, on sait qu’il y a de la drogue dans cette voiture, allez, donnez !

 

 

flics 4L’autre flic demande son sac à ma fille pour le fouiller, elle hasarde : « Vous êtes sûr que vous avez le droit de fouiller mon sac ? –On a tous les droits ! » Il fouille, trouve entre autres babioles féminines un morceau de saucisson, un bout de fromage (oui,  c’est de famille, le casse-croûte vigoureux) un morceau de pain et un canif qu’il brandit triomphant : « Et ça, hein, c’est pour quoi faire ? –Pour préparer mon sandwich, rétorque-t-elle avec bon sens. – Ouais, ouais, mais ça ne sert pas qu’à ça. »  Mon presque gendre, évoquant le déjeuner familial à la campagne qu’ils viennent de quitter ajoute  innocemment : « Ca peut servir aussi à découper le poulet. »  Le policier sursaute, bafouille, déglutit : « Attention, si vous le prenez sur ce ton, ça va  vous coûter cher ! » 

flics 5On frôle l’outrage à agent pour une simple remarque culinaire…

Le premier flic revient à la charge : « Bon, c’est  pas le tout, vous la donnez cette drogue ou on vous fait un test salivaire ? – Allez-y, faites le, ce test, vous verrez bien, ou demandez à vos chiens de chercher la drogue ! »

L’un des flics ricane en tournant autour de la voiture : « Ah ! ah ! Si on vous envoie les chiens, ils vont vous déchiqueter la bagnole tellement elle pue la drogue !!! »  Ca menace de s’éterniser, quand tout à coup le flic rend les papiers  et maugrée : « Bon, circulez, vous avez du pot de vous en tirer comme ça, la prochaine fois  ce sera pas pareil. -Non, non, on veut le test salivaire, insiste mon presque gendre qui en a marre de se faire traiter de drogué sans raison. Le flic hausse les épaules : « On peut pas, on n’est pas équipé. »

Flic ou cow-boy ? Les deux mon capitaine. Quand on demande à des flics de « faire du chiffre » à tout prix, ils se prennent pour des justiciers et visent tout ce qui dépasse, en l’occurrence le pantalon indien bariolé de ma fille, les cheveux longs de son compagnon et l’immatriculation 92 de la voiture ( et encore, ça n’était pas 9-3 !)

flics basFlic ou voyou ? Les  deux mon commandant, Michel Neyret , flic par ailleurs très efficace, ne cachait pas sa fascination pour « le milieu » des truands, l’idée qu’entre flic et voyou la frontière est fine comme un fil de funambule et qu’il ne tient qu’à peu de choses de basculer d’un côté ou de l’autre. Mais comment s’en étonner quand on entend Charles Pellegrini, ex-patron de la Répression du grand banditisme,  répondre sur France –Inter à la question : « Qu’est-ce qu’un bon flic ? » « Un bon flic, c’est celui qui sait outrepasser la loi juste ce qu’il faut pour arriver à ses fins. » 

Outrepasser la loi juste ce qu’il faut…  ça veut dire quoi ? Qu’on accepte un  domaine trouble entre légalité et banditisme, celui qui mène aux fameuses « affaires » qui ébranlent le monde politique et font dire à Eva Joly : « Plus de 60% des français pensent que les politiciens sont corrompus, comment voulez-vous qu’ils aient un lien de confiance avec leurs dirigeants ? »

Tout ça me donnerait  follement envie de franchir une ligne jaune en côte et de répondre au policier : « Comme dirait Pellegrini, j’ai outrepassé la loi juste ce qu’il faut pour arriver à l’heure à mon rendez-vous…. »  histoire de voir la tête qu’il ferait. Mais je ne le ferais pas,  juste pour ne pas  leur ressembler.

police.jpg 

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:25

 

