Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 19:34

 

Un lecteur de ce blog désireux de m’écrire en direct a cliqué sur la rubrique « contact » pour me laisser un message personnel. Il y a renoncé en lisant l’avertissement suivant :

Nous vous rappelons que vous êtes responsable du contenu des messages que vous envoyez. Votre adresse IP xxxxxxx sera archivée. Dans le cadre de ses obligations de surveillance sur les contenus manifestement illicites édictées par la loi du 21 Juin 2004 pour la confiance en l'économie numérique, la société JFG Networks pourra être amenée à consulter une copie du message envoyé à l'éditeur du blog.(c’est moi qui souligne)

cat4.jpgFurieux, ce lecteur m’a interpellée sur mon manque de respect de la correspondance privée, et j’en fus ébahie car, par définition, je n’avais jamais cherché à me contacter et ignorais qu’une telle surveillance existât. Peut-être est-elle récente, car en 4 ans, c’est la première fois qu’on m’en fait part, et connaissant le caractère rebelle des commentateurs ici présents, je doute qu’ils eussent passé cette violation de messages privés sous silence !

Il y a peu, des Facebookers ont eu leur compte autoritairement clos après avoir publié une photo du tableau de Courbet « l’Origine du monde ». Pouah ! Montrer un sexe de femme ailleurs que sur un site porno payant, quelle horreur !

Enfin, je vous ai déjà parlé d’un de mes billets passé à la trappe sans explication.  Finalement, le Net signifie bien ce qu’il est : un filet plein de trous par où guettent des oreilles et des yeux indiscrets.

lego_guerrier2.jpgEt ce n’est pas tout : chaque fois que vous appelez un service public ou commercial pour un renseignement, on vous informe que « dans le cadre de l’amélioration du service, cette conversation est susceptible d’être enregistrée ». Agréable quand on doit raconter à une employée de la Sécu ses problèmes de prise en charge de telle ou telle pathologie. Et le secret médical, dans tout cela ? Et le secret des sources pour les journalistes ? Illusoires…

La seule parade: n’avoir rien à cacher, ou pas peur d’être dévoilé. Ne donner aucune prise possible au chantage ou à la menace. Ou, à l’inverse, déverser sur le Net des tombereaux de mots interdits, de fausses nouvelles et de scandales inventés, pour que les services qui les analysent soient dépassés.

 

manneken_pis.jpg 

 

 

 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 19:13

nuitSamedi, on est sorti tard d’un dîner. Après quelques stations de tram, l’ami qui nous accompagnait a décidé de finir son chemin à pied : « J’en ai pour vingt minutes ». Il est parti tout tranquillement, mains dans les poches, dans une avenue presque déserte et peu éclairée. On n’y fait pas attention, ça semble naturel, mais si ça avait été une fille, on lui aurait dit que ce n’était pas prudent, qu’elle devrait plutôt prendre un taxi… Se balader seule en pleine nuit est un plaisir quasi interdit aux filles, et la menace est si intériorisée que même lorsqu’on le fait, on ne peut se défendre d’une certaine appréhension.

Lola.jpg« Dans la rue sombre presque déserte, il n’y a que des hommes. L’un fume une cigarette, adossé à un porche, deux autres vont et viennent à pas lents, un groupe de fêtards sort d’un restaurant.  Allongé sur un banc, roulé dans son duvet, un jeune SDF dort, le bras passé autour du cou de son chien, un doberman à l’air rogue qui gronde au passage de Lola. Elle avance d’un pas rapide, mais pas trop. Il y a une juste façon de marcher pour une femme, tard le soir. Trop doucement, elle semble attendre, trop vite elle semble fuir. Prendre garde aussi au rythme de ses pas, au bruit des talons sur le macadam. Trop silencieux, il les fait sursauter, trop bruyant, il peut devenir une provocation, attirer la convoitise. »

(« Ce qui trouble Lola)

Lorsqu’une femme se fait agresser en pleine nuit, il y a immanquablement des commentaires sur le fait qu’elle n’aurait pas dû se trouver là. Lorsqu’elle se fait violer en minijupe, on entend des remarques sur les tenues « pousse au crime ». Trois femmes disparaissent à peu d’intervalle en faisant leur jogging, et voilà qu'on me demande: « tu vas faire du vélo seule en forêt ? Fais gaffe, t’as vu ce qui est arrivé aux joggeuses ? » On ne se demande pas pourquoi la violence masculine, et en particulier la violence sexuelle sont si répandues, on trouve naturel de conseiller aux femmes: « restez chez vous, dehors c’est dangereux. » C’est si banal dans la tête des hommes que je me souviens, il y a dix ans, qu’un enquêteur avait dit à une jeune fille violée ( dont il s'étonnait, par parenthèses, qu'elle s'exprimât avec calme, comme si ça signifiait qu'elle était consentante!) : « Si ça se trouve, votre agresseur voulait juste voler votre sac, mais jolie comme vous êtes… »

jouer.jpgAu lieu de se focaliser uniquement sur les femmes voilées, manifestation extrême de la peur des hommes face à leurs désirs (et de leur jalousie aussi), on devrait commencer par des choses bien plus courantes : que des jeunes filles n’osent pas se mettre en jupe au collège, qu’à une certaine heure le métro soit dangereux si on n’a pas de pénis, que des hommes face à une femme seule ne sache pas réfréner leurs pulsions. Ce ne sont pas des « monstres », comme l’a faussement dit Nicolas Sarkozy, car des « monstres » ne seraient aucunement responsables de leurs actes. Ce sont des hommes, et c’est la moitié de l’humanité qu’on devrait interpeler sur cette violence qui est la sienne.

Françoise Giroud disait qu’il y aurait une véritable égalité entre les hommes et les femmes quand on mettrait à un poste à responsabilités une femme aussi incompétente que certains hommes… On en est loin, mais on ferait aussi un grand pas si les filles pouvaient aller et venir où bon leur semble, dans la tenue de leur choix, sans courir aucun risque. .

 

P1000808.jpg 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:08

   dessin emprunté à Philippe Geluck  

chat.jpgAttestations d’assurance, relevé d’identité bancaire, attestation de carte vitale, fiches de paye, relevés bancaires, contrats de travail,  avis d’imposition,  attestations des contrôles amiante, termites, énergie, plomb,  factures d’eau, gaz, électricité, plomberie, maçon, peintre…  malgré l’informatisation croissante de ces données, on croule encore sous la paperasse, vu que pour n’importe quel dossier de bail, emprunt, assurance ou mariage on ne vous demande pas d’envoyer un fichier

   par courriel, mais bien une photocopie papier.

jerry-courrier.jpgDepuis que je bosse, je range cette paperasse année par année dans de grandes enveloppes kraft, elles-mêmes rassemblées par tranches de dix ans dans ces petits cartables offerts dans les colloques, congrès et salons divers que mon beau métier de journaliste m’a permis de chat-hypnotiseur.jpgfréquenter. Il y a 4 cartables « feuilles de payes et avis d’imposition, 4 cartables «  relevés et documents bancaires », 3 cartables « maison », plus un cartable fourre-tout pour ce qui n’entre pas dans une des catégories précitées.  Au final, ma vie d’adulte travailleuse tient dans… 12 cartables. Moins d’un demi-mètre cube de volume. Ca rend modeste.  Surtout, qu’à l’expérience de ce que nous avons fait au décès de ma mère, je sais que l’essentiel de ces papiers finira au feu ou en déchetterie, après un tri aussi long que fastidieux par mes héritiers.

P1040610

Coup de fil de Lauranne, qui a besoin pour un contrat de bail, d’une attestation de… d’un certificat de…, etc.  Plus d’autres paperasses pour commencer sa vie professionnelle, avoir un statut, prouver qu’elle existe. P1070150

Elle trouve ça d’un chiant… abyssal : « Devenir adulte, c’est passer son temps à fournir des papiers ! » P1060669Effectivement. Petit, on a hâte d’être grand, persuadé que les grands font tout ce qu’ils veulent. Une fois adulte, on découvre que ce sont les bébés- et les chats- qui font tout ce qu’ils veulent et imposent leurs volontés aux adultes avec un enthousiasme délirant. Qu’ils profitent- je ne parle pas pour les chats- des âges merveilleux où l’on peut vivre libre et être heureux sans papiers.

 

 

Car plus tard, s’ils sont sans-papiers, on les poursuivra et on leur dira qu’ils n’ont aucune existence légale.  Aussi beaux, intelligents et vivants soient-ils.

 

P1070067 

 A propos de papiers,  en  4 ans et 4 mois de blog, j’ai écrit 579 billets en comptant celui-ci, d’une taille moyenne de 3000 signes, soit l’équivalent de 1158 feuillets de manuscrit, l’équivalent de 5 livres de la taille de ceux que j’écris.  Pas étonnant que je trouve ce blog chronophage!

(les enfants sur les photos sont mes plus jeunes neveu et nièce, les autres sont déjà adultes avec papiers) 

 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:03

 

 

285000 morts, 130 milliards de dollars, c’est le bilan record des catastrophes naturelles de 2010. D’après la compagnie d’assurances Munich Re, neuf dixièmes de ces catastrophes naturelles sont dues au climat. L’événement le plus meurtrier reste cependant le séisme en Haïti, avec près de 223 000 morts, sans parler des décès par choléra ou agressions…Mais comme les pauvres sont rarement assurés, Munich Re remarque que « cet épouvantable bilan ne se solde, sur le plan financier, que par  des pertes négligeables pour l’industrie de l’assurance »… Ouf!  

haiti3C’était il y a un an, et on allait voir ce qu’on allait voir : grâce à la générosité des citoyens, l’Occident allait reconstruire Haïti et la moderniser. Douze mois après, les Haïtiens vivent toujours dans la mouise, le choléra et la misère, et on se demande à quoi ont servi les millions de dons. En janvier 2010, après le séisme, j’avais écrit : « Les dons qui affluent sont sans doute indispensable dans l’urgence, mais relèvent de la charité comtesse de Ségur qui avait « ses pauvres » mais ne les fréquentait pas. Opter pour des échanges équilibrés entre individus et nations sauverait infiniment plus de vies. Au sens physique et moral. »  Je maintiens.