C’était dimanche, ultime apéro estival avant la rentrée, du genre qui commence à 19h et finit à minuit au rythme des verres remplis/vidés et des  grignotages en tous genres. Fenêtres ouvertes on discutait de tout et de rien, de politique et de vacances, de fesse et de bouffe (oui, je l’avoue, j’ai rêvé de lancer un réseau social qui se serait appelé Fesse-Bouffe où on n’aurait parlé que de fesse et de bouffe mais je n’ai pas le temps pour le faire). Bref, un soir d’été…. Quand tout-à-coup P… un ami dont j’aime la façon de regarder l’existence avec un œil poétique et baroque a lancé : « Ben voilà, j’ai 50 ans… et après ? Qu’est-ce qu’on fait après 50 ans ? »

IMG00314-20110804-1737.jpgLa question a semblé prendre au dépourvu la plupart des présents : « C’est quoi, cette question ? Tu veux dire quoi ? » « A 50 berges ça continue, c’est tout ! C’est comme les gens qui croient « refaire leur vie » après un divorce : on ne refait rien, on continue »  Un troisième, presque virulent, a lancé : « A 20, 30, 40 ou 50 ans, c’est pareil, tu vis ! » Seule une femme a admis qu’une fois les enfants grandis- c’est généralement le cas quand les parents ont 50 ans- on peut penser davantage à soi, réaliser des choses dont on rêvait et qu’on n’a jamais eu le temps de faire.  Mais personne ne semblait entendre la question de P…  Cette question qui, se pose à tout individu à un moment de la vie. Du temps de Balzac,  « la femme de 30 ans » se la posait déjà, il y a vingt ans, c’était la classique crise de la quarantaine, aujourd’hui  elle survient plus tard, cette question non pas du temps qui passe mais du temps qui reste. Qui pose elle-même celle du temps d’avant. En suis-je heureux(se) ? Puis-je me regarder sans honte ni regret dans le miroir du temps ?  Et que faire si la réponse est « non » ?

 

 

 

 

 

 Et comme je m'en voudrais de vous avoir plombé le moral,  précipitez vous pour commander deux nouvelles érotiques qui vous rendront tout joyeux. C'est jusqu'à vendredi 19h dernier délai, c'est cadeau et c'est ici !

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 10:25

matriochka3Un de mes amis consacre quelques heures par semaine à s'occuper de vieux et vieilles ravis de le voir et même, pour ces dames, de le draguer gentiment. Il s'en agace parfois: "elle a 88 ans et s'arrange pour me toucher les jambes dès que je m'approche d'elle en bermuda!" Faut dire qu'il a de beaux mollets, qui parlent encore aux sens de ces octogénaires. Je lui dis de se laisser faire, pensant, comme Benoîte Groult ("La touche étoile") que les personnes âgées portent en elles tous les âges de leur vie, comme des poupées russes emboitées, et que la jeune fille amoureuse d'antan perdure sous le masque de la vieille dame. Surtout les vieilles dames indignes, mes préférées... 

(La vieille) ouvrit les yeux. Même bien calée par l’oreiller comme elle avait fait l’effort de s’installer, il n’y avait franchement pas de quoi crier au miracle. Face à elle, la fenêtre ouvrait sur un bout de ciel gris traversé en diagonale par une ligne noire. Longtemps, disons durant tout l’hiver passé, elle s’était demandée pourquoi le ciel était ainsi rayé de noir, sans oser poser la question à personne :

« Monsieur, madame, pourquoi le ciel a-t-il une rayure noire ? »

Vous imaginez la tête du médecin, de l’infirmière ou du kinésithérapeute qui se relayaient à son chevet pour justifier l’allégation de « suivi médical » grâce à laquelle l’établissement justifiait de prohibitifs tarifs ? Ils l’auraient prise pour une folle ou pire, auraient voulu la rassurer avec des mots qui font mal.

« Il n’y a rien madame, calmez-vous, reposez-vous. »

Plus elle était vieille, plus elle passait de temps au lit, plus on l’enjoignait de se reposer.

horloge.jpg« Ce n’est pas possible, je vais finir par croire que vous voulez m’entraîner au repos éternel », avait-elle plaisanté un jour pendant sa séance de rééducation. Le kiné, un garçon musclé au visage épais, avait pâli sous son bronzage et esquissé un sourire mal à l’aise. Visiblement, il ne goûtait pas cet humour :

« Ne dites pas des choses pareilles, madame, il faut garder le moral. »

La vieille s’était retenue de lui cracher à la gueule. Le moral ! Il en avait de bonnes, ce gamin ! Que signifie le moral lorsqu’on vit ses derniers jours, semaines ou mois allongée sur un lit ou agrippée à un fauteuil, avec devant les yeux cette sempiternelle bande de ciel dont il n’est même pas possible de cerner les variations saisonnières tant elle est étroite. Le moral est tourné vers l’avenir. Son avenir à elle était si limité qu’elle préférait s’en tenir au présent.

La vieille ne s’en effrayait pas, ne s’en réjouissait pas non plus. En revanche, elle campait fermement sur ses principes, beaucoup plus importants que le repos pour rester vivante et invectivait le personnel qui les enfreignait : interdiction de l’appeler « mémé », « grand-mère » ou tout autre terme débilitant quand il est employé par des gens qui ne sont pas de votre famille. Interdiction de lui parler à la troisième personne :

« Alors, on a bien dormi ? »

- « On » ne te répondra pas, « on » n’a rien à te dire,  sortez de ma chambre et foutez moi la paix! »

Le personnel la trouvait « difficile » mais la vieille n’en avait cure. Elle voulait encore exister dans ce monde, se coiffait et se maquillait tous les jours et avait demandé qu’on lui achetât chaque mois un flacon d’eau de lavande naturelle de la meilleure marque. Pour ne pas sentir le vieux… A force, la vieille avait appris à vivre avec son odeur mais elle avait du mal à supporter celle des autres pensionnaires. C’est dire si elle comprenait la réticence des bambins qu’on poussait vers elle :

« Embrasse mamie, mon chéri. »

b_b_s2.jpgLe chéri embrassait dans le vide, très vite, et s’essuyait furtivement la bouche, jusqu’à cinq ou six ans. Plus âgés, ils n’osaient plus, mais la vieille avait bien remarqué comment ils évitaient de refermer la bouche et de passer la langue sur leurs lèvres, comme s’ils craignaient d’être contaminés.

«Va, petit, tu le seras, songeait-elle en contemplant les joues lisses et les mollets ronds et fermes du bambin. La vieillesse, c’est contagieux pour tout le monde. »

baiser1.jpgIl n’empêche, elle se serait volontiers gavée chaque jour de son odeur de miel et de foin coupé, senteurs d’été au parfum de caresses et de baisers qui remuaient en elle de très vieilles images. La plage de Dinard où elle courait, enfant, à la poursuite d’un ballon échappé, le champ de blé où elle s’était abattue comme un oiseau, essoufflée et rieuse et avait offert sa bouche de quinze ans à son premier amour, la brûlure du soleil sur sa peau lorsqu’elle pédalait, légère et court vêtue, pour aller chercher des œufs à la ferme voisine. Toutes ces images gardaient une netteté absolue dans sa mémoire. Les médecins le constatent avec une docte assurance : en vieillissant, on perd la mémoire des choses immédiates mais les souvenirs anciens perdurent. Pour expliquer le phénomène, ils ont échafaudé mille théories scientifiques et étudié les gènes de moult générations de rats de laboratoires au cours d’expériences plus ou moins cruelles, les cons ! Quand la vérité est si simple : à quoi bon garder en mémoire les événements actuels, ces journées toutes pareilles rythmées par les heures des repas, les visites du kiné ou le carillon de l’église ? Rien de très bouleversant, rien qui mérite d’être conservé, alors que le cerveau regorge de tant de merveilles lointaines.

CULOTTE1.jpgLa vieille remua ses épaules engourdies, qui craquèrent aux entournures. Elle étendit le bras gauche sans même tourner la tête, saisit à tâtons une boîte de cachous. Elle s’en fourra deux dans la bouche, histoire de purifier son haleine et regarda la lumière du soir traverser la chambre… La vieille adorait les couchers de soleil, mais après avoir admiré dans sa vie tant de crépuscules flamboyants sous des latitudes tropicales ou méditerranéennes, ceux qu’elle apercevait de son lit semblaient cruellement ordinaires. Dans l’obscurité rampante, la rayure noire tranchait à peine sur le ciel gris. Un jour d’avril, cette rayure s’était animée de couleurs : une petite culotte rose, un soutien-gorge marine, un tee-shirt blanc. La rayure noire n’était qu’une corde à linge tendue entre deux piquets, que le rectangle étroit délimité par la fenêtre lui rendait invisibles.