J’avais aussi envie de réagir aux propos sur Cuba de Jean-Luc Mélenchon, premier homme politique que j’entends avoir un avis nuancé sur le sujet. D’ordinaire, entre les apôtres béats de Castro- peu nombreux- et les ennemis jurés de ce qu’ils appellent « une dictature féroce »  alors qu’ils considèrent le sanglant régime Tunisien comme « une dictature éclairée » (si, si, je l’ai entendu !), il n’y a guère de place pour une analyse plus subtile, et notamment le fait, souligné par Mélenchon, qu’il faut regarder Cuba dans son contexte des Caraïbes et du blocus qui mine l’île depuis 50 ans et non avec nos critères à l’emporte-pièce de démocraties confortables. 

IMG_0071.jpgJ’ai déjà parlé ici et de mes voyages à Cuba : six, dont deux à titre professionnel où j’ai pu aller où je voulais, photographier partout et interviewer des cubains chez eux ou dans des lieux publics où ils ne se gênaient pas pour critiquer le régime à haute voix, tout en se déclarant attachés « aux acquis de la révolution ». Rien à voir avec les regards apeurés des vietnamiens à qui, en 1994,  je demandais simplement mon chemin ou s’ils étaient catholiques… Une de mes cousines a vécu 4 mois à Cuba pour y parfaire ses études artistiques, un ami y a travaillé 12 ans. Ils ont une vision bien plus positive du régime que les français restés en France informés par les medias d’ici, et ceux qui ne connaissent de l’île que les hôtels de Varadero et les cars d’excursion. 

img_0102.jpg

Pour ma part, j’en ai expérimenté les soins à la suite d’un accident de voiture. L’hôpital du village aurait fait fuir bien des gens tant il semblait sale, mais ayant vécu en Afrique et connu les dispensaires de brousse (notre mère nous a raconté cent fois l’opération chirurgicale d’un de mes frères, à la lueur d’une lampe tempête qu’elle tenait elle-même au-dessus de la table), je me suis assise par terre dans le couloir, attendant que mon mari se fasse soigner, et ai pu apprécier la qualité des médecins cubains… J’ai déjà raconté cet épisode.

 

 

Finalement, c’est intéressant de remonter dans le temps, on découvre des choses qui parlent après coup. Comme cette remarque d’un lecteur : « Je ne ferai aucun commentaire sur Cuba que je ne connais pas, mais je suis parfaitement d’accord avec vous en ce qui concerne le Burkina, à un détail près : « Chaque fois qu’un pays africain a voulu se libérer sans la tutelle de l’Occident, son chef a été tué. » Pour l’instant, Laurent Gbagbo a réussi à échapper aux nombreuses tentatives d’assassinat à son encontre. »

gbagbo-ouattara.jpgAujourd’hui, Laurent Gbagbo est pourfendu par la « communauté internationale » au profit d’Alassane Ouattara. Un ami, qui connaît bien l'Afrique, m’a dit :

« Gbagbo n’est pas un ange, loin de là, mais Ouattara non plus. Le soutien massif qu’il reçoit des « blancs » n’est pas un soutien à la démocratie, mais à l’homme qui leur convient aujourd’hui, pour leurs intérêts personnels. » Notons cette appréciation, et relisons la dans trois ans…

 

cuba_006.jpg 

 

La citation du jour revient sans conteste à Alain Madelin, dans l’intéressante émission d’hier  sur la crise économique et financière (France 2) : « Le capitalisme va d’erreur en erreur mais globalement il va dans le bon sens. » Et au bord du gouffre, fera-t-il un pas en avant ?

 

 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:33

J’ai déjà parlé ici   des allumés qui prétendent avoir une liaison non pas avec moi, Françoise, mais avec l’auteur, la personne publique, persuadés que ce serait prestigieux pour impressionner leur entourage. Ils sont heureusement peu nombreux et pas intéressants. En revanche, d’autres  m’affectent davantage…

mari_s3.jpgChaque semaine, je reçois au moins une lettre ou un mail d’un homme éploré qui me demande conseil, soit parce qu’il a une relation hors mariage, ou que sa femme en a, ou que tous deux souhaitent en avoir mais ne savent pas comment s’y prendre pour préserver leur couple, ou que  l’un et l’autre souffrent de ces amours extérieures, l’un par remords, l’autre par regret.  Par chance, de moins en moins envisagent de se suicider ou de révolvériser l’infidèle, c’est un progrès.  Ils m’écrivent parce que, disent-ils : « Vous avez une telle expérience de l’amour et du couple… »  

st_valentin.gifJe réponds. Toujours. Parfois longuement. Parfois à plusieurs messages successifs. Pas par devoir d’auteur soucieux d’assurer le service après-vente. Juste parce qu’ils semblent avoir besoin d’aide.  Même si certains me disent que je suis stupide de perdre du temps pour des inconnus, je me sentirais mal de jeter leur message à la corbeille… Alors je peaufine les mots qui les aideront le mieux à affronter la réalité, j’essaie de décortiquer leurs contradictions et leurs mythes amoureux. Ce qui est périlleux : s’attaquer à un mythe, c’est énorme, surtout un mythe amoureux. J’essaie aussi de dédramatiser, sachant d’expérience que le chagrin d’amour est comme le mal de mer : sur le moment on souffre le martyre, on accepterait de mourir pour que la douleur (ou les nausées) s’arrêtent, mais ce n’est pas grave. Ca passe dès que la tempête s’apaise et on se demande avec le recul comment on a pu se rendre aussi malade.

reglisse.jpgEt ça marche !  Leur dernier message commence souvent par « je ne sais comment vous remercier… ». J’ai envie de leur répondre : « en achetant mes livres, en les faisant connaître, en m’envoyant des réglisses ou des truffes en chocolat… » mais c’est illusoire. Ils ne le feront pas. Car dès qu’ils vont mieux, silence radio !

Ces lecteurs cherchaient une Nautamine du chagrin d’amour, un Lexomil pour angoisse affective, et après usage, ils jettent le tube.

Ce qui est extrêmement désagréable, car JE NE SUIS PAS UN TUBE DE LEXOMIL et j’aimerais qu’après avoir rempli ma messagerie de complaintes douloureuses, ils aient parfois l’idée de m’envoyer un message pour rien. Juste pour prendre de mes nouvelles. Pas pour me raconter leur vie sur une pleine page un an ou deux plus tard en concluant : « Vous, je sais d’avance que vous allez bien » ou « je ne vous demande pas de vos nouvelles, je suis sûr qu’elles sont bonnes. »  

monstre.jpgCe qui me met doublement en colère : d’une part, qu’est-ce qui leur fait croire que je vais TOUJOURS bien ? Ils sont dans ma tête, ces lecteurs ? Ils me connaissent ? Non. Ils se font une image qui les rassure et s’y tiennent. De plus, même si je vais bien- ce qui est majoritairement le cas- pourquoi ne seraient-ils pas attentifs à quelqu’un qui va bien ? Parce que seuls les tristes seraient intéressants ? Parce que seul les chagrins seraient créatifs et donneraient l’impression de vivre intensément ? Parce que l’époque est ainsi faite que seuls les dépressifs, les trains en retard et la neige qui tombe seraient dignes d’intérêt ? Eh bien ce n’est pas avec un tel état d’esprit qu’on va avancer sur le chemin de l’autonomie où le bonheur n’est pas garanti, certes, mais où on assume ses moments de doute en se disant « bon, j’atteins le fond, je ne vais pas tarder à remonter ». Comme me disait un ami romancier après 20 ans d’analyse : « Longtemps j’ai cru qu’être malheureux me rendait intéressant, aujourd’hui j’ai compris que j’étais surtout emmerdant. »

Ca vous écorcherait les ongles de prendre trente secondes pour écrire : « Comment allez-vous ? J’aimerais avoir de vos nouvelles » ???  La plupart des filles savent faire ça. Alors, les mecs, si les filles en sont capables, pourquoi pas les hommes, qui sont si tellement forts et supérieurs !!! « Oui, mais… on ne voudrait pas vous déranger », bredouillent certains, reprenant leur casquette de lecteur qui n’ose pas perturber l’inspiration de l’écrivaine. Mais ça ne vous a pourtant pas dérangé de m’envoyer des pages entières de lamentations en me demandant de vous aider, alors pensez : trois lignes juste amicales,  ça ne risque pas de me déranger. Et ça ne devrait pas vous gêner.

Heureusement, il y a des exceptions, et je remercie Aurélien B. qui depuis plusieurs années m’envoie deux mails par an uniquement pour garder le contact, et que je vois grandir en sagesse et en équilibre. J’espère qu’il lira ces lignes. Et les autres aussi !

 

koala.jpg 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 19:16

 

 

singes.jpgCa en fait du ramdam, cette histoire de WikiLeaks ! Et que je t’organise des tables rondes, et que je te fais peur avec « la dictature de la transparence », tandis que d’autres hurlent que « la dictature, c’est au contraire le secret »… le drôle étant que les deux ont raison : celui qui détient la connaissance et ne la partage pas garde le Pouvoir … mais un pays où nul ne dispose d’un jardin secret, où rien de sa vie, son œuvre, son cul et ses avoirs fiscaux ne reste inconnu devient vite un enfer. Quand tous les murs ont des oreilles, les bouches se ferment et le silence s’abat sur les habitants. 