Il lui avait fallu six mois pour avoir la réponse à sa question, le temps que le climat plus doux autorise le séchage du linge en plein air. Dans ses années de splendeur, elle n’aurait pas toléré plus de six secondes entre une question et sa réponse. Cette infinie patience, c’était aussi cela, vieillir.

 

P1000871.jpg 

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 10:01

Un coucou de là où je suis. Rapide car les connexions Internet y sont volatiles et lentes comme du temps d'avant l'ADSL. Du coup, je délaisse le virtuel pour le réel, ce qui ne plaît pas à Fesse-bouc! "Vous n'êtes pas venue depuis plusieurs jours sur FB, et pendant ce temps il se passe des choses" me dit en substance le mail de rappel à l'ordre. Les choses? Un tel a posté sur le statut de Autretel, et  Quelquetel voudrait être mon ami(e). Est-ce si urgent de le savoir, et faut-il vraiment connaître à l'heure près tout ce que font les internautes de leur vie sur l'écran? ? Non, bien sûr,  mais quand la connection ADSL est à dispo, on a tendance- enfin, j'ai tendance et ne suis sans doute pas la seule- à cliquer pour aller voir, et ça prend un temps fou pour apprendre finalement que Untel a posté une vidéo et que autretelle est en vacances! Untel et autretelle que l'on ne connaît parfois que fort  peu.

Le temps gagné à ne pas surfer est converti en balades malgré la pluie, en apéros avec des potes, en lecture et en écoute des nouvelles du coin qui circulent aussi vite que sur le Net. Et comme le monde est petit- n'importe où sur la planète, on a une chance sur neuf de rencontrer quelqu'un qui connaît une de nos connaissances- on découvre les liens inattendus entre des personnes rencontrées ici ou là. La vie amoureuse  n'est simple nulle part, que l'on soit citadin ou campagnard, mais ceci est un autre sujet. La seule vie amoureuse simplissime, est celle à l'eau de rose des riches et puissants qui éprouvent aujourd'hui le curieux besoin de nous affirmer "C'est du sérieux" quand ils frayent avec une mannequine, comme s'ils voulaient, à 55 ans passés, se persuader qu'on les aime pour eux et non pour leur statut social. La vie amoureuse des riches et puissants relève du roman-photos, ou plutôt d'une niaise romance-video que beaucoup d'ados boutonneux n'oseraient pas poster sur le Net, car eux sont pudiques  lorsqu'ils sont amoureux.  

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 17:01

J'arrive ce matin à Orly, six heures de décalage horaire dans le mauvais sens. Le chauffeur de taxi me dit: "Vous avez vu DSK?"  J'en étais à la Porsche, beaucoup de bruit pour rien, je trouve: s'ils ne peuvent plus monter dans la voiture d'un pote bling--bling sous prétexte qu'ils sont au PS,  tous les politiciens iront à l'UMP, est-ce cela que l'on veut?  "Mais non, pas la voiture, l'agression sexuelle..." poursuit le chauffeur qui avait écouté les infos tandis que je dormais dans l'avion.  Décidément, je ne peux pas m'absenter quelques jours sans qu'il se passe des événements majeurs!  Et je sens que celui-ci va davantage intéresser le Landernau politique que les manifs en Syrie ou les suites d'irradiation au Japon... Reste à attendre la vérité des faits, que l'enquête devrait permettre d'établir, espérons le.

Compte-tenu de l'importance politique de DSK, la police aurait-elle pris le risque de l'arrêter s'il n'y avait pas anguille ou main baladeuse sous roche? Cependant, il ne faut pas oublier qu'aux USA, la notion d'agression sexuelle serait souvent qualifiée en France de "marivaudage". Le péché sexuel les obsède tant que dans les entreprises américaines, un homme et une femme doivent laisser la porte du bureau ouverte lorsqu'ils travaillent à deux, au cas où... La pipe de Monica- librement consentie par la jeune femme- avait davantage déstabilisé Bill Clinton que le mensonge de Georges Bush sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, à l'origine de la guerre en Irak.  

En revanche, prétendre, comme certains que "cela ne ressemble pas à DSK" est carrément naïf. La majorité des agresseurs ou harceleurs sexuels sont des hommes mariés, voire pères de famille, qui n'ont pas de tête particulière...  J'ai eu affaire à certains,, ils portaient costume/cravate et avaient un statut social et un carnet d'adresses tout à fait honorable, ce qui ne les empêchaient pas de m'écrire des horreurs. 

Après les gros titres sur le bébé de Carla, idéalement programmé pour attendrir les foules et faire gagner quelques points au géniteur, les gros titres sur les dérapages sexuels de DSK... Décidément, Patrice Leconte avait raison quand il faisait dire à un notaire amoureux interprété par Fabrice Luchini: "Je veux savoir où elle habite" et que le psy lui répondait: "Tout le monde veut savoir où est la bite,"  (Confidences trop intimes)

Une petite musique appropriée pour conclure, puis une sieste et au lit! 

 

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 23:19

 

 

castor-6Rien de tel que s’éloigner quelque temps de la Toile pour prendre la mesure des événements  au lieu de se les prendre en pleine poire dès qu’on allume son ordinateur ou sa TV. Faut dire que 2011 joue la surchauffe !!! Tunisie, Egypte, Lybie, Séisme/Tsunami/ irradiation nucléaire au Japon, Côte d’Ivoire, Syrie, tornades aux USA, inondations en Indonésie, mariage princier, mort de Ben Laden, béatification de Jean-Paul 2… Tout ça en 4 mois, et je ne parle même pas des faits-divers genre tuerie familiale inexplicable ou infanticides multiples. On ne peut pas dire qu’un événement chasse l’autre, ils se superposent, se concurrencent et pour finir,  empêchent toute réflexion, toute hiérarchisation des faits.

oligarchie.jpgImportante, la révolution Tunisienne ? Oui, ô combien… Sauf qu’elle reste à faire. Chasser un dictateur est un exploit… qui ne suffit pas à installer la démocratie. Il suffit de regarder combien d’années il a fallu après 1789 pour retrouver un équilibre et ce « savoir-vivre ensemble » qui caractérisent les démocraties. Parce que remplacer un shah d’Iran par un Khomeini, lui-même supplanté par des imams encore plus intransigeants… ça n’a pas vraiment fait le bonheur du peuple Iranien, qui clamait pourtant sa joie au départ du Shah. Il va falloir du temps pour que les Tunisiens et les Egyptiens se sentent maîtres de leur destin. Tous, pas seulement une oligarchie. De plus, même si des dirigeants éclairés souhaitent réellement le bien des populations, encore faudra-t-il qu’ils disposent de moyens pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Et pour cela, il faudra que l’Occident, c’est à dire nous, acceptions de payer nos vacances au juste prix. Cessions de nous jeter sur des semaines all-inclusive à 450 €, tenables juste parce que le petit personnel est payé au lance-pierres. Idem pour les autres camps de vacances et domaines pour retraités européens, qui achètent terres et soleil au rabais. Ca veut dire payer au juste prix, faire du commerce équitable en somme, et pas seulement en achetant du café Max Haavelar une fois par semaine, mais en payant chaque jour les choses au prix qu’elles coûtent si on paie correctement les gens. 

FUELQuoi ??? Payer davantage alors que le pouvoir d’achat diminue ? Ben oui, et ce sera aussi douloureux qu’avec le prix de l’essence en ce moment. Mais passé ce cap difficile, si les salariés des pays pauvres sont payés assez correctement pour bien vivre dans leur pays, ils n’auront plus la nécessité de devenir des clandestins miséreux dans les nôtres. Et si les salaires deviennent décents partout dans le monde, les entreprises n’auront plus intérêt à délocaliser dans des pays où on pratique l’esclavage même s’il ne porte pas ce nom. Et alors le chômage pourra peut-être vraiment baisser en  Ffrance et en Europe (la réduction actuelle vient sans doute plus de l’arrivée à la retraite de papy-boomers qui quittent Pôle- emploi pour toucher leurs pension vieillesse que d’une réelle embellie économique).