A moins… à moins d’être honnête, intègre et d’avoir assez confiance en soi pour ne rien avoir à cacher  C’est en substance ce que prétend Julian Lassange, l’un des fondateurs de WikiLeaks, en disant vouloir mettre à la portée de tous les secrets des puissants, afin que ceux-ci, se sachant observés,  aient à cœur de rester intègres. 

Cependant, autant la divulgation des documents sur la conduite des soldats américains en Irak était importante, autant « révéler », que NS est susceptible et irritable ou que plombier.jpgles Etats-Unis traitent Chavez de « fou » a une portée limitée. Chaque semaine, on trouve des « révélations » bien plus croustillantes dans « le Canard Enchaîné », chaque semaine de hauts fonctionnaires donnent des infos à cet hebdo satirique, et pourtant- même si l’envie les en démange- nul n’oserait interdire le Canard du territoire, ni mettre en examen tous les fonctionnaires soupçonnés d’être à l’origine des fuites. Les seules fuites qu’ont essayé de repérer les « plombiers » du Canard c’est avec des micros dissimulés qu’ils l’ont fait… et ça a été mal vu. Tout comme le Watergate avait coûté son job au président américain Richard Nixon. Il ne fait pas bon s’attaquer aux « sources » des journalistes, il existe d'ailleurs une loi en France destiné à les protéger : 

« Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources.

Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources…le  fait de chercher à découvrir les sources d'un journaliste au moyen d'investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d'identifier ces sources. »

La liberté de la presse, en démocratie, c’est sacré. Même si la dépendance à l’argent et à la publicité conduisent nombre de medias à une autocensure qui édulcore singulièrement leurs propos, la censure au sens d’interdiction est extrêmement mal vue… sauf pour WikiLeaks.  où l’on voit moult décideurs privés ou publics chercher désespérément le moyen de se débarrasser de cet encombrant informateur .

En entendant des journalistes comme Catherine Nay, ou un ancien ministre comme Hubert Vedrines se déclarer très préoccupés de l’atteinte à la démocratie que constituerait WikiLeaks, j’éprouvais une sorte de malaise. Ce qu’ils défendaient n’était pas la liberté d’expression, ni même la compréhensible nécessité de préserver la vie privée et certains secrets (notamment lors de négociation pour faire libérer des otages), mais plutôt leurs prérogatives de journalistes et d’hommes de pouvoir. Avec WikiLeaks, et plus généralement avec Internet, l’information circule partout, à toute vitesse, et devient accessible à tous. Avec le risque inhérent à l’outil : mal utilisé, il peut devenir un instrument de propagande ou de propagation de fausses nouvelles, de rumeurs…

 jouer.jpg                                  

Mais pour WikiLeaks, nul ne conteste la véracité des documents publiés. Ce qui gêne, c’est que ce site apporte à la masse des citoyens des informations autrefois réservées à quelques-uns. Certes, la fracture informatique existe, tout le monde ne dispose pas d’un ordinateur et d’une connexion, mais de plus en plus de gens peuvent communiquer entre eux, s’organiser, savoir… et l’outil, devient convivial, au sens Illitchien du terme : savoir maîtriser son environnement pour être maître de sa vie.

Qu’Internet échappe aux crânes qui l’ont inventé- au départ des militaires- est assez insupportable à ces crânes là. Que des citoyens lambda puissent communiquer, se regrouper, s’organiser, lancer des pétitions, s’informer en dehors des journaux télévisés déplaît. 

Et dans les débats enflammés qui ont eu lieu, c’est un ambassadeur, mais aussi (surtout) un écrivain, Jean-Christophe Ruffin, qui a eu la position la plus cohérente, en faisant remarquer que s’il faut se protéger des rumeurs et de l’agitation du Web, la dictature consiste plus souvent à museler l’information qu’à la diffuser larga manu. Décidément, les littéraires ont du bon…

 

 

 

,

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 14:56

revenge.jpgLors d’un dîner, la mère d’un jeune homme, auteur d’une version d’un célèbre système d’exploitation « libre », raconte que son fils est en train de devenir riche.   Je saute sur l’occasion pour demander comment on devient riche en proposant des produits « gratuits », même si j’ai ma petite idée... Il ne m’a pas échappé en effet que les fondateurs de Google et  Facebook, d’accès libre et gratuit, sont aujourd’hui millionnaires…  La dame confirme mon intuition : « C’est simple. Le système de base est  effectivement téléchargeable gratuitement. En revanche, beaucoup d’entreprises souhaitent des aménagements spécifiques du système et payent très bien celui qui les conçoit. (Rien à redire).  A cela s’ajoutent les dons : certains utilisateurs du système, ravis « de comprendre enfin l’informatique », envoient à son concepteur des dons qui peuvent dépasser 500 €. (Joli pourboire, mais pourquoi pas, si les gens sont contents) ?  Cependant, l’essentiel des revenus est généré par des liens  commerciaux : chaque fois qu’un internaute  arrive sur Google ou n’importe quel site commercial en utilisant un système donné, l’inventeur du système perçoit un revenu. Parfois moins d’un centime d’euro par « clic », mais multiplié par des dizaines de milliers, ça chiffre vite. C’est ce qui a fait aussi la fortune de Google : chaque « clic » via Google apportant un client à un site rapporte un « dividende » au moteur de recherche. Qui se fait aussi payer l’honneur d’être référencé en tête de page. 