Autrement dit, les révolutions Tunisienne, Egyptienne, Lybienne ou Syrienne peuvent être l’amorce d’un réel changement dans la mondialisation si nous acceptons d’y contribuer économiquement au lieu de simplement compter les points et les morts. Elles peuvent être un désastre si les traders en profitent pour faire monter le prix des matières premières comme cela s’est produit avec le riz ou les céréales en 2008, où les émeutes de la faim étaient le résultat d’une spéculation boursière.

affaires-gens-manger-argent-_-tjo0021.jpgAujourd’hui, la mort de Ben Laden a fait 80% des news, avec des effets comiques du genre « voici tout ce qu’on pouvait dire sur cet événement majeur : Ben Laden est mort ». Vingt minutes d’images en boucle pour un homme qui a certes personnalisé le terrorisme, mais dont la disparition ne va pas effacer magiquement tout risque de terrorisme. Peut-être même le contraire, les martyrs plaisent dans ces sphères là… Combien plus intéressante aurait été une analyse des racines du terrorisme et des relations de la famille Ben Laden avec certains pays et certains grands de ce monde. Le terrorisme n’est jamais le fait d’un seul homme, pas plus qu’il n’existe d'homme providentiel, mais ses racines viennent de trop loin pour en parler ici. On ne naît pas terroriste, on le devient… 

A propos de mort toujours, celle de Ben Laden, plus les 16 morts de l’attentat à Marrakech, ont éclipsé les 350 morts dans les tornades aux Etats-Unis. Si Barack Obama et les autres pays occidentaux consacraient autant d’argent à la lutte contre le réchauffement climatique et contre la pauvreté qu’ils en consacrent à la guerre (même quand « les caisses sont vides, on trouve de quoi faire la guerre… ») les peuples seraient plus heureux et la planète irait mieux. 

makelove« Est vertueux ce qui accroît le plaisir, est vicieux ce qui accroit la souffrance ». Cette belle phrase de Michel Onfray devrait servir de guide à tous les dirigeants de la planète avant de prendre une décision. Mais comme il est peu probable qu’ils le fassent, commençons par l’appliquer au quotidien, à soi-même, à ceux qu’on aime et dans tous les domaines où nous gardons quelque pouvoir sur notre vie.

 gunter

 

 

 

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 23:17

logovmAprès "NOUVEAU", leur mot magique, les pubeux nous saturent de «MALIN ». Régimes malins, prix malins,  trucs malins pour… ,  crédits malins,  accessoires malins etc.  Tout ça pour quoi ? Pour consommer, toujours, mais consommer « malin ». D’ailleurs, ça existe « consommer malin », tout comme « surfer malin », « acheter malin »  « construire malin », « jeter malin »,  « rouler malin »…  Ecrivez n’importe quel verbe suivi de malin sur Google, et ça marche.  J’ai même trouvé « baiser malin ».

diable.jpegDonc, malin, c’est nouveau ? Ben non, c’est hyper ancien. Le premier Tentateur n’était pas un publicitaire, mais le Malin lui-même,  Lucifer susurrant à Eve « goûte-moi ce fruit délicieux », fruit paré de toutes les pouvoirs et en particulier celui de donner la connaissance à ceux qui ne l’avaient pas, en l’occurrence Adam et Eve. C’est-y pas malin comme argument, ça ?

La suite, on la connaît : pas plus malins qu’avant, mais chassés du Paradis où ils se la coulaient douce, tous nus et tranquilles, et condamnés à travailler pour gagner leur vie. 