adresse.jpgCe système participe directement à l’essor du e-commerce et constitue une incitation à consommer d’autant plus efficace qu’elle est plus invisible et plus indolore que la publicité. On croit s’informer alors qu’on est discrètement orienté vers tel ou tel site. Cliquer sur un site de voyages, par exemple, vous fait aussitôt identifier  comme amateur de voyages, dont les coordonnées sont vendues à d’autres tour-opérators via des listes payantes. (je viens d’être sollicitée pour acheter une liste d’acheteurs potentiels pour « Autres Mondes »)

 

amis.jpgDernière source de revenus pour les chantres de la gratuité: l’idée de « communauté de geeks » qui  échangent et se tutoient dans une ambiance de chouettes chics copains permet aux auteurs d’un système de disposer d’un vivier de forts en informatique qui les aident gracieusement à l’améliorer … et à mieux le vendre. « A présent qu’il gagne plus que bien sa vie, conclut la dame, j’ai suggéré à mon fils qu’il pourrait partager ses revenus avec ces collaborateurs bénévoles. Il m’a répondu, presque choqué : « tu n’y penses pas ! Ce n’est pas du tout l’esprit du logiciel libre… » 

La confusion généré par l’anglais où « free » signifie à la fois « libre » et « gratuit », fait que quantité de gens s’imaginent que tout ce qui est sur le Net doit être gratuit, au nom de la liberté… d’accès à la culture, de communautés d’intérêts, de l’impression aussi jubilatoire que fausse que le Net est une réunion mondiale d’amis. Et entre amis, on ne compte pas, n’est-ce pas ?

Entre « amis » réels, sans doute. Mais sur le Net, rien n’est gratuit, pas plus que les journaux papier « gratuits » ne sont gratuits. Tout est financé par la pub, conçu pour inciter à consommer. J’ai connu la pression de la publicité, genre : « N’écris pas que ce gel douche agresse la peau, le fabricant est un annonceur »  dans des magazines payants. Pour les supports gratuits, la dépendance à la pub, seule source de revenus, rend extrêmement fragile, et pousse les responsables des medias non-payants à équilibrer leur budget… sur le dos de ceux qui bossent pour eux. Quantité de sites d’information sur Internet sont alimentés gratuitement par  des internautes à qui l’on fait miroiter qu’ils seront « visibles, lus, éventuellement célèbres un jour ». Lorsqu’elles existent, les rémunérations sont de l’ordre du ridicule- indemnité de stage à 300 € par mois pour des surdiplômés en informatique devenus Webmasters,  ou piges miséreuses à 10 € la page pour des surdiplômés en journalisme.

Encore heureux sont-ils lorsqu’on les paye en salaires, avec un peu de couverture sociale, mais de plus en plus, les annonces précisent que le postulant doit être auto-entrepreneur (ce qui met toutes les cotisations sociales à sa charge et ne lui donne aucun droit au chômage en cas de licenciement)  ou qu’il bénéficiera d’une part des recettes publicitaires. En d’autres termes, on ne rémunèrera pas son travail, mais son aptitude à générer des recettes publicitaires, ce qui l’incitera à écrire dans ce but et non pour informer. Parfois inconsciemment… La gratuité et les prix cassés sont un leurre. Il y a toujours quelqu’un qui morfle au prix fort : le producteur de cacao ou l’ouvrier du textile chinois sous-payés dans le commerce classique, les vendeurs bénévoles dans les boutiques de commerce équitable, les journalistes exploités et soumis à la publicité  dans les medias réels ou virtuels.

Dans tous les cas, c’est la reconnaissance de la valeur du travail qui disparaît. Avec son corollaire : le cocu de l’histoire est définitivement celui qui espère gagner sa vie en travaillant.

première couvimage-sites-400pxVoilà pourquoi, je vends les livres que je produis, au grand dam de quelques (rares) internautes) qui voudraient les télécharger gratuitement: pour payer correctement l’imprimeur, les auteurs, la graphiste, le webmaster (et peut-être un jour moi, une fois couverts ces coûts), c’est-à-dire reconnaître que leur travail mérite rémunération. Et aussi parce que je pense qu’il vaut mieux payer pour de la culture indépendante que la faire financer par la publicité. En revanche, ce blog reste gratuit et sans pub, parce que c’est un espace d’échanges qui n’engage que moi et ne rapporte à personne.couv century3 copie

 

 

LA MINUTE ECHAPPEE

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 15:58

L'échange de mails entre Pixmania et moi depuis que j'ai posté ce blog me fait irrésistiblement penser à cet extrait du film "Les douze travaux d'Astérix", donc je ne résiste pas au plaisir de vous le faire découvrir si vous ne connaissez pas: 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:18

LETTRE OUVERTE A LA DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes)

Madame, Monsieur,

 

adresse.jpgSur France-Info ce samedi 5 novembre le PDG de la société de vente en ligne Pixamania  vante avec force son entreprise. Efficace pour vendre, certes.  En revanche, le SAV est tout à fait déficient.

J’ai acquis en janvier 2010 une imprimante Epson Stylus 21 via le site en ligne Pixmania. En mars, j’ai changé la cartouche d’encre noire, en prenant bien soin d’acheter une cartouche Epson, sachant que cette marque est très « fermée » aux cartouches génériques. Malgré cette précaution, l’imprimante refusa de fonctionner, affichant un message de « non reconnaissance de la cartouche ».

En avril 2010, j’ai rapporté l’imprimante- toujours sous garantie- au magasin Pixmania de Boulogne-Billancourt pour demander un échange standard. Il m’a été répondu qu’on ne remplacerait pas cet appareil s’il pouvait être réparé. Trois semaines plus tard, retour de l’imprimante « réparée »…  sans les câbles d’alimentation. J’ai envoyé un mail au service client de Pixmania pour les réclamer.

boss.jpgPeut-être l’ignorez-vous, mais les SAV sont pilotés automatiquement. Chaque mail reçoit dans la minute un message de réponse  assurant le client de toute la célérité mise en œuvre pour satisfaire sa demande. .. signé « James Félix » (existe-t-il, est-il un avatar électronique ? Je l’ignore.) Je vous passe les péripéties, mais il a fallu environ six semaines et huit échanges de mails  avant de recevoir un câble … qui ne correspondait pas à celui de l’Epson Stylus 21. De guerre lasse, j’en empruntai un à un ami… pour découvrir que l’imprimante ne reconnaissait toujours pas la cartouche d’encre  neuve Epson. Retour de l’appareil chez Pixmania, accompagné de mon jeu de cartouches (la neuve d’encre noire+ les cartouches couleurs à peine entamées.)

Quatre semaines environ d’attente… Je précise que cette imprimante est à usage professionnel et que durant ce temps, j’ai dû faire effectuer à mes frais les travaux d’impression dont  j’avais besoin.

Au retour de l’appareil, plus de cartouches du tout ! Et un message disant : « l’imprimante fonctionne parfaitement avec un jeu complet de cartouches neuves. » 

fou4.jpgIl s’en suivit un long échange de mails entre l’hypothétique James Félix et moi,  où je lui expliquai que le problème était justement qu’une imprimante vendue avec des cartouches indépendantes doit  fonctionner même si on n’en change qu’une, et que constater qu’elle fonctionne avec un jeu de cartouches neuves ne s’appelle pas une réparation. De plus, forcer le client à changer des cartouches presque pleines est un mensonge commercial, une hérésie écologique et un coût  astronomique car les cartouches d’encre coûtent cher.  M. James Félix, après avoir rouvert moult fois mon dossier- je dois avoir une trentaine de mails de Pixmania-  répondit favorablement à ma demande d’un jeu de cartouches neuves pour clore le dossier, puisque que le SAV avait gardé les miennes.

A l’heure qu’il est je les attends encore !!! Je me trouve donc en possession d’une imprimante toujours sous garantie mais inutilisable car il est hors de question que je rachète moi-même un jeu de cartouches alors qu’Epson vend cet appareil avec la possibilité de n’en changer qu’une à la fois.

Madame, Monsieur, le commerce en ligne est commode pour gagner du temps lorsqu’on achète, mais le temps et l’argent perdus avec des SAV inefficaces faute de personnel compétent- à supposer que ce personnel existe et ne soit pas simplement une boîte vocale préenregistrée- rend  cet avantage caduque et favorise de la part des entreprises commerciales des comportements à la limite de l’escroquerie. Vous pensez que je suis un cas isolé ? Pas du tout. Voici la mésaventure arrivée à un ami avec la société  Free Haut débit :

fou3.jpgLe 23 mars 2010 il a commandé en ligne à Free Haut débit deux câbles HDMI et un adaptateur DVI/HDMI.  La livraison par UPS a lieu le 31 mars 2010, sur son lieu de travail. Occupé, il ne peut ouvrir le colis au moment de la réception. Le soir même il constate qu'il  manque un des deux câbles commandés, qui ont été payés tous les deux. Fin mars 2010 il contacte l'assistance téléphonique. On lui répond  que tout va  être fait pour normaliser la commande. Six semaines plus tard, toujours rien. 