Pareil aujourd’hui : tous ces trucs prétendument  malins ne rendent pas plus intelligents mais ils s’achètent, que ce soit des livres de régimes, des techno gadgets  ou des accessoires pour voiture.  Or qui dit achat, dit argent et qui dit argent, dit travail pour en gagner. Le Malin pubeux qui vous pousse à consommer vous condamne en fait à bosser et à vous appauvrir.  Comme dit Marc Fiorentino dans son livre « Sauvez votre argent »(éd. Robert Laffont) : « aucun placement ne vous rapportera autant que de ne pas acheter. Pour sauver votre argent, ne pas (trop) dépenser est la meilleure attitude ». (Un financier qui prône la décroissance et la déconsommation, c’est rare…)

En nous faisant croire que « malin » est un compliment flatteur, la publicité nous prend pour des cons, dirait Cavanna.  Car la malignité n’est pas l’intelligence, c’est quelque chose de pernicieux, de malsain… D’ailleurs, qu’est-ce que des cellules malignes, sinon un cancer ? Qu'est-ce que la surconsommation....

paques plageLe meilleur des choses ne coûte rien
Tout ce qui vraiment nous fait du bien
Un rire d'enfant, un rêve insouciant
Sans rien demander, il nous soutient, le meilleur des choses ne coûte rien
Le meilleur des choses ne coûte rien
Tout ce qui vraiment nous fait du bien
Le profond sommeil de celui qui veille
Qui veille, le jour, à son prochain, le meilleur des choses ne coûte rien
Le meilleur des choses ne coûte rien
Tout ce qui vraiment nous fait du bien
Les bras d'une mère, du bout de la mer
Ce rayon qui nous arrive enfin, le meilleur des choses ne coûte rien

 (Guy Béart)

 

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:39

 

vague matchQue ça m’énerve de lire ces papiers de journalistes, par ailleurs fascinés de visionner pour la vingtième fois la grande vague du tsunami, ces papiers, donc, vantant le calme et la dignité des Japonais devant les drames qui les frappent. Un phénomène, bien connu des médecins, peut déjà expliquer ce calme : la sidération. Un ouvrier qui se tranche les doigts avec un massicot ne ressent dans l’immédiat aucune douleur tant la douleur est vive. Pareil pour la douleur morale  quand ses dimensions dépassent l’imaginable. Les Japonais  s’attendent à un tremblement de terre, un raz-de-marée, un accident nucléaire, mais de là à imaginer les trois à la fois… il y a de quoi rester sans voix et sans larmes, ce qui est regrettable : les larmes évacuent les toxines et permettent d’extérioriser un stress qui, lorsqu’il reste intériorisé,  attaque la santé. Ce n’est sans doute pas seulement à cause du poisson fumé que les Japonais sont tellement sujets aux cancers de l’estomac. Pas seulement pour le goût du tabac qu’ils sont les plus gros fumeurs de la planète. Pas forcément par fragilité qu’ils ont le taux de suicide le plus élevé des pays développés (le record étant détenu par les pays de l’Est). Pas seulement par esprit de sacrifice qu’ils comptent plus de 2000 morts par an de karochi : mort « naturelle » due à l’épuisement au travail.

Le calme des Japonais est aussi culturel, tout le monde l’a écrit. Il n’est pas inné, il est obligatoire. En Asie, « ne pas perdre la face » est un impératif enseigné dès l’enfance. Je me souviens de mon père (indovietnamien) répétant chaque fois qu’il était en situation de conflit : « je n’ai rien dit, je suis resté impassible », émotions tellement réprimées qu’il souffrait de colite et eut plus tard un cancer du côlon, dont chaque récidive coïncidait avec une période d’agression morale. Chez les Japonais, le shintoïsme et le Bouddhisme enseignent cette maîtrise de soi et cette acceptation de l’inéluctable, et voilà l’Occident fasciné, sauf peut-être les Britanniques élevés au « Never complain, never explain » (ne vous plaignez jamais, n’expliquez jamais »)

En fait, ce qui m’énerve est le message subliminal contenu dans cette louange répétée du calme des Japonais : que c’est bien, un peuple qui ne se révolte pas, qui a accepté  des centrales nucléaires sur des failles sismiques sans broncher, qui se tue au travail ou se tue sans travail (60% des suicidés Japonais en 2007 étaient chômeurs) plutôt que de remettre en cause le système qui les pressure.  Que c’est bien un peuple qui la ferme et qu’il ne faut pas sans cesse surveiller, encadrer, réprimer, parce que les barrières, on les lui a mises dans la tête dès l’enfance.

 

japon.jpg (photo du haut: Paris-Match, du bas: l'Obs)

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:28

 lecture.jpgLe Salon du Livre est un endroit fascinant. D’abord  la soirée d’ouverture du jeudi, pince-fesses où se bouscule tant de monde qu’on peut à peine se frayer un passage entre les stands, et que le champagne servi dans des gobelets en plastique finit souvent par terre à la faveur d’un coude-à-coude frénétique.  Cette soirée n’a que deux avantages : découvrir la tête des éditeurs que l’on ne connaît parfois que par leur signature en bas d’un contrat. Reluquer les beaux mecs typés « intellos/bobos/j’suis- sur -un projet dément-coco/j’ai une couverture médiatique d’enfer » dont le look est quasi uniforme : minces, fringués  négligé/chic, sourire éclatant, boucles brunes ou légèrement grisonnantes, fossette au menton, œil fureteur vers les jolies filles aux cuisses longilignes. (Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la mode des leggings a fait tellement raccourcir les robes qu’elles rasent les fesses et deviennent impossibles à porter sans ces étranges collants épais coupés aux pieds, alias leggings. Résultat : on voit plus de filles en robe en hiver qu’en été où les jambes sont nues, c’est un comble ! Mais je m’égare…

chatlit.jpgLe vendredi, jour « grand public » avec nocturne. Et le public est grand, du petit enfant affalé dans un hamac avec une bande dessinée- très sympa le coin repos avec des hamacs, c’est nouveau- à l’érudit qui cherche une maison d’édition extrêmement spécialisée, en passant par les enseignants aux stands Bordas ou Nathan, les aficionados de minuscules éditions régionales ou les groupies agglutinés du côté des éditeurs prestigieux où ont lieu des séances de dédicaces à la pelle. Les visiteurs font la queue une demi-heure ou plus pour quérir l’auguste signature d’Amélie Nothomb, Michel Houellebecq,  Marc Levy ou  Jean d’Ormesson. L’écrivain garde un prestige étonnant en France. La plupart des hommes politiques, professeurs de médecine ou vedettes de télévision veulent publier livre.jpgun livre, qu’ils écrivent… ou pas. Comme si l’objet livre leur donnait plus qu’une existence, un label de qualité et une assurance de postérité. Assez surprenant lorsqu’on sait que moins de cent écrivains en France vivent réellement de leur plume, que le tirage moyen d’un ouvrage est de 8149 exemplaires et la vente moyenne d’un roman ? Moins de 900 exemplaires. Une moyenne qui signifie que si certains atteignent des tirages faramineux, la majorité des autres reste dans les cartons des librairies avant d’être renvoyés à l’éditeur qui pour cette raison prévoit dans les contrats une  « provision pour retours » amputant de 25 à 35% les droits versés à l’auteur. 

Bref, mieux vaut ne pas avoir la grosse tête quand on est publié, d’autant que les livres réellement lus ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Ainsi, en 2010, avec trois titres fort bien vendus dans le genre saga agréable à lire,  sans surprises (beaucoup de clichés) mais ne prenant pas la tête, Katherine Pancol  devance très largement les prix littéraires de l’année et les romanciers « littéraires ».  Et le record des ventes ne va à aucun écrivain mais à Pierre Dukan, auteur de « Je ne sais pas maigrir », énième variation sur le régime hyperprotéiné (oui, celui qui fait perdre très vite des kilos et regrossir dès qu’on reprend une alimentation normale, avec en prime constipation et mauvaise haleine !) qu’il a décliné en livre de recettes et guide pratique, totalisant en 4 titres 1 656 400 ventes !  Voilà qui laisse rêveur… Heureusement que dans les 30 titres les plus vendus figure aussi l’attrape –cœur de J.D Salinger, livre  publié en 1951 aux Etats-Unis, traduit dans le monde entier et constamment réédité. 

(source des chiffres : observatoire de l’économie du livre, panel IPSOS)

 

distribution-de-prix---l--cole-j-ai-7-ans.jpg 

 

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