Le 12 mai 2010. Il rappelle l'assistance téléphonique. On lui  explique que la "remontée" a été faite, et que malgré le temps écoulé- six semaines- depuis la première réclamation,  il faut attendre. Le même jour, il contacte également le service facturation par le biais du tchat du site internet. Même discours : il faut attendre.

Le 24 septembre 2010, après 6 mois d’attente sans un mail ni une réponse, il contacte à nouveau l'assistance téléphonique.  Vingt minutes de patience, communication deux fois coupée, mais message d’espoir : «  le problème est réglé, vous allez recevoir le câble manquant par Chronopost dans les jours à venir. »

A ce jour, il  attend encore….

 

ZorroMadame, Monsieur, la DGCCRF a pour mission de vérifier et sanctionner les comportements frauduleux ou indélicats des entreprises envers les clients. C’est pourquoi je vous alerte sur ces manquements de Pixmania,  du SAV d’Epson et de Free Haut débit en souhaitant que cette demande soit suivie d’une action de votre part envers les  entreprises concernées. Il y a quelques mois, j’avais dénoncé les agissements frauduleux de la société POWEO. J’apprends ces jours ci que ce genre de pratiques perdure…

Il est fort regrettable que la moindre incartade d’un citoyen lambda soit immédiatement sanctionnée, et que des entreprises ayant pignon sur rue puissent traiter leurs clients avec un tel mépris, en leur faisant perdre leur temps et de l’argent.

Je transmets ce courrier à Pixmania et il sera publié sur mon blog afin d’alerter le public.  

Veuillez agréer, madame, Monsieur, l’assurance de ma considération…

 

 

 

Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 18:06

Ce blog a fêté ses 4 ans le 4 octobre dernier, déjà.  Je l’avais oublié, je lui ferai un gâteau ce week-end. J’en ai profité pour y faire un peu de ménage, de tri, et là, que vois-je ou plutôt ne vois-je pas ? Un billet a purement et simplement disparu. Le titre est là, le texte non.   C’était un billet de mai 2007 intitulé « INQUIETUDE LARGEMENT PARTAGEE » où je suppose que j’exprimais  mon inquiétude face au risque d’avoir NS pour président. En tout cas, c’est ce que laissent entendre les commentaires qui, eux, sont toujours là.


nue-couple-courant-neige-_-is900-206.jpg

 

Bizarre, bizarre… Quand je pense qu’on nous serine qu’il est impossible de retirer des choses sur Internet, d’où le risque, en publiant sur Facebook une photo de soi-même à 16 ans ivre et nu, d’oblitérer à jamais sa carrière, ses amours et son ticket d’entrée dans le premier Cercle des gens qui comptent. Et moi, sans l’avoir voulu le moins du monde, je me retrouve avec un billet envolé. Définitivement envolé puisque je ne les conserve pas.


 

Non, je ne ferai pas de parano ! J’ai écrit bien pire sur ma page Facebook aujourd’hui. Mais depuis qu’on a appris qu’un type certes un peu macholourd mais pas terroriste pour autant (le fait de taper le mot terroriste déclenche-t-il immédiatement une alerte du GIGN ?) vient de faire 48h de garde à vue, après perquisition dans son appartement et confiscation de son ordinateur, qu’il est depuis soumis à contrôle judiciaire en attendant de passer en correctionnelle le 3 décembre, tout cela pour avoir envoyé à Rachida Dati un mail lui demandant une petite inflation, on se dit que la susceptibilité des grands de ce monde est particulièrement vive ces temps-ci.

 


Repost 0
Published by - dans Humeur
commenter cet article

Présentation

  • : JOUER AU MONDE
  • JOUER AU MONDE
  • : "Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
  • Contact

AUTRES MONDES

Depuis le 31/12/2013, le site Autres Mondes n'est plus actif, mais vous pouvez toujours aller y voir   la superbe vidéo d'Himlico

et la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes",  toutes deux réalisées par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr) 

Pour être informé de la disponibilité de "Aimer plusieurs hommes"et de "Himlico et autres contes", contacter: simpere.autresmondes@gmail.com 

  "Autres désirs, autres hommes" étant épuisé en version papier, il a été réédité en ebooks regroupant les nouvelles par thèmes: Que vous aimiez le sexe entre amis (sex-potes), les aventures insolites (Belles rencontres) la transgression (Jeux et fantasmes) vous y trouverez votre compte.  En vente chez IS éditions   et sur la plupart des plate-formes de livres numériques, plus FNAC, Amazon, etc. Sexe-potes.jpg

 
 

 

 


 

Recherche

FAN-CLUB

Françoise Simpère (nouvelles de)

ma vie, mon oeuvre, mais surtout mon oeuvre

LIVRES QUE J'AIME

                                                                                                 lien-guide.jpg  

                                          
                                                                    des questions, des réponses, l'ouverture des possibles

L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture